Dischord

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(44 articles)

Make Up - “In Film/On Video”

In Film/On Video[DVD]
01/11/2006
(Dischord/Differ Ant)

Plutôt une bonne idée que Dischord se mette à régulièrement sortir des DVD de ses groupes, qui se sont toujours faits plutôt rares en France. Comme beaucoup d’autres donc, les Make Up, formés en 1995 sur les cendres de Nation Of Ulysses et dont les membres jouent aujourd’hui dans Weird War et French Toast, sont de ces formations s’étant fait une certaine réputation, scénique notamment, chose que peu ont eu l’occasion de confirmer. Car le quatuor de Washington était un groupe de scène avant tout.

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The Aquarium - “s/t 81″

s/t[Album]
23/10/2006
(Dischord/Differ Ant)

Après un début d’année plutôt silencieux, Dischord se rattrape aisément avec une série de nouvelles parutions, histoire de terminer 2007 en beauté. Cette fois, c’est sur le premier album de The Aquarium que nous nous arrêtons, ce duo composé de Jason Hutto (entendu au sein de Motor Cycle Wars) et de Laura Harris (du groupe Benjee Ferree, signé chez Domino) qui décidèrent en 2001 de marier leurs talents respectifs de claviériste/chanteur et de batteur.

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Soccer Team - “Volunteered Civility & Professionalism”

Volunteered Civility & Professionalism[Album]
23/10/2006
(Dischord/Differ Ant)

La moindre des choses qu’on puisse espérer en travaillant au sein du label Dischord, c’est de voir son album y sortir. Un souhait exaucé pour Ryan Nelson (Routineers, Most Secret Method, Beauty Pill) et Melissa Quinley, formant Soccer Team et proposant en cette fin d’année ce “Volunteered Civility & Professionalism” pourtant bien loin de sonner comme un rapporté. Entendez par là, ne vous y méprenez pas, que le duo est largement à la hauteur des autres groupes du label, et n’a certainement pas bénéficié d’un geste de faveur de Sieur Ian McKaye pour voir son album sortir.

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Joe Lally - “There To Here”

There To Here[Album]
15/10/2006
(Dischord/Differ Ant)

Après seize ans passés derrière la basse de Fugazi, jusqu’à ce que le combo mythique de Washington DC n’entre dans une trêve à n’en plus finir, Joe Lally ne pouvait pas ne rien faire. Une fois “The Argument” dans les bacs, et le dernier concert achevé, il se joint au line up de Decahedron, un temps appelé The Black Sea, avant de jeter l’éponge, préférant écrire et composer pour son propre compte ou pour de nombreuses collaborations avec des musiciens ou amis. Ou les deux. Alors que Brendan Canty officie de plus en plus régulièrement en tant que producteur et poursuit sa série “Burn To Shine”, que Ian McKaye s’apprête à sortir son deuxième opus avec The Evens, Joe Lally sort donc son premier album solo. Le disque d’un bassiste, chose assez rare pour ne pas être soulignée, voilà de quoi promettre l’imprévisible. Lire la suite…

French Toast - “Ingleside Terrace”

Ingleside Terrace[Album]
25/09/2006
(Dischord/Differ Ant)

Après un premier album déjà très fidèle à la couleur Dischord et accouché en duo, French Toast revient à la charge avec ce “Ingleside Terrace”. Plus que musicale, la nouveauté réside cette fois dans le line up élargi du groupe accueillant Ben Gilligan à la guitare et au chant, musicien déjà entendu au sein de Small Doses, The Vague et Presuming Ed. Une expérience supplémentaire venant s’ajouter à celles déjà conséquentes de Jerry Busher et James Canty, gagnées au sein de Nation Of Ulysses, Make Up, All Scars, et Fugazi. Si “In a Cave” s’intégrait parfaitement dans la lignée de l’héritage Dischord, ce premier album faisait certainement de French Toast le groupe le plus conventionnel de son catalogue. Un peu plus d’un an après, le constat est identique (”Take Me All The Way”), le répertoire a mûri à coups de tournées aux côtés de Electrelane, Mono, Supersystem, The Ponys, Wilco et Bloc Party. C’est cette fois à Brendan Canty (Fugazi) qu’est revenu le rôle de producteur au sein de son studio Trixie, et de parfaire cette pop à l’état brut, ses riffs subtilement entrelacés aux mélodies plus prononcées que sur le précédent opus (”The Letter”, “Settle In”, “Train’s Leavin’”, “USSBS”). La personnalité de French Toast en profite pour s’affirmer un peu plus, et permet au trio d’approfondir sa patte (”Treason”, “Brejnev”), se rapprochant toujours de Q And Not U (”Secrets”, “Fork In The Road”), et même parfois des ambiances fugaziennes (”Protest Sign”, “Took You For Strong”). Si, comme son prédécesseur, ce “Ingleside Terrace” ne figurera pas parmi les références Dischord les plus indispensables, il a au moins le mérite de détenir cette atypie propre au label, comme imperméable à tout ce qui a pu, peut, et pourra se faire sur la scène rock. Écoute conseillée donc.

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Channels - “Waiting For The Next End Of The World”

Waiting For The Next End Of The World[Album]
04/09/2006
(Dischord/Differ Ant)

Parler de petit génie au sujet de Jay Robbins n’est qu’un doux euphémisme. À l’instar de Ian McKaye, il est de ces mentors de la scène rock indépendante américaine ayant accompagné la jeunesse des années 90, et marqué d’une pierre blanche tout un genre musical. D’abord, au sein de Jawbox, puis de Burning Airlines, plus souvent maintenant dans le rôle de producteur pour bon nombre de groupes actuels. Tout ce que semble toucher le frontman de Channels se transforme irrémédiablement en gage de qualité. Alors quand il s’entoure de son épouse, Janet Morgan, et de Darren Zentek, autrefois derrière les fûts de Kerosene 454, tout semble réuni pour que le bonhomme puise dans le meilleur de son inspiration. Avec un chant très personnel et un jeu de guitare atypique, il fait office de fil rouge entre toutes ses expériences, passées ou présentes, forçant plus ou moins le reste du line up à s’y adapter, et forgeant finalement disque après disque un dérivé du rock dont il est le seul et unique représentant

Channels n’échappe évidemment pas à la règle. “Open”, leur premier maxi sorti l’an passé, soulignaient déjà de très fortes ressemblances avec Jawbox et surtout Burning Airlines (ici flagrantes sur “To The New Mandarins”), groupe qu’il formait alors avec le batteur de Government Issue. Parler d’évolution finirait donc par tourner en rond. Disons plutôt que Robbins affine son style et laisse sa grande maîtrise imprégner sa musique. “Waiting For The Next End Of The World” était en cela un testament très attendu. Les impatients que nous étions ne sont pas déçus. Le trio est égal à lui-même, confirme tous les excellents pressentiments de la sortie de “Open”, et sculpte un à un les douze titres d’un album une nouvelle fois indispensable. Si l’entame est sans réelle surprise, juste bluffante quand on se penche sérieusement sur l’approche de composition (”Unreal Estates”, “Mayday”, “$99.99″), la véritable personnalité de Channels se dévoile notamment grâce à plusieurs éléments: la précieuse collaboration de Janet Morgan au chant, loin de faire office de second couteau, complétant parfaitement celui de son compagnon (”The Licensee”, l’excellent “Hug The Floor”); l’apparition de morceaux plus posés sur lesquels la beauté des notes prend le pas sur l’énergie et la technique (”Helen Mirren”, “Little Empires”, le sublime “Mercury”); ou, au contraire, celle de titres plus directs et plus simples aux refrains légèrement plus conventionnels (”Chivaree”, “New Logo”)

Avec “Waiting For The Next End Of The World”, c’est un peu une pépite d’or du rock qu’on tient entre les mains, une oeuvre discrète, d’excellent goût, inspirée, pensée, accessible mais non duplicable, aux secrets de fabrication bien gardés par un certain Jay Robbins, qui laisse ici une nouvelle fois planer tout son talent d’auteur compositeur interprète. Que les éternels admirateurs se ruent sur ce nouvel album, que les autres en fassent autant, en profitent pour faire un long retour en arrière, et croquent un bout de ce patrimoine

En écoute$99.99 (cliquez sur la pochette)Chivaree

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Medications - “Your Favorite People All In One Place”

Your Favorite People All In One Place[Album]
13/06/2005
(Dischord/Chronowax)

C’est en 2003 que Medications voit le jour, lorsque Devin Ocampo (Smart Went Crazy, Faraquet) et Chad Molter (Faraquet) font appel à Andrew Becker. Tous les trois sur la même longueur d’onde musicale, les idées fusent, les titres se multiplient et un premier maxi verra le jour à la fin de l’année 2004. Bien lancé, le trio entre au Inner Ear Studio en février 2005 sous la houlette de Brendan Canty, rencontré sur une tournée commune de Fugazi et Faraquet. L’intérêt du batteur pour Medications s’illustrera d’ailleurs sur son DVD “Burn To Shine”, sorti récemment sur lequel le groupe apparaît. “Your Favorite People All In One Place” est donc le premier opus du trio, et promet de rejoindre le peloton de tête des productions Dischord les plus mémorables

Medications sonne clairement, et surtout, comme une synthèse de la grosse activité musicale de Washington DC durant la décennie passée. En effet, hors mis un songwritting façon Led Zep, on retrouve la sensibilité d’un Fugazi, l’intensité d’un Jawbox, un style à la Shudder To Think, l’accroche d’un Q And Not U de la première heure, et la marque de l’expérience de chacun des musiciens au sein de Smart Went Crazy et Faraquet. Medications joue un rock à la fois accessible et bien pensé, riche et plein de relief, très proche de ce que Ocampo et Molter avaient pu nous pondre avec leur unique “The View From This Tower” il y a quatre ans. Logique

Il ne nous faut donc pas plus de temps que ce “Surprise!” d’ouverture pour nous rendre à l’évidence: Medications a de beaux jours devant lui, même si sa facilité d’accès décevra peut être les fans les plus tordus du label qui se retrouveront seulement sur les alambiqués “I Am The Harvest” et “Opinions”. Les autres apprécieront à leur juste valeur les incontournables “Twine Time” ou “Magazines For Entertainment”, entre autres, mais tout le monde s’accordera sur le fait que Medications garde une certaine distance avec les clichés et ajoute une corde musicale à l’arc du label de par sa personnalité à part

En bon post punk mélodique, ce “Your Favorite People All In One Place”, avec ses rythmiques à profusion, ses lignes de chant souvent touchantes, dévoilera toutes ses richesses au fur et à mesure des écoutes. Le temps confirmera ensuite si oui ou non il sera un des incontournables de chez Dischord. Dieu que le rock est bon quand il reste imperméable à toutes considérations commerciales..

Ecoutez un extrait sur le site Southern

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Lungfish - “Feral Hymns”

Feral Hymns[Album]
31/05/2005
(Dischord/Chronowax)

Aussi incroyable que cela puisse paraître, Lungfish sort avec ce “Feral Hymns” son onzième album en dix sept ans de carrière. Chez Dischord, qui existe depuis maintenant vingt cinq ans, seul Fugazi a fait preuve d’une si longue longévité. Et la performance est encore plus à souligner quand on connaît la patte musicale de ce groupe de Baltimore, faite de boucles répétitives, de morceaux en général assez monotones, laissant la part belle aux harmonies et permettant une longue exploration d’une seule et même structure de morceau. Ici, rien ne change. Si l’ennui vous habitait au cours des précédentes écoutes, alors ne tentez même pas de jeter une oreille à ce nouvel opus qui ne révolutionnera pas l’estime que vous avez pour le combo. Non, encore une fois Lungfish se reconnaît dés la première note mais semble marquer un retour vers ses premiers albums, plus pesants et bien moins pop. “Feral Hymns” porte en exergue une tension continue, riffs hypnotiques et rythmiques sont rabâchés avec une grâce chaotique dangereusement addictive. Voilà sûrement une des raisons pour laquelle Lungfish nous fait toujours saliver à la veille de ses sorties bien qu’il se répète indéfiniment depuis dix sept ans. Les ambiances parlent pour lui, tout comme le chant toujours exceptionnellement prenant et plein de sens de Daniel Higgs. La seule différence notable pourtant concerne la production, cette fois plus lourde et plus vintage: Ian Mc Kaye a laissé le siège de producteur à Tim Green (Nation Of Ulysses) et les Louder Studios de San Francisco ont été préféré au mythique Inner Ear. Un seul conseil donc: entrez dans la ronde et découvrez un penchant courageux, original, voire même conceptuel du rock moderne. Idéal pour les siestes caniculaires…

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French Toast - “In A Cave”

In A Cave[Album]
07/03/2005
(Dischord/Chronowax)

Le monde du rock à Washington DC est petit. Alors, forcément, quand un nouveau groupe apparaît, il y a de fortes chances qu’on en connaisse déjà les membres. C’est le cas avec French Toast, duo composé de Jerry Busher (souvenez vous le deuxième batteur sur la dernière tournée de Fugazi) et James Canty (Nation Of Ulysses, Make Up…), deux amis d’enfance qui nous pondent aujourd’hui leur premier album après deux ans de gestation

Comme on pouvait s’y attendre, French Toast n’est pas un combo à la musique banale ni sans intérêt. Dans la veine Dischord, les deux explorent de nouveaux horizons musicaux, s’échangent les rôles et les instruments, s’essayent à l’électronique et parviennent à un résultat s’apparentant à une pop assez sombre mais néanmoins dansante au point de parfois rappeler Q And Not U. De là naissent quelques très bons morceaux dont font sans aucun doute partie les “Float Away”, “Lion’s Den”, “Back Off Or Els” malheureusement ponctués par d’autres un peu plus plats (”Pattern”, “Off Center”) ou plus conceptuels (”New Dub”, “What I See”, “Anger In Your Eyes”)

Tout cela n’empêchera pourtant pas ce premier album de séduire, par son originalité, son homogénéité et sa couleur propre à Washington, les irréductibles du label Dischord. Ici, on ne joue pas la facilité, l’intégrité transpire de la même manière que toutes les références de son catalogue. Et comme toutes les autres, “In A Cave” devient de plus en plus grand au fil des écoutes

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The Evens - “s/t 55″

s/t[Album]
07/03/2005
(Dischord/Chronowax)

Alors qu’on ne sait plus si Fugazi reviendra un jour sur le devant de la scène, c’est à la fois un grand soulagement mais aussi une certaine frustration qui nous anime à l’écoute de The Evens, le nouveau projet musical de Ian Mac Kaye accompagné d’Amy Farina (The Warmers). On avait eu vent de prestations scéniques (notamment avec The Ex) plutôt décevantes, mais ce premier album du duo rassure, alors que The Evens ne pouvait forcément pas être mauvais avec une telle dose de talent en son sein

Cet opus s’inscrit donc presque logiquement dans la lignée de “Instrument Soundtrack” mais aussi du dernier album de Fugazi puisque les ambiances qui y règnent rappellent ce dernier morceau intimiste, “The Argument”. On a donc droit ici à une musique pop très posée et épurée, adulte, née de la rythmique de Farina et de ce jeu de guitare malgré tout reconnaissable de Mac Kaye. Les mots sont ici presque chuchotés, les cordes à peine grattées et les peaux juste effleurées. Ces douze titres s’enchaînent donc en toute intimité sans pour autant manquer d’intensité, marqués par une dualité du chant qui ne fait qu’apporter plus de diversité et de relief à un album dont la force est de souvent flirter avec un dangereux ennui sans jamais l’embrasser

The Evens marque par une personnalité sans faille, une prise de risque payante qui font de cet album une belle et originale pièce musicale qui parlera à tous les fans de Fugazi puisque certains morceaux n’en sont pas si éloignés. On est surpris, bouleversés, intrigués, séduits mais on payerait le prix fort pour être assurés que The Evens soit définitivement un side project, une très agréable récréation

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