Hint

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(France)

(8 articles)

Interview - Ez3kiel & Hint, l’accord parfait.

Interview - Ez3kiel & Hint, l’accord parfait.

Le temps n’altère pas l’envie ni le talent. La preuve avec cette récente “Collision” qui a fait se percuter deux monstres de la scène musicale française: Hint, porte drapeau de la noise hexagonale des années 90, et Ez3kiel, celui de l’electro dub bruitiste actuel. Cette collaboration tellement naturelle, partie du Riddim Collision 2008, se prolongea sur dix dates et sur DVD, histoire de l’immortaliser. L’aventure commune transpirait tellement l’émotion et l’excitation que Mowno se devait d’en savoir plus.

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Ez3kiel / Hint - “Collision Tour Live”

eze180Album/DVD
(Jarring Effects)
16/11/2009
Noise Post Rock Indus

Pour tenter de retranscrire l’évidence d’une telle rencontre, on pouvait difficilement trouver mieux que cette théorie de “deux frères jumeaux séparés à la naissance“, lâchée lors du documentaire de cinquante minutes compris dans ce magnifique coffret “Collision Tour 2009″ revenant sur l’alliance aussi jouissive qu’inespérée de deux monuments de la scène musicale française. Lire la suite…

Hint vs Ez3kiel - “Mr Investigator”

Hint - “93/99″

hint180Album
(Jarring Effects)
25/05/2009

La noise américaine des années 90 n’aura pas fait beaucoup d’émules en France, mais assez pour qu’ils marquent leur passage au fer rouge. Parmi eux, Hint, peut être son plus convaincant représentant qu’il faut encore une fois aller chercher du côté d’Angers, bouillon rock d’une époque ou les disques, de l’album aux 45t en passant par les splits, trouvaient encore acquéreurs. Lire la suite…

Interview : Hint (12-2006)

Interview : Hint (12-2006)

On lui doit le réveil de la bête la plus effrayante que les 90’s nous aient donné en France. Hint a en effet repris du service pour composer la BO du nouveau roman de Stéphane Beauverger. Petit entretien avec l’auteur pour comprendre…

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Hint - “Phago(cité)”

Phago(cité)[LIVRE]
09/11/2006
(La Volte/Le Seuil)

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Ou alors parce qu’ils ont fouillé dans les disques de leur grand frère… Car cette chronique nous replonge dix ans en arrière, au milieu des 90’s, lorsque l’underground français faisait frémir toute une palanquée d’acnéiques post-pubères. Une époque où les genres se mélangeaient sans se poser de questions (noise, hardcore, post-rock, ambiant, free jazz, indus…) et dont l’avant-garde se nommait Bastärd, Deity Guns, Cut The Navel String, Portobello Bones, Atta Sexden, Tantrum, Prohibition, Drive Blind, Condense ou Sleeppers (sans doute les seuls encore en activité)… Et aussi et surtout Hint. On ne parle pas là du pote de Bonobo signé sur Ninja Tune, mais bel et bien du duo angevin (j’allais dire “le vrai”), chef de file de cette armée de têtes chercheuses

En l’espace de trois albums (”100% White Puzzle”, “Dys-” et “Wu-Wei”, tous trois épuisés aujourd’hui) et d’une poignée de split 45-Tours, les deux hommes ont marqué les esprits d’une manière indélébile, partageant l’affiche avec des pointures internationales (Fugazi, Unsane, Pitch Shifter, Scorn, Ulan Bator, A Subtle Plague…) et faisant l’unanimité absolue dans la presse spécialisée

Si la scène française tire désormais sa fierté de ses groupes electro-dub (Zenzile et High Tone en tête), on peut trouver cocasse qu’il y ait déjà eu un axe Angers/Lyon par le passé, avec la doublette Hint/Bastärd, qui allait ouvrir les brèches dans lesquelles s’engouffreraient justement les Lab°, Ez3kiel, Idem, Picore ou Guns Of Brixton d’aujourd’hui

Mais Hint ne s’est pas fait entendre que dans le monde de la musique. Il y a quelques années déjà, le réalisateur Yvan Gauthier avait flashé sur les travaux des Angevins et en avait truffé la bande-son de son film “Les Aliénés”. Aujourd’hui, c’est un auteur et sa maison d’édition qui ont la très bonne idée de réveiller la bête (officiellement endormie depuis 1999, sauf pour quelques concerts exceptionnels) pour leur demander d’exhumer la matière à composer une BO de roman. Et nous voilà avec “Phago[cité]“, bande originale de “La Cité Nymphale”, troisième volet de la trilogie du Virus de Stéphane Beauverger, parue chez La Volte

On ne pourra malheureusement pas encore vous parler de ce polar d’anticipation faute de temps libre, mais la presse spécialisée encense un peu partout le talent de Beauverger et le compare souvent au Maurice G. Dantec des débuts. Autant dire qu’il vaut mieux se prévoir un peu de temps devant soi, car ça risque donc d’être le genre de bouquin qu’on ne peut pas refermer avant le point final..

En tout cas, “Phago[cité]” annonce la couleur: la lecture ne sera pas de tout repos. Oscillant entre le calme avant la tempête de “Limitless Space” et la violence sourde de l’inédit “Hermetism” (issu des sessions de “Dys-”), ces 23 morceaux donnent l’occasion de se (re)plonger dans l’univers du duo: tendu, noir, chaotique, sublime. Tous les “tubes” sont présents, dans des versions revisitées, réarrangées, fusionnées (”From Room To Room”, “Mr Investigator”, “Lady Of Pain”, “100% White Puzzle”, “Eyes In Axis”, “The Process”…) qui font bien de ce disque une véritable BO et non une simple compilation best-of

Reste que cet album permet aussi de remettre la main sur de sacrées raretés que tout collectionneur se doit de posséder! Outre l’inédit susmentionné, on trouve également les “Trafics Part 1″, “2″ et “3″ du split 45-T avec Unsane, le “The Fish And The Fisher” sur celui avec My Own (dernier titre enregistré à ce jour), le morceau “Diagonal” (feat . Daunik Lazro au sax), greffé ici à “Equilibre Instable”, qu’on ne trouvait que sur la compilation “File Under Music” (avec Unsane, Prohibition, Yves Robert, Héliogabale…), et enfin deux faux inédits, “Cendre” et “Khalil”, construits à partir de thèmes déjà existants, rebaptisés ici selon le noms de personnages centraux de la trilogie

Seul petit bémol: dommage qu’aucun des remixes du vinyle “Product Topology” ne soit sur le tracklisting de “Phago[cité]“. Si vous faîtes partie des 500 heureux possesseurs d’une copie de ladite merveille, vous savez ce que perdent les autres. Encore qu’il est parfois des plaisirs égoïstes qu’on aime à garder pour soi..

En tout cas, on ne remerciera jamais assez Stéphane Beauverger et La Volte pour cette session de rattrapage de luxe. L’initiative est excellente, et l’objet final à la hauteur de son ambition. Près de sept ans après sa mise en stand-by officielle, Hint prouve qu’il a toujours une longueur d’avance sur les autres et démontre, si besoin était, que sa musique reste aussi pertinente et intemporelle qu’au premier jour. La bête est de retour. Espérons que la faim la tiendra éveillée le plus longtemps possible

Plus d’infos sur cet excellent projet ici

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Hint - “Portakabin Fever”

Portakabin Fever[Album]
06/05/2003
(Hombre / Ninja Tune/Pias)

Décidemment, avec Ninja Tune, on irait presque à croire que c’est Noël toute l’année. Après deux maxis plutôt annonciateurs, Hint sort son premier album et s’impose désormais comme un des artistes les plus intéressants du label. Rythmant sa carrière grâce à des influences aussi diverses que le hip hop, la drum n’bass, la soul, le funk ou même le post rock, Jonathan James n’a retenu que les bons côtés de son éducation musicale pour mettre au monde ce “Portakabin Fever”, prêt à mettre tout le monde à genoux

Les multiples facilités de Hint à manier basse, clavier, guitare et MPC auront permis à cet album de sonner de la manière la plus personnelle qui soit. Car l’instrumentation est véritablement le fil conducteur de ce long format qui, bien que constamment influencé par le hip hop en ce qui concerne les beats, possède de véritables joyaux de composition (”The Look Up”, “Quite Spectacular”) nés des prouesses de Hint à souvent faire simple pour toujours être efficace. Un titre comme “Actory”, qui ouvre l’album, illustre cela à merveille avec ses influences jazzies, et son sample faussement répétitif car toujours relancé par un break subtil. James, à la manière d’un mix idéal entre Bonobo (”Re:percussions) et Mr Scruff (”You Little Trooper”), joue également sur des ambiances diverses pour faire de son album la bande son de n’importe quelle situation grâce à un énorme travail de mixage mettant en avant divers éléments de sa musique, qu’ils soient rythmiques ou mélodiques. Chaque titre est jouissivement évolutif et empêche toute écoute superficielle. D’ailleurs, impossible de s’atteler à une telle tâche irrespectueuse tant il parvient à captiver notre attention en quelques secondes. Nous conseillerons une écoute particulièrement approfondie sur les deux derniers morceaux de cet opus, “Count Your Blessings” (au sample de piano superbement mélancolique) et “Air To Sky” (et sa guitare popisante), qui laissent l’auditeur sur une fin bien trop vite atteinte

La naïveté et l’incroyable sensibilité de Hint font de cet album une véritable perle du genre, le type de production que l’on espère découvrir à chaque fois que l’on pousse la porte de son disquaire. “Portakabin Fever” va véritablement faire sensation dés sa sortie et pourquoi pas figurer parmi les plus belles réussites downtempo de cette année. Vous l’aurez compris, passer à côté d’une telle oeuvre ne relèverait que d’un embargo…

S’il fallait n’en garder qu’un…

On a tous un disque qui, pour ce qu’il rappelle, représente, ou a déclenché, a marqué notre vie. A chaque artiste, groupe ou activiste croisé, la question est simple, la réponse beaucoup moins. Voilà une rubrique qui est appelée à s’enrichir au fil des rencontres…

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