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(France)
Album
(Pyromane)
25/01/2010
Rock noise
Jouer, composer, tourner, et saisir la balle au bond si jamais elle veut bien rebondir: la vie chez les Gâtechien n’est peut-être pas plus compliquée que ça. En effet, depuis 2002 qu’il existe, le duo aura suivi son petit bout de chemin sans véritable pression, entre centaines de concerts en France ou à l’étranger, et quelques longs maxis toujours tombés entre quelques paires d’oreilles averties. À force de déflagrations, le bassiste Laurent Paradot (ex Headcases) et l’intenable batteur Florian Belaud ont fini par faire de Gatechien un incontournable du paysage indie français, jusqu’à finalement provoquer un destin bien mérité: un vrai label, pour un vrai disque.
Album
(Yr Letter)
26/10/2009
Punk - hardcore - Indie rock
Le jeune label Yr Letter est plutôt du genre à préférer la qualité à la quantité. C’est en tous les cas ce qui ressort de son maigre catalogue qui, à chacune des sorties, n’a pas manqué de susciter l’intérêt. D’où l’enthousiasme qui s’est emparé de nous quand, il y a déjà quelques mois, il annonçait travailler sur un projet de tribute à cette scène alternative des années 90 qui a bercé l’adolescence de pas mal d’entre nous, quand elle ne nous a pas plus directement influencé. Lire la suite…
[Album]
15/04/2006
(Keben / Milkpack/Overcome)
Ah quoi bon se faire chier à être je ne sais pas combien, louer un camion, être obligé de prendre plusieurs piaules d’hôtel, et payer sa note au bar quand on est deux énergumènes comme ceux de Gatechien, et que l’on joue et boit comme quatre? Eux ce ne sont pas posés la question très longtemps. Une bagnole, un chauffeur, un co-pilote, la basse et la batterie dans le coffre, et on va jusqu’à plus soif faire sonner cette noise dans les moindres recoins de France et de Navarre, en s’arrêtant trois fois en studio, sans compter les pauses chiottes sur l’autoroute A10. Après “Deux”, précédent mini album déjà très convaincant, Gatechien sort ces jours-ci sont nouvel opus sobrement intitulé “Trois”, histoire de ne pas s’encombrer de fioritures. Chose que l’on retrouve dans sa musique. Ça tape fort et carré, en fumant une clope voire en se grattant les couilles, la rythmique est aussi solide que les lignes de basse sont riches (”G”, “H”, “I”) et jouées avec une dextérité toujours aussi déconcertante. D’ailleurs, les deux, qui rappellent toujours autant Shellac que Fugazi (”T”), n’auraient-ils pas mis de plus petits plats dans les grands en terme de production? “Trois” sonne plus travaillé, mieux produit, plus réfléchi, quitte parfois à perdre légèrement en efficacité et en spontanéité. Le chant semble lui aussi avoir été revu. Gatechien crie un poil moins, met en avant une dualité vocale plus affirmée (”A”, “C”), même si les TOC reviennent encore avec parcimonie au profit d’accalmies surprenantes et appréciables (”N”). G.A.T.E.C.H.I.E.N, huit lettres, neuf morceaux, et “Trois”, sorte de “Deux” amélioré, qui font deux acolytes doucement en train de donner un nouveau visage à la noise française
En écouteI
[Maxi]
01/01/2005
(Autoproduit/Musicast)
Gatechien, nom de groupe hérité de son village natal, est un phénomène à part sur la scène française. Rappelant Belly Button qui squattait ce créneau il y a une petite dizaine d’années en France, le duo s’adonne à un rock tendu, décalé et noisy à souhait dont l’influence principale n’est autre que le houblon. Ces deux poitevins (dont l’un officie au sein de Headcases) impressionnent par leur technique, leur dextérité et nous feraient presque ainsi oublier qu’ils ne sont que deux: le bassiste semble jouer pour trois, la rythmique est appuyée et ne laisse aucun doute sur l’enthousiasme et l’envie du duo. Si la recette peut revêtir un aspect assez inaccessible et conceptuel, le talent de ces deux joyeux alcooliques rend leur musique accrocheuse tout en étant intrigante, émouvante et parfois un peu tirée par les cheveux: on pense souvent à la brutalité d’un Shellac mêlé au groove d’un Fugazi. Mais la petite ligne mélodique qui va bien arrive toujours au bon moment, comme les envolées pulsionnelles dignes de musiciens habités par des TOC. Ce deuxième disque, ne comprenant malheureusement qu’une poignée de titres, transpire impeccablement la liberté que ces deux lascars accordent à leurs instruments respectifs. Au point qu’on finisse par se demander qui possède l’autre. Le résultat est là et fait de Gatechien une des plus belles découvertes de ces derniers temps en provenance de l’underground hexagonal. En attendant un véritable album sûrement synonyme de consécration, on reprendrait bien une p’tite poire histoire de finir la gueule dans le radiateur. Gatechien for life, Gatechien for ever..
Ecoutez un extrait sur le site du groupe