High Tone surprend et fait mouche avec le récent “Wave Digger”. Dj Twelve, membre à part entière du combo lyonnais, se colle à l’interview à la veille de son premier album solo…
(France/Lyon)
Devant l’essor permanent des musiques électroniques, le dub touche la plupart de la population. En effet, ayant comme adeptes les férus de reggae, de drum n’ bass et de rock, la scène dub française s’étoffe, fait parler d’elle et s’impose comme une des plus crédibles du Vieux Continent. Après que Zenzile ou Improvisator Dub aient ouvert la voie, de jeunes formations comme High Tone ravivent le flambeau. Une musique conceptuelle et novatrice contre la monotonie…
High Tone surprend et fait mouche avec le récent “Wave Digger”. Dj Twelve, membre à part entière du combo lyonnais, se colle à l’interview à la veille de son premier album solo…
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11/04/2005
(Jarring Effects/Pias)
Depuis ses débuts, mais surtout suite à l’enchaînement de “Acid Dub Nucleik” et du live, les lyonnais de High Tone ont volontairement pris la tête du défilé dub français, branche électro. Après une rencontre discographique furtive avec les Improvisators Dub, sorte de retour aux sources, le combo était impatiemment attendu à l’annonce de la sortie de ce “Wave Digger”. Bien malin était celui qui pouvait prévoir comment cette galette pouvait sonner. La réponse fut tardive mais ponctuelle. Ce disque enfonce le clou et ravit. Pourtant que ponctuellement boostée (”Hangar 94/05″, “9 Bass Channels”), la musique de High Tone est à haute teneur en électronique. Disons que les lignes de basse lancinantes et mélodiques ont laissé la place à la froideur de beats efficaces, breakbeat, hip hop, indus ou dub. Au choix. Car ici tout y est mais sans jamais abîmer l’homogénéité du tout. High Tone ne cachait pas, aux détours de conversations journalistiques, ses attirances pour le hip hop electro. “Sushit” les laisse entrevoir, tout comme le cinématographique “Headline”, avant que les choses ne deviennent plus claires à l’écoute de “Larsen” et de son flow assuré par The Real Fake Mc. Il faudra donc attendre “Musical Bonzeye”, suivi de “Overtone” et “On The Roof”, pour se souvenir de ce qu’était le High Tone des débuts: calme, posé et entraînant. Mais la nouvelle sauce revient rapidement à la surface pour une fin passionnante et toute en intensité. “Spacedunk”, avec 2TT (ex clavier de Kaly), mais surtout le très long “Afraid Of Nothing” remettent une couche avant de nous laisser, comme con, devant notre platine devenue soudainement inactive. “Wave Digger” est incontestablement une réussite. Reste qu’il déconcerte autant qu’il embarque. Mais High Tone ne déçoit pas et affirme son rôle de leader d’une scène mise dans l’obligation d’innover. Top crédibilité.
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20/04/2004
(Jarring Effects/Pias)
Partager la scène peut aussi donner naissance à de beaux projets. La preuve avec “Highvisators”. Ca a duré quatre jours, ça devait donner que 4 titres mais l’osmose entre les deux groupes qui a facilité une productivité imprévue, en donnera finalement sept
Improvisators Dub et High Tone ont donc uni leur talent pour se faire rencontrer deux approches du dub. Et le résultat est là. Si cette union sonne de manière aussi inédite dans le paysage musical français, on reconnaît clairement les visions propres à chacune des deux formations. Ainsi, High Tone influence clairement des titres tels que “Early Dub” ou “Drongo Dub” tandis qu’Improvisators Dub en fait naturellement de même sur “Pusher Dub” ou “Dub Fever”. Les lyonnais arrosent la collaboration de leur goût pour le numérique et l’électronique alors que les bordelais restent fidèles à l’acoustique et leurs affinités avec le steppas anglais. Cette fusion, de presque deux générations, trouve alors son apogée sur les derniers “Keep On Fire” et “Dirty Eighty”. A noter que ces sept titres sont agrémentés de deux remixes exécutés par Knarf et Manutension des Improvisators
“Highvisators” n’est donc pas qu’un disque de dub français de plus. Il restera comme la preuve d’une solidarité et d’une amitié à toute épreuve entre les acteurs de la scène hexagonale. Sans pourtant être des plus originaux, ce mariage ponctuel séduit et pourrait bien donner des idées à d’autres. On ne peut que le souhaiter.
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07/10/2003
(Jarring Effects/Pias)
La sortie d’un album live d’un groupe de dub est elle vraiment nécessaire, le style n’étant pas celui se prêtant le mieux au jeu de la surprise et de l’improvisation..? Surtout lorsqu’on sait que, sur scène, High Tone est accompagné d’un dispositif vidéo qui pourrait lui ôter ses dernières pulsions de liberté. Mais le live n’est-il pas l’exercice le plus convaincant des lyonnais sachant que ce dernier les ramène tout juste de Chine? C’est sur ces quelques interrogations que les premières notes de cet album retentissent dans le bureau… Enregistré au printemps 2003, ce live est une sélection de onze titres issus des différents albums de la formation (”Low Tone”, “Opus Incertum”, “Bass Temperature”, “Acid Dub Nucleik”) auxquels s’ajoutent deux morceaux inédits (”112 Dub” et “Onew Dub”) et les revisites de “Dehli Katmandou” et “Enter The Dragon”
Doté d’un son parfait, “High Tone Live” retranscrit parfaitement les ambiances de leurs shows, allant de la quiétude à la transe et, à notre grande surprise, propose quelques améliorations qui donnent un intérêt certain à l’ensemble de l’oeuvre. Les samples, par exemple, redonnent un air de jeunesse à quelques titres vieillissants, le groupe laisse aussi le temps de poser le décor et fait monter le set en intensité au gré des influences abordées allant de la jungle au hip hop tout en ne se séparant jamais de sa solide base reggae dub ethnique. On entend un public comblé, sensible à la vibe propagée mais aussi à la volonté palpable du groupe à laisser des traces dans les esprits et les organismes. Les basses remuent les tripes et nous font tanguer, le rythme régule notre battement de coeur et samples et scratches, tels de malicieux diablotins, apparaissent régulièrement comme pour nous aider à rentrer dans l’ambiance. High Tone donne ainsi une belle leçon, prouve que le dub est aussi une musique de scène et qu’il peut sans problème s’échapper de la partition. “High Tone Live” fait donc office de nouvel album, de seconde version ou tout simplement de best of. En tous les cas, du fait de ses plus grands contrastes, de ses envolées distinctes (les lyonnais semblent même parfois ne pas être restés insensibles à des prestations live de Cosmik Connection) et de ses quelques nouveautés, cet album est une nouvelle fois la preuve que parfois, il ne faut pas se poser de questions…
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01/01/2002
(Jarring Effects/Pias)
Alors qu’High Tone est devenu avec Zenzile une des valeurs sûres de la scène dub française, autant dire qu’un nouvel album du combo lyonnais fait figure de séisme dans toute la scène musicale française
Car High Tone est devenu grand. Après un premier album très bien accueilli mais pas encore réellement mature, ce “Acid Dub Nucleik” met les choses à plat et nous conforte dans notre idée que le dub français est réellement en train d’évoluer et de s’imposer comme un style à part. Pas de reggae dub proprement dit, pas de dub façon anglaise bourré d’effets et aux beats redondants, mais bien un dub ambiant contrasté ou se mêlent influences hip hop (”UCF Ramble”), electro (”Do Be Dub Addict”) et reggae (”Spiral Snake”). “Bro Weather” en guise d’introduction annonce la couleur de cet opus avec ces caisses claires percutantes, ces lignes de basse massives et lancinantes et ces samples orientaux accompagnés de scratches délicatement placés. Si High Tone, par le biais de cet opus, renforce sa personnalité musicale, il semble également se rapprocher de groupes comme Ezekiel (comment ne pas s’en faire une référence?ndr) nottament avec ce “UCF Ramble” ultra efficace
Un album surprise ou chaque plage nous fait frissonner de bonheur, nous hypnotise et nous transforme en militant radical du parti dub. Prenez votre carte!
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01/01/2001
(Jarring Effects/Pias)
La scène dub française devient de plus en plus riche et variée. Zenzile ou Improvisator Dub avaient ouvert la voie, et des groupes comme High Tone ou Kaly l’empruntent à leur tour pour finalement presque s’imposer aux yeux du public. Après deux maxis et diverses participations à des compilations (Future Dub, Alternative Novo Dub, Dub Attack, Free Tibet ou French Dub Connexion) qui avaient lancé une rumeur plutôt positive à l’égard de ce groupe lyonnais, c’est bien dix titres hypnotiques que nous pouvons désormais nous glisser dans les tympans. Un dub qui a l’originalité de laisser une part de ses compositions à un DJ amenant une certaine influence hip hop (”DelhiIKatmandou”) ou même jungle (”Wicked Tune” ou “Dreadfull Bass”), et qui fait voyager l’auditeur par ses samples et orientations musicales culturellement variées. Le terme exact pour définir la musique d’High Tone est donc “Ethno-Dub”: en moins d’une heure, vous prenez le train autant pour Kingston que pour le Japon en passant par Delhi, le Moyen Orient (”Ohm”) ou New York. Bref, ça balance (”Mevlana In Dub”) ou ça repose (”Replay” qui aurait pu être un morceau de la BO du Grand Bleu…). Mais le groupe ne s’arrête pas qu’au son. Sur scène, on peut apprécier tout un travail visuel à base d’écran vidéo, de mixes vidéo et de jeux de lumière qui comblent le manque de parole par des images transmettant les opinions et messages du combo et qui prennent soin de l’auditeur en faisant en sorte d’être totalement synchros. High Tone fait partie de ces groupes qui annoncent la couleur dés le premier album. Après une claque sur la joue gauche, celle de droite attend son heure…
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Devant l’essor permanent des musiques électroniques, le dub touche la plupart de la population. En effet, ayant comme adeptes les férus de reggae, de drum n’ bass et de rock, la scène du b française s’étoffe, fait parler d’elle et s’impose comme une des plus crédibles du Vieux Continent. Après que Zenzile ou Improvisator Dub aient ouvert la voie, de jeunes formations comme High Tone ravivent le flambeau. Une musique conceptuelle et novatrice contre la monotonie…
On a tous un disque qui, pour ce qu’il rappelle, représente, ou a déclenché, a marqué notre vie. A chaque artiste, groupe ou activiste croisé, la question est simple, la réponse beaucoup moins. Voilà une rubrique qui est appelée à s’enrichir au fil des rencontres…