Favez

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(Suisse)

(8 articles)

Favez - “En Garde!”

fav180Album
(Gentlemen)
18/02/2011
Rock

Favez a beau avoir semé le doute dans les esprits de ses plus vieux fans avec le virage pop pris par un dernier album “Bigger Mountains Higher Flags” malgré tout plutôt réussi, chaque nouvelle sortie du groupe suscite la curiosité. C’est donc partagé par la crainte d’une pop plus affirmée et l’excitation d’un éventuel retour aux sources qu’on aborde “En Garde!”, un septième album produit par Andrew Scheps, ayant déjà poussé les manettes pour des monstres comme Weezer, Audioslave, U2 ou les Red Hot Chili Peppers. Pourtant, et c’est la première surprise à l’écoute, jamais ce nouveau disque ne sonne surproduit, rien est venu pousser Favez à sortir de la route qu’il a pris soin de tracer.

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Favez - “Bigger Mountains Higher Flags”

Bigger Mountains Higher Flags[Album]
14/01/2008
(Gentlemen/Pias)

Si, en termes d’émo rock indépendant, l’Europe devait élire son plus solide représentant des années 2000, nombreux seraient les regards à se porter sur Favez, lui qui fut un des tous premiers groupes européens de ce siècle à séduire un des labels les plus en vue alors, Doghouse Records (Gameface, Get Up Kids, Koufax). Une expérience qui ne se sera pas révélée plus fructueuse que cela, mais qui n’aura en rien stoppé l’évolution de ces Suisses fermement décidés à marquer la scène européenne de leur empreinte. C’est d’ailleurs ce qui se passera jusqu’en 2006, date de leur album “Old And Strong In The Modern Times“, le dernier d’une ère que le combo lui-même, conscient d’en être arrivé au point culminant de leur formule, jugeait comme révolue. On était donc prévenu, le Favez post Old And Strong serait différent ou ne serait pas

Les helvètes auront tenu parole, car “Bigger Mountains Higher Flags” marque un virage assez net dans leur discographie, un tournant qui pourrait bien déconcerter quelques uns de leurs fans les plus fidèles. Non pas que la donne soit radicalement différente: ceux-là y retrouveront avec grand enthousiasme l’intensité et les mélodies, deux éléments devenus ses véritables forces avec le temps et qu’il aurait été trop périlleux de remiser au placard. Aujourd’hui, Favez fait seulement moins de bruit, et ne lâche plus son clavier, son nouveau jouet qu’il intégrait déjà sur scène lors de sa dernière tournée, et dont il abuse désormais parfois sous le coup d’un enthousiasme débordant

Il lui aura donc fallu une longue pause pour se remettre en cause, et se retrouver avec la seule motivation de laisser parler ses nouvelles envies musicales. Il en est ressorti une attirance plus nette pour la pop, aidée de surcroît par ses deux nouvelles recrues (piano/Rhodes, et orgue), celles qui semblent désormais dévoiler un avenir plus grand public qui pourrait bien rebuter la frange la plus virile de son public. Ce qui serait, à vrai dire, d’une impitoyable sévérité à l’écoute de titres comme “The Highways Are Deserted”, “When We Were Kings”, “And We Dance”, “White Limousine”, et surtout d’un “The Torch Song” comme rescapé du passé, tous très proches de la veine qu’on connaît. C’est plutôt dans le registre de “She Wakes Up Every Night”, “Here We’re Nothing”, “We Used To Fight a Lot”, et notamment du long et paisible “The Goodbye Song”, qu’on entre de plain pied dans le nouvel univers du groupe qui n’est pas sans livrer quelques énormes tubes (”Naked And Gasolined”), et belles ballades à la mélancolie inspirée (”If I Didn’t Come For Forgiveness”)

Plus qu’un nouveau départ comme le groupe aime le souligner, “Bigger Mountains, Higher Flags” sonne finalement comme une transition toute en douceur, puisant à la fois dans la recette du passé tout en ouvrant la porte à ce qu’on imagine bien devenir Favez: une formation rock ayant usé ses pantalons sur les bancs du rock, et désormais parée à se servir de son expérience pour un second souffle, plus mûr, et finalement compréhensible. Encore un peu de patience cependant, et ce nouveau rebondissement définitivement assumé et digéré fera incontestablement des Suisses un pilier pop européen incontournable, au même titre qu’il pouvait l’être pour le rock

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Favez - “Old And Strong In The Modern Times”

Old And Strong In The Modern Times[Album]
19/04/2005
(Sticksister/Import)

C’est plutôt une belle surprise que de voir débouler ce nouvel album de Favez alors qu’on entend ci et là parler de l’éventuelle fin du groupe. Devenus les meilleurs porte-drapeaux du rock émo européen, chaque nouvelle sortie des suisses sonne comme un évènement, d’autant plus qu’ils nous ont habitué à une puissance de feu croissante d’album en album. “Old And Strong In The Modern Times” ne déroge pas à la règle, on peut ainsi crier sans peine au meilleur de Favez

Cette fois, le processus de composition a changé. Ces onze nouveaux titres sont nés de la section rythmique plutôt que des guitares, et c’est sûrement cet élément qui fait que ce nouvel opus jouit d’un groove et d’un relief nouveau, multipliant les breaks, lorsque les précédents propulsaient plutôt de belles mélodies et un mur de six cordes sans faille. Ici, tout est réuni, les suisses ayant choisi de ne rien délaisser, préférant le foot kick final à la simple gifle. Mais c’est avant tout la maturité de Favez qui semble véritablement être la colonne vertébrale de ce “Old And Strong In The Modern Times”: pas d’artifices de studio, vous y entendrez juste le groupe tel qu’il est sur scène, tendu et brutal à souhait. Sans aucune autre ambition qu’une transparence totale. De cette atmosphère surgissent donc de véritable rubis, qu’ils soient rock (”Looking For Action”, “And The Ship Sails”), post hardcore façon Quicksand (”The Colored Machines”), pop (”Marlon Brando Porsches Honda And Me”, “My Days Off The Hook”), ou tout simplement parfaits au point de pouvoir se passer d’étiquette, comme le “Not Ready For The Wind”, certainement un des meilleurs titres de la discographie du groupe

En quinze ans de carrière, Favez sera continuellement monté en puissance. Chaque album marque un pas vers la perfection et ce “Old And Strong In The Modern Times” sonne comme un parfait épilogue. Les suisses semblent vouloir lever le pied, espérons que ce soit un moindre mal et qu’on puisse entendre de nouveau cette voix et ces mélodies, marques d’un savoir faire devenu inégalable. On croise les doigts bien fort, on frissonne, et on dit merci.

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Zoom : Favez

Zoom : Favez

Les photos du concert au Batofar le 17 avril 2005

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Favez - “Bellefontaine Avenue”

Bellefontaine Avenue[Album]
20/04/2004
(Doghouse/Import)

Que ceux qui trouvaient Favez un peu trop pleurnichards et trop ancrés dans les clichés de l’émo se penchent sur “Bellefontaine Avenue” qui marque indiscutablement un grand pas en avant de la part de nos petits suisses préférés. Si les précédents opus, bien que très convaincants, laissaient entrevoir un potentiel encore pas complètement utilisé, ce nouvel opus est, il faut bien le dire, le meilleur disque de Favez à ce jour

Les quatre rockeurs se sont tous armés d’une bonne paire de couilles et pondent un opus on ne peut plus rock même si la mélancolie s’échappant des lignes de chant est toujours présente, au point d’en devenir une marque de fabrique. Seul “The System”, unique titre acoustique, offre une pose à nos oreilles, en digne héritage de l’écartade solo du chanteur avec The Sad Riders. Pas de gros changements cependant. Si ce n’est en terme de production. Enregistré à la maison, “Bellefontaine Avenue” a donc pris tout son temps, sans question de budget, pour parvenir à ce résultat dévastateur. Il en ressort un album très homogène et en même temps très dense, dont la simplicité efficace est flagrante sur les très bons “Emmanuel Hall”, “The Light Is Coming In”, ou “A Better Life”. Parmi les meilleurs moments de cet opus, nous ne pourrons rester insensibles également aux riffs lourds et gras des “Times Were High”, “The Killer Show”, “Battle Weary Blues” ou “Heavy Metal 10″ qui ne pouvait porter autre titre

“Bellefontaine Avenue” est à deux doigts de faire péter nos enceintes. Ici pas question de la moitié vide ou moitié pleine, cet album est comme un verre sur le point de déborder que l’on engloutit sans broncher.

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Interview : Favez (03-2003)

Interview : Favez (03-2003)

Favez est une figure de la scène émo européenne. D’origine suisse, le combo signe pourtant il y a quelques années maintenant sur le prolifique label Doghouse qui a notamment vu naitre The Get Up Kids. Entrevue à la veille de la sortie d’un nouvel album…

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Favez - “From Lausanne, Switzerland”

From Lausanne, Switzerland[Album]
01/01/2002
(Doghouse/Import)

Parvenir à séduire un label américain comme Doghouse, fer de lance de l’émo aux Etats Unis, est, pour un groupe suisse comme Favez, une aubaine voire un miracle. En ce sens, le premier album du combo avait mis tout le monde d’accord d’autant que ce mérite était on ne peut plus justifié par des compositions belles et efficaces

C’est donc avec ce “From Lausanne, Switzerland” que le combo a la lourde tâche de confirmer tout le bien qu’on attend de lui. Et bien que nous n’en doutions pas, ce nouvel opus est un digne successeur. Quelques changements toutefois en matière de son: les guitares se font plus brutes, le mix est moins soyeux (”The Ages Of Wonders”). Les compositions se font également plus rock (”Show Me How To Groove”, “Chasing Honesty”), les mélodies sont toujours marquées de cette empreinte personnelle (”Someday All This Will Be Mine”) mais ne tombent jamais dans la facilité (”It Rains Like Hell” proche de Radiohead), et l’intensité est omniprésente (”Don’t Let The Riot In”, “I Brake For No One”). Le résultat est toujours irréprochable, le chant nous émeut, nous emporte et la partie musicale se fait la plus grande ennemie de nos cervicales

Avec des groupes comme Favez et Hundred Reasons, l’Europe se tient prête pour un émo clash avec les Etats Unis…

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Favez - “Gentleman Start Your Engine”

Gentleman Start Your Engine[Album]
01/01/2000
(Doghouse/Import)

Cela fait un moment que l’on dit que le fossé se creuse entre les Amériques et l’Europe. II fallait du concret pour que les autres nous croient: Favez, groupe suisse, est pris en licence par Doghouse, l’un des labels américains les plus en vue actuellement, notamment pour avoir vu naître les Get Up Kids. Pas de surprise donc quant au style musical du groupe: on a droit à une superbe power pop tendance émo ou les lignes guitaristiques et vocales forment un cocktail des plus efficaces. Les tempos sont variés (parfois lents et intenses à la Joshua ou rapides et aériens tel Samiam ou Get Up Kids), les ambiances et les sons (électriques ou acoustiques) également pour parvenir à un résultat final plus que probant et qui donne envie de déjà écouter le prochain album. Avec des groupes tels que Favez, Burning Heads ou Aina, l’Europe est loin d’être en rade…

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