Hundred Reasons

Hundred Reasons

(Angleterre)

(4 articles)

Hundred Reasons - “Quick The Word, Sharp The Action”

Quick The Word, Sharp The Action[Album]
15/10/2007
(V2/Universal)

C’est encore une fois dans la discrétion et l’indifférence générale que Hundred Reasons sort son nouvel album, le quatrième de sa discographie. Pas vraiment de médiatisation, encore moins d’infos, il aura donc fallu compter sur le plus grand des hasards pour que ce “Quick The Word, Sharp The Action” ne se retrouve entre nos deux oreilles, toujours très accueillantes quand il s’agit du plus solide représentant de l’émo rock d’outre Manche. Non pas que le combo révolutionne le genre, tout comme son registre. Juste qu’il y a comme une certaine affection de notre part envers un groupe qui, trimballé de label en label comme un vulgaire rejeton de seconde zone, n’a jamais été vraiment aidé par les maisons de disques, et qui a malgré tout toujours fait en sorte de rester à son meilleur niveau, uniquement grâce à une motivation et une persévérance sans borne. Ce nouvel opus s’inscrit donc dans une continuité logique, redémarre là ou “Kill Your Own” s’est arrêté, comme si l’année écoulée entre ces deux disques n’avait finalement pas existé. Ainsi, le virage pop amorcé l’an passé se confirme tout au long de ces douze titres (sur “Sick Little Masquerade” surtout), le chant hurlé des premières heures se voyant désormais totalement abandonné au profit d’un autre plus mélodique, plus intense, plus tubesque. Ce qui n’empêche pas que les compositions sont toujours aussi solides, toutes guitares en avant, comme quelques formations post hardcore américaines d’antan nous y ont habitué. C’est donc logiquement que quelques titres ressortent du lot, qu’ils fassent preuve d’une puissance revigorante (”Break The Glass”, “I’ll Never Know”, “Out Of Time”), qu’ils prennent des allures de titres légèrement plus formatés mais terriblement efficaces (”No Way Back”, “Boy”, “Lost For Words”), ou qu’ils tranchent considérablement avec le reste (l’ambiant “Pernavas Lela”, les hurlements en retrait de “The Shredded”). Qui suit et a toujours apprécié Hundred Reasons depuis son éclosion, en 2002, trouvera donc son compte sur ce nouvel album

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Hundred Reasons - “Kill Your Own”

Kill Your Own[Album]
20/03/2006
(V2/Warner)

Avec deux premiers albums du plus bel effet, Hundred Reasons a contribué à changer le décor du rock anglais. Depuis leur éclosion, tout comme celle de Hell Is For Heroes, on ne parle plus du rock de la même façon de l’autre côté de la Manche. Ainsi, les influences américaines ont voyagé, ont effacé la pop immortelle, et vont une nouvelle fois karscheriser cette vague rock revival qui y rencontre, plus qu’ailleurs, un franc succès. Pourtant, “Kill Your Own”, ce nouvel album du combo, a été maintes fois remis en question. Comme beaucoup, Hundred Reasons a rejoint le wagon des groupes laissés pour compte par les majors, s’est retrouvé sans contrat pendant un peu plus d’un an, pour finalement retrouver refuge chez V2. Durant ce laps de temps, la persévérance a pris le dessus, les anglais ont parcouru les festivals, sont repartis en tournée, ont multiplié les projets parallèles, dont le très bon album de Lucky Nine sorti récemment. Désormais plus confiant que jamais, le combo balance un excellent “Kill Your Own”

Pourtant l’entame de ce nouvel opus révèle quelques intentions commerciales presque déroutantes sans pourtant remettre en question l’identité musicale du groupe. “Broken Hands” pourrait sans mal être qualifié de tube néo-rock, “Kill Your Own”, premier single, est clairement formaté pour les radios “djeuns”, tout comme le plus tardif “No Pretending”. Ce n’est vraiment qu’à partir de “Destroy” que Hundred Reasons laisse ressurgir sa vraie nature, entre hymnes pop parfois proches de Weezer (”The Chance”, “The Perfect Gift”, “This Mess”), et déflagrations lorgnant vers le hardcore (l’excellent “Live Fast, Die Ugly”, “A Better Way?”). Au milieu de tout cela, un tracklisting parfaitement pensé, jouant autant la carte de la diversité que de l’homogénéité, des mélodies puissantes, un chant parfait dans toutes les situations et des refrains tubesques à la pelle (”Feed The Fire”, “Breathe Again”)

Malgré les galères, Hundred Reasons est resté assez authentique pour ne pas décevoir. Quand certains jouent la carte de l’opportunisme, que d’autres s’essoufflent ou fanent, les anglais relèvent encore une fois un challenge qu’ils remportent haut la main. Certes “Kill Your Own” n’apporte rien de nouveau, mais pousse quasiment à la perfection cette mixture d’énergie et de mélodie du meilleur cru. Une belle confirmation alors qu’on ne l’attendait pas vraiment..

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Hundred Reasons - “Shatterproof Is Not a Challenge”

Shatterproof Is Not a Challenge[Album]
06/04/2004
(Columbia/Sony)

“Ideas Above Our Station”, le premier album du groupe, avait introduit ses géniteurs parmi les bonnes et belles surprises du rock anglais. Sans pour autant recevoir l’accueil mérité, ces britons sont retournés en studio pour y accoucher d’un très attendu second opus. Hundred Reasons va t-il confirmer tous les espoirs placés en lui ou va t-il faire faner notre enthousiasme? “Shatterproof Is Not a Challenge” débarque par le train du printemps pour répondre à toutes nos interrogations..

Etant donné le sérieux avec lequel le groupe avance, ce nouveau long format ne pouvait que s’avérer efficace dés ses premières notes. Les influences bien digérées, Hundred Reasons se place toujours dans la catégorie post hardcore, proche d’un Rival Schools (et comme par hasard un peu plus de Quicksand cette fois) pour l’intensité (”Savanna”, “The Great Test”) et d’un Weezer ou d’un Promise Ring (”My Sympathy”) pour les lignes de chant fluides et parfois planantes qui font incontestablement mouche à chaque étape de ce “Shatterproof Is Not a Challenge”. Ainsi, les anglais jouent de maturité et nous laissent dans l’embarras lorsqu’il faut dégager un ou plusieurs titres de son travail. C’est surtout grâce au chant, hérité d’une très bonne école émo, qui nous feront vous conseiller plus particulièrement les scotchants “What You Get”, “Harmony”, “Lullaby”, et “Pop” qui feront sans doute figure de tubes dans la discographie du groupe

“Shatterproof Is Not a Challenge” est une belle surprise, qui redonne un peu d’espoir à un genre souvent décevant aujourd’hui. Hundred Reasons redore le rock anglais, le fait sortir de sa pop stéréotypée et lui attribue une bonne paire de couilles qui lui manquait presque. C’est un peu New York à Londres et pour une fois, on ne s’en plaindra pas. Evidemment conseillé.

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Hundred Reasons - “s/t 20″

s/t[Album]
01/01/2002
(Columbia/Sony)

Si l’Angleterre commence à mettre de côté ses éternelles compositions pop pour se mettre à un rock plus dur et émotionnel, on va vraiment finir par s’en faire une terre d’asile. Après que Second Rate nous ait présenté Scuttle et que Biffy Clyro fasse de plus en plus parler de lui, voici un nouvel arrivant émo répondant au doux nom de “Hundred Reasons”. Si le groupe s’est fait connaitre par ses premières parties de Papa Roach, Lostprophets, Incubus ou Muse, il n’a pas grand chose à voir avec ces formations. Plus proches de Rival Schools, Farside ou Texas Is The Reason, Hundred Reasons met en avant son sens de la mélodie, ses intensités, et sa rage constante. Le groupe se fait tantôt mélodique, tantôt hardcore hurlé, les compositions sont souvent décoiffantes, ultra puissantes et tempérées par des breaks habilement amenés. L’Europe semble avoir trouvé en Hundred Reasons une réponse aux groupes émo américains au feeling et la facilité insolentes. Cent bonnes raisons de les découvrir, de les voir ou des les écouter.

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