(14 articles)

The Roots - “Undun”

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(Okayplayer/Def Jam)
05/12/2011
Hip hop

Indifférents au bourdonnement médiatique, The Roots l’ont toujours été. Loin des formations que l’on érige pour divertir une galerie d’auditeurs en soif de perfidies, les trublions de Philadelphie s’agitent collectivement dans l’ombre des bling bling américains. Rugueux et doux, “Undun” entame la phase la plus sombre du groupe, et évite la sclérose aux corps vieillissants des éternels Black Thought et Questlove.

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The Roots détaillent leur prochain album, lâchent un extrait…

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Annoncé officiellement il y a seulement quelques jours, “Undun” - le treizième album de The Roots prévu le 6 décembre chez Def Jam - voit déjà son contour détaillé par le groupe lui-même. Ainsi, on apprend qu’il comprendra dix titres, et que le premier single intitulé “Make My” (featuring Big KRIT, et en écoute ci-dessous) sera commercialisé sur iTunes dès le 1er novembre.

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Ghostface Killah - “Apollo Kids”

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(Def Jam)
17/12/2010
Hip hop

Toujours difficile de savoir à quoi s’attendre quand on se lance dans le nouvel album d’un vétéran comme Ghostface Killah, dont les vingt ans d’expériences cumulées au sein du Wu Tang Clan comme en solo font encore rêver bon nombre de jeunes pousses. Il suffit de regarder l’évolution de beaucoup de Mcs de sa génération, souvent partagés entre sempiternelle redite et envies d’ailleurs pathétiques, pour s’apercevoir que le tableau n’est en effet pas toujours reluisant. Avec “Apollo Kids”, le neuvième album de sa discographie, Ghostface prouve pourtant merveilleusement qu’il a encore beaucoup à offrir avant qu’on le considère définitivement fané.

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Ski Beatz - “24 Hour Karate School”

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(Def Jam)
21/09/2010
Hip hop

Producteur de Original Flavor dans les années 80, pour Jay-Z, Camp Lo, Fat Joe, Foxy Brown, Lil’Kim ou Ras Kass la décennie suivante, c’est aux côtés de Damon Dash que Ski Beatz a récemment rebondi en formant avec lui le collectif DD172. Suivront quelques collaborations avec Jay Electronica ou Mos Def, des productions prévues au menu des futurs albums de Jean Grae ou Curren$y pour ne citer que ceux-là: assez pour inciter l’Américain à rajeunir son registre, et dessiner les contours de son propre projet, d’abord prévu en mixtape au printemps dernier pour finalement éclore en véritable album en cette rentrée.

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The Roots - “How I Got Over”

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(Def Jam)
21/06/2010
Hip hop retrouvé

Il faut bien admettre que depuis le légendaire “Things Fall Apart” - une des plus belles démonstrations de groove que le hip hop ait connu - The Roots s’essoufflent à tenter de provoquer le même cataclysme. Du coup, de “Phrenology” à “Rising Down“, en passant par “The Tipping Point” et “Game Theory“, tous éphémères et sans véritable profondeur, le crew de Philadelphie n’a fait que se chercher, déballant successivement de nouveaux jouets, faisant constamment évoluer son line up, rehaussant le rythme jusqu’à parfois manquer de souffle. Alors, entre son image du plus prestigieux des groupes de bal, et son rôle de backing band au sein d’un des talk shows les plus regardés des Etats Unis, la formation de Philadelphie semblait ne plus rien promettre de bon. Jusqu’au premier extrait de ce “How I Got Over” et qu’il lève le voile sur sa pochette.

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Method Man, Raekwon, Ghostface Killah - “Wu Massacre”

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(Def Jam)
29/03/2010
Hip hop

8 Diagrams” avait sonné le réveil du Wu. Depuis, le clan n’a de cesse de tenir son rang, que ce soit au travers des albums solos de ses différents membres, ou du magistral “Wu-Tang Chamber Music“. C’est cette fois la collaboration évenementielle de Method Man, Raekwon et Ghostface Killah pour un album concept, qui devrait faire saliver les fans du crew.

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Method Man & Redman - “Blackout 2″

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(Def Jam)
25/05/2009

Après le carton du premier «Blackout» sorti en 1999, nul doute qu’on reverrait un second projet réunissant Method Man et Redman, deux poids lourds du rap U.S. Seule incertitude: la date. C’est donc près de dix ans après que les deux compères ont décidé de remettre le couvert, accompagnés par une flopée de producteurs en vogue, parmi lesquels Pete Rock et Erick Sermon. Lire la suite…

Nas - “Untitled”

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15/07/2008
(Def Jam/Universal)

Précédé d’une polémique comparable à celle engendrée par “Hip Hop Is Dead” en 2006, le dernier album du “God’s son” Nas, soit l’une des plus fines plumes du rap US, sortira finalement sans titre. Qu’à cela ne tienne, le “N” de “Nigger” subsiste très clairement sur la pochette et les textes, servis par le timbre inimitable de Nasir Jones, rappellent sans embage l’ambition initiale: dresser le portrait type d’un afro-américain d’aujourd’hui à la lumière de ce qu’endurèrent ses ancêtres. Un exercice casse-gueule, presque anachronique, dans lequel l’enfant prodige du Queens trouve l’occasion rêvée d’user de son talent de lyriciste, sans toutefois se départir du manichéisme inhérent au projet

Sur des productions fortement influencées par la soul, Nastradamus égrène les sujets avec une même ambition: décrire au plus près le carcan social dont il est lui-même issu pour mieux en sortir. De l’anecdotique “Fried Chicken” (”I’m a eat some shit/ Until what I’m eating kills me!/ And I choose to do that/ Why?/ ‘Cause that’s just what niggas do”) au plus attendu “Sly Fox” et sa guitare distordue signée Stic. Man (”Start thinking/ Outside of the box and/ Unplug from The Matrix doctrine/ But watch what you say Big Brother is watchin’”), chacune des seize pistes semble faire écho à la citation de James Baldwin rappelée en préambule: “You can only be destroyed by believing/ That you really are what the white world considers/ A nigger” (”You Can’t Stop Us Now”). Une vision à sens unique qui ne va pas sans critiques – anticipées sur “N.I.G.G.E.R.” (”Any time we mention our condition/ Our history or existence, they callin’ it reverse racism”) – et qui trouve son aboutissement logique avec “Black President” et cette dernière phrase (prémonitoire ?): “It is my distinct honor and privilege to introduce the next President of the United States: Barack Obama”. Plus consensuel dans la forme, l’album fait la part belle aux instrus sobres et efficaces concoctées par la brochette de producteurs invités (Salaam Remi, Dj Green Lantern, J. Myers…), mais surtout au flow impeccable qui fait la réputation du MC depuis une quinzaine d’années. Dur de rivaliser face à un modèle du genre, même quand on s’appelle The Game – incapable de faire oublier la soupe cuisinée par Cool & Dre (”Make The World Go Around”) – Chris Brown ou Busta Rhymes, qui signe pourtant la combinaison la plus pertinente du disque

Fruit d’une controverse un peu vaine due à la monomanie passagère de son auteur, le résultat, sans s’inscrire dans la lignée des classiques signés Nasty Nas, tient globalement ses promesses, épuise le concept de départ sans se perdre en route ni fatiguer l’auditeur. Désormais loin du clinquant affiché pendant une –courte– période de sa carrière, l’inoxydable pensionnaire du Queensbridge revient avec des choses à dire et le talent pour le faire. Dommage qu’une partie des producteurs ne se soit pas mise au diapason, se contentant pour certains d’un service minimum regrettable, indigne de figurer au tracklisting final d’un tel projet

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The Roots - “Rising Down”

Rising Down[Album]
28/04/2008
(Def Jam/Universal)

À vrai dire, on ne sait plus trop quoi penser du crew de Philadelphie. Car bien qu’auteur de véritables classiques hip hop pendant les années 90 (”Organix”, “Do You Want More?“, “Illadelph Halflife”, “Things Fall Apart“, tous résumés sur l’excellent “The Roots Come Alive“), les choses ont sensiblement évolué depuis “Phrenology“, soulignant un désir de changement, de partir dans de nouvelles orientations musicales plutôt que de se cantonner aux premières influences soul jazz, et d’exploiter ainsi les atouts d’un line up élastique. Pourtant, en y regardant de plus près, The Roots, grâce à leur talent, auront toujours pris soin de ne pas tomber dans les pièges liés à de telles prises de risque. Mais, force est d’avouer qu’aucun de leurs disques sortis en ce 21ème siècle ne laissera la trace indélébile de chacune de ses toutes premières oeuvres. En effet, “Phrenology”, “The Tipping Point” et “Game Theory“, tous accouchés en dix-huit mois de moyenne, restent de très bons albums hip hop plutôt que les classiques que nous étions en droit d’attendre. Pourquoi donc “Rising Down” changerait il la donne, tout en sachant que The Roots ne lui auront pas accordé plus de temps que ses prédécesseurs

Il ne la change pas, tout simplement, et illustre parfaitement à quel point le crew maîtrise désormais sur le bout des doigts ce music business dans lequel il nage depuis quinze ans. Pour preuve, “Birthday Girl” s’ajoute à la liste des habituels tubes pop, taillés pour les radios, ornant chacun de ses albums depuis… “Phrenology”. Mais, pas question ici de froisser un (très) fidèle public hip hop trouvant en lui une occasion régulière de sortir du sempiternel schéma Mc/Dj, et de se rappeler à quel point le genre peut lui aussi être musical. “Rising Down” (titre tiré de l’oeuvre “Rising Up and Rising Down: Some Thoughts on Violence, Freedom and Urgent Means” de William T.Vollmann) s’offre donc ainsi un minimum garanti, et assure la renommée de ses auteurs en s’accordant une orientation particulière qui le démarque de ses ainés. Ainsi, ce nouvel album de The Roots est très certainement celui qu’on retiendra comme leur plus contrasté. Leur plus electro aussi, le responsable étant notamment Kamal Gray qui a délaissé son légendaire Fender Rhodes pour des synthés plus modernes, aux sonorités à la fois plus froides et plus sombres

Illustration tout au long de cet opus avec une palanquée de titres à l’efficacité redoutable, dont “Rising Down”, “Get Busy” et “75 Bars”, dévoilant des beats on ne peut plus francs, comme une des ambiances les plus pesantes qu’il ait été donné d’entendre de la part de The Roots. L’expérience permettant aussi d’éviter l’indigestion, le groupe offre quelques douceurs amenées par la guitare, de discrets arrangements electro, et quelques refrains chantés (”Criminal”, “Singing Man”, “Lost Desire”, “The Show”, “Rising Up”), comme quelques options intermédiaires incarnées par les non moins réussis “I Will Not Apologize”, et “I Can’t Help It”. Devant cette belle homogénéité, “Rising Down”, certainement l’album de The Roots le plus engagé politiquement, n’a donc plus qu’à se laisser conduire par la qualité des nombreux artistes invités. Ainsi, en complément des récurrentes apparitions (Peedi Peedi, Malik B., Dice Raw, P.O.R.N. et Mercedes Martinez), Mos Def, Talib Kweli, Wales, Styles P et Common rendent quasi systématiquement leur contribution incontournable. Ce qui ne sera pas le cas, par exemple, de Patrick Stump (Fall Out Boy (sic), déjà entendu chez Lupe Fiasco) venu pousser la chansonnette sur “Birthday Girl”, définitivement l’ovni de ce disque

En voilà trop peu pour faire trébucher The Roots qui, s’ils ne renouent pas avec leurs classiques d’antan, sortent là un album d’une qualité que l’on rêverait aussi d’entendre chez les nombreux artistes hip hop adeptes des disques vite faits bien faits. Plus exigeants envers le groupe qu’envers n’importe qui d’autre, on ne s’y attardera malheureusement pas plus longtemps que sur les trois précédents. On ne peut alors s’empêcher de penser qu’en prenant un peu plus leur temps, The Roots parviendraient sans mal à retrouver la voie de l’intemporalité, et rendre une nouvelle fois le public hip hop totalement unanime à son égard

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Ghostface Killah - “The Big Doe Rehab”

The Big Doe Rehab[Album]
04/12/2007
(Def Jam/Universal)

En sortant son septième album solo le même jour que celui du Wu Tang Clan, Ghostface Killah ne pouvait éviter une certaine confusion parmi ses fans. Car deux évènements aussi importants auraient pu connaître des difficultés à coexister s’ils n’avaient été tous deux d’excellente qualité

En effet, “The Big Doe Rehab” contient cette désormais marque de fabrique qui séduit un public toujours attentif. Ghostface excelle dans l’art du storytelling, entre fantasmes personnels, imageries cinématographiques, et scènes de la vie quotidienne. Mais toujours avec une prédominance soul dans la production musicale, comme pour brouiller les pistes, chose qu’il affectionne particulièrement. Une dominante mise en valeur par le magnifique “Yolanda’s House”, featuring Method Man et Raekwon, marqué du sceau du clan. Encore plus avec “Walk Around” et un sample superbement orchestré de Little Milton. Et pour compléter la liste de ses emprunts, on notera un morceau du “I Just Want To Celebrate” de Rare Earth pour un “We Celebrate” (feat Kid Capri), ainsi qu’un échantillon de Johnny Guitar Watson sur “Supa GFK”

Mais se contenter de surfer une vague qu’il connaît déjà par coeur n’étant pas dans ses habitudes, “The Ironman” varie toujours son terrain de jeu. Ainsi, “The Barrel Brothers” avec son riff de guitare et en compagnie de Beanie Sigel, ou encore “Killa Lipstick” (clin d’oeil à EPMD), démontreront toujours cette facilité à habiter les instrus, à leurs donner une âme. Encore plus lorsque le tempo se fait plus lent et l’ambiance plus douce: “Shakey Dog Starring Lolita” avec Raekwon et “Slow Down” avec Chrisette Michele concluent avec délicatesse cet opus fidèle aux attentes des inconditionnels

Ce n’est certainement pas le meilleur album de Ghostface, mais “The Bid Doe Rehab” reste dans la lignée de ce qu’il nous propose d’ordinaire. Faisant partie des meilleurs Mc, ses histoires étant toujours captivantes, et faisant en plus preuve de créativité dans sa technique, difficile de faire l’impasse et de ne pas considérer ce disque comme un des meilleurs du moment. Double couronnement, puisque avec le remarquable “8 Diagrams” du Clan, il marque ce début d’année de son empreinte. Le Wu et ses membres sont décidemment omniprésents et prouvent qu’ils sont plus vivants que jamais

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