Jawbreaker

Jawbreaker

(USA)

S’il y a un groupe qui a définitivement marqué le milieu punk du monde entier, c’est bien Jawbreaker. D’une qualité musicale et humaine rare, il nous est toujours impossible de parler de ces trois géants au passé, tant leur discographie impressionnante tourne inlassablement sur nos platines. II faut se faire à l’évidence, Jawbreaker, c’était et ce n’est plus…

(6 articles)

Un ex-Jawbreaker à Paris avec Forgetters

forgetters

Le 2 mai prochain ne sera certainement pas un jour comme les autres pour tous les anciens fans de Jawbreaker et de Jets To Brazil. En effet, ce sera le grand retour en France de Blake Schwarzenbach, le frontman des deux groupes suscités. Il sera accompagné de ses Forgetters pour un concert prévu à La Miroiterie, dans le 20eme arrondissement de Paris. On se voit là bas.

Jawbreaker - “Unfun”

jaw180Album
(Blackball)
30/03/2010
Punk rock

Lorsqu’il a fondé Jawbreaker à San Francisco en 1988 avec ses deux compères Adam Pfahler et Chris Baumeister, Blake Schwarzenbach était certainement loin d’imaginer que son trio allait s’octroyer une part importante de l’histoire du punk américain, plus particulièrement de celle du pop punk et de l’émo des années 90, décennie indie rock incontournable s’il est utile de le rappeler.

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Jawbreaker va rééditer “Unfun”

jawbreaker

Avec “Unfun”, en 1990, Jawbreaker entrait par la grande porte sur la scène punk. Introuvable depuis belle lurette, l’album a récemment été remasterisé par John Golden à partir des bandes analogiques d’origine, et sera réédité le 30 mars prochain sur Blackball Records.

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Jawbreaker - “Etc…”

Etc...[Album]
30/07/2002
(Blackball/Import)

Que les fans de Jawbreaker qui ont toujours recherché les raretées du groupe parues aux prémices de sa carrière se ravissent, Blackball Records (qui avait déjà édité un live du combo il y a quelques années) propose ce “Etc…” regroupant toutes ses compositions parues sur 45t, 10 pouces, albums ou compilations. Sans retraitement de son, les 20 morceaux sont donc en versions originales et apparaissent par ordre chronologique de 1989 à 1995

Plus question dorénavant de se lamenter, ce “Etc…” conclut une fois pour toute la discographie de ce groupe majeur de la scène punk-pop américaine qui a par la suite donné naissance à Jets To Brazil. Une pièce qu’il est évidemment indispensable d’acquérir pour tous rockeurs qui se respectent..

Tracklisting:

  1. “Shield Your Eyes” (The World’s In Shreds Vol 2, 7″)
  2. “Equalized” (Busy, 7″)
  3. “Caroline” (Brouhaha, 7″)
  4. “Better Half” (Jawbreaker/Crimpshrine, split 7″)
  5. “Split” (Jawbreaker/Samiam, split 7″)
  6. “Gutless” (Make The Collector Nerd Sweat, 10″)
  7. “With Or Without U2″ (Jawbreaker/Jawbox, split 7″)
  8. “Fantastic Planet” (Very Small World, LP)
  9. “Rich” (Hardcore Breakout USA, CD)
  10. “Peel It The Fuck Down” (Bivouac, LP)
  11. “Pretty Persuasion” (Surprise Your Pig, CD)
  12. “Kiss The Bottle” (Music For The Proletariat, CD)
  13. “First Step” (24 Hour Revenge Therapy, LP)
  14. “Friends Back East” (24 Hour Revenge Therapy, LP)
  15. “Sea From Green” (Punk USA, CD)
  16. “Housesitter” (Smitten, LP)
  17. “Into You Like A Train” (Fireman Cd single)
  18. “Sister” (Jabberjaw, CD)
  19. “Friendly Fire” (Dear You LP)
  20. “Boxcar” (Dear You LP)

Ecoutez un extrait sur le site de Blackball

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Jawbreaker - “Live 1996/04/30″

Live 1996/04/30[Album]
01/01/1999
(Black Ball/Import)

Belle bouffée d’air qu’est ce mini-Lp live de Jawbreaker, enregistré peu de temps avant leur regrettable séparation. Des titres récents voire inédits, d’autres plus anciens qui tombent à pic pour tous ceux à qui le trio manquait. La production est bonne pour un Iive même si la voix est parfois un peu trop mise en avant. Un disque disponible uniquement en import pour les fans du groupe

Ecoutez un extrait sur le site de Blackball

Zoom : Jawbreaker

Tout commence par une rencontre: Blake (chant) et Adam (batterie) jouaient ensemble à Los Angeles. En 1988, ils traversent le pays pour faire leurs études à New York ou ils rencontrent Chris (basse). Le courant passant assez vite, il décide former un groupe: Jawbreaker. Pourquoi ce nom ? Au début, le groupe devait s’appeler Rise, et à la veille de la sortie de leur premier 45t, ils établissent une liste de noms éventuels . Parmi eux, Jawbreaker, un nom que personne ne se rappelle avoir écrit. Franche rigolade, l’appellation restera. Le groupe foule alors ses premières planches en 1989. La carrière des californiens suit son cours jusqu’à la première tournée en 1990 qui se termine plutôt sur un bémol. Pour incompatibilité d’humeur, les membres finissent par se détester, le groupe splitte et chacun retourne à ses études.

Plus tard, Blake, titulaire d’une maîtrise d’anglais, et Adam, d’une maîtrise d’histoire, Jawbreaker se reforme, chacun des membres travaille et se répartit les tâches au sein du groupe. Blake travaille dans une librairie, écrit les paroles (qui sont, pour lui, indissociables de la musique, la qualité d’un groupe dépendant de l’étroite relation entre les deux); Chris, qui ne supporte pas les enfants, travaille dans un magasin de jouets et s’occupe du matériel; enfin, Adam est embauché dans une entreprise scientifique et s’occupe des conceptions graphiques. Tous trois s’installent alors à San Francisco, seule ville qui les attire tous.

Arrive alors le premier album intitulé Unfun, dont les compositions et l’enregistrement ont été faits en huit jours… Regroupant deux 12″, cet album n’est désormais plus disponible qu’en CD, le vinyle n’étant pas repressé. En toute logique, les tournées suivent (une par an) et Jawbreaker débarque en Europe pour la première fois à l’automne 1992. Selfless Records sort alors un split Jawbreaker/Jawbox qui fait des envieux, et qui sera le point de départ d’une tournée réunissant les deux groupes. Les maisons de disque devant faire face à une demande de plus en plus importante de la part des fans, Jawbreaker passe chez Communion, assurant une distribution internationale et permettant au public d’acquérir les disques à un moindre prix. Sous cette étiquette verront notamment le jour, Chesterfield King et Bivouac qui amèneront Jawbreaker au statut de groupe phare, et le un peu moins connu 24 Hours Revenge Therapy, pourtant produit par le grand Steve Albini en 1994.

Suite à cela, les trois comparses quittent leur job recherchant plus de temps à consacrer à la créativité. Arrive ensuite le grand pas, celui qui les a fait critiquer de vendus, le passage sur une major pour l’album Dear You. Contactés entre autres par Capitol, Warner Bros et Geffen, le groupe choisit ce dernier sur un critère plutôt stupide : le fait d’avoir chez soi des disques frappés de cette signature. Rien ne change alors vraiment pour les californiens qui tenaient à détenir un contrôle artistique toujours aussi complet. Jawbreaker dort désormais à l’hôtel, chaque musicien a sa chambre, et Geffen paye un nouveau camion. Autre avantage non négligeable, le groupe, jouissant d’un budget plus conséquent, peut se permettre de passer plus de temps en studio. Au lieu de trois jours d’enregistrement et de mixage, comme c’était le cas pour les albums précédents, ils passeront plusieurs semaines à mettre au monde ce superbe bébé appelé Dear You. Pour fêter cet heureux événement, Geffen publie les 500 premiers vinyles bleus marbrés à tirage limité. Ce nouvel album est un exemple de réelle sincérité musicale, on assiste à la naissance d’un nouveau Jawbreaker. On retrouve, dés la première écoute, un son beaucoup plus british qu’auparavant (sûrement dû aux influences de Blake telles que Psychedelic Furs et autres groupes anglais), et une voix totalement changée. En effet, lors de leur dernière tournée, le groupe a du s’interrompre, Blake devant se faire opérer en Angleterre d’un polype sur sa corde vocale gauche l’empêchant de crier. On a donc à faire désormais à un chant beaucoup plus doux, changeant totalement la physionomie du groupe. En tous les cas, quoi qu’on en dise, quelles que soient les critiques, Dear You, d’ou sont tirés les deux titres incontournables “Basilica” et “Accident Prone”, restera le meilleur album de Jawbreaker.

II faudrait beaucoup plus de temps pour vous parler de Jawbreaker, ces vrais punks qui ne se sont jamais revendiqués appartenant à telle ou telle scène, beaucoup plus à l’aise sur les planches qu’en studio, jouant toujours à l’oreille, et finalement peu intéressés par l’aspect commercial de leur musique. Resteront des souvenirs de concerts fabuleux, des albums somptueux et une image de groupe urbain recherchant à tout prix l’échange et la communication. Jawbreaker était grand, et le restera à jamais… Snif, snif.