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LCD Soundsystem - “Sound Of Silver”

Sound Of Silver[Album]
12/03/2007
(DFA/Emi)

Avec le recul, on s’est peut-être montrés un peu durs avec le premier album éponyme de LCD Soundsystem, cette référence alors très attendue qui se révélait extrêmement efficace sur sa première moitié pour quelque peu s’essouffler ensuite. Si ce n’est un manque évident d’homogénéité, peut-être avons-nous été trop impatients, ce disque gagnant en goût au fur et à mesure que les mois ont passé. Au point qu’il reste encore aujourd’hui, ne serait-ce que pour quelques-uns de ses titres, un opus obligatoire. Cette impression mitigée n’aura donc clairement pas desservie l’accueil d’un second disque de la troupe de James Murphy, finalement assez originale, efficace, et intemporelle pour résister aux modes musicales, alors que beaucoup d’eau a coulé sous les ponts ces deux dernières années

Soyons clairs, à moins que vous ne soyez définitivement pas familiers avec l’univers de ce groupe new yorkais, “Sound Of Silver” ne vous décevra pas. Déjà, parce qu’il ne vous dépaysera pas. Non pas que LCD Soundsystem n’ait pas évolué ni perdu de sa forte identité. Il est maintenant légèrement plus complexe, et prend quelques risques appréciables, notamment dans le chant, un exercice ou Murphy avoue pourtant ne pas se sentir à son aise. Bien lui en a pris pense t-on à l’écoute du surprenant final “New York I Love You”, ballade mélancolique touchante d’abord emmenée par un piano pour monter progressivement vers un éclatant morceau de rock

Ces montées en intensité justement, élément incontournable de la musique de LCD Soundsystem, justifiant à elles seules le terme “body music” employé par Murphy lui-même quand on lui demande de la qualifier. Ce sont elles (sur “Get Innocuous” notamment), poussées par la répétition, une basse au groove puissant (que le groupe partage d’ailleurs avec !!!), et des rythmiques addictives qui ne vous laissent pas d’autre choix que de vous laisser aller (”Watch The Tapes”), qui font de ce “Sound Of Silver” un disque parfaitement homogène, qu’on enquille de la première à la dernière note, et qu’on se ressert sans modération une fois transformés en batterie de piles Duracell flambant neuves. Il faut bien avouer qu’il est quand même difficile de voir son capital énergie descendre en flèche à l’écoute de titres aussi communicatifs que le funky “Time To Get Away”, l’énorme single “North American Scum”, le généreux “All My Friends”, ou le plus électro “Sound Of Silver”

LCD Soundsystem est donc désormais au top de sa forme. “Sound Of Silver” semble enrichi par les erreurs du passé, et souligne un registre qui a désormais atteint un rythme de croisière difficilement atteignable par ceux qui pourraient, par opportunisme mais avec beaucoup moins de talent, tenter de suivre cette voie impeccablement tracée. Grâce à la volonté de prendre des risques, d’avancer, et de ne pas systématiquement s’auto plagier, LCD Soundsystem, tout comme !!! et leur “Myth Takes“, possède maintenant quelques longueurs d’avance bien confortables. Et n’ayons pas peur de clamer cela bien fort, car pour James Murphy, les lauriers ne sont pas faits pour se reposer..

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Various Artists - “The DFA Remixes vol 2″

The DFA Remixes vol 2[Album]
02/10/2006
(DFA/Emi)

Au mois de mars dernier, DFA sortait un premier volume compilant certains de ses remixes, dont quelques uns méritaient amplement le détour. À tel point que, quand James Murphy et ses potes annonçaient d’emblée l’arrivée d’une seconde salve, on craignait de n’avoir eu là que la fine fleur du travail de DFA. Sans que ce deuxième volume soit réellement sans intérêt, il faut avouer qu’on n’était pas si loin de la vérité. Cette fois, c’est au tour de Tiga, Junior Senior, Hot Chip, NERD, Nine Inch Nails, Goldfrapp, et Unkle de passer entre les mains disco punk funk habiles du DFA crew. Car, à n’en pas douter, ce ne sont pas les remixeurs qui sont ici la cause d’un résultat en demie teinte mais bien les titres originaux, moins attirants que sur le premier jet. Une nouvelle fois, les titres sont longs, ne dénaturent pas vraiment la matière première, et tombent quand même malheureusement trop souvent dans le schéma du morceau à l’intensité croissante. Du coup, seuls les “Far From Home” de Tiga, “The Hand That Feeds” de Nine Inch Nails, et “Destination Overdrive” de Chromeo valent ici véritablement le détour. Pas assez pour attendre un troisième volume, pas annoncé cependant, avec le même enthousiasme qu’on attendait celui-là

TracklistingTiga - “Far From Home”Junior Senior - “Shake Your Coconuts”Hot Chip - “Colours”NERD - “She Wants To Move”Nine Inch Nails - “The Hand That Feeds”Goldfrapp - “Slide In”Chromeo - “Destination Overdrive”Unkle - “In a State”

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DFA - “The DFA Remixes”

The DFA Remixes[Album]
24/03/2006
(DFA/Emi)

Si beaucoup de Dj s’adonnent à l’exercice du remix, peu peuvent se vanter d’imprégner les originaux d’une patte vraiment reconnaissable entre mille. James Murphy et l’équipe du label DFA sont de ceux qui se le permettent grâce à cette couleur musicale oscillant entre punk, funk et disco capable de transformer un tube en gros tube sans pourtant trop le dénaturer. C’est un peu ce qui ressort de cette compilation, série de remixes tous aussi bons formant une cohérence digne d’un véritable album. Il faut dire que les revisites du Blues Explosion (”Mars, Arizona”), de Soulwax (”Another Excuse”), de Metro Area (”Orange Alert”), celle plus lente de The Chemical Brothers (”The Boxer”), l’efficace “Deceptacon” du Tigre, ou l’excellent relifting de Gorillaz (”Dare”), maxi plutôt couru ces derniers temps, vont clairement dans ce sens. Et la fine équipe sait aussi faire durer le plaisir, laisser les morceaux monter doucement en intensité, au point d’atteindre quasiment le quart d’heure comme c’est le cas pour ce dernier, laissant son auditeur se prendre au jeu et s’imprégner doucement de sa musique. Pour ce premier volume, on regrettera seulement les très moyens “Dance To The Underground” de Radio 4, et “Just Like We Breakdown” de Hot Chip. Un deuxième volume devrait très rapidement emboîter le pas. Espérons donc juste que DFA n’ait pas usé là de ses meilleures cartouches. Réponse d’ici quelques semaines..

TracklistingLe Tigre - DeceptaconBlues Explosion - Mars, ArizonaThe Chemical Brothers - The BoxerSoulwax - Another ExcuseRadio 4 - Dance To The UndergroundFischerspooner - EmergeGorillaz - DareMetro Area - Orange AlertHot Chip - (Just Like We) Breakdown

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LCD Soundsystem - “s/t 51″

s/t[Album]
25/01/2005
(DFA/Emi)

A force de quelques singles efficaces et de la réputation grandissante du label DFA, on attendait plus qu’impatiemment ce premier opus de LCD Soundsystem, annoncé comme l’évènement de cette nouvelle année. Le grand moment est donc arrivé, on va enfin savoir si James Murphy et son groupe répondent dignement à l’attente et rassemblent, comme prévu, les rockeurs sur le dancefloor

La recette du LCD est ici précieusement gardée. Le combo met au monde un electro rock efficace dés “Daft Punk Is Playing At My House” qui donne envie de remuer la tête et des fourmis dans les jambes. Chaque titre monte en puissance, en intensité; batteur machine, guitariste incisif, chanteur chef d’orchestre s’unissent pour redonner au rock le chemin des clubs tout en enquillant les clins d’oeil à New Order comme aux Stooges. La première moitié de cet album tient donc ses promesses notamment grâce aux “Tribulations” et “Movement” percutants, mais aussi à un “Never As Tired As When I’m Waking Up” plus pop et plus posé qui élargit avec surprise la palette de Murphy & Co. C’est après, sur la dernière ligne droite du disque, que la déception est grandissante. LCD Soundsystem se répète sans véritable richesse, lasse un tantinet l’auditeur sensible à l’accroche mélodique quasiment absente sur les quatre derniers morceaux. Ceux s’étant rabattu sur le CD seront peut être un peu plus chanceux, même s’ils bénéficieront “seulement” d’une double édition compilant les premiers singles du combo (”Yeah”, …)

Les new yorkais ne parviennent donc malheureusement pas à atteindre le palier qu’on leur réservait. On y aura cru pourtant mais ce premier album, un poil trop superficiel mais surtout trop attendu, laisse un goût trop amer pour espérer squatter la future playlist de l’année. En attendant, on leur laissera le mérite de nous emmener bien loin lors de leurs concerts, là ou leur musique est la plus parlante. La preuve, encore une fois, que la “hype” n’a pas toujours bon goût.

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