Hocus Pocus
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Hocus Pocus

(France/Nantes)

(8 articles)

Hocus Pocus feat. Oxmo Puccino - “Equilibre” (music video)

Hocus Pocus - concert privé Le Mouv (video live intégrale)


Interview - Hocus Pocus, entreprise en perpétuel développement

Interview - Hocus Pocus, entreprise en perpétuel développement

Trois ans après le succès inespéré et mérité de “Place 54″, les Nantais d’Hocus Pocus reviennent sur le devant de la scène avec un successeur attendu, “16 Pièces”, fidèle aux sonorités jazz, soul, hip hop que le sextet explore depuis plus de quinze ans. L’occasion était toute trouvée pour partir à la rencontre de 20Syl…

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Hocus Pocus - “16 Pièces”

hocus180Album
(Mercury)
15/03/2010
Hip hop bien sage

Il n’y a pas deux groupes de hip hop en France qui suscite autant de débat chez nous. Isolé des canailles de quartier comme des stars de la variété urbaine, Hocus Pocus aurait pourtant tout pour faire l’unanimité chez un média qui n’a jamais caché son intérêt pour la chaleur et le groove des instruments, dans un genre trop souvent condamné à la froideur des machines. “73 Touches“, le premier album des Nantais, est peut-être celui qui déliait le moins les langues. Mais depuis “Place 54“, la bande de 20Syl, en cédant ouvertement à la grosse production et à des influences plus adultes, peine à faire l’unanimité.

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Hocus Pocus - “Place 54″

Place 54[Album]
08/10/2007
(AZ/Universal)

Il y a des destinées méritées.Hocus Pocus en sait désormais quelque chose, ces Nantais ayant toujours défendu leur cause bec et ongle, sûrs d’eux et de la voie à emprunter sans jamais en dévier. Qui a toujours suivi le groupe, de près ou de loin, en sait quelque chose. 20Syl et sa bande ont toujours été de ces formations hip hop françaises aussi soucieuses de la qualité de leurs lyrics que de la richesse de leur musique. La persévérance aura donc payé, alors que peu auraient parié il y a encore quelque temps sur un hip hop qui ne soit pas seulement le fruit d’une MPC et qui ne relate pas que des histoires de quartier. “73 Touches“, le fruit de la polyvalence de son mentor (rappelons que 20Syl est aussi talentueux derrière un micro, un sampleur, qu’une platine), les nombreuses récompenses glanées par C2C (plusieurs fois champion du monde DMC par équipe, présent ici sur “Move On”) auront donc eu raison des directeurs artistiques, peut être convaincus par les derniers succès d’un hip hop parvenant enfin à se faire adulte. On pense notamment à Oxmo Puccino et ses Jazz Bastards, un peu moins à Grand Corps Malade, même si..

Avec “Place 54″, Hocus Pocus passe clairement la vitesse supérieure. La joyeuse troupe n’est manifestement plus seulement un groupe hip hop tant elle expose ici une richesse d’influences qui l’écarte définitivement des stéréotypes du genre. On en entend déjà quelques-uns s’acharner sur un répertoire désormais plus lisse, digne d’une grosse production française. Même si on ne parviendra pas à leur donner tort, rien pourtant ne nous permet de minimiser un acharnement de longue date qui en vient enfin à être récompensé. Hocus Pocus mène sa barque sans aucune fausse note, et ne joue tout simplement plus dans la même cour que ces artistes, parfois superficiels et insipides, que les radios ont pris l’habitude de nous servir sans modération durant ces dix dernières années

Hocus Pocus est simplement devenu une machine extrêmement bien huilée. La teinte jazzy qui venait colorer son hip hop sur “73 Touches” est désormais beaucoup plus criarde et omniprésente, ne laissant qu’en quelques occasions la place à d’autres couleurs, comme celles des musiques du monde (”Quitte à t’Aimer feat Magik Malik”, “Touriste”) ou de la soul (”Mr Tout Le Monde”). Reste que, qu’il sonne intimiste (”Normal”) ou plus énergique (”Smile feat Omar”), le talent des musiciens est indiscutable, qu’on aime ou non ce représentant tendant à rendre le hip hop français un peu trop gentillet

Et ce ne sont pas les lyrics qui viendront changer la donne: le flow toujours impeccablement posé de 20Syl abordant de multiples sujets, tout comme sa plume fine et polie, l’amenant à faire passer son message plus facilement que s’il s’adressait uniquement à un public tout acquis à sa cause. En effet, en y mettant la forme, en le convaincant à coups de très bons textes réalistes (”Place 54″, “Vocab!”) et personnels (”Je La Soul”, “Tournée”, “Histoire d’une VHS”), pas de doute qu’un public adulte, ayant toujours décrédibilisé les propos d’une jeune génération fougueuse, prêtera un peu plus d’attention à ses points de vue, qu’il s’agisse d’une critique de son pays (”Quitte à t’Aimer”), et de sa télévision (”Mr Tout Le Monde”)

Mais que le public le plus fidèle à Hocus Pocus ne craigne pas pour autant d’être totalement déconcerté par ce nouvel album. Car s’il cible nettement un auditoire beaucoup plus large et adulte, les Nantais n’en oublient pas de nous assouvir de quelques titres purement hip hop, dans la lignée de “73 Touches” (”Recyclé feat Fred Wesley & Stro the 89th Key”, “Vocab! Feat TLove & The Procussions“, “Tournée”, “Je La Soul”). Comme une démonstration en quatorze titres que le hip hop français peut proposer autre chose que quelques Mcs remontés comme des pendules. Celui d’Hocus Pocus s’écoute autant qu’il se lit: un talent finalement trop rare pour qu’il reste injustement à la portée de quelques initiés seulement

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Hocus Pocus - “73 Touches”

73 Touches[Album]
22/02/2005
(On And On/Musicast)

On ne pourra pas reprocher à Hocus Pocus d’avoir précipité sa carrière. Après quelques maxis, c’est seulement aujourd’hui, sept ans après le premier, que les nantais sortent leur premier album en autoproduit, soulignant une notoriété hexagonale grandissante, alors qu’on aurait parié qu’une maison de disque signerait ceux que l’on qualifie peut être un peu trop vite de The Roots français

“73 Touches” n’est pas attendu au tournant, mais presque. Car Hocus Pocus est un peu le groupe inédit en France dont on attend beaucoup, d’autant plus qu’il comprend des membres du C2C, champions du monde DMC actuels par équipe d’ailleurs présents sur “Feel Good”. Ici, on ne pourra pas leur enlever un groove certain et leurs influences adultes que sont la soul et le jazz. On regrettera un peu pourtant la production, qui aurait mérité d’être plus massive, plus en relief, et plus profonde, ainsi qu’un flow manquant un tantinet de variété malgré le convaincant “Brouillon” par exemple qui pourrait me contredire. Pourtant, on accroche véritablement sur ce premier opus d’Hocus Pocus qui marie efficacité musicale, fun et chaleur du groove (notamment sur l’acoustique “J’attends”) avec des textes plutôt bien écrits (”Pascal”, “Faits Divers”, “Géométrie”) même si les thèmes abordés sont parfois un peu légers (”Comment On Faisait?”, “J’aimerais”)

Mais les nantais, bien que tous publics, échappent avec brio au piège soul r’nbisant qui les aurait condamnés à la seconde division commerciale. Mieux, avec l’appui de Ty ou The Procussions, ils jouissent d’une crédibilité au sein de ce qu’on peut enfin appelée la scène consciente française et donnent envie de gratter cette enveloppe dorée pour y apprécier un talent incontestable qui, avec plus de maturité, s’imposera sans aucun doute sur un hip hop frenchy bien pâle. “Hip Hop?” et “73 Touches” en attestent…

Interview : Hocus Pocus (02-2005)

Interview : Hocus Pocus (02-2005)

Le rap d’Hocus Pocus, en marge, donne priorité à la qualité, à la recherche musicale et ouvre de nouveaux horizons jamais exploités dans le rap français. Rencontre avec les nantais 20syl et DJ Greem.

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Hocus Pocus - “Acoustic Hip Hop Quintet”

Acoustic Hip Hop Quintet[Maxi]
01/07/2002
(On And On/Autoproduit)

Le groupe nantais Hocus Pocus fait presque figure d’élite musicale dans le paysage hip hop français de par sa composition instrumentale. Formé d’un clavier, d’une basse, d’une batterie, d’un Dj et d’un Mc/programmateur qui commence à se faire un nom (20syl), la musique du combo se rapproche inévitablement de The Roots même si, vous vous en douterez, la qualité technique n’est pas aussi bonne (ceci n’étant pas une critique lorsqu’on connait le feeling du combo de Philadelphie). Les compositions en restent néanmoins très intéressantes, la production chaude voire quasi soul aidant. Si certains morceaux nous ont décus (”VIP”, “Keep It Movin’”), d’autres comme “Malade”, “Camille”, “On And On” laissent entrevoir un potentiel certain. Quelques interludes et titres live complètent l’objet. La scène hip hop française manquait de groupes live, si Hocus Pocus ouvre la voie à ce genre de groupe dans l’hexagone, il y a fort à parier que le rap en France redorera son blason. Que l’on aime ou pas le groupe nantais, personne ne pourra leur reprocher de donner une approche musicale à leur hip hop. Un peu de chaleur et de visuel dans ce monde superficiel et mégalo est toujours bon à prendre. En attendant un véritable album ou les critiques risquent d’être plus acerbes, apprécions..

Ecoutez un extrait sur le site de On and On