Her Space Holiday

Her Space Holiday

(USA)

(3 articles)

Her Space Holiday - “Her Space Holiday”

hsh180Album
(No More Good Ideas)
16/08/2011
Pop

Certains mettent un terme à leur discographie comme d’autres l’ont débuté: par un album éponyme. C’est donc avec “Her Space Holiday” que Marc Bianchi met un terme au projet qu’il aura défendu bec et ongles ces quinze dernières années, le faisant sans cesse évoluer au gré de ses envies comme de ses humeurs. Ainsi, tout en conservant toujours une approche très personnelle du songwritting, l’américain aura visité la pop dans ses moindres recoins

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Her Space Holiday - “XOXO, Panda And The New Kid Revival”

XOXO, Panda And The New Kid Revival[Album]
07/10/2008
(Wichita/ Coopérative Music/Pias)

Il est plutôt louable qu’un artiste décide un jour de se remettre en question, et de proposer toute autre chose que ce à quoi son public s’attend. Comme quelques-uns avant lui, RJD2 notamment, Her Space Holiday a décidé de laisser de côté les machines et la production électronique pour y préférer la guitare acoustique, et passer ainsi d’une electro pop d’envergure à une pop music toute aussi réjouissante. Même si “XOXO, Pand And The New Kid Revival”, son nouvel album toujours estampillé Mush, nécessite un certain temps d’adaptation pour celui qui ne sera pas d’abord passé par “Sleepy Tigers”, un récent maxi qui annonçait le vent nouveau

C’est donc celui de la liberté, artistique, qui souffle sur cette nouvelle livraison d’un Marc Bianchi (de son vrai nom) retourné à ses premiers amours. Entendez par là les cordes - guitares, banjo, mandoline, basse - qui se relaient tout au long de ce disque, tout en n’excluant pas le reste d’un backing band (rythmique, synthé…) capable de pondre un disque de pop digne de ce nom. Car, en bon compositeur qu’il a toujours été, il n’en oublie pas pour autant son pêché mignon: la rythmique, celle qui donne envie de taper des mains, et de balancer naïvement sa tête de gauche à droite. Illustrations dés l’entame “The New Kid Revival”, aussi entraînant que ses mélodies nous touchent, et sur les suivants “The Truth Hurts So This Should Be Painless”, “No More Good Ideas”, et “Sleepy Tigers” arborant tous trois de vieux airs de pop de saloon. Dans le même genre, mais moins ancrés dans le registre des sonorités américaines traditionnelles, “The Boy And The Girls” et le rafraîchissant “Two Tins Cans And a Length Of String” font aussi très bonne figure

Évidemment, un tel virage à 90 degrés, finalement préférable à une mièvre redite electro pop, ne pouvait aller sans faire un peu de poussière, celle qu’on balaiera d’un léger revers de la main tant elle comble le tracklisting via quelques titres sympathiques mais sans importance (”The Heartbreak Moment”, “The World Will Deem Us Dangerous”, “The Telescope”), quand ils ne sont pas totalement dispensables. Reste que Her Space Holiday transfère merveilleusement son sens aiguisé de la composition d’un univers à un autre, avec une facilité réconfortante. Car, à n’en pas douter, quelques-uns des titres de cet album n’ont pas fini d’accompagner d’heureux futurs moments de notre quotidien

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Her Space Holiday - “The Young Machines”

The Young Machines[Album]
01/11/2003
(Mush/Chronowax)

Autrefois sur Tigerstyle Records, Her Space Holiday débarque aujourd’hui sur Mush comme pour donner à la structure, habituellement connue pour ses sorties electro ou hip hop, une couleur electro pop inédite. Difficile à classer (on a longtemps hésité entre la catégorie rock et electro), le travail de Marc Bianchi étant souvent affilié à celui de formations telles que Arab Strap, Bob Mould ou Bright Eyes, et à une scène menée de mains de maîtres par The Notwist, c’est donc avec les groupes à guitares que, chez nous, Her Space Holiday figurera

“The Young Machines”, ce nouvel album, reste marqué par une sensibilité aisément palpable laissant des sentiments tels que l’amour, la perte, l’espoir, le désespoir ou l’optimisme réguler ce nouveau chapitre en dix actes. Parfois proche d’une berceuse (”The Young Machines”), et plus souvent avec l’approche d’un Markus Acher & Co, notamment grâce à sa voix de velours mélancolique (”Something To Do With My Hands”), Her Space Holiday parvient quand même sans mal à se créer son propre univers surtout lors des passages les plus gais (”Tech Romance”) et les mieux orchestrés (”Sleepy California”). Si ses compositions peuvent musicalement ressembler à quelque chose de déjà entendu (on pense parfois aussi à Fourtet), c’est surtout grâce à ses lignes de chant que Marc Bianchi fait mouche. En effet, ce sont elles qui, ici, semblent le mieux retranscrire les humeurs de leur géniteur. Ainsi, “The Young Machines” se compose de quelques bons titres mais on regrette que l’osmose entre chant et parties musicales ne soit vraiment flagrante que lors de l’ultime “From South Carolina”. C’est pour cela qu’à la fin de cet album se dégage une désagréable impression de s’être penché un poil trop tôt sur cet artiste néanmoins talentueux. Il y a fort à parier que le prochain long format sera une tuerie..

Ecoutez un extrait sur le site Mush