Jaga Jazzist

Jaga Jazzist

(Norvège)

(3 articles)

Jaga Jazzist - “Bananfluer Overalt Ep”

jag180Ep
(Ninja Tune)
30/06/2010
Jazz excentrique

Le dernier album en date, “One-Armed Bandit”, a clairement révélé que Lars Horntveth - chef d’orchestre du groupe - avait moins envie de se prendre au sérieux. Jaga Jazzist est composé de neuf musiciens bourrés de talent, tous norvégiens, jouant dans d’autres groupes de forte réputation dans leur pays. C’est un peu le side-project de tout le monde, un nom qui est devenu une référence en Norvège en quinze ans d’existence. Ce gros maxi de 8 titres succède donc à la sortie de l’album et réunit quelques edits et remixes assez intéressants, si on aime les ambiances du grand écran.

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Jaga Jazzist - “The Stix”

The Stix[Album]
06/05/2003
(Ninja Tune/Pias)

Peu de temps après la sortie de leur premier album “A Livingroom Hush” qui a rendu la presse unanime à son sujet, les scandinaves de Ninja Tune reviennent à l’assaut des bacs avec ce tout nouvel opus intitulé “The Stix”. Si l’on pouvait avoir l’image d’une musique très pointue et de ce fait assez élitiste à la suite de leur premier impact discographique, ce nouveau long format tend à estomper cette impression..

En effet, “A Livingroom Hush” ciblait très clairement son public en mettant en avant d’évidentes influences jazz et post rock. Si la recette est quasiment la même pour ce nouvel essai, la petite troupe semble avoir mis un peu d’eau dans son vin en laissant entrevoir quelques repères rythmiques très utiles pour un public peu à l’aise avec ces deux courants musicaux (”Another Day”, “I Could Have Killed Him In The Sauna”), laissant ainsi une couleur très live à cette dizaine de compositions. Jaga Jazzist est ainsi plus digeste et voit son écoute plus fluide grâce à ces quelques incursions techno (”Kitty Wu” malgré tout assez complexe), drum n’bass (”Day”) ou limite electronica (”Toxic Dart”, “Doppleganger”). Cependant, les scandinaves ne vont pas jusqu’à passer du coq à l’âne et reviennent à leurs premiers amours sur des morceaux tels que “Aerial Bright Dark Round” et “Reminders” ou l’improvisation aurait sûrement pu être le fil conducteur

Jaga Jazzist reste, malgré cet album un peu plus accessible, un groupe pour oreilles averties et expérimentées. L’auditeur devra s’attendre à une forte couleur jazz, ici indissociable de la musique éléctronique, qui en freinera sûrement plus d’un. L’équilibre entre machines et hommes est parfait et ne ternit jamais le travail de ces dix musiciens. A écouter avant d’adhérer.

Jaga Jazzist - “A Livingroom Hush”

A Livingroom Hush[Album]
25/11/2002
(Ninja Tune/Pias)

Jaga Jazzist est la nouvelle signature scandinave de Ninja Tune qui semble émoustiller toute la presse britannique qui va jusqu’à comparer le groupe à Soft Machine, Eric Satie, John Coltrane, Isotope 217, Tortoise avec un penchant electro à la Squarepusher, Aphex Twin ou Cinematic Orchestra. Composés de dix musiciens évoluant également aux côtés de Bugges Wesseltoft, Motorpsycho, Supersilent ou Biosphere entre autres, Jaga Jazzist jouit d’une notoriété grandissante en Norvège suite à de nombreuses productions qualitatives dans un laps de temps assez réduit

Au line up, on retrouve en plus des instruments communs des sonorités de vibraphone, tuba, clarinette ou Fender Rhodes qui accouchent de délicates mélodies bien loin de tout ce que l’on peut entendre aujourd’hui. Empruntant autant aux musiques dites classiques que contemporaines, ce “A Livingroom Hush” est partagé entre iconoclasme et beauté, mélodies et avant gardisme, et tout ce qui peut qualifier une musique de haute volée. Dans ce vivier de frissons, nous retiendrons plus particulièrement “Animal Chin” de par son beat survitaminé et ses doux sons émanant des vibraphone, flûte et cuivres discrets se mélangeant subtilement à l’évolution de plus en plus expérimentale du morceau. Aussi, le très jazzy “Press Play” saura rallier les oreilles musicales à sa cause, “Low Battery” ravira les adeptes de trip hop avec son beat posé sur lequel viennent se poser de douces lignes de cuivre. Enfin, l’ombre de Squarepusher plane sur un “Midget” speedé

Ninja Tune semble donc revenir à ses débuts avec une telle production alliant à merveille les influences jazz à l’approche électronique. Alors que les adeptes du label retrouveront le charme du passé, les autres trouveront en ce “A Linvingroom Hush” une bonne occasion de partager ce disque avec leurs parents. Ninja Tune, tout en restant très qualitatif, se permet subtilement de réduire le fossé entre les générations. Jaga Jazzist, ou quand le mélange musical rime avec perfection

Ecoutez un extrait sur le site Ninja Tune

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