Finch

Finch

(USA/Californie)

(6 articles)

Finch - “Self Titled Ep”

Self Titled Ep[Maxi]
22/07/2008
(Mantonio Enterprises/Import)

Il y a quatre ans, Finch annonçait un hiatus indéterminé alors que le mouvement “émo” (selon MTV) se médiatisait aussi vite qu’il se dénaturait, à grands coups de My Chemical Romance & Co. Alors, Nate Barcalow et sa bande pouvaient amplement prétendre à un statut de locomotive du genre. Le destin en décida autrement: les moins bons auront fini de piller ce qu’il restait d’authentique, pendant que les Californiens, dans l’ombre, continuaient d’espérer un éventuel retour

L’attente ne fut pas vaine. En 2008, alors que les coqueluches des chaînes musicales se sont décrédibilisées ou, au pire, ont pris la poudre d’escampette, Finch fait son retour avec un maxi uniquement disponible au téléchargement légal, sans avoir à assumer ce qui restera peut être comme les années rock les plus pauvres de ce début de siècle. Seulement, de l’eau a depuis coulé sous les ponts, et Finch ne marque aucune véritable évolution depuis qu’il a décidé de s’interrompre un temps. Comme si ces quatre titres avaient finalement passé six ans bien calés au fond d’un congélateur, la recette est la même que celle largement déployée sur l’excellent “What It Is To Burn” sorti en 2002. A tel point que, sans rien apporter de nouveau, il se pourrait que le combo ait lâché là les meilleurs titres de sa discographie: “Daylight” et “From Hell” tiennent la comparaison en alternant hurlements et mélodies sur un terrain miné d’accords de guitare qui vous aplatissent comme une crêpe, “Famine Or Disease” en fait de même en lorgnant plus sensiblement vers le hardcore. Pour finir, Finch prouve son inspiration retrouvée via les sept minutes de “Chinese Organ Thieves” qui compile tous les éléments ayant toujours fait la force du groupe

Une force indéniable qui lui permet, après quelques années d’absence, de retrouver son niveau d’antan. Ce qui n’est pas sans rassurer à la vue d’une scène qui se sera peu à peu effondrée sans lui. Reste maintenant à marquer une réelle évolution sur un prochain album dont on attendra forcément plus qu’une remise à l’heure

Ecoutez un extrait ici.

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Finch - “Say Hello To Sunshine”

Say Hello To Sunshine[Album]
06/06/2005
(Geffen/Universal)

Cela fait plus de deux ans maintenant que Finch est apparu comme une révélation avec son premier album “What It Is To Burn”. Le groupe ne se doutait pas alors de faire figure de fer de lance d’une scène “nu rock” dont la médiatisation n’ira qu’en grandissant. Aujourd’hui, des formations de la trempe de My Chemical Romance, il faut le dire bien peu enthousiasmantes, ont repris le flambeau mais ont également très vite vulgarisé ce créneau. Ce sont peut être toutes ces raisons, le changement de batteur en prime, qui ont amené Finch à une certaine remise en question. “Say Hello To Sunshine”, dont l’accouchement a parait il été difficile, n’est clairement pas la suite logique que beaucoup, nous aussi, attendaient. C’est même un peu déroutés, que nous avons découvert ce deuxième essai. Ici, Finch varie les plaisirs quand la recette était souvent la même sur son prédécesseur. Les influences pleuvent et le tout s’est légèrement compliqué. Le groupe apparaît plus mature, plus technique aussi, sans pour autant nous assommer de démonstrations indigestes. Sur ce “Say Hello To Sunshine” pourtant bien sombre, les tubes (”Insomniatic Meat”, “Brother Bleed Brother”, “A Piece Of Mind”) côtoient sans mal les performances voisines (”The Casket Of Roderic Usher”, “Dreams Of Psilocybin”), et peu resteront pourtant sur le carreau (”Hopeless Host”, “Reduced To Teeth”, “Ravenous”). Il sera donc difficile de digérer tout cela sans mal durant les premières écoutes. Car, comme un bon vin, c’est avec le temps que cette quinzaine de titres se révèle. Et même si en bons fainéants on aurait aimé avoir moins d’efforts à fournir pour prendre notre pied, force est d’avouer que le quintet a resserré sa cible pour s’éloigner un peu de l’autoroute commerciale bien encombrée, et en ressort plus intéressant. Sur ce coup là, Finch a fait le malin. Et s’en sort bien.

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Interview : Finch (03-2003)

Interview : Finch (03-2003)

La première venue en France de Finch était une belle aubaine de rencontrer le groupe. C’est la veille de leur concert parisien, à leur hôtel, que nous avons échangé quelques mots avec Alex Pappas, batteur, encore enfumé de son passage à Amsterdam…

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Zoom : Finch

Zoom : Finch

Finch est la sensation rock du moment aux Etats Unis comme en Europe. Ils étaient à la Boule Noire (Paris) le 13 mars 2003 pour leur premier concert en France…

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Finch - “What It Is To Burn”

What It Is To Burn[Album]
27/01/2003
(Drive Thru/Universal)

Quand Drive Thru a enfin accepté de laisser une chance à ce groupe en venant les voir jouer dans une pièce louée pour l’occasion, ils n’ont pu repartir bredouille tant la prestation du combo les a littéralement mis à genoux. Il a suffi donc de peu de choses pour qu’aucun de nous n’entendent jamais parler de Finch, véritable révélation rock de cette année 2002. Evoluant dans les eaux de formations accomplies telles que les Deftones, Jimmy Eat World ou Rival Schools, les californiens s’affichent au monde entier comme la formation la plus représentative ce que l’on appelle aujourd’hui hâtivement post hardcore. Puisant ses influences dans le hard rock, la pop, le punk et le rock, Finch est sans nul doute le groupe qui parvient le mieux à remplir le spectre musical du genre

Marquée par de gros murs de guitares dévastatrices, de rythmiques lourdes et variées à vous couper le souffle et d’un chant capable de s’adapter à tous les genres suscités, la musique de Finch n’a pas fini de vous faire hocher la tête. Si l’on pense à Deftones dans l’approche de “New Beginnings”, le chant apporte une variante pop prouvant l’étonnante capacité du groupe à allier la puissance des instruments avec la douceur des mélodies vocales dont les choeurs parfois hurlés se plaisent à rappeler régulièrement que le groupe ne se destine pas seulement au stéréotype de l’émo rockeur. Heureusement pour ce dernier, de véritables perles telles que “Letters To You”, “Post Script”, “Stay With Me” ou “Without You Here” lui permettront de ne pas se sentir trop exclu. Pour contre balancer ce côté très mélodique, Finch ne se gêne pas une seconde pour accoucher de morceaux ravageurs aux riffs percutants tels que “Grey Matter”, “Perfection Through Silence”, ou “Awake” qui feront trembler les murs de votre maison. Pire encore, Finch vous détruira quelques capacités auditives sur un terroriste “Project Mayhem” avant qu’un peu plus tard, ils ne s’attardent durant les treize minutes de “Ender” finissant en expérimentation et sonnant comme un court répit avant la déferlante finale de “What It Is To Burn” réunissant tous les atouts de cette jeune formation au devenir certain

Finch parvient durant tout cet album à ne jamais lasser tant nous sommes soufflés par tant de maîtrise et tant d’inspiration pour ce qui n’est qu’un premier album. Tous très jeunes, ces musiciens semblent être les nouveaux génies d’une scène rock prenant la relève d’une bien pauvre période néo métal. Apportant suffisamment de personnalité, d’influences et de spontanéité pour ne pas y être assimilé, ces jeunes gens prennent le droit chemin de précurseurs d’une nouvelle ère rock qui leur tend les bras. Vous n’avez pas fini d’entendre parler de Finch, alors pour une fois, passez outre l’appui marketing qui l’entoure et laissez seules vos oreilles juger cette musique. Vous verrez qu’enfin, abstraction peut rimer avec satisfaction et jouissance

Ecoutez un extrait sur le site Drive Thru

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Finch - “Falling Into Place”

Falling Into Place[Maxi]
09/10/2001
(Drive Thru/Import)

Voilà ce qui a été la première sortie discographique officielle de la nouvelle révélation Finch en passe d’envahir la France et l’Europe. Un premier maxi ne contenant que quatre titres mais qui s’avère on ne peut plus représentatif du potentiel du combo californien

“Perfection Through Silence” annonce directement la couleur avec sa tornade de saturation appuyée par une rythmique lourde et fournie sur laquelle un chant superbement dosé se couche, se jouant des nombreux contrastes pouvant se dégager de cette composition. “Letters To You” nous fait ensuite découvrir le penchant pop que peut avoir Finch dans ses moments les plus doux. Une rythmique simple mais efficace sur des guitares empruntant des influences assez classiques au genre post hardcore. Mais la tempête prend l’allure d’un boomerang et nous revient en pleine face avec un “Waiting” dans une même veine mais ayant gagné en intensité le temps d’un aller-retour. L’instrumentation est lourde et le chant arrondit les angles pour ne pas laisser le groupe s’enfoncer dans les méandres d’un métal qui pourrait rappeler trop distinctivement un certain groupe mondialement connu de Sacramento. Pour accentuer cela, Finch ose s’aventurer dans un “New Kid” popisant qui ne décollera jamais sur lequel des sonorités discrètement digitales apparaissent

Ce “Falling Into Place” s’avère être un bon avant gout de ce que sera un peu plus tard “What It Is To Burn” qui semble avoir appris des petites imperfections de ce maxi. Car en effet, si le talent de Finch est une évidence durant ces quatre titres, la production laisse parfois à désirer et les compositions du groupe méritent de gagner en personnalité. Il y a un début à tout et les californiens sont loin d’avoir débuté sur une seule jambe..

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