(France)
Album
(Tigersushi)
26/09/2011
Nu disco pop
Joakim, c’est un peu le vilain petit canard de la french touch. Celui qui prend l’autoroute en sens inverse, ou qui parle pendant les minutes de silence. Un producteur marginal, concentré sur le développement de son label Tigersushi chapeautant des artistes alternatifs comme Principles Of Geometry, Panico, Krikor ou Poni Hoax. Du rock mutant, de la new-wave qui scintille, de l’electronica potelée, et une bonne dose d’avant-gardisme font du bonhomme et de son équipe un crew incontournable du décor musical actuel.

On l’avait laissé sur “Milky Ways” en 2009. Joakim lui offrira une suite le 26 septembre prochain, date à laquelle est prévue la sortie de “Nothing Gold”, son nouvel album. Un premier extrait intitulé “Forever Young” est déjà disponible, ainsi que son remix signé Discodeine. Le tout est en écoute ci-dessous.
Album
(Versatile)
07/09/2009
S’il peinait à convaincre, “Monster And Silly Song”, le précédent album de Joakim sorti en 2007, aura au moins eu le mérite de servir de base de perfection à ce “Milky Ways”. Car autant le dire sans retenue: le producteur atteint ici un niveau qu’il ne faisait que toucher du doigt jusqu’alors. Lire la suite…
[Album]
16/01/2007
(Versatile/Nocturne)
Joakim possède désormais assez de bouteille pour ne pas se laisser docilement mené par les courants en vogue de la musique électronique. Avec déjà deux albums au compteur, dont le très bon “Fantômes” sorti en 2003, et quelques remixes de taille, il s’est forgé un style et une solide réputation, que ce soit par sa musique ou son activisme au sein du label Tigersushi, qu’il a créé tout en sortant ces disques en parallèle sur Versatile. C’est d’ailleurs sur celui ci que ce “Monsters And Silly Songs” voit le jour, sorte de continuité du précédent mais avec une méthode de composition radicalement différente. Les démons post punk, electro pop et funk rodent toujours au-dessus du parisien, avec cette fois quelques nouvelles touches, plutôt krautrock, psyché, et disco. Pour preuve, le très bon “I Wish You Were Gone”, le plus passable “Drumtrax”, et le plus pop “Lonely Hearts” qui ont tour à tour ouvert la voie à cet album. Pourtant, peut être à cause de ce crash informatique à l’étape de la finition qui a forcé Joakim à tout reprendre à zéro, “Monsters And Silly Songs” peine clairement à convaincre. Dommage car l’intention était bonne, celle notamment de tout enregistrer en live grâce à l’aide de musiciens (basse, guitare, batterie, …). En cela, Joakim a du mérite car bien affûté est celui qui l’aurait deviné à l’écoute de ce disque. Pas de quoi pourtant nous laisser aller sans retenue dans ces “Sleep In Hollow Three”, “Peter Pan Over The Bronx”, “Palo Alto” et “Tanabata” aux ambiances aussi surprenantes que rebutantes. Alors, forcément, au sein de ces quelques passages peu enthousiasmants, on se régalera bien vite, contraint et forcé, du reste de cet album (”Rocket Pearl”, “The Devil With No Tail”) bien loin d’assouvir cette faim qui amplifiait depuis un “Fantômes” éteint à petit feu. “Monsters And Silly Songs”, cependant assez original et difficilement étiquettable pour trouver son public, a semble t-il surtout été conçu pour le live en configuration instrumentale. Voilà qui pourrait bien redorer le blason de ce disque..
Ecoutez un extrait ici
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[Album]
24/03/2003
(Versatile/Discograph)
Le label Versatile, connu de tous les amateurs d’électro, de house et de hip-hop, ne cesse de nous offrir des disques de qualité. Le petit dernier ne fait pas l’exception, bien au contraire, et saura même accueillir de nouveaux fans
Joakim, membre du crew Versatile, connu également pour son activité au sein du site et label Tigersushi, est un artiste au sens exact du terme. Après de longues études musicales, notamment de piano dès l’âge de six ans, il s’intéresse de prêt au jazz, puis petit à petit à la musique électronique. Et quel intérêt ! Voici son premier album “Fantômes”! Un condensé électro-jazz-hip-hop-house, parsemé de rêveries numériques, d’ambiances cinématographiques, et parfois de sueurs dancefloors
Les oreilles peu habituées aux délicieuses extravagances musicales ne sauront pas accrocher le fil conducteur de cet album, menant les auditeurs plus pointus au milieu d’un monde énigmatique, étrange et ambigu. Un opus qui s’avère globalement spatial (”La Mouette”, “Fantômes”, le génial “John” ou encore “L’Amour C’est Pas Pour Les Caniches”), avec des envolées quasiment hip-hop (”Commercial Break” ou le track old-school “The Minimum Of Life”) ou dancefloor (mon préféré, “Come Into My Kitchen” à la basse rappelant Mr Oizo, juste pour le repère) voir même afro-electro avec le hit “Are You Vegetarian?”
Un ensemble génial dans son intégralité, qui souffrirait d’une écoute non intégrale, tant la cohérence dont fait preuve Joakim est reine tout au long de ces 14 titres. Avec tant d’habileté et de sagesse, l’artiste nous laisse véritablement coi après cette dense bouffée de claviers, de boites à rythmes et autres caresses électroniques. Fortement conseillé
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