Grems
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(France)

(8 articles)

Klub Sandwich - “Les Valcheuzes”

klub180Album
(KSW)
27/06/2011
Deep hop

Inarrêtable, Grems l’est tellement qu’il est bien difficile de suivre le fil de ses péripéties. En solo, ou au gré des collaborations, cet artiste aussi polyvalent qu’imprévisible noircit sa discographie à la même vitesse qu’il débite son rap. La preuve, trois mois seulement après la sortie de “Pour Ma Paire de Jordan” (avec Entek et MIM), le revoilà en compagnie de Disiz La Peste pour Klub Sandwich, un nouveau projet auquel se sont ralliés Son Of Kick à la production, et Simbad aux platines.

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Grems, Entek & MIM - “USLA” (music video)

Grems, libre comme un livre-disque!

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Toujours aussi atypique, Grems est de ces artistes qui gagnent en popularité sans pour autant voir leurs ventes de disque s’emballer. Et pour cause, comme il l’est lui-même, ses albums avancent en marge d’un marché obstrué. “Broka Billy” en est une nouvelle preuve

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Grems - “Rencontre Avec Un Ballon” (music video)

Grems en 240 pages, ou rien…

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Grems , édite son premier livre chez Edition Populaire. Il y présente son travail de graphisme et d’illustration, et ses influences. De la peinture sur mur au dessin sur feuille, en passant par le vectoriel, Grems dévoile son univers très coloré dans un livre de 240 pages au design soigné.

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Grems - “Jtumilie” (music video)

Grems - “See Sex & Grems”

See Sex & Grems[Album]
20/12/2008
(Deephop Panel/Naive)

Touche à tout, jamais à la même place, Grems le provocateur les accumule, mais toujours avec succès. Graffeur, graphiste, rappeur, producteur selon les heures, le bordelais a toujours de quoi faire…à contre-pied. Car le bonhomme ne connaît pas la facilité, fuit les conventions, se complait dans l’inclassable. Quoi qu’il fasse. Son parcours et sa discographie longue comme le bras en attestent, que ce soit en groupe avec Hustla et Rouge à Lèvres, ou en solo avec “Air Max” (2006) et son successeur “See Sex & Grems”, nouvel album clôturant l’année 2008 du rap français sur un ton particulier mêlant humour, cynisme, ironie, et une touche éclectique forcément teintée house et brokenbeat

Entre de nombreux interludes souvent drôles (testez “Ma Moi Ou Je”), Grems étale son goût pour un hip hop qui mérite plus que jamais l’annotation electro, que ce soit par ces rythmiques house aux clichés chics qu’il aime arroser de vulgarités (”Cheese Burger (feat Detroit Grand Pubahs”), ou son approche expérimentale et minimale (”La Tombe”, “Aspect Chrome”, “Vie”) l’amenant parfois jusqu’à sonner trop linéaire et monotone (”Illuminati”). Cette impression est d’ailleurs récurrente, amplifiée qu’elle est par une ambiance générale plus sombre que par le passé, et par un flow haut débit (”Marcello”), reflet de tout ce que ce Mc a à dire, de sérieux ou de plus léger. Rien de fatal pour autant puisque Grems possède un goût prononcé pour les morceaux courts, ceux qui ne laissent pas le temps aux réticents de fuir sans être rattrapés par leur curiosité

Car, bien qu’il apprécie particulièrement se tirer lui-même quelques balles dans le pied, Grems lâche quelques titres de fière allure, souvent grâce à quelques featurings permettant de cadrer son imagination débordante. Ainsi, “MJC (feat Wildchild)” et “Dirty (feat Foreign Beggars)” intègrent les plus réussis. Tout comme “Hater”, énième parodie d’une certaine frange du hip hop parisien signée par le grand chauve, la house funky de “Paul Prebo Le Jarret”, ou “La Salsa Des Copains” aux couleurs brésiliennes façon Bois de Boulogne. Mais, au dessus du lot, “Sec Ma Gueule”, “Peace” et “Baltringue”, trois titres dans la lignée de l’album précédent, rappellent à quel point Grems est efficace quand il joue de demi-mesure, et qu’il saupoudre son registre d’un peu plus d’accessibilité

En 30 titres, le bordelais impose un peu plus le deepkho, ou le savant mélange du rap et de la house. Il ne manque pas non plus de se présenter comme une alternative à un electro hip hop qui semble avoir abattu toutes ses cartes. Quant au hip hop dit classique, ça fait un bail que Grems ne le voit même plus apparaître dans son rétroviseur..

Ecoutez un extrait ici.

Grems - “Air Max”

Air Max[Album]
31/10/2006
(Deep Hop/2 Good)

Trop souvent, le hip hop electro, celui débarrassé de toute résonance abstract (un terme qui ne veut plus dire grand chose, il faut l’avouer), se résume aux cliques parisiennes que l’on connaît. Ça va changer. Car pendant que les précités utilisent la musique électronique pour faire briller et introniser le rap dans les soirées et lieux qui n’en auraient pas voulu il y a encore une poignée d’années, d’autres l’utilisent avec beaucoup plus d’intégrité et de sincérité, la mêle à des textes aussi divertissants que francs et réalistes, pour un résultat qui dépasse toutes les attentes. C’est le cas de Grems, personnage décalé et imprévisible du hip hop français qui, après des apparitions avec Hustla et Rouge à Lèvre, revient avec un album solo qui ravira un public hip hop français condamné à l’ennui, ouvert à d’autres sonorités leur étant malheureusement devenues antipathiques par l’accaparation médiatique de ses représentants les plus en vue. L’enchaînement de “Pisse De Flûte”, constat sur le rap français d’aujourd’hui, avec “Pute à Frange”, dont la cible s’éclaircit soudainement quand on reconnaît une phase très inspirée par Cuizinier, en est la preuve la plus flagrante

Un bien triste constat, car il suffit de ne pas se cantonner à Trax et autres blogs à la mode pour découvrir des univers conjuguant avec brio l’originalité et l’intégrité. Comme pour illustrer cette frange du hip hop, Grems se voit qualifier de racaille numérique du nouveau millénaire. Des termes plutôt bien trouvés pour celui dont le flow nécessite un certain temps pour s’y familiariser avant de dévoiler toute sa complexité technique. Certes, certains y regretteront à raison des intonations un poil trop linéaires, mais bien vite rattrapées par des lyrics délicieusement incorrects, irrespectueux, provocateurs, s’attardant volontiers sur les nouveaux clowns de la société aux discours préfabriqués. Même si “Airmax” aurait mérité une production d’ensemble de meilleure qualité, il est assez abouti et ambitieux pour laisser éclater les quelques perles qu’il contient, qu’elles soient soul (”Le X Melo”), electro ou house (Tu Parles Pour Tchi”, “Pamizo”), un genre que, rappelons-le, affectionnent autant les breakeurs que les clubs

Du coup, beaucoup y trouveront aussi leurs hymnes. Parmi eux, on retiendra la version hallucinante de Dj Gero sur “Rakaille Numérik”, l’excellent “USIIR” aux featurings multiples (Le Jouage, Sept…), l’electro “Les Gothics” dont le titre suffit à saisir le thème principal, le foudroyant hymne aux sneakers “Air Max” produit par un Dj Troubl’ au meilleur de sa forme, l’electro-porn “Casse Ton Boule” produit par Grems lui-même, ou “Carte à Puce Remix”, house et groovy à souhait, revisite de l’original signé Rouge à Lèvre. Il n’en fallait pas plus à Grems pour s’imposer et nous rendre aussi imperméables à la pisse de flûte qu’à la pisse de pute..

Ecoutez un extrait iciA voirAirmax

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