(UK)
Derrière des prestations live enjouées de Fujiya & Miyagi se cache David Best, leader timide qui nous parle de son dernier album “Ventriloquizzing” avec la même ferveur que de Serge Gainsbourg, un héros national avec qui il partage onomatopées, arrangements funky et chuchotements monochordes, construisant au fil des albums un mélange chaud-froid propre au groupe.
Album
(Full Time Hobby)
17/01/2011
Krautpop
Devinette. Quel groupe electro - à chaque nouvel album - installe systématiquement la moue sur le visage de son public, pour finalement toujours laisser l’impression de gagner en goût et d’ajouter une corde à son arc? Levez les yeux vers le sud-est de l’Angleterre, vers Brighton, terre natale des Fujiya & Miyagi qui, avec ce quatrième album, changent légèrement la donne de “Lightbulbs“, leur précédent opus sorti en 2008.
[Album]
01/09/2008
(Gronland/Pias)
Depuis 2006 qu’est sorti “Transparent Things“, compilation de maxis précédemment parus et comprenant notamment le tube “Collarbone”, la renommée de Fujiya & Miyagi a bien changé, au point de s’échapper de l’ombre trop pesante des LCD Soundsystem et !!! (Chk Chk Chk), alors sur toutes les bouches et dans toutes les oreilles. Médias et mélomanes de divers horizons ne sont donc pas restés insensibles à ce savoureux mélange d’electro, de soul, de pop, et de krautrock, qui n’hésitait pas à rameuter sous un même toit les Serge Gainsbourg, Kraftwerk, MF Doom, et Aphex Twin. Tous attendaient donc avec impatience une nouvelle rasade censée confirmer cette révélation inattendue. C’est à “Lightbulbs” que revient cette tâche difficile, ce troisième album qui accueille Lee Adams à bras grands ouverts, batteur de son état qui ne manque pas d’apporter chaleur et convivialité à une musique qui pouvait autrefois souffrir de la froideur caractéristique de la boite à rythme (preuve en est sur “Pterodactyls” et “Dishwasher”). Du coup, le quatuor se voit pousser des ailes, s’engouffre dans un groove tendu du plus bel effet sur le “Knickerbocker” d’ouverture, l’italo disco de “Sore Thumb” et le final “Hundreds And Thousands”, puis décline la recette efficace de “Collarbone” sur l’excellent “Uh”, ou offre quelques titres plus calmes, plus ou moins réussis aussi, parmi lesquels la magnifique ballade un peu guimauve qu’est “Lighbulbs”. Et quel que soit l’option choisie, l’imperturbable David Best y appose son chant délicatement soupiré, aux lyrics choisies plus volontiers pour leur consonance que leur signification (”Pickpocket”, “Pussyfooting”), ajoutant ainsi encore un peu plus de musicalité au line up. Non content de confirmer l’impact de “Transparent Things”, Fujiya & Miyagi, avec une telle maîtrise de son sujet, élève encore un peu plus le niveau. C’est donc en toute logique, et finalement sans véritable surprise, que “Lightbulbs” s’ajoute à la liste des indispensables de cette rentrée electro
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[Album]
19/03/2007
(Gronland/Differ Ant)
C’est au début de ce siècle que Steve Lewis et David Best fondent le groupe Fujiya & Miyagi pour, peu de temps après, sortir leur premier album “Electro Karaoke”. Depuis, le combo a subi pas mal de changements de line up, puisque deux autres musiciens se sont ajoutés aux “pères fondateurs” pour finalement revenir à la forme de trio avec Matthew Hainsby, avant que quelques sorties vinyle ne suivent. Ce sont celles-ci qui se voient aujourd’hui retravaillées et compilées sur ce “Transparent Things”, le tout agrémenté de trois inédits. Jusqu’alors très peu connu, le trio bénéficie enfin de toute l’attention qu’il mérite, sa musique électro-pop-kraut (digne héritière des Can, Happy Mondays, Brian Eno, Alabama 3, Kraftwerk et Talking Heads) comptant déjà Tiga, Andrew Weatherall (Two Lone Swordsmen), Chicken Lips, Damo Suzuki ou James Murphy parmi ses plus fidèles adeptes. Pas étonnant, puisqu’on navigue ici sur des eaux assez proches de celles de LCD Soundsystem (”Photocopier”) ou Chk Chk Chk (l’excellent “Collarbone”), tout en assumant clairement l’étiquette electro pop, celle qui vous fait doucement dandiner par ses rythmiques aguicheuses et sa voix langoureuse, à l’opposé pourtant de toutes les mièvreries pour gosses de riches (”Transparent Things”). Car Fujiya & Miyagi, à l’instar de The Notwist (”Ankle Injuries”), n’est pas aussi précieux qu’il en a l’air sur le papier, mais bien une véritable usine à jolies mélodies, aux instrumentations riches, souples, funkies et groovies (”In One Ear & Out The Other”). Un album magique qui ne demande qu’à sortir de l’ombre. A bon entendeur..
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