Lire la chronique de “Barefoot Wanderer“
(Allemagne)
Album
(BPitch Control)
19/04/2010
Electrospectif
A vrai dire, on ne savait pas vraiment en 2007 à quelle sauce allait être mangé Jahcoozi, dont l’electro tirait beaucoup de ficelles sans que le trio parvienne véritablement à décrocher le pompon. Entre oubli et confirmation, les trois n’avaient finalement pas le choix pour espérer rester vivants, et intéresser le public d’une scène foisonnante qui ne manque jamais d’être secouée par d’incessantes nouvelles égéries.

Déjà responsable d’un premier album chez Kitty Yo en 2005, d’un autre plus remarqué en 2007 (”Blitz’n'Ass“), Jahcoozi est devenu peu à peu un des groupes incontournables de l’underground berlinois grâce à son mélange d’electro, de hip hop, de ragga, de punk et de…kuduro.
[Album]
29/10/2007
(A Sound/Pias)
Avec l’éclosion de véritables artistes comme MIA, on assiste à une déferlante d’electro rnbisante et dancefloor, efficace sur le moment mais qui pourrait bien être très éphémère. Alors, certains auront assez de talent pour rebondir, d’autres sombreront dans l’anonymat le plus total et se replieront sur les clubs du quartier. À vrai dire, on ne connait pas encore la destinée de Jahcoozi, trio de Berlin emmené par Sasha Perera, anglo-sri-lankaise de talent. L’affiliation s’arrête là, et c’est déjà pas mal, “Blitz’n'Ass” étant un deuxième opus plus accessible, mais moins original que ceux de la suscitée. Pas mal de chance donc qu’on s’attarde plus longtemps sur Jahcoozi, révélant ici une approche assez complète et bien menée de sa musique qu’il qualifie lui-même de grime-tech-dub-rave-tronic. Il s’ouvre ainsi une multitude de portes, à travers lesquelles on entend résonner des influences tribales (”Style”), des chansons dont on se serait même passé (”Hands In Ya Pockets”, “Sit & Chuckle”), une foule en délire (”Double Barrel Name”, “Collagen”), et quelques invités de bon goût (M Sayyid d’Antipop Consortium sur l’excellent “High Tech”, Stereotyp sur “Disposable”, RQM sur “Flatline”). Pour faire plus court, c’est de la bonne electro à l’esprit pop, et fédératrice de surcroît. Le genre de disque sur lequel on se jette quand on n’ose pas venir acheter le dernier album de Britney Spears. Car certains titres n’en sont pas loin, le formatage et la platitude en moins. Et il sonne comme une évidence d’avouer que si l’Américaine chérie de la presse jetable était capable d’accoucher de titres de la trempe de “BLN”, “Gameboy”, ou “Talkin’ Your Street”, on la regarderait certainement plus souvent dans les yeux
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