Domino

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(53 articles)

Four Tet - “Ringer”

Ringer[EP]
21/04/2008
(Domino/Pias)

Quelle mouche a donc piqué Four Tet? C’est la question qu’on se pose très rapidement au fur et à mesure qu’on s’enfonce dans “Ringer”, ce mini album marquant encore un nouveau rebondissement dans la discographie de l’Anglais qui, durant quatre titres, semble ne pas être redescendu d’un trip qui l’aurait emmené bien loin. Il fallait oser, déjà en alignant des morceaux s’étalant sur cinq à dix minutes pour trente deux au total, puis en abordant la techno à la manière d’un savant mélange d’afrobeat et de krautrock.

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The Kills - “Midnight Boom”

Midnight Boom[Album]
10/03/2008
(Domino/Pias)

On ne saura jamais vraiment si The Kills auront bénéficié ou non de la grande médiatisation des White Stripes, lui aussi duo blues brûlant, traînant toute une génération dévouée au revival garage. Toujours est-il que ceux qui se seront contentés uniquement du couple américain seront passés à côté de deux albums somptueux: “Keep On Your Mean Side” en 2003 et “No Wow” en 2005, dévoilant au passage quelques influences Velvet Underground ou PJ Harvey rendant paradoxalement le registre très sombre de The Kills aussi attrayant que frais. Pourtant, à la différence de leurs jeunes aînés, les deux Anglais prenaient en retour de leurs offrandes de sévères critiques quant à l’impression d’une musique répétitive laissée par chacun de leurs disques. Ainsi, quand courant 2007, The Kills annoncent leur retour, accompagnés du producteur ArmaniXXXChange (Spank Rock), il y avait de quoi rester perplexe, ne sachant trop quoi attendre de ce troisième album pouvant autant s’avérer révolutionnaire, étant donné le talent visionnaire du producteur, que totalement décalé. Lire la suite…

Bonnie Prince Billy - “Ask Forgiveness”

Ask Forgiveness[EP]
19/11/2007
(Domino/Pias)

À peine remis de l’excellent “The Letting Go” sorti l’an passé, qu’on se voit attribuer une nouvelle louche de folk façon Bonnie Prince Billy. Peu de temps avant la sortie du deuxième opus de reprise de Cat Power qui devrait en exciter plus d’un en janvier prochain, les reprises semblent donc avoir le vent en poupe puisque c’est bien de cela qu’il s’agit pour les huit titres de ce “Ask Forgiveness”. Arrivant toujours avec son lot de surprises, l’exercice, souvent décrié pour sa “facilité”, est brillamment réussi ici. En effet, qui aurait pensé un jour entendre du R-Kelly, du Danzig ou même du Bjork, réinterprété à la façon du talentueux barbu, ce doux schizophrène de la scène rock indépendante? On voit déjà les puristes tourner les talons, pourtant les arrangements et la voix de Bonnie Prince Billy offrent incontestablement une deuxième et digne vie à ces titres. Ainsi, la country des années 50-60 de Mickey Newbury (”I Came Here To Hear The Music”), ici on ne peut plus mélodieuse, donne sûrement le meilleur morceau de cet Ep. Il est pourtant suivi de près le “I’ve Seen It All” de Bjork, un léger ton en dessous, et les “Am I Demon” de Danzig et “I’m Loving The Street” de The Mekons qu’on n’aurait jamais pensé pouvoir sonner si finement venant du punk/hardcore. La tâche de Bonnie était certes plus facile, mais tout aussi périlleuse, en s’attaquant au “My Life” de Phil Ochs, songwriter protestataire des années 60 ayant souvent évolué dans l’ombre de Bob Dylan, ou au “Cycles” de Frank Sinatra. Beaucoup plus osé par contre d’extirper le “The World’s Greatest” de R-Kelly du Rn’B, qu’on préfèrera définitivement écouter sous cette version. Ajoutez au tracklisting un inédit de Will Oldham (autre nom de scène du bonhomme) et nombreuses sont les chances que les aficionados du folk s’empressent d’y succomber. Un joli trait d’union en attendant un nouvel album qu’on espère voir arriver très vite.

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Steve Reid Ensemble - “Daxxar”

Daxxar[Album]
12/11/2007
(Domino/Pias)

Steve Reid est un des derniers géants de la scène free jazz américaine encore vivant. Il a bien sûr travaillé avec les plus grands de sa famille musicale (Miles Davis, Ornette Coleman, Sun Ra, Archie Shepp, Lester Bowie…) mais a aussi toujours fait preuve de curiosité en se confrontant à d’autres genres (cf. ses collaborations avec James Brown, Fela Kuti, Bo Diddley, T-Bone Walker, Fats Domino…)

C’est sans doute ce qui avait donné envie au label Soul Jazz de mettre dans un même studio le vieux batteur et le jeune prodige des musiques électroniques, Kieran Hebden a.k.a Four Tet. Cette première rencontre avait eu lieu pour l’enregistrement de “Street Walk”, le retour aux affaires sérieuses de Steve Reid après des années de silence, sorti sur le label londonien en 2005. Puis ces deux-là se sont tellement bien entendus qu’ils ont enchaîné sur trois albums en commun (”The Exchange Session Vol. 1 & 2″ en 2006 et “Tongues” en 2007). L’histoire ne semble d’ailleurs pas près de s’arrêter puisque Four Tet est à nouveau au tracklisting de ce “Daxaar”, sorti sur Domino et enregistré au studio Dogo dans la capitale sénégalaise

A la fin des 60’s, Reid avait voulu inverser symboliquement le cours de l’Histoire en remontant la route des esclaves à bord d’un cargo en partance pour l’Afrique. Il y restera finalement trois années, jouant avec de nombreux musiciens alors peu connus, dont un certain Fela. Pour ce grand retour sur le continent noir quelque quarante ans plus tard, le batteur n’a gardé de son Ensemble habituel que son jeune clavier Boris Netsvetaev. Le reste du line-up est ici composé de plusieurs pointures locales, dont le guitariste Jimi Mbaye, collaborateur de Youssou N’Dour

Le disque démarre sur “Welcome”, un titre traditionnel de Isa Kouyate, venu pour l’occasion accompagner le groupe au chant et à la kora. Les amateurs des maliens Toumani Diabate ou Salif Keita ne seront pas perdus, mais risquent d’être déçus s’ils s’attendaient à un album entier sur ce créneau

Cette formalité de bienvenue remplie, “Daxaar” entre en effet dans le vif du sujet avec le morceau-titre, sommet de jazz funk hypnotique. La trompette de Roger Ongolo vient s’immiscer dans les motifs d’orgue vintage de Netsvetaev tandis que la batterie et les percussions mènent la danse. On ne sait plus trop si c’est du jazz, du funk ou de l’afro beat, mais on sait que c’est bon. Contrairement à son maître, l’immense Art Blakey (qu’on vous encourage aussi à écouter si vous aimez le jazz qui pulse), Steve Reid n’excelle pas dans la démonstration technique. Il préfère souvent rester un peu en retrait, assurant un groove minimal mais imperturbable, laissant ainsi le champ libre à ses compagnons. Ecoutez par exemple “Jiggy Jiggy” dans lequel Four Tet s’amuse avec ses machines comme un Kid Koala avec ses platines, par petites touches élégantes et funky. C’est le genre de morceau qui donne des fourmis dans les jambes pendant que vous attendez votre tour près du saladier de punch. Le genre de morceau qui vous promet que le reste de la nuit va être chaud chaud chaud. Soyons nets, ces deux titres légitiment à eux seuls l’achat de ce disque

“Dabronxxar” vous embarque ensuite dans une ambiance un peu plus jazz psyché, truffé d’effets presque dub, comme le Miles Davis du début des 70’s les aurait appréciés. “Big G’s Family” retraverse l’océan en prenant des airs latino-rock dans la première partie du morceau, sous l’impulsion de la guitare très santanesque de M’Baye (peut-être pas la meilleure idée de l’album néanmoins), pour finir plus heureusement dans les méandres vaudous de l’orgue de Netsvetaev. Pour achever le voyage, “Don’t Look Back” propose une descente en douceur en équilibre sur des strates de percussions à fleur de peau(x)

“Daxaar” est sans doute la plus accessible des collaborations entre Steve Reid et Four Tet. Elle devrait autant combler les amateurs de grooves expérimentaux que les adeptes frénétiques des pistes de danse. Steve Reid prouve en tout cas en six titres que l’Afrique est musicalement bien plus contrastée que nos clichés occidentaux aiment à le laisser entendre. A découvrir de toute urgence

Une vidéo de l’enregistrement du disque est visible ici

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Bonde Do Role - “With Lasers”

With Lasers[Album]
04/06/2007
(Domino/Pias)

Miami a sa booty bass. Atlanta a son crunk. San Francisco a son hyphy. Londres a son grime. Luanda a son kuduro. Porto Rico a son reggaeton. Paris a (eu) son TTC. Et Rio De Janeiro a son baile funk. S’il existe des différences entre ces divers styles musicaux, on ne peut toutefois ignorer leurs nombreux points communs: souvent venus du ghetto (cherchez l’intrus), une de leurs principales occupations tourne autour des parties charnues ou poilues qu’ils comptent bien vous faire remuer sur des dancefloors fiévreux, au rythme de leurs beats basiques et cradingues

Issu de la région de Sao Paulo, le trio Bonde Do Role se retrouve parfaitement dans cette philosophie de vie et n’hésite pas à inventer une sorte de “baile punk” où copuleraient sans vergogne 2 Live Crew, NOFX, Mr Oizo, Madonna, Spank Rock, Depeche Mode, Peaches et L7

Sans doute aussi éphémère et superficiel que leurs compatriotes de CSS (quoique plus sauvages et par conséquent plus jouissifs), Bonde Do Role aura peut-être du mal à survivre plus d’un été, mais leur “With Lasers” aura certainement l’occasion de vous faire perdre quelques kilos d’ici là. Diplo ne s’y est d’ailleurs pas trompé puisqu’il est venu filer un coup de main à la production de certains titres. Souvent proche d’un album de punk dans la forme (on dépasse rarement les 3mn), ce premier effort multiplie les hymnes salaces et nigauds, sur lesquels vous finirez forcément par vous en vouloir de danser. En vain..

On vous le concède donc sans peine, ce disque n’est certes pas le plus fin de l’année, mais il nous rappelle le joyeux foutoir qu’étaient les tout premiers Beastie Boys. “You gotta fight… For your right… To paaaaaaaaaaaaaaarty!!!”PS: Quand vous aurez fini de vous trémousser bêtement, vous n’oublierez pas d’aller (ré)écouter la compilation “Made In Brasil“, histoire de ne pas oublier que le Brésil a plus d’une corde à son string…

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Von Sudenfed - “Tromatic Reflexxions”

Tromatic Reflexxions[Album]
21/05/2007
(Domino/Pias)

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Après trente et un ans de carrière et de fidélité à The Fall, Mark E.Smith, son charismatique leader, s’adonne pour la première fois à un side project. Mais Von Sudenfed est un évènement pour bien plus que cela. En effet, cette entité marque la réunion improbable de l’Anglais avec les fiers représentants de l’électronique allemande que sont les Mouse On Mars. Voilà donc le mariage artistique de deux générations totalement différentes se tournant, ensemble, vers les pistes de danse pour un “Tromatic Reflexxion” fleurant bon l’electro, le punk et la dance. Pourtant, ce n’est pas la première fois que ce pilier du post punk s’acoquine avec la musique électronique: déjà à la fin des années 90 on pouvait l’entendre aux côtés de Coldcut sur leur album “What’s The Noise”

Le voir donc avec Mouse On Mars n’est finalement pas une surprise, surtout lorsqu’on connaît sa tendance à faire de sa voix un instrument, un point commun qu’il partage d’ailleurs avec le chanteur du groupe Allemand, évidemment évincé ici. Voilà ce qui sera un des seuls éléments pouvant le sauver de la quasi inévitable ressemblance avec LCD Soundsystem (”Fledermaus Can’t Get It”, “The Young The Faceless And The Codes”), même si Von Sudenfed est beaucoup plus ouvertement electro et dirty que les compères de James Murphy (”Flooded”, “Family Feud”). Ok, on ne s’en éloigne pas non plus énormément, comme le prouvent les deux tendances de ce disque d’abord furieusement dancefloor (les très efficaces “The Rhinohead” et “Serious Brainskin, tous deux très différents), puis plus ouvertement expérimental dans sa seconde moitié (”Drunkdog”, “Chicken Yiamas”)

Mark E.Smith a indéniablement cette capacité à affubler n’importe quel disque auquel il participe d’une originalité certaine, ce qui induit que ce trio fraîchement réuni n’est en rien un nouvel album de Mouse On Mars qui se serait payé le luxe d’un invité principal. Von Sudenfed est en tous points un véritable groupe que Domino a signé pour trois albums. On devrait donc, à l’avenir, voir cette collaboration un peu plus poussée, à condition que l’alchimie entre les trois continue de se faire aussi habilement. Rien n’est moins sûr pour qui connaît la tendance caractérielle du punk anglais. On n’est pas au bout de nos surprises..

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Arctic Monkeys - “Favourite Worst Nightmare”

Favourite Worst Nightmare[Album]
23/04/2007
(Domino/Pias)

Inutile de revenir longuement sur Arctic Monkeys, ce jeune groupe Anglais qui n’a eu besoin de rien d’autre que son talent et sa fougue adolescente pour faire un véritable carton au moment de la sortie de son premier album, “Whatever People Say I Am That’s What I’m Not“. “Favourite Worst Nightmare”, sans s’être fait véritablement attendre, était une des sorties les plus attendues de l’année. Par tous ses adorateurs d’une part, mais aussi de tous ceux dont la seule pensée de souligner en gras le faux-pas d’un jeune groupe médiatisé excite à outrance. Ils n’en auront pas l’occasion

Certes, il ne faut pas s’attendre là à quelque chose de vraiment nouveau de la part des Arctic Monkeys. Le groupe suit tout simplement son petit bonhomme de chemin, gomme progressivement ses erreurs de jeunesse pour laisser la place à un combo plus mature. Enrobé d’une production confiée à James Ford (Klaxons), fidèle au premier disque, “Favourite Worst Nightmare” sonne clairement plus cohérent. Entendez par là que même si quelques titres se détachent encore du lot (”Fluorescent Adolescent”, “Teddy Picker”, “Balaclava” pourtant tous moins efficaces que les “Bet You Look Good On The Dancefloor” et “Fake Tales Of San Francisco”), on s’éloigne de l’inégalité du passé en réduisant le fossé. Pourtant, les différences sont grandes entre le “Brianstorm” d’ouverture et “Only One Who Knows” ou Turner se fait crooner touchant. Ses textes reflètent aussi, d’ailleurs, cette évolution lorsqu’il abandonne les histoires d’adolescents, pour des points de vue plus expressifs et plus concrets sur des thèmes variés, vécus ou qui le touchent. Musicalement aussi, les Arctic Monkeys semblent indéniablement mieux maîtriser leur sujet. Ainsi, Matt Helders (batterie) n’hésite plus à maltraiter son instrument (”Brianstorm”), et Nick O’Malley, le bassiste récemment arrivé, paraît s’être intégré très facilement à cette fine et prometteuse équipe

“Favourite Worst Nightmare”, plus réfléchi et plus profond, n’a donc pas l’effet immédiat de “Whatever People Say I Am That’s What I’m Not”, nécessite qu’on frappe quelques fois à la porte avant de voir celle-ci s’ouvrir en grand. Une manière d’y voir une réelle évolution. On criait haut et fort lors de la sortie du premier album de Bromheads Jacket que les Arctic Monkeys avaient réellement du souci à se faire, il n’en est rien. Sans forcément être au-dessus du lot, ces quatre Anglais tiennent impeccablement leur rang, et cela ne va pas changer tout de suite. Que les corbeaux changent de cible..

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Fourtet - “Remixes”

Remixes[Album]
25/09/2006
(Domino/Pias)

Partageant son temps entre ses propres productions et quelques remixes effectués pour le compte d’autres artistes, Kieren Hebdon, aka FourTet, est certainement un des hommes les plus occupés de la planète musique électronique. Pour le moins imprévisible quant à son oeuvre personnelle comme dans le large panel d’artistes qu’il revisite, cet anglais a accumulé une longue liste de remixes au cours des dernières années. Comme son titre l’indique assez clairement, ce nouveau disque compile quelques-uns de ses travaux, triés sur le volet par Hebdon lui-même, et se partage entre deux galettes bien distinctes. La première se compose de remixes effectués par FourTet, tandis que l’autre, symétrique, est une enfilade de quelques uns de ses morceaux revus et corrigés par d’autres. Plus besoin, donc, de courir après les nombreux maxis sur lesquels figurent cette grosse vingtaine de titres

Incontestablement, c’est la première moitié de ce “Remixes” qui attirera les convoitises, par la qualité du travail de FourTet, mais aussi par les quelques figures incontournables actuelles qu’il a pris pour cible. En effet, si Lars Horntveth, His Name Is Alive, Bloc Party, où Pole ne sont pas ici les plus sublimés, c’est loin d’être le cas pour les Radiohead, Madvillain, Sia, Aphex Twin, Bonobo, Rothko, et Beth Orton qui, s’ils ne sont pas tous connus du public FourTet, pourraient bien vite le devenir. On retiendra notamment les excellentes relectures du “Skttrbrain” de Radiohead, du “Money Folder” de Madvillain, et du “Pick Up” de Bonobo, illustrant tous trois le talent de Hebdon en terme de rythmique, mais aussi l’existence d’un son atypique contribuant à son identité musicale bien marquée

La deuxième moitié, elle, au tracklisting tout aussi intéressant, souffrira pourtant d’un léger manque de cohérence dû à la diversité des artistes ici impliqués. Certes, on ne résistera pas à monter le volume sur les excellents remixes de Percee P (”A Joy”) et Boom Bip (”No More Mosquitoes”), mais la redondance des titres revus (”A Joy”, “As Serious As Your Life” notamment) ne parviendra pas à capter notre attention aussi longtemps que le premier disque. En cela, ce “Remixes” déçoit légèrement, car le nombre de morceaux de FourTet à disposition aurait pu déboucher sur un second disque beaucoup plus riche et intéressant. Un élément qui ne devrait pourtant pas freiner les éternels admirateurs de cet artiste hyperactif, à moins que ceux-ci ne possèdent déjà ce contenu finalement peu inédit

TracklistingDisc 11. Lars Horntveth - Tics (Four Tet remix)2. Radiohead - Skttrbrain (Four Tet remix)3. Madvillain - Money folder (Four Tet remix)4. His Name is Alive - One year (Four Tet remix)5. Sia - Breathe me (Four Tet remix)6. Aphex Twin - Untitled [SAW2 CD1 Track1] (Four Tet remix)7. Madvillain - Great day (Four Tet remix)8. Bonobo - Pick up (Four Tet remix)9. Rothko - Roads become rivers (Four Tet remix)10. Beth Orton - Carmella (Four Tet remix)11. Bloc Party - So here we are (Four Tet remix)12. Pole - Heim (Four Tet remix)Disc 213. Four Tet - A joy (featuring Percee P)14. Four Tet - As serious as your life (Jay Dee remix)15. Four Tet - Hilarious movie of the 90’s (Manitoba remix)16. Four Tet - Hilarious movie of the 90’s (Koushik’s funny flic)17. Four Tet - A joy (remix)18. Four Tet - My angel rocks back and forth (Icarus remix)19. Four Tet - A joy (Battles remix)20. Four Tet - As serious as your life (remix)21. Four Tet - A joy (featuring Percee P - Koushik’s quick mix)22. Four Tet - Sun drums and soil (Sa Ra Creative Partners remix)23. Four Tet - First thing/Chia (Isambard Khroustaliov remix)24. Four Tet - No more mosquitoes (Boom Bip remix)

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Bonnie Prince Billy - “The Letting Go”

The Letting Go[Album]
18/09/2006
(Domino/Pias)

Un seul visage pour trois entités: Will Oldham, Palace et Bonnie Prince Billy. C’est sur ce dernier qu’on s’arrête aujourd’hui à l’occasion de son nouvel album, “The Letting Go”, qui le voit plonger dans une ambiance toute aussi mélancolique que sur ses précédents disques, mais dotée de beaucoup plus de relief. Ainsi, “I See a Darkness” trouve enfin une concurrence, et on réécoute Bonnie Prince Billy sans forcément avoir l’envie de se jeter par la fenêtre une fois le dernier titre achevé. Plutôt une bonne nouvelle après quinze ans de carrière ponctuée de hauts et de bas

Le bonhomme laisse là échapper un chant qui n’a jamais été aussi touchant, posé sur des compositions pleines de grâce, belles à larmoyer, ou le blues cotoie la folk dans un décor toujours tristounet mais laissant transpercer quelques rayons de soleil. A croire que “The Letting Go”, se rapprochant légèrement du “Ease Down the Road” de Will Oldham, se veut finalement une belle carte postale du lieu ou il a été enregistré: l’Islande, sous la houlette de Valgeir Sigurdsson, producteur de Bjork notamment, sûrement à la base de ces magnifiques arrangements qui font toute la richesse de ce disque. Mais, ce n’est pas tout. Bonnie est ici impeccablement accompagné: Dawn Mc Carthy (Faun Fables), très présente, survole les morceaux de sa voix haut perchée, tandis que Paul Oldham (son frère, bassiste), Emmett Kelly à la guitare (The Cairo Gang), la batterie de Jim White (Dirty Three), et un quatuor de cordes viennent parfaire ce qui est sûrement, finalement, le meilleur album du barbu dégarni

Peut être parce qu’il s’agit là d’une maturité à toute épreuve faisant son effet, d’une accessibilité plus grande due à une production supérieure, assez éloignée des précédents disques sonnant comme “faits à la maison”. “The Letting Go” est solide, d’une beauté qui décontenance (”Cursed Sleep”, “No Bad News”, “Cold & Wet”, “Lay And Love”, “I Called You Back”, le sublime “Strange Form Of Life” et ses notes de guitare qui font mouche), mais Bonnie Prince Billy y perd ainsi en intimité. Pas de quoi pourtant passer à côté

A voirCursed Sleep

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Arctic Monkeys - “Who The Fuck Are Arctic Monkeys?”

Who The Fuck Are Arctic Monkeys?[Maxi]
28/04/2006
(Domino/Pias)

Les Arctic Monkeys sont de jeunes chiens fous. Peu de temps après la sortie de leur premier album souligné comme l’évènement de ce début d’année, revoilà le combo de Sheffield avec un nouveau maxi comprenant cinq titres dont quatre inédits qui feront le bonheur de leurs fans comme de leur maison de disques. Ça marche donc on exploite, même si on n’a pas là un contenu à l’envergure de l’album. Seul titre déjà connu, “The View From The Afternoon” est dans les starting blocks pour passer le relais à quatre morceaux assez inégaux. “Cigarette Smoker Fiona”, énergique et mélodique, fait bonne figure dans la lignée de l’album, tout comme “Who The Fuck Are Arctic Monkeys”, plus posé mais tout aussi efficace. Malheureusement, entre temps, “No Buses”, purement british, et surtout “Despair In The Departure Lounge” n’auront pas procuré grand chose au point de faire quasiment office de remplissage pour un maxi, du coup, plus attrayant. Voilà en tous cas quelques titres sortis d’usine qui éviteront aux anglais de ne donner que des sets secs, et au public de repartir sur sa faim…

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