Fog
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(USA)

(5 articles)

Fog - “Ditherer”

Ditherer[Album]
20/08/2007
(Lex/Differ Ant)

C’était déjà confirmé par “10th Avenue Freakout“: Fog est en perpétuel renouvellement. Andrew Broder, celui qu’on a connu seulement accompagné d’une guitare et d’une platine qu’il mélangeait pour aboutir à une musique très personnelle, est désormais entouré de musiciens et avance, en groupe, vers une pop pointue et intéressante. À la sortie du maxi “Loss Leader” et suite à quelques apparitions scéniques, on sentait que ce frêle guitariste/chanteur était capable de beaucoup de belles choses à venir. Avec “Ditherer”, son nouvel et quatrième opus, le trio Fog passe un nouveau cap, celui d’un groupe qui, non content d’avoir trouvé sa voie, la laisse également entendre.

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Fog - “Loss Leader”

Loss Leader[Maxi]
31/05/2006
(Lex/Differ Ant)

Depuis son premier album qui mêlait plus ou moins turntablism et guitare, Andrew Broder aka Fog a fait un joli bonhomme de chemin au point de s’être forgé une personnalité musicale bien affirmée. Sur ce “Loss Leader”, maxi comprenant cinq titres, il illustre cette impression en épurant sa musique de cette approche complexe qui était la sienne sur “10th Avenue South”, son précédent Lp. Le lent “The Us Beneath”, qui ouvre ce disque, enfonce le clou avec ses notes de guitare à répétition, son ambiance mélancolique, ce chant juste et bien amené, donnant tous une impression de titre conventionnel jusqu’à ce que quelques cuivres (saxophones pour être précis), joués naïvement, ne s’imposent progressivement. Histoire de ne pas faire comme tout le monde, mais surtout de le faire bien. Mais c’est surtout sur les deux parties de “Inflatable Ape” que Border étale son originalité, mêlant plus ouvertement pop, electro, et expérimentations plus (”part 2″) ou moins légères (”part 1″). Belle surprise aussi qu’est cette apparition de Markus Acher (Notwist, 13&God) sur “10th Avenue South Pt2″, dont la voix possède toujours autant ce pouvoir de rendre un morceau assurément touchant et réussi. Fog creuse donc peu à peu le trou de sa renommée, et ne possède pas encore assez d’ampoules qui puissent l’empêcher de piocher. On n’a donc pas fini de le découvrir…

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Fog - “10th Avenue Freakout”

10th Avenue Freakout[Album]
25/04/2005
(Lex/Pias)

On en aura mis du temps à trouver les mots pour aborder ce nouvel album de Fog, personnage énigmatique qui aime se fondre dans le décor commun d’Anticon et Ninja Tune. Tel un rockeur débutant aux platines, il a pondu deux albums qui, loin de confirmer ces dires, ont plutôt fait découvrir au public hip hop qu’un poppy pouvait vraiment lui présenter une nouvelle approche de sa musique. Mais Andrew Bowder pouvait difficilement se replonger dans un exercice similaire au risque de se répéter. Pas le genre de la maison. Non, comme on a pu le voir sur scène récemment en ouverture de Subtle, l’anglais s’est entouré de quelques musiciens pour revenir dans un schéma musical plus “conventionnel”, rappelant parfois Radiohead. Mais là encore, le talent du bonhomme réside sûrement dans cette habitude de nous prendre à contre pied. Alors qu’il opte souvent pour la complexité, il fallait s’attendre à ce que nous décrochions de temps en temps. Car c’est bien de cela que ce “10th Avenue Freakout” souffre. Et nous aussi, car on a clairement conscience de naviguer sur une eau pleine de richesse, tout en ne parvenant même pas à en être éclaboussé. On survole donc ce nouvel album qui ne donne que peu d’opportunité, deux ou trois pour être précis, d’en tomber dingue. Bizarrement, il s’avère au final aussi indispensable qu’accessoire… Mais ravira sûrement les accrocs de folk et d’expérimentations…

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Fog - “Ether Teeth”

Ether Teeth[Album]
14/04/2003
(Ninja Tune/Pias)

Le Monsieur Noisy, introduit chez Ninja Tune grâce à ses collaborations avec un certain Dose One, revient au galop pour un deuxième opus toujours aussi inégalable. La personnalité loufoque du bonhomme se veut une nouvelle fois palpable sur cet album placé sous le signe de l’espoir et présenté comme une symphonie urbaine vaudevillesque axée sur la guerre, la jalousie, le mystère et l’amour. Voilà de quoi attirer l’attention d’un public toujours avide de belles surprises qui ne restera sans doute pas indifférent à ce subtil mais dangereux mélange de hip hop, de turntablism et d’indie rock

Si “Ether Teeth” doit marquer une certaine évolution par rapport à son prédécesseur, c’est bien celle soulignant une personnalité plus marquée au niveau du son et l’accentuation d’une approche artistique caractéristique. Car Fog est sans conteste un alien au pays Ninja Tune. Plus proche d’un Clouddead que d’un Amon Tobin, il utilise, comme seul élément hip hop, sa platine (venant de temps à autres poser quelques mélodies biscornues et constamment rythmer les morceaux) sur des lignes de guitares acoustiques ou de piano propres à une certaine scène squattée par des formations telles que Low (la participation du producteur de cet album sur la toute récente production de ce dernier n’étant finalement pas un hasard…). La musique de Fog est également fortement marquée par une naïveté omniprésente illustrée par des scratches qui, en apparence, pourraient être l’oeuvre d’un débutant en la matière. Sauf que… C’est bien là tout le charme de Fog: une musique apparemment bâclée mais finalement évidemment complexe qui se complait dans une ambiance triste et mélancolique relayée au second plan par des textes pleins d’humour et sources d’imagination

Pour mieux comprendre la direction de cet album, imaginez juste une collaboration entre Bonnie Prince Billy et Kid Koala supervisée par les occupants du foyer Anticon. Un tel résultat ne pouvait que s’apparenter à un curieux indie rock mis au monde par un obnubilé des platines. Fog utilise cet instrument comme personne et mérite que cette ingéniosité soit soulignée par le plus grand nombre. Même si ce “Ether Teeth” ne bénéficie pas de l’effet de surprise du précédent et qu’il est, peut être de ce fait, un peu moins convaincant.

Fog - “s/t 19″

s/t[Album]
01/01/2002
(Ninja Tune/Pias)

Andrew Bowder, alias Fog, évoluait au sein d’un groupe de post rock avant de s’adonner au deejaying, de rencontrer Dose One qui le présentera au team Ninja Tune. C’est ce label qui le met donc dorénavant en avant, et propose cet album déjanté mais foutrement original. Pas réellement de hip hop (bien que les beats s’en rapprochent souvent) mais plutôt une sorte de pop acoustique électro ou les scratchent ont la part belle et apportent même parfois le côté mélodieux de certains morceaux. Le chant est quasi absent malgré les participations de MF Doom et Dose One que nous ne sommes pas étonnés de voir ici tant Fog évolue dans un univers décalé, faussement naif. Les amoureux de Clouddead trouveront en cet album un artiste du même genre mais en plus rock

Ecoutez un extrait sur le site Ninja Tune

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