(10 articles)

Le temps ou Dj Mehdi rendait hommage à J Dilla…

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Dj Mehdi ne l’avait jamais caché: J-Dilla faisait partie de ses nombreuses influences, notamment son incontournable “Donuts”. D’ailleurs, au décès de celui-ci en 2006, le producteur parisien lui avait rendu hommage avec “Loukoums”, un mix à l’origine gravé sur une centaine de CD pour autant de privilégiés, et que EdBanger vient de rendre disponible au téléchargement gratuit

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J Dilla - “Lightworks” (music video)

J Dilla - “Geekdown” (music video)

J Dilla - “Still Shining” (full documentary)

Du J-Dilla au prix d’un clic, c’est pas tous les jours…

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Le “Donut Shop” de J-Dilla n’était jusque là disponible qu’en vinyl. Mais après que de nombreux fans lui aient demandé de le rendre disponible au téléchargement, le label Stones Throw va au delà de leurs espérances en le proposant au téléchargement gratuit.

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J Dilla - “24KRap” feat Havoc & Raekwon

Jay Dee - “Jay $tay Paid”

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(Nature Sounds)
25/05/2009

Encore une énième compilation à la mémoire de J Dilla. Voilà comment pourrait être perçu ce «Jay Stay Paid». Car, il est vrai que depuis la mort du producteur de Détroit, tous les projets qui lui ont été consacré n’ont pas été que des réussites. Il en est souvent ainsi lorsqu’un grand artiste s’éteint, les vautours ne sont jamais loin. Lire la suite…

J Dilla jusqu’à la moêle…

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Comme pour 2-Pac, des inédits de J-Dilla ne cessent de sortir des tiroirs. En effet, bien que décédé en 2006, on ne compte plus les sorties posthumes du producteur de Detroit. Une autre, «Jay $tay Paid» à sortir chez Nature Sounds et avec 25 beats inédits au compteur, viendra s’y ajouter cet été. La mère de l’artiste, à l’origine du projet, a confié à Pete Rock, idole de son fils, le soin de mixer et arranger cet album majoritairement instrumental, sur lequel Doom, Raekwon, Phat Kat ou Black Thought sont notamment venus donner de la voix.

J Dilla - “Ruff Draft”

Ruff Draft[Album]
19/03/2007
(Stones Throw/Pias)

Comme le soulignait à juste titre Dj Vadim lors de notre dernière interview, s’il est devenu de bon ton de s’accorder sur le génie du producteur J-Dilla depuis sa tragique disparition, le travail du natif de Détroit ne captivait pourtant de son vivant qu’un cercle assez limité de passionnés. Pas étonnant donc que son label surfe aujourd’hui sur cette soudaine vague d’intérêt en rééditant certains de ses anciens disques. On peut s’en indigner ou s’en réjouir, c’est selon. Pour le coup, on va plutôt s’en réjouir, si ça ne vous fait rien, car l’objet du jour est loin d’être quelconque

Sorti en vinyl uniquement sur son propre label Mummy Records, en 2003, cet EP de J-Dilla est devenu d’autant plus culte auprès des cratediggers qu’il était épuisé depuis un sacré bout de temps. Stones Throw le ressort donc avec bonus tracks et instrumentaux en double CD et double vinyl. Vous voyez qu’il n’y avait vraiment pas de quoi s’indigner… Encore que ça puisse paraître un peu abusé d’appâter le chaland en annonçant quatre bonus tracks inédits quand on y trouve finalement deux versions alternatives de l’”Intro” et des “Shouts” finaux et qu’un des vrais inédits (”Take Notice” avec le fidèle Guilty Simpson au micro) se réapproprie le (très bon) thème de l’interlude de la plage #6. Surtout que “Ruff Draft” n’a vraiment pas besoin de ce genre de subterfuges commerciaux pour susciter la curiosité. Sur les dix plages du tirage original, on trouvait déjà quatre interludes et donc seulement six véritables morceaux, ne dépassant que rarement les trois minutes. Il ne faut donc pas réfléchir en termes de rapport quantité/prix pour ce disque (ni pour aucun disque, soit dit en passant). Même agrémentée de ses bonus, la première galette ne dépasse pas la demi-heure. Mais quelle demi-heure!

“Ruff Draft” a été enregistré et mixé en une petite semaine à une période charnière de la carrière de Jay Dee, alors qu’il commençait par ailleurs à se faire appeler J-Dilla. A cette époque, il vient de quitter son Détroit natal pour L.A et bosse peu ou prou en même temps sur les beats qui se retrouveront sur l’excellent “Champion Sound” de Jaylib (son projet éphémère en collaboration avec Madlib). Les amateurs du morceau “Ice” sur l’album de Jaylib devraient d’ailleurs sourire en entendant ici la fin de “Make’em NV”..

Les fans de J-Dilla vous le diront d’une seule voix, il y a un avant et un après “Ruff Draft” dans la carrière du producteur. Sa période rose et sa période bleue à lui, si vous préférez. C’est assurément moins soulful que ce qu’on connaissait auparavant du bonhomme, même si “Crushin’” est taillé pour faire rouler les popotins! Mais c’est vrai que son approche est assez différente de ses travaux précédents. Les synthétiseurs s’accordent ici la part du lion et donnent aux morceaux un côté plus punchy, presque plus old school, tout en étant plus expérimentaux. Certains iront jusqu’à parler d’electro… On peut éventuellement les comprendre lorsqu’on entend ce “Nothing Like This” truffé d’effets, mais dans l’ensemble c’est bien du bon hip hop qui tabasse à l’ancienne..

On ne va pas bavasser pendant des heures, Stone Throw a rudement bien fait de rééditer ce petit bijou, même si ça doit en énerver certains… Il aurait été plus que dommage de laisser cette grosse poignée de tubes aux oubliettes..

En prime sur la deuxième galette, vous trouverez les dix instrumentaux pour vous essayer au MCing devant le miroir… Un disque à s’offrir en vinyl, donc, si vous devez vous la jouer classe jusqu’au bout…

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J Dilla - “The Shining”

The Shining[Album]
22/08/2006
(BBE/Pias)

Difficile d’écouter objectivement ce “nouvel” album de J-Dilla a.k.a Jay Dee a.k.a la moitié de Slum Village a.k.a l’homme qui nous a quittés bien trop tôt en février dernier. “The Shining” est donc, vous l’aurez compris, un album posthume, composé à 90% par le génie de Détroit, en partie sur son lit d’hôpital, et finalisé par son ami et collaborateur de toujours Karriem Riggins

James Yancey préférait de toute façon l’ombre à la lumière et se contentait souvent de laisser sa musique parler pour lui. Probablement moins connu du grand public que d’autres célèbres beatmakers (Dj Premier, RZA, Prince Paul…), il était pourtant avec son pote Madlib l’un des plus doués de sa génération. Signe qui ne trompe pas, depuis 10 ans, les plus grands noms du hip hop n’ont eu de cesse de solliciter ses talents de producteur (The Pharcyde, De La Soul, Q-Tip, Common, Talib Kweli, Keith Murray, Busta Rhymes, Mad Skillz et tellement d’autres…). Quelques-uns de ces prestigieux MC’s ont tenu à lui rendre un dernier hommage sur ce disque, mais pas pour sombrer dans le pathos, comme c’est trop souvent le cas sur les oeuvres dites posthumes. Bien au contraire, “The Shining” restera même parmi les meilleures choses estampillées Jay Dee..

Comme on peut s’en apercevoir dès l’intro, où un Busta Rhymes furibard vient se poser, laissant présager qu’on n’est pas là pour pleurnicher! En deux petites mesures, on comprend qu’”E=MC2″ est une petite bombe à neutrons electro-funk où se pose un Common impérial, faisant de ce titre un tube imparable, au moins du niveau de “The Red” sur l’excellent “Jaylib”! Pharoahe Monch fait une apparition plus soulful que jamais sur un “Love” qui n’oublie pas que Detroit a été avant tout la ville de la Tamla / Motown. C’est d’ailleurs là la signature de J-Dilla qui a toujours su donner un feeling très soul à ses instrumentaux sans pour autant sombrer dans la mélasse r’n'b-risante. On s’en rend de nouveau compte avec les superbes “Baby feat. Madlib & Guilty Simpson” ou “So Far Go feat. Common & D’Angelo”

Retour aux choses sérieuses avec un beat quasi-industriel (n’oublions pas non plus que Detroit est aussi la Motor City…) sur le sombre “Jungle Love” avec MED & Guilty Simpson qui n’ont pas super envie de plaisanter. Jay Dee signe aussi quelques très bons instrumentaux comme “Over The Breaks” ou “Body Movin’” (feat ? J-Rocc aux scratches et Karriem Riggins à la prod.), bien meilleurs que la plupart des titres issus de son récent “Donuts”

On revient à la soul avec “Dime Piece”, emporté par la voix sensuelle de Dwele, puis Black Thought de The Roots donne une leçon de MCing sur un “Love Movin’” construit sur des claps de castagnettes. J-Dilla s’offre finalement le luxe de clôturer lui-même l’histoire avec un “Won’t Do” qui mérite le coup d’oreille pour le simple fait qu’on y entend le producteur en personne rapper seul et, pour la première fois à ma connaissance, chanter, comme aurait pu le faire Mos Def

En cherchant bien, le seul reproche qu’on peut véritablement faire à ce “The Shining” est qu’il ne dure que trente six minutes, et que ça laisse un peu sur sa faim. Encore que, comme on dit chez moi, faut mieux faire envie que pitié

Pour l’anecdote, au fur et à mesure des titres, on entend des bribes de dialogues de film en sourdine. Ces interpolations proviennent du chef d’oeuvre de l’angoisse de Stanley Kubrick: The Shining. Qui de mieux qu’un génie pour hanter un autre génie?

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