(3 articles)

MSL Jax - “Let’s Get Lost”

msl180Album
(Smalltones/Kicking/Furne)
12/2011
90’s rock

Cela faisait plusieurs mois qu’on n’avait plus entendu couler la source rock de Jarnac, savamment entretenue depuis des lustres par une poignée d’irréductibles et infatigables songwritters. Autant dire une éternité pour qui tente de suivre de près les pérégrinations de chacun d’eux. Heureusement, Jérôme Bossuyt vient casser ce pesant silence avec cette deuxième salve de MSL Jax, une de ses formations parmi d’autres qui lui permet de concrétiser la moindre de ses envies d’un rock tout droit hérité des années 90

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Pegazio - “Stagteckniek”

pega180Ep
(Kicking / Furne / Dog Days)
10/2010
Noisy rock

Comme à chaque fois qu’un groupe raccroche les guitares, on rumine regrets et sentiment de ne pas avoir su en profiter assez. C’est le cas avec Headcases qui n’a pourtant sorti que deux albums: assez pour être longtemps resté un des groupes incontournables de la scène française, mais aussi un des plus sous-estimés. Le combo légendaire de l’hyperactive Jarnac traine donc logiquement derrière lui une palanquée de nostalgiques qui vont enfin pouvoir sécher leurs larmes avec Pegazio

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MSL Jax - “Miss Shapenfingers & The Lumberjacks”

msl180Album
(Furne)
11/2009
Rock 90’s

Jarnac, à peine cinq mille habitants et une grosse poignée de groupes qui tournent et sortent des disques à chaque fois salués par la presse et le public. Une densité, voire un phénomène, qu’on ne retrouve peut être qu’à Brooklyn, et qui n’est dû qu’à un petit noyau de rockeurs talentueux qui interchangent leurs rôles au sein de Billy Gaz Station, Café Flesh, Gatechien, feu-Glasnot, et feu-Headcases. C’est en partie les mêmes qu’on retrouve encore au sein du nouveau venu MSL Jax, nouveau combo fondé par Miss Shapenfingers Lire la suite…

Cafe Flesh - “A Pig On The Dancefloor”

A Pig On The Dancefloor[Album]
01/11/2005
(Furne/Autoproduit)

Malgré une pochette peu attractive, mais avec ce putain de logo Noise Amphetamine Reptile Records au dos de son CD, Cafe Flesh ne pouvait pas nous passer sous le nez sans qu’on y jette une oreille. Le label américain, qui parraine ces frenchies et qu’on pleure depuis tant d’années, nous a fait passer de trop bons moments pour qu’il ne soit pas aujourd’hui signe de crédibilité. S’il n’officie plus désormais, il faut croire que ses membres ont encore l’oreille bien affûtée

Né des cendres de Alaska Raving Mad et de Toadstool en septembre 2003, c’est à Jarnac, en Charente, que Cafe Flesh a vu le jour “dans le but de séduire les filles, passer à la télé, et devenir le meilleur combo du monde”. Malgré une efficacité redoutable et un humour décapant, il faut malheureusement admettre que la partie n’est pas gagnée. Car Café Flesh n’a pas choisi le credo le plus facile. “A Pig On The Dancefloor” laisse exploser une douzaine de titres habités par une noise sauce rock n’roll héritée de Jesus Lizard, Cows, ou Unsane. Autant dire assez éloignée des formats qui brossent l’auditeur peu exigeant dans le sens du poil. Car cet album vous rentre dedans, ne laisse que très peu de répit lors de ces trois quarts d’heure des plus tendus. Un seul mot d’ordre: balancer le maximum de son, tous en même temps si possible. Mais ça marche: quelques mélodies font mouche, l’énergie débordante du groupe provoque de l’électricité statique, la déferlante sonore vous égratigne, le sax baryton contribue à cette ambiance apocalyptique, vous pleurez votre mère et, comble du comble, un Gatechien vient mettre son nez dans “Arizona” pour le couperet final. Pas étonnant finalement quand on connaît ces gaillards

Résignez vous alors à la fatalité, dites vous que vous êtes tout simplement tombés dans un nid de guêpes, et que vous succombez, une à une, aux régulières piqûres de rappel que sont les très bons “I’m So Excited”, “Better Sweat”, “It’s Time To Call Pamela”, et l’excellent “Plumber”. “A Pig On The Dancefloor” souligne donc une réelle vérité: celle qu’il faut fouiller bien loin pour trouver un groupe qui sort du lot. Avec ce premier album haute tension, à la production volontairement cradingue, Café Flesh affiche la couleur et nous fait oublier l’Amérique, l’autre pays de la noise sauvage. Dégustez..

A écouterJesus a Retrouvé Son Lizardbetter Sweat