(7 articles)

Koufax - “Strugglers”

Strugglers[Album]
23/09/2008
(Doghouse/Import)

Si Koufax a souvent été associé à la scène émo, c’est avant tout parce qu’il est toujours apparu sur des labels qui ne lui convenaient pas vraiment. Émergé en pleine explosion emo punk à la fin des années 90, le quatuor était pourtant à des années lumières des Get Up Kids et Saves The Day qui occupaient alors toute l’attention de leur label Vagrant. Et c’est toujours le cas aujourd’hui, le groupe ayant rejoint Doghouse, autre fabrique du même genre, pour “Strugglers”, un nouvel album qui marque certes une évolution mais en rien un changement radical par rapport à son registre initial. Car, ces dix dernières années, Koufax est toujours resté droit dans ses bottes (”Drivers”), fidèle à ce rock un peu pop que beaucoup ont rapproché de The Walkmen, mais aussi des Strokes (flagrant sur “In The Name Of Love”). Le temps aidant, et d’autres combos marquants étant apparus, la liste des références s’allonge, et Okkervil River vient incontestablement s’y ajouter (”What We Call Flats”, “Facsimile”). En effet, au-delà de l’utilisation récurrente d’un piano, les deux partagent un goût prononcé pour la richesse d’instrumentation, comme la liberté de s’écarter parfois d’un chemin tout tracé. “California Taugh Us Well” qui ouvre ce “Strugglers” en est une première illustration via sa rythmique atypique et ses cuivres. Mais bien que cet album puisse se targuer d’une belle cohérence, il ne parvient pas à retenir quelques titres largement au-dessus du lot: “What I’m Saying” transpire une inspiration à toute épreuve, le single “Any Moment Now” comme le final “Once In a While” exploitent merveilleusement les cuivres, les magnifiques “Strugglers” et surtout “Roll The Dice” témoignent d’une maturité de songwritting indéniable et rassurante à la fois. Rassurante car peu de groupes parvenant à survivre dans cette jungle pop auront autant fait preuve de constance. “Strugglers” pourrait donc venir récompenser ce joli parcours qui ne demande désormais qu’à véritablement décoller. Même s’il ne faut pas attendre de Koufax autre chose que de jolies chansons, encore moins une quelconque révolution

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Favez - “Bellefontaine Avenue”

Bellefontaine Avenue[Album]
20/04/2004
(Doghouse/Import)

Que ceux qui trouvaient Favez un peu trop pleurnichards et trop ancrés dans les clichés de l’émo se penchent sur “Bellefontaine Avenue” qui marque indiscutablement un grand pas en avant de la part de nos petits suisses préférés. Si les précédents opus, bien que très convaincants, laissaient entrevoir un potentiel encore pas complètement utilisé, ce nouvel opus est, il faut bien le dire, le meilleur disque de Favez à ce jour

Les quatre rockeurs se sont tous armés d’une bonne paire de couilles et pondent un opus on ne peut plus rock même si la mélancolie s’échappant des lignes de chant est toujours présente, au point d’en devenir une marque de fabrique. Seul “The System”, unique titre acoustique, offre une pose à nos oreilles, en digne héritage de l’écartade solo du chanteur avec The Sad Riders. Pas de gros changements cependant. Si ce n’est en terme de production. Enregistré à la maison, “Bellefontaine Avenue” a donc pris tout son temps, sans question de budget, pour parvenir à ce résultat dévastateur. Il en ressort un album très homogène et en même temps très dense, dont la simplicité efficace est flagrante sur les très bons “Emmanuel Hall”, “The Light Is Coming In”, ou “A Better Life”. Parmi les meilleurs moments de cet opus, nous ne pourrons rester insensibles également aux riffs lourds et gras des “Times Were High”, “The Killer Show”, “Battle Weary Blues” ou “Heavy Metal 10″ qui ne pouvait porter autre titre

“Bellefontaine Avenue” est à deux doigts de faire péter nos enceintes. Ici pas question de la moitié vide ou moitié pleine, cet album est comme un verre sur le point de déborder que l’on engloutit sans broncher.

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The All American Rejects - “s/t 27″

s/t[Album]
15/10/2002
(Doghouse/Import)

Récemment signés sur le label Doghouse, qui semblait perdre depuis un certain temps la renommée qu’il avait mis du temps à se forger, The All American Rejects lui font rattraper le temps perdu grâce à cet album éponyme du plus bel effet. Né du duo composé de Tyson Ritter et Nick Wheeler, ce groupe allie superbement l’énergie du rock, les sonorités électroniques et des mélodies pop magnifiquement efficaces

“My Paper Heart” ne met pas de temps à le prouver. Les mélodies vocales rappellent sans complexe ce que l’on peut parfois entendre au sein de labels tels que Vagrant ou Drive Thru, autrement dit lorgnant vers des formations telles que Dashboard Confessionnal ou Something Corporate. Le jeu de guitare, acoustique pour l’occasion, est énergique et les inclusions électroniques discrètes et subtiles. Si le groupe peut parfois se faire trop pop et tomber dans la facilité (”Your Star”, “Time Stands Still”, “Too Far Gone”), celle ci s’avère pourtant convaincante lorsqu’elle est mêlée à une énergie rafraîchissante comme sur “Swing Swing” à l’introduction religieuse et rappelant un certain Weezer sur le refrain, ou “One More Sad Songs” aux guitares surpuissantes. Nous retiendrons également les très accrocheurs “Don’t Leave Me”, “Happy Endings” et “Drive Away” mettant en avant respectivement l’utilisation percutante de l’électronique et la facilité du groupe à jouer avec les intensités et les changements de rythme

Si l’utilisation de l’électronique et les mélodies faciles arrêteront peut être les rockeurs les plus purs et durs d’entre vous, les autres à l’âme plus sensible se verront sans aucun doute séduits par l’approche musicale de ce duo qui parvient constamment à flatter nos tympans de par la variété de leurs compositions. Doghouse semble avoir trouvé là une nouvelle rampe de lancement qui pourrait le rapprocher de ses ambitions antérieures. A moins que cette rampe ne soit mal fixée et qu’elle se retrouve sous d’autres cieux..

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River City High - “Won’t Turn Down”

Won't Turn Down[Album]
01/01/2002
(Doghouse/Import)

Même si le style pop punk à largement été visité à l’instar d’un hardcore mélodique à une certaine époque, certains groupes se démarquent de par la qualité de leurs compositions. C’est le cas de River City High qui propose un rock mid tempo et mélodique, frais et énergique à classer aux côtés de Saves The Day ou Foo Fighters. La plupart des morceaux de ce “Won’t Turn Down” restent agrippés à vos tympans qui ne peuvent s’empêcher de retourner à la charge. River City High apporte une bouffée d’air frais indéniable similaire à l’ouverture d’une porte de freezer en pleine canicule estivale. On adore de genre de groupe qui, sans être original, tape haut et fort et se fait le représentant de la mélodie. Ca ne fait pas de mal face à cette déferlante néo métal ou chaque groupe est similaire. River City High n’est pas le seul à pratiquer ce genre de rock mais a le mérite de captiver l’auditeur. Lui!

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Favez - “From Lausanne, Switzerland”

From Lausanne, Switzerland[Album]
01/01/2002
(Doghouse/Import)

Parvenir à séduire un label américain comme Doghouse, fer de lance de l’émo aux Etats Unis, est, pour un groupe suisse comme Favez, une aubaine voire un miracle. En ce sens, le premier album du combo avait mis tout le monde d’accord d’autant que ce mérite était on ne peut plus justifié par des compositions belles et efficaces

C’est donc avec ce “From Lausanne, Switzerland” que le combo a la lourde tâche de confirmer tout le bien qu’on attend de lui. Et bien que nous n’en doutions pas, ce nouvel opus est un digne successeur. Quelques changements toutefois en matière de son: les guitares se font plus brutes, le mix est moins soyeux (”The Ages Of Wonders”). Les compositions se font également plus rock (”Show Me How To Groove”, “Chasing Honesty”), les mélodies sont toujours marquées de cette empreinte personnelle (”Someday All This Will Be Mine”) mais ne tombent jamais dans la facilité (”It Rains Like Hell” proche de Radiohead), et l’intensité est omniprésente (”Don’t Let The Riot In”, “I Brake For No One”). Le résultat est toujours irréprochable, le chant nous émeut, nous emporte et la partie musicale se fait la plus grande ennemie de nos cervicales

Avec des groupes comme Favez et Hundred Reasons, l’Europe se tient prête pour un émo clash avec les Etats Unis…

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Favez - “Gentleman Start Your Engine”

Gentleman Start Your Engine[Album]
01/01/2000
(Doghouse/Import)

Cela fait un moment que l’on dit que le fossé se creuse entre les Amériques et l’Europe. II fallait du concret pour que les autres nous croient: Favez, groupe suisse, est pris en licence par Doghouse, l’un des labels américains les plus en vue actuellement, notamment pour avoir vu naître les Get Up Kids. Pas de surprise donc quant au style musical du groupe: on a droit à une superbe power pop tendance émo ou les lignes guitaristiques et vocales forment un cocktail des plus efficaces. Les tempos sont variés (parfois lents et intenses à la Joshua ou rapides et aériens tel Samiam ou Get Up Kids), les ambiances et les sons (électriques ou acoustiques) également pour parvenir à un résultat final plus que probant et qui donne envie de déjà écouter le prochain album. Avec des groupes tels que Favez, Burning Heads ou Aina, l’Europe est loin d’être en rade…

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Reggie & The Full Effect - “Greatest Hits 84/87″

Greatest Hits 84/87[Album]
01/01/1999
(Doghouse/Import)

Ce projet est un délire de A à Z. On apprend que ce groupe réunit des membres des Get Up Kids avec d’autres de Coalesce, que le titre n’a absolument rien à voir avec la réalité (le disque date bien de cette année)… Musicalement, on pourrait autant citer Jeanne Mas et Pet Shop Boys que Get Up Kids, Promise Ring ou Jets To Brazil. Un pop poussée à l’extrême ou l’on retrouve la légereté des GUK, des mélodies vocales qui pourraient être de vrais hymnes de génériques TV, un clavier beaucoup plus présent que dans leur ‘vrai” groupe. C’est drôle, frais, sans prétention et néanmoins incontournable.

The Get Up Kids - “Four Minute Mile”

Four Minute Mile[Album]
01/01/1998
(Doghouse/Import)

Voici une jolie découverte. The Get Up Kids fait partie de ces groupes midtempo mélodiques qui vous font aimer la musique. Cet album est tout simplement génial et laisse présager un bel avenir au groupe. Même s’ils ont parait-il de nombreux détracteurs de l’autre côté de l’Atlantique, je n’ai personnellement rien à leur reprocher. Les morceaux sont variés, les guitares un tantinet pop emotionelle, le tout vif. On peut rapprocher The Get Up Kids de Samiam pour les mélodies, mais le reste est assez personnel. Good vibes et une grande bouffée d’air frais au milieu de tous ces groupes hardcore mélodique.

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