Interscope

Interscope


(33 articles)

Brand New - “The Devil And God Raging Inside Me”

The Devil And God Raging Inside Me[Album]
21/11/2006
(Interscope/Import)

Depuis son premier album, “Your Favourite Weapon”, Brand New n’a cessé d’évoluer, tant musicalement que dans la gestion de sa carrière. Sorti sur Eat Sleep Records, ce premier disque aura précédé un très bon “Deja Entendu”, accueilli à l’époque par Epitaph, lui offrant au passage une meilleure distribution, ainsi qu’un gage de qualité supplémentaire et non négligeable. Le combo américain franchit donc encore un nouveau palier.

Lire la suite…

Trail Of Dead - “So Divided”

So Divided[Album]
13/11/2006
(Interscope/Universal)

Nombreux sont les groupes de rock à changer de cap, souvent pour casser la routine, encore plus pour répondre aux attentes d’un public qu’ils désirent encore plus large. Plus rares sont ceux parvenant à s’en tirer avec les honneurs. The Trail Of Dead n’a pas la réputation, ni le profil à s’adonner à ce genre de pratique. Mais le savoureux mélange d’influences empruntées à Fugazi et At The Drive In, entendu et approfondi tout au long de leur discographie, semble avoir fait son temps. Il fallait passer à autre chose, prendre des risques, se sentir renaître. Rassurez vous, le combo n’a cependant pas pris les chemins de la folk, ou du rock tendance, tous deux synonymes aujourd’hui d’alléchants paquets de biftons à la clé. Non, le quintet s’est juste permis de transposer sa forte personnalité, son incroyable talent, du rock qui tâche vers la pop: un virage plutôt couillu quand on sait à quel point les fans du groupe venaient se rassasier en énergie à chacun de leurs concerts.

Lire la suite…

Jurassic 5 - “Feedback”

Feedback[Album]
24/07/2006
(Interscope/Universal)

Pas si nombreux sont les groupes de hip hop à bénéficier d’autant de respect que les Jurassic 5, qui ont su allier avec une certaine constance la longévité à la qualité. Alors forcément, quand sort un nouvel album du crew californien, la formule “évènement” prend toute sa signification.À la base, le J5 voit le jour en 1993 avec la rencontre du Unity Committee (Chali 2na, Marc 7 et Cut Chemist) et des Rebels Of Rhythm (Zaakir et Akil) lors d’un énième open mic destiné aux artistes non signés en maisons de disque, ayant déjà vu éclore quelques piliers du genre, The Pharcyde et Freestyle Fellowship en tête. Dès lors, les californiens ne cesseront de gagner en réputation, sur scène comme sur disque, signeront plus tard chez Interscope pour régulièrement nous abreuver d’albums de haute qualité, respectueux des traditions du genre, et se hisser au rang des Alkaholics ou Cypress Hill dans l’estime des accrocs du beat et des rimes

Pourtant, sorti de ce (grand) cercle de connaisseurs, Jurassic 5 n’est jamais parvenu à squatter les charts. Cut Chemist parti pour suivre sa carrière solo, le quintet semble, trois ans après “Power In Numbers”, avoir voulu prendre le taureau par les cornes, en mêlant habilement quelques tubes potentiels à d’autres plus fidèles au passé. Pas de quoi pourtant lui jeter la pierre ni lui tourner le dos car si les ondes balançaient ne serait ce que le moins bon titre de ce “Feedback”, on passerait certainement beaucoup plus de temps à écouter la radio. Alors, oui, le fantôme des Black Eyed Peas plane un peu trop explicitement au-dessus de ce “Brown Girl”, la production des “Turn It Out” et “Radio” pourrait prendre facilement des allures racoleuses, mais tous seront plus ou moins excusés par cette volonté justifiée de choper (enfin) le ponpon de la FM. Mais que les exigeants n’aient crainte, la patte Jurassic 5 est encore bien présente, tapant dans les fêtes West Coast old school avec “In The House”, dans les samples soul chaleureux (”Baby Please”, “Where We At feat Mos Def”, “End Up Like This” façon A Tribe Called Quest, ou “Gotta Understand” façon Prince), et dans la pure lignée des Blackalicious, Lyrics Born et Ugly Duckling avec des titres ultra efficaces taillés pour les soirées interminables (”Red Hot”, “Get It Together”, ou l’excellent “Work It Out feat Dave Matthews Band”)

“Feedback” ne devrait donc pas décevoir les fans de Jurassic 5 mais n’ose pas encore assez pour délivrer ce hip hop de l’avenir qu’il a toujours promis. Comment cela pourrait-il d’ailleurs arriver, le quintet, parfois trahi par un discours un tantinet aigri et prétentieux, restant bien ancré dans son style? Alors, même si le crew n’exploite pas encore toutes ses possibilités, on se satisfera déjà de ne pas avoir droit ici à une enfilade de hits sirupeux taillés pour les radios brossant leurs auditeurs peu exigeants dans le sens du poil. Certes, Jurassic 5 peut donc faire encore beaucoup mieux, mais à regarder autour, on finit par s’en contenter largement..

Ecoutez un extrait sur le site du groupe

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon
  • Achat sur ITunes

Busta Rhymes - “Big Bang”

Big Bang[Album]
12/06/2006
(Interscope/Universal)

Busta Rhymes est de ces Mcs faisant intégralement partie des fondations de la scène hip hop mainstream américaine. À tel point que beaucoup lui pardonnent un certain manque de constance apparu au fur et à mesure de ces albums et ce, souvent à cause d’intentions trop commerciales. En effet, demandez à un puriste du hip hop de citer son opus préféré de cet ancien Flipmode Squad agissant en solo depuis 1996, il y aura de forte chance qu’il s’agisse d’un des premiers. Pourtant, difficile de résister à l’envie de jeter une oreille sur un nouvel album de Busta Rhymes, sans réelle actualité depuis quatre ans, tant règne la certitude d’y trouver une poignée de très bons morceaux. Récemment signé sur Aftermath, label de Dr Dre, ce “Big Bang” au titre aussi prétentieux qu’intriguant n’échappe pas à la règle

Aucun doute, le Mc, désormais au poil ras, a encore une fois voulu taper très fort. D’abord en s’attachant les services de producteurs renommés (Dr Dre, JDilla, Timbaland, Scott Storch, Will.i.Am, Swizz Beatz), mais aussi en faisant appel à des featurings de poids (Missy Elliott, Raekwon, Stevie Wonder, Q Tip, Nas, Kelis, Rick James, Floetry, Latoya Jackson…), tous aussi bankables et synonymes de quelques centaines de milliers de disques vendus. Mais à l’image du premier single “Touch It” comprenant un sample de Daft Punk, “Big Bang” cible encore trop l’attention des médias pour devenir un éternel classique du genre. Et des titres comme “How We Do It Over Here”, “In The Ghetto”, “Get Down”, “I’ll Do It All”, ou “I Love My Bitch” confirment cette impression quand ils ne se révèlent pas sans intérêt. Reste qu’ils font partie de cette personnalité affirmée, celle d’un artiste capable de pondre des hits “dancefloor” comme de véritables petites perles. En cela, “You Can’t Hold The Torch”, “They’re Out To Get Me”, “Cocaina”, et “Get You Some” font forte impression, mais sûrement pas autant que les excellents “New York Shit”, “Goldmine”, “Don’t Get Carried Away” et même “Been Through The Storm” qui ne dénoteraient pas sur un best of de Busta

“Big Bang” propose donc plus ou moins ce à quoi on s’attendait. Pas de réelle surprise donc, puisqu’on a là quelques morceaux à vite oublier et d’autres à garder précieusement. Pourtant, Busta Rhymes, malgré des featurings trop nombreux ici, remontera assurément dans les estimes, chose facile me direz vous étant donné son précédent “It Ain’t Safe No More” dont peu de gens se rappellent encore aujourd’hui. Reste que ce nouvel album ne s’adresse pas forcément aux plus exigeants…

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon
  • Achat sur ITunes

Queens Of The Stone Age - “Over The Years And Through The Woods”

Over The Years And Through The Woods[DVD]
21/11/2005
(Interscope/Universal)

Quatre albums et beaucoup de concerts enflammés auront fait de Queens Of The Stone Age un monument du rock contemporain autant qu’une machine de guerre live à ne pas manquer. “Over The Years And Through The Woods” est donc le DVD qui ne pouvait qu’arriver un jour ou l’autre tant Josh Homme et sa bande en font la naturelle promotion à chacune de leurs prestations. Et qu’on se le dise, le visionnage en vaut la chandelle. D’abord enregistrés à Londres, les Queens, en formation élargie puisqu’avec Natasha Shneider aux claviers, balancent quelques uns de leurs meilleurs titres dans un décor somptueux, débordent évidemment d’énergie, celle-ci largement amplifiée par un montage dynamique qui prend le téléspectateur en otage, tout comme apparemment le chanceux public londonien présent ce soir là. L’image est excellente, le son aussi même si filtré au point de confisquer un iota de spontanéité. La suite est toute aussi intéressante, son lot de tubes à l’appui, mais adopte une image volontairement plus crade comme pour lui ajouter une touche vintage parfois vraiment trop grossière, et qui sera d’ailleurs récurrente tout au long de cette vidéo. Autant dire que le retour à Londres arrive à chaque fois à point nommé. Le tout est entrecoupé d’images de backstage, de tournées, de délires, de coups de gueule, et même d’anciens membres du groupe, Nick Oliveiri en tête. Et que ceux qui resteront affamés après ce déluge d’une heure et demie se rassurent: les bonus remettent le couvert avec une bonne dizaine de titres live, au son et à la production très moyenne cependant, auxquels participent parfois Dave Grohl et Billy F Gibbons. Et les Queens Of The Stone Age, en rockeurs généreux, ajoutent à tout cela une rondelle audio live de quatorze titres, sorte de best of bien produit qui calme les nerfs dans les embouteillages. Amis rockeurs, et encore plus les fans de Homme & Co, ce “Over The Years And Through The Woods”, est un élément indispensable de votre dvdthèque musicale grandissante… En plus d’être certainement le plus moche… D’ailleurs, à ce propos, carton rouge!

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon

All American Rejects - “Move Along”

Move Along[Album]
12/07/2005
(Interscope/Import)

Il faut croire que les “gamins” de All American Rejects ont grandi. Après un premier album chez Doghouse plus ou moins composé en duo, le groupe a su faire son petit effet outre Atlantique à force de tourner avec les plus grands du rock indépendant, dont Jimmy Eat World. Au point aussi de ne faire qu’un passage furtif sur le label et finir chez une major aux côtés de Helmet, Trail Of Dead ou Queens Of The Stone Age, pourtant tous éloignés de sa musique

“Move Along” est donc le petit deuxième du quatuor, un opus surproduit, aux arrangements parfois limite (”Can’t Take It”), taillé pour les ondes (”Night Drive”, “Top Of The World”) et les stades, de ce fait un peu rebutant aux premières écoutes. Pourtant, on ne pourra pas ôter à AAR son incroyable sens du tube (le “Dirty Little Secret” d’ouverture entre autres), à la manière de Weezer dans un registre mitoyen. Ici, seule l’intensité amènera de la variété, et il ne faudra pas compter sur l’originalité pour faire du combo autre chose que le nouveau truc des jeunes boutonneuses rebelles, prêtes à tout pour faire chier papa. Le groupe s’exécute quasi parfaitement dans son genre mais à l’écoute de ce disque, les références abondent que les titres soient posés (”It Ends Tonight”, “Straitjacket Feeling”, “Dance Inside”) ou plus énergiques (”Change Your Mind”, “11:11PM”), sans pourtant égratigner un seul instant la percussion des titres dans nos mémoires. Pas de doute, on entend déjà les groupies reprendre en choeur le refrain de “Move Along”, prises au piège de ces garçons pleins de bonnes intentions

C’est clair, ce “Move Along” de All American Rejects est beaucoup trop lisse pour laisser échapper une âme crédible et prometteuse, celle ou l’intégrité sert de coquille à la créativité. Pas de doute, le groupe percera et touchera un large public. Et même si cet album sent le coup marketing et commercial, son efficacité en terme de refrains accrocheurs aura réussi à nous toucher. “Move Along” n’est donc clairement pas une révolution mais se doit d’être écouté par tous les fans de Weezer. Au moins.

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon

Queens Of The Stone Age - “Lullabies To Paralyze”

Lullabies To Paralyze[Album]
21/03/2005
(Interscope/Universal)

Dave Grohl étant juste passé, débarrassé de Nick Oliveiri, Josh Homme n’aura pourtant pas traîné pour accoucher d’un nouvel album de Queens Of The Stone Age. “Lullabies To Paralyze” remet donc sur le devant de la scène ces géants du stoner. Car si ce nouvel opus nous prend en douceur sur cette ballade acoustique emmenée par Mark Lanegan (”This Lullaby”), il contient pourtant une énorme dose d’énergie. De quoi renverser quelques cactus. Les Queens font littéralement fumer la roche au milieu d’un désert de sable chaud. Sans le légionnaire. On y redécouvre cette science du break finement mêlée à un rock répétitif, voire hypnotique, pourtant incroyablement captivant. De là, les potards sont à fond, et dégueulent des riffs gras et dégoulinant, comme la voix de Josh Homme qui nous chanterait presque parfois l’amour (”I Never Came”). Quelques titres sortent du lot de par leurs rythmiques chiadées (”Tangled Up In Plaid”, Burn The Witch”, Someone’s In The Wolf”, “Skin On Skin”), d’autres rappellent même Calexico (”Like A Drug”) ou que le prochain Foo Fighters est pour bientôt (”In My Head”, “Little Sister”). Le serpent qui rôdait autour de nous, nous aura quand même hypnotisé. “Lullabies To Paralyze” n’a pas à rougir de son prédécesseur tout en étant différent. C’était notre plus grande crainte, déjà bien loin.

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon
  • Achat sur ITunes

…Trail Of Dead - “Worlds Apart”

Worlds Apart[Album]
25/01/2005
(Interscope/Universal)

Des groupes de rock excitants et imprévisibles, avouons qu’il y en a peu. Mais And You Will Know Us By The Trail Of Dead en fait partie haut la main et déboule en ce mois de janvier dans les bacs avec un troisième album qui, une fois encore, marque une évolution certaine par rapport aux précédents travaux des texans. “Worlds Apart” est plus osé, plus posé et faussement plus accessible. Le groupe explose les formats radio et réussit le difficile pari de jouer sur la variété des influences sans pour autant nuire à son homogénéité. Vous l’aurez compris, la carte de la facilité ne fait pas partie du jeu des Trail Of Dead. Ceci acquis, plus d’étonnement à l’écoute d’une introduction lyrique qui ouvre les hostilités de ce “Worlds Apart”. Le groupe plante le décor à force de riffs tournants et de rythmique renversante, parfois un peu à la manière d’un Fugazi (”Caterwaul”). Les plans s’enchaînent avec surprise et insolente fluidité comme sur le long “Will You Smile Again”, le groupe se veut fédérateur et communicatif au point de froler le tube avec les sing along “Worlds Apart”, “Rest Will Follow” et “Let It Dive”, l’exercice piano voix est même récurrent (”Summer 91″, “All White” lorgnant même vers les Beatles) et celui de la production bien senti. Pourtant, les texans gardent sous jacente cette hargne et cette tension qui les caractérisaient sur les précédents disques (”Classic Art Showcase”). And You Will Know Us By The Trail Of Dead reste donc ce groupe imprévisible et renversant, imperméable aux influences extérieures, qui n’accouche de musique qu’à condition d’y trouver un enrichissement certain. Voilà une démarche qui devrait en inspirer beaucoup.

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon

Jimmy Eat World - “Futures”

Futures[Album]
11/10/2004
(Interscope/Universal)

Oui, je vous entends déjà me dire que la scène indé est aujourd’hui polluée de groupes rock college radio, plus communément étiquetés “émo”, pas meilleurs les uns que les autres. Mais avant tous ces petits jeunes cédant dorénavant facilement aux stéréotypes, une petite poignée de formations officiait déjà dans le genre et avait vu son nombre de fans incroyablement augmenter alors que bon nombre de médias se focalisaient sur la scène hardcore mélodique. De ceux là, Jimmy Eat World a toujours joui d’une réputation sans faille

Si les moyens sont aujourd’hui plus conséquents alors que “Futures”, leur nouvel album, s’apprête à sortir, il faut bien avouer que jamais ces lascars là n’ont dévié d’un pouce ou se sont laissés influencer par les nombreuses modes éphémères touchant le monde de la musique. Non, Jimmy Eat World n’est pas un précurseur mais n’a plus rien à prouver quant à sa patte artistique. “Futures” le prouve une nouvelle fois. Ici, les tubes sont légion qu’ils lorgnent vers la pop (”Work”, “Kill”) ou vers le punk. Les guitares sont appuyées, le groupe joue sur l’intensité et l’émotion notamment grâce à un chant toujours aussi exemplaire pour ne pas dire la fine fleur du genre. Certes, il ne faut pas chercher au sein de cet album la moindre complication. Jimmy Eat World se donne uniquement pour mission de vous hérisser les poils des bras à l’écoute de ses chansons. Pas plus. Mais contrairement à bien d’autres, ils y parviennent, comme sur les somptueux “Just Tonight…”, “Nothing Wrong”, “Jen” et “Pain”, LE tube de ce nouvel opus

Et même, si quelques titres sont un peu mous du genou (”Drugs For Me”, “Night Drive”), Jimmy Eat World fait mouche et tient toujours la dragée haute à bon nombre de petits merdeux arrivistes ayant oublié d’en chier avant de squatter les ondes. “Futures” est dans la parfaite continuité de “Bleed American”, et nous compte toujours parmi ses fans les plus fidèles…

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon
  • Achat sur ITunes

Helmet - “Size Matters”

Size Matters[Album]
05/10/2004
(Interscope/Import)

D’abord groupe incontournable de la scène noise lorsqu’il parcourait le monde en compagnie de l’écurie Noise Amphetamine Reptile Records, Chokebore, Guzzard et Today Is The Day en tête, Helmet a su ensuite élargir son public en signant chez une major lors de la grande époque grunge, et en lorgnant de plus en plus vers des sonorités métal sans jamais vraiment oublier ses origines. Comme de nombreuses formations marquantes, on aura jamais autant regretté Helmet depuis l’annonce officielle de leur split il y a sept ans maintenant. Alors autant vous dire que quand la rumeur d’une reformation a couru, on est resté très attentif au moindre faits et gestes de la bande

“Size Matters” sonne donc l’heure de la renaissance et le grand retour de Page Hamilton et Chris Traynor, les autres membres originels du groupe n’ayant pas souhaité rempiler. Ce sont donc John Tempesta (batteur de Rob Zombie, Testament) et Frank Bello (bassiste d’Anthrax) qui se sont collés à l’aventure. Et de quelle manière! La marque de fabrique est bien là puisque riffs lourds et rythmiques tendues ponctuent cet album inattendu qui s’inscrit dans la continuité d’”Aftertaste” (”Smart”, “Everybody Loves You”, “Last Breath”). On remarquera cependant un aspect mélodique bien plus évident qu’auparavant puisque nombreux sont les breaks permettant à Hamilton de passer d’un chant hargneux à quelques passages bien plus accessibles. Au mieux, on pense très fort à Foo Fighters (”Crashing Foreign Cars”, “Enemies”) ou Queens Of The Stone Age (”See You Dead”), au pire, mais c’est plus rare, on se rapproche dangereusement du métal FM (”Drug Lord”)

“Size Matters” fait figure d’évènement, et on l’adore pour cela, mais il ne nous fera pas oublier les somptueux “Betty” et “Aftertaste”. Helmet semble rentrer dans le rang des groupes de métal alternatif et risque de ne pas convaincre bon nombre de kids devenus indifférents à la couleur musicale de l’époque. Pour eux, Helmet n’est sûrement qu’un nom de chien… Pauvres gosses…

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon