(8 articles)

Sandro Perri - “Impossible Spaces”

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(Constellation)
17/10/2011
Indie

Il y a toujours chez Constellation ce qu’on trouve rarement ailleurs: la certitude d’avoir affaire à un disque intelligent, aussi marquant qu’atypique, avant même de s’y plonger. Avec son troisième album “Impossible Spaces”, Sandro Perri - à l’origine guitariste de jazz également connu sous le nom de Polmo Polpo - ne sonne heureusement pas l’heure de l’exception, dessine une oeuvre acoustique, un peu électronique aussi, richement orchestrée, ou il peut à son aise laisser s’exprimer ses talents de chanteur et de mélodiste.

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Pat Jordache - “Future Songs”

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(Constellation)
25/04/2011
Indie rock

Derrière ce nom qui ne donne pas forcément envie d’en écouter la musique, se cache un musicien talentueux qui n’a pas manqué de se faire remarquer par le passé, que ce soit chez Islands ou Tune Yards. Avec Pat Jordache, Pat Grégoire se met désormais à son compte, et s’offre une seconde personnalité qui le pousse à continuellement chercher son autre, coincé quelque part dans ce passé qui colore constamment “Future Songs”: un premier album composé, interprété et enregistré par ses soins, d’abord enregistré sur cassette (pour forcer les gens à écouter tous les morceaux) et vendu sous le manteau avant de prendre une allure beaucoup plus officielle en rejoignant le prestigieux catalogue Constellation.

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Thee Silver Mt Zion Orchestra - “Kollaps Tradixionales”

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(Constellation)
08/02/2010
Symphonie électrique

La dernière fois que Thee Silver Mt Zion a convoqué son orchestre, c’était en 2008, lorsqu’il était encore affublé de son Tra La La Band pour un mémorable “13 Blues For Thirteen Moons“. Deux ans plus tard, il lui aura suffi de se débarrasser de trois musiciens, de recruter un nouveau batteur, pour amputer un peu de son identité sans que sa musique en paye les pots cassés.

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Do Make Say Think - “Other Truths”

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(Constellation)
19/10/2009
Post indie rock

Do Make Say Think fait partie de ces groupes dont beaucoup ont déjà entendu parler, sans jamais avoir tendu une oreille sur sa musique. On appelle ça une crédibilité qui s’étale au-delà du seul cercle d’initiés. Et pour cause, dans le petit monde du rock instrumental souffrant des à prioris alimentés par un post rock souvent trop cérébral, peu parviennent à marier avec autant de talent des influences psyché, jazz, punk, et electro. Lire la suite…

Vic Chesnutt - “At The Cut”

vic180Album
(Constellation)
21/09/2009
Indie-folk

Si Vic Chesnutt n’a pas changé du tout au tout, son rapprochement avec le label Constellation lui aura comme offert un second souffle dans sa carrière musicale. “North Star Deserter“, sorti il y a deux ans, ne manquait pas de le souligner en l’extirpant de son folk dépouillé vers un autre, plus électrique et soutenu par des arrangements aussi discrets qu’efficaces. Ce n’est donc pas plus enjoué qu’il s’est attelé à “At The Cut”, un nouvel opus une nouvelle fois enregistré à Montréal et mis au monde avec l’aide de son backing band de luxe Lire la suite…

Clues - “Clues”

clues180Album
(Constellation)
05/2009

Qui connaît un peu la scène musicale de Montréal sait à quel point la ville est un vivier incontestable, une source qui ne tarie jamais. Quand un groupe s’en va, c’est généralement un autre qui apparaît. Au moins. Demandez à Brendan Reed et Alden Penner qui forment Clues, nouvelle signature de l’éminent Constellation. Tous deux n’en sont pas à leur coup d’essai, et pourraient enfin se voir récompenser d’une belle reconnaissance qui leur a souvent filé entre les doigts jusqu’ici. Lire la suite…

The Dead Science - “Villainaire”

Villainaire[Album]
25/08/2008
(Constellation/Differ Ant)

Nouveau venu au sein du label canadien Constellation (Vic Chesnutt, Thee Silver Mt Zion, Godspeed You Black Emperor…), The Dead Science a fait ses premiers pas sous le nom The Sweet Science, identité qu’il a du abandonner puisqu’elle était déjà propriété d’un autre groupe. Jusque là, le trio n’avait sorti qu’une démo sur CDR, rien qui vienne véritablement semer la pagaille dans son début de carrière, passé aussi aux services de Xiu Xiu, sur scène comme en studio. The Dead Science aligne ensuite quelques sorties obscures chez Absolutely Kosher, petite structure de Berkeley, un Ep chez l’aussi méconnu The Slender Means Society, avant de rejoindre l’incontournable Constellation, pour un véritable second départ, un premier saut dans le grand bain. De là, le décor est planté, proche de celui des suscités mais aussi de Blonde Redhead, Deerhoof, Shudder To Think, ou même parfois de Sonic Youth. Pourtant, les étiquettes continuent de pleuvoir. En effet, à l’écoute de ce “Villainaire”, on entend parler de jazz rock, d’avant pop, de post punk, de pop orchestrale, autant de termes tordus qui reflètent à la fois la difficulté de cerner sa musique et l’originalité du groupe de Seattle qui ne manque pas de mettre en avant ses principaux atouts, notamment ses richesse rythmique et instrumentale (”Monster Island Czars”), comme cette voix particulière, à la fois sombre, habitée, et dôtée d’un vibrato naturel (flagrant sur le calme “Lamentable”). Autant d’armes qui se font entendre dés l’ouverture “Throne Of Blood” dévoilant par la même occasion la couleur générale de la première moitié de ce disque, et plus particulièrement quelques arrangements de cordes récurrents par la suite. Mais, le panel de The Dead Science ne s’arrête pas là: quelques cuivres résonnent aussi en fond de “The Dancing Destroyer”, tandis que l’ultime poignée de titres, à l’exception peut être du “Sword Cane” plus énergique, se révèle plus introspective sans pour autant perdre en intensité. Nouvelle signature Constellation surprenante mais cohérente, The Dead Science éclabousse l’indie rock d’une personnalité flagrante. On aime ou on déteste, mais sans jamais priver le groupe de son immense mérite

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Thee Silver Mt Zion - “13 Blues For Thirteen Moons”

13 Blues For Thirteen Moons[Album]
10/03/2008
(Constellation/Differ Ant)

Difficile de se tenir plus hors format que les Canadiens de Thee Silver Mt Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band, et ce pour de multiples raisons. Depuis son apparition en 1998 en guise de side project de Godspeed You Black Emperor, son nom s’adapte à chacun de ses disques mais n’est jamais apparu sur aucune de ses pochettes, sa musique n’a cessé de se montrer imprévisible en passant du trio de cordes des débuts au punk rock inventif du dernier album, ses morceaux ne répondent à aucune durée conventionnelle, et son line up n’a cessé d’évoluer. C’est d’ailleurs avec sept musiciens que le groupe s’affiche depuis 2004, date de l’arrivée du multi-instrumentiste Scott Gilmore, à la fois derrière les fûts, la guitare et la mandoline, remplacé deux ans plus tard par Eric Craven (Hangedup). Fidèle à la volonté première de son mentor Efrim Menuck, A Silver Mt Zion (pour la version raccourcie) n’a jamais laissé les contraintes dicter sa musique, et n’aura jamais rien tenté d’outrancier pour attirer un public pourtant de plus en plus nombreux et reconnaissant

Marquant la fin d’un silence de trois ans, “13 Blues For Thirteen Moons”, son nouvel album que certains ont peut-être entendu se roder lors de leur dernière tournée européenne, ne fait pas exception. Car il fallait être affublé d’un solide culot pour entamer ce disque par douze courtes plages de larsen s’ouvrant finalement sur quatre titres flirtant avec le quart d’heure. Une fois les hostilités lancées, pas de doute, ces derniers mois passés sur les routes auront clairement influé sur le ton de ce disque, beaucoup plus lourd, intense, rock et dissonant que n’importe quelle oeuvre précédente du combo. Durant une heure, les riffs de guitare revêtent leur costume de chef d’orchestre, les voix sont très présentes et désormais impeccablement maîtrisées, contribuant elles aussi à ces constantes évolutions, ces amas bien étudiés de sons et de mélodies, tour à tour libérées par les cordes (”1000000 Died To Make This Sound”). Mais la tournure des compositions de A Silver Mt Zion n’est pas toujours aussi évidente, comme en atteste “Black Waters Blowed/Engine Broke Blues” - aussi envoûtant qu’il peut passer par de courts passages totalement free - et le titre phare, finement cousu autour d’un riff blues rébarbatif, recette trop simple en apparence pour ne pas être complexe

Enregistré, comme à son habitude, dans un Hotel2Tango cette fois rénové, par l’ingénieur du son live de surcroît, “13 Blues For Thirteen Moons” affiche la production brute et spontanée de ces groupes comme Shellac et Fugazi qui évitent les fioritures pour ne jamais s’éloigner de ce qu’ils ont à proposer sur scène. A la fois complexe et direct, Thee Silver Mt Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band accouche là tout simplement d’un disque authentique, qui n’a d’autres contraintes que celle de refléter une approche de la musique en tout point respectée et respectueuse. Immanquable

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Vic Chesnutt - “North Star Deserter”

North Star Deserter[Album]
27/08/2007
(Constellation/Differ Ant)

Parfois la réalité rattrape la fiction. Vic Chesnutt ferait par exemple un parfait personnage de film ou de roman. Enfant adopté, se laissant vite débordé par une existence erratique entre alcool, drogue et menus larcins, il se retrouve cloué dans un fauteuil roulant depuis 1983, suite à un accident de voiture en état d’ébriété. Ce cabossé de la vie n’a donc jamais eu à aller chercher très loin l’inspiration de ses folk-songs..

L’ancien protégé de Michael Stipe (REM) a connu un début de carrière plutôt remarqué dans la première moitié des 90’s (ses troisième et quatrième albums, “Drunk” (1993) et “Is The Actor Happy?” (1995), revenant souvent comme ses meilleurs…), mais s’est toutefois montré moins convaincant lors de la dernière décennie. Ce douzième album le voit aujourd’hui revenir à un niveau inespéré

Il faut dire que l’Américain a su intelligemment s’entourer en allant enregistrer ce très beau “North Star Deserter” à Montréal, aidé par quelques invités de luxe parmi lesquels les membres de A Silver Mt. Zion, Bruce Cawdron (percussionniste de Godspeed You! Black Emperor) et Guy Picciotto (guitariste de Fugazi)… Le folk habituellement si dépouillé de Chesnutt trouve ainsi une deuxième jeunesse dans les arrangements lumineux et pourtant discrets de ses nouveaux amis

On évolue ici dans un folk progressif qui rappelle parfois le meilleur de Pink Floyd ou Radiohead, ou encore le plus récent Sufjan Stevens. La voix de Vic fait toujours son effet, traînant ses syllabes jusqu’à ce qu’elles se déchirent elles-mêmes de sa bouche, laissant une sensation de perpétuelle douleur dans ses chansons. Difficile de préférer un morceau à un autre, tant l’album séduit par son homogénéité. Des ballades acoustiques pures (”Warm”, “Rustic City Fathers”, “Over”…) aux compositions plus alambiquées (”Glossolalia”, “You Are Never Alone”, “Splendid”, “Marathon”…), en passant par la violence sourde (”Everything I Say”, “Debriefing”) ou la reprise habitée du “Fodder On Her Wings” de Nina Simone, cet album n’a pas de réel point faible

On ne pourra pas non plus venir le titiller sur son artwork, superbe digipack pour lesquels le label Constellation est désormais aussi réputé, dans un tout autre style, que les Anglais de Lex par exemple

“North Star Deserter” se positionne donc d’ores et déjà en bonne place pour le palmarès 2007, même si une écoute prolongée de ce disque sera sans doute contre-indiquée aux personnes souffrant de neurasthénie chronique. A moins d’avoir aussi des tendances masochistes, et là c’est du pur plaisir..

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