Diplo

Diplo

(USA)

(4 articles)

Diplo mixe rock et soul des années 60 et 70

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Capable du meilleur comme du pire, Diplo a cette fois décidé de se distinguer en offrant un excellent mix rock et soul 60-70 concocté pour le compte de l’agence de création Pomp & Cloud.

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Diplo - “Decent Work For Decent Pay”

Decent Work For Decent Pay[Album]
02/02/2009
(Big Dada/Pias)

Eminent Dj s’il en est, pourvoyeur de courants musicaux tendance “booty”, membre du duo Hollertronix avec son compère Low Budget, patron de label depuis la création de Mad Decent en 2006, Diplo est tout ça à la fois. Et un peu plus encore, comme nous le rappelle ce disque en guise de recueil prématuré, collection de morceaux choisis parmi les nombreux remixes réalisés entre 2004 et 2008, soit les quatre années suivant la sortie chez Big Dada d’un premier album sous-estimé (”Florida“).

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Diplo - “Fabric Live 24″

Fabric Live 24[Album]
17/10/2005
(Fabric/Pias)

La série de compilations mixées du club Fabric à Londres a accueilli des DJ’s parmi les plus prestigieux et les plus mythiques tels Tony Humphries, John Peel (RIP) ou Andrew Weatherall. Sur plus d’une vingtaine de volumes, on a vu défiler des styles musicaux des plus éclectiques tels la Drum’ n’ Bass de Grooverider, Fabio, Andy C ou DJ Hype; la House de Terry Francis, Hipp-E & Halo ou Doc Martin; la Techno de Michael Mayer, Adam Beyer ou Stacey Pullen. Des grooves multiples ont été représenté: Broken beat, Breakbeat, Electro et autre minimalisme d’artistes aussi variés que Ivan Smagghe, Scratch Perverts, Death in Vegas, James Lavelle, Swayzak et bien d’autres, la liste étant trop longue pour les énumérer tous. Mais si il y a un mix à écouter d’urgence, c’est bien celui-ci

Californien d’origine et résident aujourd’hui de Philadelphie, Diplo est un remarquable producteur, l’excellent album “Florida” sorti chez Big Dada ou la production de l’album de la chanteuse M.I.A en attestent. Mais ici, c’est son talent de DJ qui nous intéresse, celui qu’on a pu comparer avec celui des 2 Many Djs malgré l’immense fossé qui peut séparer ces artistes. Disons le, c’est un peu comme comparer un vin de bon cru avec de la piquette. Dieu sait pourtant comme on respecte les frères Dewaele pour la fraîcheur qu’ils ont amené dans une scène électronique devenue morose

Mais là ou les belges sont distrayant, Diplo écrase tout sur son passage. Ce mix est une bombe: ça commence par du Hip-Hop/R’n'B/Booty, et très rapidement ça part dans de l’Electro old-school avec quelques classiques du genre, comme “Al-Naafiysh” de Hashim, et par deux fois le godfather Techno Juan Atkins, sous les pseudos Cybotron, avec le légendaire “Clear”, et Model 500, avec “Nightdrive”. Cette partie du mix à tendance très Eighties voit même Diplo nous glisser “Don’t Go” de Yazoo, un des moments les plus frais du mix

Autre grand moment: quand commence à résonner le “Windowlicker” d’Aphex Twin, véritable moment de grâce. Et quand celui-ci s’entrelace avec “Percolator” du chicagoan Curtis Jone, plus connu sous son pseudo Green Velvet mais tellement plus inspiré quand il signe comme ici sous son autre pseudo, Cajmere, un pur track de house vicelarde. S’en suit un passage plus techno et mental avant d’arriver dans une dernière ligne droite en apothéose. On a presque l’impression d’être en train d’écouter un autre trublion des platines, DJ Rupture. Cet entrelacement de rythmes concassés, ou se mélangent saveurs latines, breakbeat métalliques et Ragga/Hip-Hop ou Crunk mutant, se rapproche en effet des sessions enfiévrées de ce dernier ou des productions de son comparse Kid 606

Dans cette partie là, on croise des productions de Ludacris, Diplo himself, M.I.A. et de la musique brésilienne un brin décallée. Puis “Love song” de The Cure apparaît (eh oui, vous lisez bien, The Cure, Robert Smith… Vous qui croyez vos années corbacs remisées au placard). Et là, c’est une respiration bienvenue avant d’enchaîner sur Outkast, Le Tigre et une série Booty Bass avec DJ Nasty et DJ DEEON et un final plus poppy pour redescendre en douceur après ce mix qui nous aura tenu en haleine sur 26 plages enchaînées de main de maître

Si les références citées sont nombreuses, c’est pour mieux vous situer l’esprit iconoclaste de Diplo dans ce mix qui deviendra certainement une référence pour tous les amateurs de dancefloor bigarrés aux oreilles ouvertes.

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Diplo - “Florida”

Florida[Album]
21/09/2004
(Big Dada/Pias)

La reconnaissance et la consécration que peut représenter la sortie d’un premier album ne seront pas tombées toutes crues dans le bec de Diplo. Ce n’est qu’au fur et à mesure des années et des collaborations que le floridien, résidant aujourd’hui à Philadelphie, s’est construit un solide bagage de Dj producteur. “Florida” sort ces prochains jours sur le label anglais Big Dada

Diplo a accumulé les expériences et c’est peut être cela qui donne à “Florida” cette impression d’oeuvre réfléchie, mature et originale. Soyons francs, lorsque nous l’avons inséré la première fois dans notre platine, nous doutions fortement de l’efficacité de l’américain. Pourtant, au fil des écoutes, on s’attache à son hip hop à mi chemin entre l’electro et le downtempo qui, un peu à la manière d’un Sixtoo, conviendrait autant à Sole et l’écurie Anticon (”Florida”, “Sarah”) que Martina Topley Bird, dans un habit plus propre (”Into The Sun”), ou Vybz Cartel, dans un environnement plus dancefloor, semblent s’en contenter

Si peu de titres restent sans intérêt (”Way More”), “Florida” souligne l’incontestable talent du bonhomme en matière de composition nous permettant, à nous auditeurs, de ne jamais vraiment se lasser devant tant (trop?) de diversité. Dorénavant, Diplo sera reconnu pour bien plus que ses travaux dans l’ombre de Rjd2, David Banner, Bigg Juss ou P.E.A.C.E. Et c’est bien mérité!

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