Jonah Matranga

Jonah Matranga

(USA)

(5 articles)

Yr Letter Festival, un évènement pour un hommage

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En avril dernier, Matt Showman - fondateur du label Yr Letter - nous quittait à l’aube de ses 33 ans, succombant à une longue maladie. C’est à la suite de son enterrement que ses amis ont décidé d’organiser un évènement hommage à la hauteur de toute la passion et l’énergie qu’il a mis dans la musique. L’idée du Yr Letter Festival était née.

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Memoria - A Tribute To The Alternative 90s

memo1801Album
(Yr Letter)
26/10/2009
Punk - hardcore - Indie rock

Le jeune label Yr Letter est plutôt du genre à préférer la qualité à la quantité. C’est en tous les cas ce qui ressort de son maigre catalogue qui, à chacune des sorties, n’a pas manqué de susciter l’intérêt. D’où l’enthousiasme qui s’est emparé de nous quand, il y a déjà quelques mois, il annonçait travailler sur un projet de tribute à cette scène alternative des années 90 qui a bercé l’adolescence de pas mal d’entre nous, quand elle ne nous a pas plus directement influencé. Lire la suite…

Jonah Matranga - “And”

And[Album]
01/09/2007
(YrLetter/Autoproduit)

Ce nouvel album de Jonah Matranga est le fruit d’une belle histoire, à l’image de la grande qualité humaine et de la générosité de celui que vous avez peut-être déjà entendu au sein de New End Original, Far, Onelinedrawing ou Gratitude. Car Matthieu, à la tête de YrLetter, n’a jamais caché son admiration pour le bonhomme, au point de donner à son label le nom d’un titre de Onelinedrawing. Jonah Matranga l’a bien compris et lui a toujours bien rendu ces quelques signes de reconnaissance

Au point de lui attribuer la sortie française de son nouvel album “And”: une référence que de nombreux labels devraient s’arracher, qui atterrit finalement au catalogue d’une structure qui, à défaut d’avoir autant de force pour le défendre, en aura clairement l’envie. Et cela fera d’autant plus plaisir aux nombreux fans de Matranga, conquis sur disque, et encore plus sur scène, ou il offre de purs moments d’échange et de communion. Un fait assez rare chez ces rockeurs égrenant la scène depuis plus d’une dizaine d’années, devenus frustrés voire peu abordables

Fort heureusement loin de tout cela, Jonah Matranga, dont les budgets d’enregistrement ont varié jusqu’ici entre 300 et 300 000 dollars, s’écoute bien tranquillement assis sur son canapé, dans son salon, là ou il n’est pas rare de le voir évoluer (jetez un oeil, par exemple, sur le DVD de “There’s a Lot In Here“). Et pour cause, sa musique s’y prête tout naturellement, comme c’est une nouvelle fois le cas ici. Comme il l’a toujours fait, l’Américain souligne cette fois encore un réel talent de mélodiste et pond une dizaine de titres pop à la sensibilité exacerbée, qui pourrait bien rendre cons ces soi-disant viriles le sourire en coin à la vue des minettes la larme à l’oeil. Car à moins de ne jurer que par une musique brutale, ou ne serait-ce que par une énergie débordante, impossible de rester insensible à ces quelques tubes (un pléonasme pour qui a toujours baigné dans sa musique)

Seul, armé de sa guitare acoustique, ou bien entouré, Matranga fait mouche, et dissipe vite cette impression de redite qui règne à chacun de ses nouveaux disques. Certes, le registre reste inchangé, facile (quoique…), tout comme sa voix aussi propre, limpide et irréprochable, chantant ou susurrant, alignant toujours de belles paroles totalement dénuées de pudeur tant elles nous immergent dans l’intimité de son auteur. Mais le tout est tellement beau et harmonieux qu’on succombe immanquablement. C’est le cas sur le “So Long” d’ouverture, “Waving And Drowning”, et “Not About a Girl Or a Place”, trois exemples parmi d’autres qui resteront parmi les meilleurs moments de sa discographie

Jonah Matranga ne laisse donc aucune place à l’attitude ou à la superficialité dans sa musique. Incontestablement, celle-ci n’a selon lui aucun sens s’il ne s’agit pas de mettre son coeur et ses tripes sur la table au moment d’armer sa guitare et son micro. La scène rock est aujourd’hui tellement polluée d’imposteurs en tout genre, desservant leur art plutôt qu’ils ne le servent, qu’on avait presque oublié à quel point la musique pouvait être aussi saine et sincère

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Interview : Jonah Matranga (05-2006)

Interview : Jonah Matranga (05-2006)

Leader de Far, New End Original, Onelinedrawing ou Gratitude, Jonah Matranga n’est pas un inconnu… En pleine tournée solo, cette figure du rock indé américain nous accorde un peu de son temps…

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Jonah Matranga - “There’s a Lot In Here”

There's a Lot In Here[Album]
21/02/2006
(Equal Vision/Import)

Jonah Matranga est sûrement un des chanteurs/compositeurs/guitaristes les plus doués de sa génération et de la scène rock indépendante américaine, mais certainement aussi le plus maudit. À croire que le jeune homme n’est finalement pas fait pour s’insérer dans un groupe tant ses projets collectifs ont toujours été vite sabordés. Et ce ne sont pas les moindres, car New End Original et Gratitude ont tous deux sorti un seul album, mais qu’on ne se lasse toujours pas d’écouter encore aujourd’hui. Quoi qu’il en soit, Matranga revient sans cesse à la case départ, celle de la prestation solo, sûrement celle qui lui correspond le mieux désormais. Après quinze ans de carrière, quatre groupes, six albums, cinq maxis et un millier de concerts, voilà que sort “There’s a Lot In Here”, une compilation CD/DVD de quelques morceaux joués en acoustique ou en groupe, tirés de sa discographie, ou balancés sur son site internet

Comme un bilan qui laisse présager un nouveau départ. Ici, les deux supports se recoupent, le CD étant ni plus ni moins la bande son du DVD. Au menu donc, deux concerts totalement différents dans leur concept. Le premier, acoustique, est enregistré dans le salon d’un particulier, avec quelques fans assis en tailleur, buvant les belles paroles de Matranga seulement accompagné de sa guitare. Original, mais pas totalement captivant sur disque, alors que le DVD rompt quelque peu l’ennui. Le deuxième est cette fois enregistré dans des conditions plus conventionnelles, en public, dans une salle, et avec un groupe. Le répertoire prend alors une tournure plus rock mais sans véritable originalité puisque les titres issus en grande partie de l’épisode New End Original sont joués quasiment à l’identique de l’original. Une nouvelle fois, le DVD est donc à préférer, d’autant plus qu’il possède en bonus quelques illustrations vidéos de titres de Onelinedrawing

Annoncé comme un objet des plus intéressants, ce “There’s a Lot In Here” déçoit pourtant. D’une, par la qualité moyenne du son sur le CD; de deux, car le contenu est loin d’être inédit. Seuls les plus fervents fans de Jonah Matranga pourraient donc se repasser tout cela en boucle. Bien qu’on le considère comme un chanteur/guitariste très talentueux, on reste un peu sur notre faim en attendant quelques nouvelles compositions dignement produites. Tout cela sent beaucoup trop l’assemblage de chutes pour être définitivement incontournable…

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