Earl Chinna Smith

Earl Chinna Smith

(Jamaique)

(4 articles)

Inna De Yard All Stars - “Live in France”

inna180Album
(Makasound)
12/07/2010
Reggae acoustique

Après deux ans de silence suite à la sortie du dernier opus de la collection Inna De Yard de Makasound, “Earl “Chinna” Smith & Idrens Vol. 2″, nous aurions pu croire que le label parisien avait mis un terme à sa série emblématique après dix opus, sortis à un rythme soutenu de deux albums par an en moyenne depuis 2005. C’était sans compter sur le fait que les artistes Inna De Yard avaient provisoirement quitté leur île en 2009 pour venir se produire en France

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Earl Chinna Smith - “Earl “Chinna” Smith & Idrens Vol. 2″

Earl [Album]
13/10/2008
(Makasound/Pias)

Avec déjà neuf albums dans les bacs, la collection Inna De Yard connaît depuis son lancement un très bon rythme de croisière, nourrie en moyenne par deux sorties annuelles. Pour le dixième opus de la série, Earl “Chinna” Smith, un des grands initiateurs du projet, qu’il avait d’ailleurs inauguré en janvier 2005 par “Earl “Chinna” Smith & Idrens“, revient sur le devant de la jaquette.

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Hunter / Chinna Smith / Ranglin - “Earth Tones”

Earth Tones[Album]
01/12/2005
(Nature Sounds/Nocturne)

“Earth Tones” est un album original, même s’il serait exagéré d’aller jusqu’à parler de concept, du fait qu’il regroupe trois maîtres de la guitare issus d’horizons musicaux différents. Charlie Hunter manie la huit cordes comme pas deux, y joue autant la basse que les mélodies complexes du jazz, et son originalité ne fait qu’accroître sa renommée au point de mériter le surnom de “phénomène musical”. Earl Chinna Smith et Ernest Ranglin, eux, ne sont “seulement” que deux des guitaristes reggae références. Le premier est crédité sur plus de 400 albums de reggae, pour certains des classiques, et a collaboré avec les plus grands, de Marley à Lee Perry en passant par Burning Spear et Dennis Brown. Ernest Ranglin vient plutôt du mouvement ska. Il officie depuis le début des années 40, est passé du reggae au jazz pour finir par collaborer avec Monty Alexander ou St Germain, et possède ce son personnel que l’on reconnaît quel que soit le style abordé. Réunir ces trois talents n’aura pourtant pas été chose facile et aura demandé du temps. Voilà donc trois générations enfin ensemble pour la première fois, auxquelles s’ajoutent Shawn Pelton (batteur de Saturday Night Live) et Manolo Badrena (Weather Report), sorcier des percussions. Donc forcément, tout cela a de quoi impressionner. Mais ce genre d’album ne s’avère malheureusement pas toujours le plus réussi. Pour être franc, ce “Earth Tones” alterne le bon et le moins bon. Si des titres comme “Long Bay”, pourtant signé Smith, “Mestre Tata”, malgré la dextérité de Ranglin, sonnent presque comme de la médiocre musique de salle d’attente, d’autres comme “What I Am”, hit d’Eddie Brickell, “I’ve Got The Handle” (Heptones), “Fade Away”, “Passion Dance” (McCoy Tyner) ou même cette reprise sans prétention de “Rivers Of Babylon” parviennent à faire leur effet. “Earth Tones” ne sera donc certainement pas un grand classique, mais pourra sans mal ravir les amateurs de guitare, de préférence reggae. Car Smith et Ranglin semblent ici s’entendre à merveille. Hunter faisant parfois office de cheveu sur la soupe…

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Earl Chinna Smith - “& Idrens Inna De Yard”

& Idrens Inna De Yard[Album]
24/01/2005
(Makasound/Discograph)

On connaissait Makasound pour ses productions à la qualité constante. Le label ne s’arrête pas là et crée Inna De Yard, label collection destinée à souligner les connivences entre le reggae et la soul. Tout commence plutôt bien puisque c’est à Earl Chinna Smith, célèbre auteur-compositeur-interprète de la scène reggae et guitariste du Soul Syndicate, des Wailers et plus récemment de Sizzla, que revient l’honneur d’ouvrir le bal avec ce double CD et DVD

L’homme a ici plus ou moins carte blanche, interprète sept titres qu’il a lui même composé (dont “Fade Away”, “Satan Side”, “Mariwana”, “We Got Love”), mais invite également quelques jeunes chanteurs qu’il a à coeur de présenter (Jah Youth, Emmanuel I, Earl Smith Jr, The Maestro), ou rend hommage à d’autres plus confirmés puisque Ken Bob des African Brothers ou Ras Michael Jr sont également de la partie. Il résulte de tout cela une communion certaine et intime avec l’artiste, des morceaux enregistrés “à la maison” de manière assez brute, comme pour leur donner encore plus d’authenticité. L’opus s’avère donc agréable et réussi même si certains titres traînent un peu en longueur et alourdissent un tantinet l’écoute

Ce premier volume d’Inna De Yard est à aborder plutôt comme un concept album car il n’enthousiasmera peut être pas tous les adeptes de reggae de par sa faible mais volontaire instrumentation. C’est plutôt l’ambiance qu’il faut aller chercher ici, comme il faudra le faire sur les prochains volumes ou sont annoncés Kiddus I puis Cedric Myton (Congos). Clairement, disons que le résultat final est un peu en dessous de l’alléchant concept. Toutefois conseillé.

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