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Electric Electric - Mind Your Head 6, Paris, La Flèche d’Or (Mowno live video)
Album
(Collectif Effervescence)
17/10/2011
Indie pop
Quand il ne casse pas de sa voix les angles qu’il façonne lui-même avec ses compères de Papier Tigre, il se love dans les rondeurs de The Patriotic Sunday: l’itinéraire bis qu’Eric Pasquereau garde toujours dans sa boite à gant, comme pour s’assurer que musique et frustration ne finissent jamais par rimer chez lui. La preuve, à chaque album sa réinvention, sa remise en question, son décor. En 2005, c’est Mansfield Tya qui l’accompagnait, suivi de ses indécrottables compagnons de route en 2009 pour un “Characters” qui lui a indéniablement fait passer un cap. Celui de ses rares songwriters à l’inspiration sans borne, dont les incessantes prises de risque s’époumonent systématiquement jusqu’à faire valser les moindres signes d’une triste routine.
Split Ep
(Africantape, Kythibong, Effervescence, Head)
09/2010
Math rock
A constamment se croiser sur les routes et fouler les mêmes planches, les amitiés se créent, jusqu’à faire fi des chapelles musicales. Pour autant, quand les groupes en question parviennent à tisser une seule et même scène clairement identifiable, il arrive que les initiatives aillent souvent au delà d’une simple soirée partagée, et que l’émulsion qui se dégage du combat commun donne lieu, par exemple, à ce genre de split 45t.
Album
(Effervescence)
19/10/2009
Indie pop de luxe
Quatre ans après “Lay Your Soul Bare”, Eric Pasquereau remet la casquette The Patriotic Sunday, un side project qui ne se sera jamais essoufflé malgré l’ampleur grandissante de Papier Tigre, son autre cheval de bataille. Mieux encore, fort de belles tournées et de l’expérience accumulée, le nantais donne encore plus de corps à son oeuvre, s’échappe de la redite acoustique, et s’entoure de ses proches amis pour faire de “Characters” une suite aussi convaincante que surprenante. Lire la suite…

Certains les ont peut être déjà vus en ouverture de Health ou Themselves, et auront donc mesuré à quel point la musique de La Terre Tremble! est difficilement classable. Lire la suite…
[Album]
17/11/2008
(Effervescence/Differ Ant)
Avec son premier album éponyme qui illumina la scène indépendante française en 2007, Papier Tigre ne s’attendait certainement pas à un tel accueil. Ainsi, en l’espace d’un an et autant de critiques élogieuses, la France mais aussi le Brésil, la Chine, l’Angleterre comme les Etats Unis ont pu entendre rugir le trio qui, dés que le temps lui permettait, se préparait sagement à asséner un second coup de griffe forcément attendu. “The Beginning And End Of Now”, enregistré chez Iain Burgess au Studio Black Box, tient toutes ses promesses, reprend les choses là ou la première salve les avait laissées, conserve un line up à deux guitares et une batterie, soigne l’énergie et les dynamiques. Autant d’armes qui ont déjà fait leur preuve et dont les Nantais se devaient de prendre soin. Un an plus tard, le temps de dix titres, Papier Tigre montre pourtant une plus grande souplesse dans la composition, se permet quelques breaks salvateurs (”Health And Insurance”) pour laisser s’exprimer un chant comme désormais mieux assumé. Toujours, les trois superposent, étirent, vont et viennent, n’hésitent pas à jongler avec les intensités, à multiplier les ruses, et à laisser les harmoniques des guitares danser sur leurs manches, sous l’ordre de rythmiques autoritaires. C’est pour toutes ces raisons aussi que le rock américain des années 90 faisait tant d’émules. Notamment tous ces groupes qu’on entend ici ou là, au détour de ce “The Beginning And End Of Now”: Q And Not U, Fugazi, et même Quicksand en tendant bien l’oreille (”When Will We Get To Meet…”). Et si cette nouvelle manie d’accompagner le flot d’énergie plutôt que de vouloir absolument aller-contre amène Papier Tigre à sonner moins incisif, ça ne l’empêche jamais de briller. Mieux, il anticipe, rebondit, prend à contre-pied via quelques prises de risque remportées de la plus belle manière (”Indoor Islands” et son mariage linéarité/dissonance qui aurait pu lui être fatale), et quelques arrangements acrobatiques venant parfois combler un manque d’accompagnement, notamment une basse au rôle parfaitement endossé par une des guitares. Intelligent et inspiré, Papier Tigre avance au point de devenir exception française. Un statut aussi envié qu’il reflète le triste panorama offert par la scène rock hexagonale
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22/10/2007
(Effervescence/Differ Ant)
Si on a souvent entendu que la France était en retard en matière de rock, il faut peut-être nuancer le propos en soulignant le gros travail de quelques labels français sur la frange la plus expérimentale de la discipline. Combien de groupes hexagonaux ou internationaux, refusant de choisir entre math-rock, anti-folk, post-rock et hardcore progressif, ont été révélés par les labels Ruminance (Chevreuil, Cheval De Frise, Honey For Petzi…) et Effervescence (Papier Tigre, Room 204, My Name Is Nobody…)
Parmi tous ces groupes, le duo Chevreuil (guitare/batterie) s’est rapidement taillé une réputation sur scène avec installation quadriphonique, expérimentation sonique et énergie punk. Tony C., dompteur de cordes dans le duo, poursuit aujourd’hui l’aventure en solo sous le nom de Percevalmusic
Contrairement à son premier opus sorti en 2004, le Nantais a préféré faire appel ici à un vrai batteur en la personne de Ti Yann Février (aussi au saxophone) plutôt qu’à des machines. “Dormir Sommeil!” tend donc à nouveau un fil précaire entre liberté et aliénation dans la musique de Tony Chauvin, comme un combat perpétuel entre les envolées incontrôlables de la batterie et ces strates répétitives de guitare à la Don Caballero. Bien sûr, l’ombre de la scène de Chicago rampe toujours aux abords (cf. le mastering du disque confié à Bob Weston, bassiste de Shellac), mais Percevalmusic maîtrise tout à fait son sujet. Ces longues incartades noisy ne cachent pas non plus leurs monomanies jazzistiques (”Coco Braise”, “Dormir Sommeil!”, “Elvis”…), qui parleront sans aucun doute aux fans de Cougar ou Fago.sepia… Tony C. s’amuse même à donner des allures néo-médiévales (un clin d’oeil à son nom de scène?) à “Vélasquez” en bouclant quelques notes de clavecin comme si Tortoise ouvrait la voie vers la Renaissance
Et là où on pouvait craindre les affres d’un rock sur-intellectualisé, Percevalmusic rassure en contrebalançant d’une bonne dose de testostérone binaire qui fait lever le poing et banger la head juste quand il faut (les deux parties de “Oxo La Terre”, “Rituel Rythmique”)
Neuf titres (+ 1 intro + 1 outro) qui ne surprendront donc probablement pas outre mesure les fans du genre, mais qui suffisent à confirmer la place de la France sur la carte des amateurs de musiques non-formatées
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05/02/2007
(Effervescence/Differ Ant)
Papier Tigre n’existe que depuis le début de l’année 2006, date à laquelle Arthur de La Grandière, Pierre Antoine Parois et Eric Pasquereau décident de s’unir dans l’effort et mettre sur pied un énième projet commun. Car il est évident qu’on ne parvient pas à un résultat si époustouflant, pour un premier album de surcroît, quand on n’a pas derrière une solide connaissance de l’autre, une osmose telle qu’elle ouvre si facilement les portes de l’inspiration. En effet, le trio n’en est pas à son coup d’essai, ayant fait ses preuves ensemble (Seymour) ou séparément (Room 204, The Patriotic Sunday, Argument). Et cela s’entend. Ce premier album éponyme est la preuve par le son que la France n’a pas à complexer de ses éternelles influences américaines, que l’identité musicale du rock de Washington DC a largement dépassé les barrières de sa ville (le mastering a d’ailleurs été fait là-bas), et que d’autres, ailleurs, sont capables de brouiller les pistes, de semer le doute. Le doute, parlons en, voilà bien quelque chose que Papier Tigre ne transpire pas tout au long de ces huit titres qu’il a voulu aussi intense que ses prestations scéniques. Le trio est fin, solide, imprévisible, jongle et multiplie les rythmiques (nerveuses et presque afrobeat parfois) avec autant d’aisance que les guitares sont abrasives, sûres d’elles, et déchirent le décor. Il faut dire que ces trois nantais n’ont pas pioché dans n’importe quelles influences. S’il cite Nirvana ou The Ex, ce sont plutôt incontestablement Fugazi (”End Of An Even Longer Story”), June Of 44 (”New Guns For Spent Bullets”, le break de “Concrete Residential”) et Q And Not U (”The Fryin Pan & The Fire”, “Writing On The Wall”) qui planent au-dessus de lui. Avouez qu’on a déjà vu pire, sur le fond comme sur la forme, car le groupe va bien plus loin que ça, appliquant ce savoureux mélange avec beaucoup de personnalité (”No Stars Or Clouds”, “Amusement Park”, “Dance Dealer”). Pas de doute, si Papier Tigre avait comme habitude de rôder autour de la Maison Blanche, inutile de se demander sur quel label il figurerait..
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