(8 articles)

Three Trapped Tigers - “Noise Trade” (music video)

Three Trapped Tigers - “Route One Or Die”

three1801Album
(Modulor/Essential)
30/05/2011
Noise electro

Three Trapped Tigers, c’est un peu Aucan, Squarepusher et PVT, tous placés dans une centrifugeuse. Je vous vois venir: chercher des comparaisons lorsque l’on entend le premier album d’un groupe atypique, ça ressemble grossièrement à la solution de facilité. Mettez vous à ma place, et essayez plutôt de vous poser devant un clavier d’ordinateur pour parler d’un groupe qui vous a mis une bastos dans la tête lors d’un concert. Le live, c’est d’ailleurs bien le concept autour duquel gravite “Route One Or Die”

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Erland & The Carnival - “Nightingale”

erland180Album
(Full Time Hobby)
04/03/2011
Pop

Sorte de All-Star Band du pauvre, ce collectif signe l’aventure commune de Simon Tong (guitariste de The Good, The Bad & The Queen, Blur et des plus dispensables The Verve), de Paul Knock (batteur officiant au sein du Fireman de McCartney) et du méconnu chanteur et guitariste Erland Coope. Si le groupe est avant tout l’affaire de ce dernier, “Nightingale” masque mal l’influence latente de Damon Albarn, mécène logistique et spirituel, et fleure bon l’Angleterre Victorienne déjà narrée au sein de l’album éponyme de The Good… sans toutefois atteindre son brio, ni même son ambition.

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Fujiya & Miyagi - “Ventriloquizzing”

fuji180Album
(Full Time Hobby)
17/01/2011
Krautpop

Devinette. Quel groupe electro - à chaque nouvel album - installe systématiquement la moue sur le visage de son public, pour finalement toujours laisser l’impression de gagner en goût et d’ajouter une corde à son arc? Levez les yeux vers le sud-est de l’Angleterre, vers Brighton, terre natale des Fujiya & Miyagi qui, avec ce quatrième album, changent légèrement la donne de “Lightbulbs“, leur précédent opus sorti en 2008.

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Interview - Tunng, un point c’est tout!

Interview - Tunng, un point c’est tout!

Rien à faire, les Tunng ne se débarrasseront jamais de l’étiquette folktronica qui leur colle à la peau. C’est d’ailleurs comme ça qu’on les a reconnus et suivis dans la loge du Grand Mix de Tourcoing pour un entretien avec le grand Mike et la petite Becky. Une interview détendue, juste avant un concert qui remplit à ras bord la salle d’humour, d’énergie positive, de danse, de sourires, de convivialité, de folk et d’électronica?.

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White Denim - “Fits”

white180Album
(Full Time Hobby)
21/06/2009

Bien que compilation de maxis, agrémentée de quelques inédits et à la production laissant parfois à désirer, “Workout Holiday”, premier disque de White Denim sorti il y a tout juste un an, fut cité par de nombreux médias, comme par les fins limiers du rock, comme une des meilleures références de l’année 2008. Après un tel début en fanfare, le groupe avait donc une certaine pression sur les épaules au moment de s’atteler à “Fits”, une deuxième salve forcément très attendue. Lire la suite…

White Denim - “Workout Holiday”

Workout Holiday[Album]
30/06/2008
(Full Time Hobby/Pias)

Tout droit venu du Texas, White Denim est de ces groupes qui forment et consolident la génération montante du rock. Formé en 2006, le trio sort son premier maxi un an plus tard, laisse découvrir pour l’occasion un blues rock psyché fort en goût qu’on retrouvera dans la lancée sur un deuxième disque uniquement disponible sur ses concerts. Du moins jusqu’à ce que le tout jeune label RCRD LBL ne mette le grappin dessus, et lui fasse réenregistrer quelques morceaux en vue d’un nouvel Ep. White Denim, fort de quelques récompenses et passages remarqués dans des festivals influents, se sent alors pousser des ailes et accepte la proposition du label Full Time Hobby (The Hold Steady, Malcolm Middleton, Tunng) pour squatter aussi les bacs des disquaires européens. La machine est lancée

Les éternels fouineurs, pour qui White Denim n’est plus un secret depuis longtemps, afficheront donc un sourire en coin quand on viendra à parler de ce “Workout Holiday” au sein duquel on retrouve l’intégralité des premiers maxis. Au mieux, ils se pencheront dessus pour la poignée d’inédits rajoutée pour l’occasion. Les autres partageront alors leur enthousiasme, et incluront ce groupe texan parmi leurs plus belles découvertes de ces derniers mois. Car le trio sait y faire, bien assis qu’il est sur l’expérience antérieure de ses membres au sein de groupes punk, en se permettant moults libertés et écarts dans lesquels il trouve incontestablement toute son originalité. Ainsi, new wave, country, prog, pop, et pointes electro discrètes, tissent cette toile qui n’attend plus que ses proies

Car “Workout Holiday” n’est pas à court d’argument. D’une parce que sa production sans fioriture, brute et spontanée comme si ce disque était repiqué d’une cassette, fait mouche quand elle refroidit le plus souvent chez d’autres. De deux parce qu’il contient une palanquée de titres dignes du plus grand intérêt, parmi lesquels “Let’s Talk About It” et “Darkside Computer Mouth” bien armés de leurs relents vieux punk façon The Stooges, le plus pop “Sitting”, les sublimes “Heart From All Of Us” et “All You Really Have To Do”, ou le post punk tendance de “Don’t Look That Way At It”. Mais ce sont les larges plages instrumentales qui viennent enfoncer le clou et faire disparaître tous doutes quant à la qualité musicale de ce disque. Confirmation sur “Mess Your Hair Up” et “WDA” qui parviennent sans mal à se passer de vocalises..

D’une simplicité apparente mais bourré de structures complexes, ce premier long format de White Denim, enregistré dans une remorque en métal dans les bois environnant Austin, parvient donc admirablement à refléter la personnalité de ses géniteurs, aussi humbles qu’inspirés et excentriques. On entend ici du MC5, du Devo, du Blues Explosion, et du Sonics, tous ces groupes dont on retrouvera certainement encore des traces sur le premier véritable album studio des texans, déjà enregistré et prévu cet été, qui devrait faire office de confirmation attendue

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Malcolm Middleton - “Sleight Of Heart”

Sleight Of Heart[Album]
03/03/2008
(Full Time Hobby/Pias)

Moitié du duo Arab Strap qu’il formait avec Aidan Moffat, Malcolm Middleton poursuit son aventure solo, arrivée aujourd’hui à une quatrième étape confirmant une évolution entamée tout au long de ses trois précédents disques. En effet, c’est plutôt tête basse qu’il avançait en 2002 avec “5:14 Fluoxytine Seagull Alcohol John Nicotine”, un premier album triste et sombre, avant de progressivement la relever sur les plus énergiques et extravertis “Into The Woods” en 2005, et “A Brighter Beat” en 2007, ou les mélodies étaient déjà le cheval de bataille du britannique. Fort d’une régularité constamment démontrée par le passé, Malcolm Middleton ne pouvait déroger à cette règle essentielle et si rare sans décevoir un public qu’il amasse depuis le périple Arab Strap

Que celui-ci se rassure, “Sleight Of Heart” poursuit sur cette lancée, telle une traînée de poudre de ses prédécesseurs. A tel point que, sûrement soucieux de ne pas se répéter, il finit par accoucher d’une dizaine de titres folk rendus presque trop lisses par de riches arrangements, des mélodies aux antipodes des ambiances plombantes qui étaient les siennes à ses débuts (”Week Off”) et dont on retrouve encore avec bonheur quelques substances ici ou là (”Total Belief”, “Follow Robin Down”, “Stay”, tous hérités des années 70). “Sleight Of Heart” n’est cependant pas exempt de belles ballades (”Just Like Anything”, “Hey You”) qui parviendront à faire oublier quelques instants ce qu’on appellera paradoxalement un excès de progression, illustré notamment par un “Marguerita Red” rythmé (reprise de King Creosote), ou d’autres facilités dans lesquelles il aurait pu ne pas tomber (le long “Love Comes In Waves”)

S’il ne contentera pas tout le monde, notamment parce qu’il peine à se démarquer des autres wagons blindés d’artistes du même registre, “Sleight Of Heart” souligne un positivisme qu’il est toujours bon d’entendre, tout comme le travail d’un artiste bien appliqué. Reste qu’on pourra toujours lui reprocher de ne pas plus tenter de s’écarter d’un chemin déjà bien déblayé. Middleton ne changera donc pas ainsi la face de la pop, mais trouvera aisément sa place chez ses fans les plus endurcis. Quant aux autres, rien n’est moins sûr..

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The Lucky Nine - “True Crown Foundation Songs”

True Crown Foundation Songs[Album]
26/09/2005
(Full Time Hobby/Pias)

L’Angleterre a toujours été un vivier rock international reconnu. Avec la sortie du premier album de The Lucky Nine, les choses ne risquent pas de changer. Car on a là un simili all star band composé de Colin Doral (chanteur de Hundred Reasons”), Richie Mills (batteur de Sunna, Cable), Ben Doyle (guitariste de Above All), Justin Rowe (bassiste de Iodine), et Daniel Carter, mentor du groupe lui ayant apporté autant le fond que la forme. Vous l’aurez compris, The Lucky Nine ne fait pas de la musique d’enfants de choeur, mais a justement plutôt de quoi faire avaler leurs langues aux petits chanteurs à la croix de bois

Si musicalement, le combo anglais cite autant Refused que Quicksand, Deftones, ou Tool parmi ses influences, “True Crown Foundation Songs” ne penche jamais d’un côté ou de l’autre, et prouve que The Lucky Nine est plutôt bien digéré, bien dans ses baskets sans pour autant jouer d’originalité. Car cette recette est mille fois entendue. Encore faut il bien l’appliquer. Et c’est le cas ici (”Vessel & Vine”, “The Program”, “Lone Pine Mall”, “Hibernate”). Sans concession, le groupe l’est, aligne les riffs crossover ponctuant une rythmique lourde et indéstructible, laissant de temps à autres quelques mélodies s’échapper, surtout grâce au chant de Colin Doran, évidemment très proche du registre Hundred Reasons car on ne change pas un bonhomme comme ca, d’un coup de baguette magique

Mais The Lucky Nine va bien au delà. Ses ambitions ne sont pas de devenir le nouveau groupe à la mode des kids aux âmes rebelles. Ici, tout est dans le fond et repousse le statut de groupe, ou même de side project au second rang. On pourrait même parler d’un concept ou d’une mission ardemment défendue par le guitariste Daniel Carter. “La société comme je la vois fait entrer en collision ses propres morales. C’est sûrement une étape transitoire par laquelle nous devons passer pour obtenir de meilleures choses ou au pire, notre perte…“. Vous comprendrez donc que derrière son rock dévastateur se cache une certaine recherche philosophique et une frustration de voir le monde dans lequel nous vivons ignorer ses propres procédés. Tout un programme.

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