(24 articles)

Un DVD des Thugs en septembre!

thugs

Depuis longtemps dans les tuyaux, le projet de double DVD autour des Thugs va enfin voir le jour en septembre, le 10 très exactement. Il sortira via le label Crash Disques

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Lab° - “Volume”

lab180Album
(Crash Disques / Mille Milliards)
04/10/2010
Noise rock indus

De la portée dont a accouché le dub français à la fin des années 90, Lab° s’est toujours distingué tel un vilain petit canard, par une approche à la fois sombre et malsaine de cette musique qu’il a toujours coloré d’influences noise et indus, quand ses frères louchaient plus volontiers vers la Jamaïque. Le reggae, les parisiens s’en foutent, préfèrent entendre les guitares de leurs homologues skanker au loin, pour mieux affuter les leurs et découper les lobes d’un public depuis toujours attiré par leurs tendances sadiques.

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Daria - “Open Fire”

daria180Album
(Crash Disques)
23/03/2009

Depuis de nombreuses années, le rock made in Angers a toujours rimé avec puissance et mélodies. Demandez aux Thugs, groupe phare des années 80 et 90 en partie responsable de ce constat, qui aura marqué la ville de son empreinte jusqu’à enfanter d’une nouvelle et digne génération de malotrus, incarnée en Sexypop et…Daria. Ces derniers, après un «Silencer» perfectible sorti en 2006, ne se sont jamais privés de faire évoluer leur répertoire, ni même de mettre les petits plats dans les grands pour arriver à leurs fins. «Open Fire», nouvel album mixé par les mains expertes de Jay Robbins (Jawbox, Burning Airlines, Channels…), producteur incontournable de la scène indie rock US, ne fait pas exception et marque clairement un passage à la vitesse supérieure. Lire la suite…

Servo - “Afterbeat Generation”

Afterbeat Generation[Album]
09/06/2008
(Crash Disques/Pias)

Chez Servo, point de long débat visant à partager le public rock, le trio montpelliérain l’ayant déjà habitué, le temps de trois albums, à se contenter du tout, mais surtout pas du n’importe quoi. Car quelle que soit la manière dont il choisit de le faire sonner, le groupe aime le rock, et ne se prive pas de le lui faire savoir. Ainsi, “Afterbeat Generation”, sa quatrième livraison enregistrée en prise directe pour remiser toute tricherie au placard, use à foison de cette liberté qu’il s’octroie et qui lui autorise quelques écarts, toujours de bon goût, vers la pop, le hardcore, ou la noise, avec une approche laissant la porte grande ouverte aux surprises contribuant, depuis toujours, à la fraîcheur de son répertoire

Car Servo pourrait très vite tomber dans le piège de l’incohérence et de la banalité s’il ne se mettait pas constamment en danger, et cela depuis ses débuts. Ce n’est plus un secret, notamment depuis l’excellent “Food!” sorti en 2005, ces trois Montpelliérains sont de fervents adeptes du contre-pied, se placent à la fois partout et nulle part ou on les attend. Ce nouvel album ne fera pas office d’exception: le temps de treize nouveaux titres énergiques, mélodiques et parfois grinçants, le trio ratisse large, nous prend par la main pour nous emmener dans une direction (le rock somme toute classique et ultra-efficace de “Oxygen Reaction” et “The Christians”) avant de bifurquer violemment, comme avec “Get Around” et surtout “Sex Toy”, délire dancefloor aussi réussi que second degré. Mais, aucun virage opéré au sein d’un même disque de Servo ne devant être considéré comme acquis, “Afterbeat Generation” retrouve rapidement quelques velléités punk rock sur “Amphetamines”, et dévoile même quelques tubes en puissance (”She’s Back In The Game”), comme de petites perles pop/rock “poil à gratter” (”Is It Clear”, “Everybody’s Faking”) contribuant à l’énorme capital sympathie de ce disque

Certes, ce nouvel album ne révolutionnera rien, mais Servo n’en avait nullement l’intention, préférant de loin s’atteler à en faire une oeuvre personnelle, le reflet de ce que la musique représente pour lui: un réel plaisir qu’il aime s’accorder, et partager avec ceux qui voudront bien y prêter l’oreille. “Afterbeat Generation” transpire cela à travers chacun de ses titres, et rappelle en ces temps où l’on nous bassine à grands coups de nouveaux petits génies, que le rock n’roll n’est jamais aussi convaincant que lorsqu’il est débarrassé de toute arrière-pensée et superficialité. C’est certain, Servo ne fera pas les couvertures des magasines et n’illustrera pas les jingles télé: un signe que c’est bien parti pour durer

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Guerilla Poubelle - “Punk = Existentialisme”

Punk = Existentialisme[Album]
29/10/2007
(Crash Disques/Pias)

Entre ses deux albums, Guerilla Poubelle aura fait du chemin. Que ce soit sur la route par d’innombrables concerts jusqu’au Japon, ou musicalement. Passé du statut de sérieux outstider qu’il fallait présenter à celui de fer de lance de toute une génération punk, le groupe fait désormais partie du paysage musical français. Et cela malgré une éthique irréprochable qu’on pensait jusque-là incompatible avec les aléas d’une renommée grandissante. Mieux encore, Guerilla Poubelle a fini par apprendre aux français élevés à la culture musicale américaine que leur langue pouvait coller à sa musique, et qu’en plus elle avait l’avantage de se faire comprendre quand elle avait des choses à dire. C’est donc têtes baissées que les Parisiens ont remis le couvert pour s’afficher, peut être même malgré eux, telle la sortie punk la plus attendue de cette rentrée

Et pour cause, “Il Faut Repeindre Le Monde” était encore récemment de ces disques vers lesquels on revenait régulièrement. C’est donc juste avant qu’on finisse par le chanter sous la douche que Guerilla Poubelle rafraîchit son répertoire de seize nouveaux titres confirmant tout le bien pensé d’il y a déjà deux ans. Et il faudra attendre de ce “Punk = Existentialisme” qu’il soit la suite logique de son prédécesseur. Ici, les morceaux sont toujours balancés pied au plancher, mais le quatuor, à l’exception de “Le Travail Rend Libre” (clin d’oeil à notre cher Président) évite avec brio, par le biais de quelques breaks efficaces et de titres plus mid tempi qu’à l’accoutumée (”Y a Pire Ailleurs”, “L’Equipe Z”, “Un Elephant Dans Une Porcherie”), les quelques élans de précipitation dont pouvait souffrir son premier opus. Pas un mal car il n’y perd cependant pas en énergie (”Quand Le Ciel Sera Tombé”, “Cogne Sur Un Flic Pas Sur Ta Femme”), et même si le livret est très complet (texte et explication de texte), il y gagne en compréhension. Le reste n’est qu’autoroute d’accords solidement plaqués, généralement en deux minutes de temps, et de revendications offensives donnant à Guerilla Poubelle un éclat générationnel (”La Drogue C’est De La Merde”, “Libéral Et Propre”, “Cette Chanson Parle De Télé”)

C’est simple, sans prétention, spontané, bien produit, mélodique. Il n’en fallait pas moins pour qu’aucun des titres de cet album ne dénote du reste. Mieux encore, cela permet au combo de pondre quelques hymnes venant chatouiller son “Demain Il Pleut”. C’est notamment le cas sur les excellents “L’Equipe Z”, “Dans La Diagonale”, et “Punk Rock Is Not a Job” (recadrant l’incompréhension de certains acteurs musicaux face à l’éthique du groupe) et d’autres hymnes aux refrains aiguisés (”Tapis Roulant”, “L’Ecole De La Rue”, “Y a Pire Ailleurs”, “En Noir Et Blanc”). Et quand on s’attarde un peu sur “Génération”, un des deux titres datant des débuts du groupe avec “Etre Une Femme”, on se dit que le joli destin de Guerilla Poubelle était déjà bien écrit

Encore, puisque les Parisiens ont toujours le petit plus qui fait la différence, ils semblent avoir trouvé la solution la plus efficace et finalement la plus évidente pour ne pas trop se faire pirater. Car “Punk = Existentialisme”, c’est aussi un DVD de leur photographe attitré, comptant une heure et demie d’un documentaire retraçant soixante-dix dates données en 2006. Anecdotes, images live, et vie d’un groupe en tournée sont donc au menu, histoire de vous inviter au coeur des Guerilla Poubelle, en passager supplémentaire du van. Une belle leçon de punk… et d’existentialisme..

En écoutePunk Rock Is Not a JobTapis Roulant

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100 Grammes De Têtes - “Reload”

Reload[Album]
03/04/2006
(Crash Disques/Pias)

“Trafic d’Influences”, le précédent opus des montpelliérains de 100 Grammes De Têtes, laissait entrevoir un talent certain qui allait propulser le groupe parmi les plus solides références françaises en matière de ska/reggae. Pourtant, il ne s’agissait là que d’un concept album, mêlant reprises et collaborations. Assez cependant pour convaincre de nombreux organisateurs de festivals, mais aussi Laurel Aitken qui engagea le groupe comme backing band pour une quarantaine de dates. La crédibilité de la petite troupe était donc définitivement acquise. Trois ans plus tard, les 100 Grammes De Têtes remettent le couvert avec un nouvel opus entièrement original, doucement concocté dans un studio longtemps occupé. Pourtant, “Reload” prend l’habit d’une légère déception. En matière de production notamment, le son trop propre de ce nouveau disque nous faisant regretter la qualité d’enregistrement plus roots des précédentes galettes, bien plus adéquate à ce genre musical qui perd là tout son charme. Les compositions ensuite. Certes la palette musical est toujours aussi large, allant du reggae au jazz en passant par le ska, le rock, la musique des 60’s, du monde, la soul, ou la chanson. De ce point de vue, rien à dire, le groupe ne tourne pas en rond. Non, c’est plutôt les titres dub (”Destructure Dub” et “Panic” ne sont pas les plus réussis) et chantés qui font tiquer. Entre autres, “Chihuahua” nous fait fortement vaciller entre Henri Salvador et Michel Jonasz, “Pilule” pioche dans un ska rock facile et définitivement has been, tandis que “Gino” et son ska mambo chantonné laisse plutôt indifférent. Fort heureusement, quelques bons morceaux instrumentaux viennent ponctuer cette amertume: “Embouteillage” et “Play It Cool” lancent l’album sur les chapeaux de roue, “Good Impression” (reprise de Coltrane) maintient le niveau, et “But Why?” donne dans le bon reggae 70. Tout cela fait bien trop peu pour un quatrième album arrivé là ou on ne l’attendait pas. On est à deux doigts du très bon groupe de balluche ou de l’orchestre de prime time. Franchement dommage…

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Dead Pop Club - “Trailer Park”

Trailer Park[Album]
06/02/2006
(Crash Disques/Pias)

Il y a déjà quelques années, Dead Pop Club faisait partie de ces groupes à rêver d’une carrière à la Burning Heads, aujourd’hui éternels grands frères de la scène punk mélodique française. Aujourd’hui, les parisiens sortent “Trailer Park”, leur troisième album, et sont devenus aussi attendus que les orléanais. La raison de tout cela, une ligne de conduite qui ne bouge pas d’un iota, qui se “contente” de s’améliorer au fil du temps, chose plutôt plaisante et rassurante en ces temps d’opportunisme rock n’roll. La couverture des Inrocks, Dead Pop Club s’en branle comme de l’an 40. Le groupe préfère élargir son public à grands coups de tournées, en partageant généreusement son répertoire punk pop n’roll de toujours, au risque de voir son public grandir sans lui, et de déplaire aux éternelles mauvaises langues pour qui le rock mélodique n’est qu’une affaire de kids pré-pubères

Peu importe. Dead Pop Club atteint sûrement ses trente ans de moyenne d’âge, se cultive aux comics, à la science fiction, écoute encore les Ramones, se saoule à la roteuse, et emmerde bien tous ceux à qui cela pourrait déplaire. Pour qui aime Dead Pop Club, écouter “Trailer Park” est comme une nouvelle bouffée de jeunesse, un recueil d’une grosse dizaine de titres bourrés d’énergie et de mélodie pour repousser les rides et le temps de la liposucion. “Autopilot Off”, leur précédent opus déjà très convaincant, allait dans ce sens mais va désormais prendre, lui, un sérieux coup de vieux

Le quatuor, toujours avec l’aide de Fred Norguet à la production, semble avoir bien décidé de passer à la vitesse supérieure et d’enchaîner les tubes. Fini les albums en dents-de-scie, les parisiens jouent désormais la constance, laissent planer leurs influences de toujours (Samiam et Foo Fighters en tête) et musclent même régulièrement leur jeu avec des titres sérieusement rock n’roll (”Circle Pit”). L’entame de ce disque résume tout cela parfaitement: “Cursed” fait mouche avec son refrain dévastateur, “Numbers” est balancé pied au plancher, et on frissonne sur les mélodies de “What Are We Getting Out Of This?”. On pense alors que le quatuor a posé ses meilleures cartes, histoire de rapidement convaincre les pressés des bornes d’écoute. Ce serait sans compter sur “Undead”, “Stupid Kid”, “Monroeville”, ou “Wonderland”, tous tubesques, et parfaitement complétés par un registre mélancolique plus inhabituel chez le groupe (”No More Heroes” et l’excellent “412 Ocean Avenue”)

“Trailer Park” finira donc de convaincre les quelques sceptiques restants. Dead Pop Club devient clairement une référence du rock français qui chante en anglais, qui ne fait pas les couvertures et qui passe très peu en radio. Merde aux programmateurs et aux majors. C’est bien connu, quand il y a le feu, l’air respirable est en bas… Underground quand tu nous tiens…

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Servo - “Food”

Food[Album]
24/10/2005
(Crash/Pias)

Il faut croire que, comme pour les plantes qui font rire, le soleil a aussi son petit effet sur le rock n’roll. Ca parait en tous les cas évident à l’écoute de ce nouvel album des montpelliérains de Servo. Déjà remarqués par le biais de leur précédent opus, “Sense Of Humour And Archeology” sorti chez Timer Records, le trio se repaye une bonne tranche de fun et d’originalité avec “Food!”, une galette appétissante et plutôt bien assaisonnée, enregistrée dans un château…du Périgord

Tout est donc réuni pour qu’on reparte la pense bien pleine. D’autant plus que Servo n’avait clairement pas l’intention de nous resservir deux fois le même plat. Le groupe a donc encore évolué, pour aboutir sur une pop sans équivalent dans l’hexagone, et aux références si peu évidentes que l’on se forcerait d’en citer pour aller au delà de nos frontières. En huit ans, le trio du sud s’est donc forgé une belle et solide personnalité musicale qui laisse l’auditeur seul face à son imagination plutôt qu’à des comparaisons faciles que l’on pourrait sans risque aller chercher du côté de l’Angleterre. La recette? Pas de recette. Voilà le signe d’un album réussi. Servo se laisse aller à ses envies, traverse le rock en long, large et en travers et aboutit à une pop au large spectre qu’on osera quand même qualifier de second degré tant elle est éloignée des stéréotypes du genre. Bien qu’indéfinissable et ambivalent, Servo se fait souvent tubesque. “Haematoma”, titre d’ouverture armé d’une rythmique sautillante, en atteste, tout comme “Anything I Can Do”, sur lequel on imagine bien une danse du Muppet Show histoire de fêter son revival. N’allez pourtant pas croire que le fun de “Food!” en fait un album léger (”Kill The Dancefloor”), la hargne du rock n’roll (”So Cruel”, “Criminal Sorry”) y étant parfois préférée aux mélodies, ceci dit loin d’être faciles (”Body”), et les faux pas étant plutôt rares (”My Colour”, “Postcard”)

Servo est sans conteste de ces groupes déstabilisant qui vous amènent à ne plus trop savoir ce qui vous plait dans le rock n’roll. Car sa recette originale et efficace vous emmène sur des territoires que vous n’auriez jamais pensé explorer. Accessible à souhait mais dans son monde à lui, Servo fait mouche et, en plus de titiller votre curiosité, vous fait passer par de très bons moments musicaux ou, le temps d’un morceau, on laisserait bien tomber le perfecto pour une bonne vieille veste de velours et de paillettes. Des fois, ça fait du bien..

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Guerilla Poubelle - “Il Faut Repeindre Le Monde”

Il Faut Repeindre Le Monde[Album]
13/06/2005
(Crash/Pias)

Après quatre ans de bons et loyaux services et une signature en major, Les Betteraves ont mis la clé sous la porte il y a deux ans. Depuis, ils ont ressuscité sous le nom de Guérilla Poubelle, rejoint le label punk français Crash Disques, et reviennent avec “Il Faut Repeindre Le Monde”, un disque fort en gueule et en énergie, qui prend toute sa signification en ces périodes d’instabilité que peut connaître la France

Ces deux ans n’auront pas paru bien long, tant le groupe, activiste de surcroît, a fait parlé de lui par le biais de splits, démos, compilations, par la mise à profit du média imparable qu’est devenu internet. Reprenant dignement l’héritage punk franchouillard laissé par les nantais de Zabriskie Point, lorgnant aussi vers les références que sont devenues Operation Ivy et Rancid, Guérilla Poubelle incarne une scène pourtant essoufflée, celle du punk chanté en français. Une bien belle occasion de se mettre dans les oreilles quelques textes caustiques (”une vie pourrie vaut mieux qu’une putain d’illusion“), sans retenus (”j’aurais bien déchiré un drapeau américain mais j’ai perdu mes mains“), posés sur des compos expédiés en deux ou trois minutes. Le tout sans grosse production, délaissée au profit d’une belle spontanéité et d’une convaincante crédibilité, et ponctué par quelques gimmicks téléphonés mais propres au genre. Car à l’écoute de “Il Faut Repeindre Le Monde”(et notamment des titres “La Fin Suffira”, “Demain Il Pleut“, “Finir Sans Raison”, de l’hymne “Culture Poubelle”) on pense pour une fois à autre chose qu’aux stéréotypes du punk à chien français

Le groupe s’applique donc à baigner ses mots dans le fun, à pousser une scène vers le haut tout en restant fidèle à ses principes. Guérilla Poubelle, c’est comme un vent d’air frais, et une bande de jeunes branleurs qui pourrait bien porter une nouvelle génération en recherche d’identification. “Et ne levez pas les yeux au ciel, vous risqueriez de marcher dans la merde“. Nous voilà rassurés…et conquis.

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Lab° - “MüS”

MüS[Album]
07/03/2005
(Crash/Pias)

Il y a un vilain mot qui commence par D, qui finit par B avec un U au milieu et qui désigne un genre qui ronronne paresseusement après une période d’agitation créatrice qui semble aujourd’hui bien finie. On ne va pas employer ce mot à propos du nouvel album de Lab° parce qu’encore plus que pour le précédent opus “Derrière la pluie”, leur musique n’a plus grand chose à voir

Ici, on est plus dans l’hybride et dans l’expérimentation sonore, entre post-rock nonchalant et bruitisme hypnotique, entre downtempo noisy et ronflements de basse lancinants rappelant presque le Drone à la Sun O)), entre riffs punk ou métal et sons bizarres se courant les uns après les autres, et plus généralement dans des tas des trucs qu’on ne se serait pas trop attendu à entendre là

Et pourtant bizarrement, rien ne surprend vraiment, on pense constamment à d’autres choses déjà bien établies (Constellation en tête), et bien que “MüS” soit très varié, il dégage une certaine impression de monotonie qu’on ne réussit pas totalement à s’expliquer: on sent confusément que l’album a une touche personnelle et qu’il essaye au moins de réinjecter de la nouveauté au sein d’un courant quasiment sclérosé, mais sans vraiment réussir à régénérer celui-ci, au contraire de son prédécesseur. Malgré toute la bonne volonté du monde, on n’arrive pas réellement à éprouver autre chose à l’écoute de ce nouveau Lab° qu’un ennui poli.

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