Cinematic Orchestra

Cinematic Orchestra

(Angleterre)

(7 articles)

Stuart McCallum (Cinematic Orchestra) sort son premier album solo

stuart

Derrière ce nom britannique on ne peut plus banal se cache le guitariste de The Cinematic Orchestra. Stuart McCallum s’évade donc aujourd’hui des orchestrations organiques du combo pour s’illustrer avec sa guitare sur “Distilled”, un premier disque solo

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Cover list - Les meilleures pochettes Ninja Tune selon Dj Food

Cover list - Les meilleures pochettes Ninja Tune selon Dj Food

Depuis bientôt vingt ans que Ninja Tune enchaine les sorties, beaucoup auront remarqué sa forte identité visuelle, grâce à des pochettes généralement très soignées, faisant le bonheur des vinyls addicts. Alors qu’une deuxième décennie de sorties est sur le point de s’achever, Food revient sur celles qu’il considère comme les plus réussies du catalogue, et nous dit pourquoi.

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Cinematic Orchestra - “Live At The Royal Albert Hall”

Live At The Royal Albert Hall[Album]
07/04/2008
(Ninja Tune/Pias)

Si certaines musiques, comme le rock, peuvent justifier des sorties live qui diffèrent des albums studio grâce à la folie d’un soir pouvant totalement mettre un morceau sans dessus dessous, les choses peuvent être bien différentes quand il s’agit de musique électronique ou de jazz. Encore plus quand les deux sont réunis, s’empoignent, que le pouvoir de l’homme prend le pas sur des machines, elles-mêmes souvent peu propices à l’improvisation. Du coup, quand The Cinematic Orchestra, pourtant adepte des remaniements musicaux lorsqu’il se produit en public, annonce la sortie d’un album live, on s’interroge sur son intérêt, notamment quand il ne s’étend pas à la vidéo. Et la magie dans tout cela.

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The Cinematic Orchestra - “Ma Fleur”

Ma Fleur[Album]
07/05/2007
(Ninja Tune/Pias)

L’histoire d’amour entre The Cinematic Orchestra et le Septième Art se poursuit, avec la sortie d’un nouvel album, d’un nouveau témoignage d’une affection sans borne. Entrevue seulement lors de leurs deux premiers opus, c’est surtout avec “Man With a Movie Camera” que ces Anglais dignement menés par Jason Swinscoe s’acoquinent plus sérieusement avec le cinéma, en composant la bande originale d’un film muet russe datant de 1929. Définitivement dans son élément, l’orchestre s’en tire à merveille, et avec une facilité déconcertante, comme s’il avait déjà vécu plusieurs fois ce genre de projet

Seulement, comme aucun film ne se ressemble, leurs bandes originales diffèrent également. Ainsi, The Cinematic Orchestra aurait pu la jouer facile en retravaillant sur des illustrations sonores finement choisies en fonction de son registre. Mais le combo change cette fois la donne en acceptant une proposition d’accompagnement sonore d’un long-métrage imaginaire. Pas d’images sur lesquelles se caler, ou correspondant à l’univers chaleureux, doux et feutré de sa musique. A partir de là, toutes les portes de l’imagination se sont ouvertes, “Ma Fleur” a fini par sonner comme aucun des précédents disques, s’est ensuite retrouvé entre les mains d’un scénariste qui a dû s’en inspirer, et qui en a tiré le script d’une vie. Comme une histoire d’arroseur arrosé..

Entre temps, Winscoe se sera offert les services de divers chanteurs dont les voix sont venues enrichir des ambiances qu’il a souhaité souligner. Parmi eux, Patrick Watson, en provenance de Montréal, s’est pleinement satisfait de couvrir les premières années de la vie; Lou Rhodes, chanteuse poignante et jeune maman, se montra idéale pour représenter l’âge mûr; et la fidèle Fontella Bass, avant que sa santé ne se détériore, fut parfaite pour endosser le timbre de l’actrice âgée. Et avec des thèmes aussi lourds que l’amour, l’absence et la perte, la musique composée par Winscoe et arrangée avec l’aide du bassiste Phil France, toujours baignée de jazz et d’un fort capital émotion, ne pouvait pas mieux coller au contexte final

“Ma Fleur” en surprendra donc plus d’un, notamment ceux qui s’attendaient une nouvelle fois à une sublime leçon de groove, comme ils en prirent une à l’écoute de “Everyday“. Non, là, l’histoire est différente, et c’est avec un The Cinematic Orchestra beaucoup plus pop qu’on se lance dans cette nouvelle aventure. “To Build a Home”, premier titre emmené par un simple piano, nous lâche dans la mélancolie de Patrick Watson, dont certaines intonations rappellent avec surprise un certain Chris Martin (même remarque sur “Into You” et “That Home”). Ce n’est donc qu’ensuite, sur “Familiar Ground”, plus encore sur “Child Song” et les frissonnants “Breathe” et “Time And Space”, qu’on retrouve quelques réminiscences du passé, bien qu’on ait connu cette jolie troupe plus joyeuse. Mais le retour au minimalisme est récurrent quand ce n’est qu’une guitare qui poursuit “Music Box”, comme des cordes le font sur “Prelude”, ou seuls des vents et une basse fondent toute la musicalité du titre éponyme. Seul raccord avec le passé, ce jazzy et riche “As The Stars Fall” qui laisse de nouveau bourdonner la contrebasse comme il réchauffe les peaux des fûts

Winscoe a cette fois fait dans le minimalisme, préférant enchaîner quelques tristes pétales, réduites à leur minimum d’orchestration, seulement ponctuées de quelques titres plus enrobés. N’allez pourtant pas croire que “Ma Fleur” promet une écoute aussi barbante que celle d’une B.O. sans véritable valeur quand elle n’est plus illustrée. Non, ce troisième véritable enregistrement studio de The Cinematic Orchestra se déguste comme un véritable album, puise au plus profond de l’émotion, nous fait découvrir une nouvelle facette de son géniteur qui, après écoute, s’avère finalement logique. “Ma Fleur” est tout simplement un somptueux moment pour qui ne tournerait pas les talents face à un mariage de pop, soul et jazz. À engloutir de préférence quand les premiers rayons de soleil frappent à la fenêtre..

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Cinematic Orchestra - “Man With A Movie Camera”

Man With A Movie Camera[Album]
17/06/2003
(Ninja Tune/Pias)

On savait la petite troupe de J Swinscoe indéniablement accroc au cinéma et à toute l’inspiration que le septième art puisse dégager en matière de musique. Plus que par son nom, le groupe s’associe directement aujourd’hui au grand écran par le biais de cette bande originale dont le projet se révèle lors du festival du Cinéma de Porto, lorsque ses organisateurs contactent Cinematic Orchestra pour la bande son d’un film muet russe de 1929, “Man With A Movie Camera” de Dziga Vertov. Le groupe accepte sans hésitation et accouche d’ambiances sonores adéquates, en live lors de l’évènement, qui constitueront en grande partie l’album à venir qu’était “Everyday”

Voilà une des principales raisons expliquant le fait que vous retrouverez quelques similitudes avec l’album précédent. Sans pour autant perdre en intérêt, on peut ici se rendre compte de l’adaptation mature et subtile de la musique de Cinematic Orchestra aux besoins du film. Le groove est toujours aussi présent, les basses un peu plus discrètes, le côté jazzy plus évident, et l’énergie évidemment plus retenue bien que quelques envolées, comme sur “Work It”, me feront mentir. “Man With A Movie Camera” est une bande originale avec de grands B et O, et possède une homogénéité qui fait souvent défaut aux expériences du même type

On sent donc un Cinematic Orchestra épanoui, planant et dans son élément alors qu’il s’agit ni plus ni moins d’une première pour le groupe. Alors que certains regretteront les nombreuses ressemblances avec “Everyday”, d’autres aborderont ce “Man With A Movie Camera” comme un deuxième visage, un deuxième essai plus poussé, une sorte d’album de remixes bien loin d’être déplaisant. Sans changer d’un iota, Cinematic Orchestra prouve, bien qu’on n’en doutait pas, que son nom n’a rien de prétentieux. Une recette qui n’a pas fini de fonctionner..

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Cinematic Orchestra - “Man With A Movie Camera (DVD)”

Man With A Movie Camera (DVD)[DVD]
17/06/2003
(Ninja Tune/Pias)

Quelques jours seulement après l’album répondant au même titre, voici enfin l’occasion d’apprécier en image le lien indestructible qui lie The Cinematic Orchestra au septième art. Enfin, car depuis le début de sa carrière, le groupe ne cesse d’y faire référence. Aujourd’hui en DVD, “Man With A Movie Camera” présente le fameux film muet russe de Dziga Vertov (1929) désormais habité par les sonorités jazzies du groupe anglais

S’il faut bien avouer que l’exercice reste un peu long pour un auditoire plus musical que cinéphile, la prestation (tant au niveau visuel que musical) vaut quand même largement le détour. Pendant une heure, Cinematic Orchestra habille “Man With A Movie Camera” de manière majestueuse et parvient avec succès à ne jamais lui manquer de respect. En effet, aucun montage n’a été effectué pour s’appliquer à la musique du groupe, mais c’est bien celui-ci qui a le bon goût d’opter pour des ambiances collant parfaitement aux diverses atmosphères du film

En bonus de ce DVD, on peut apprécier deux vidéos live du combo qui, bien que de qualité moyenne, permettent sans mal de se faire une opinion sur les prestations de Cinematic Orchestra en live. Encore, le clip de “All That You Want” ne fait qu’ajouter un peu d’intérêt à l’objet

Une production qui ne ternit jamais le travail visuel et musical pourtant séparés par quelques décennies. Pour cela, Cinematic Orchestra mérite qu’on lui tire notre chapeau et laisse une agréable et masochiste impression de trop peu. Un siècle se mordant la queue vivement conseillé.

Cinematic Orchestra - “Everyday”

Everyday[Album]
01/01/2002
(Ninja Tune/Pias)

Cinematic Orchestra est de ces groupes à concept dont la musique est le fruit de diverses influences, musicales bien sûr, mais aussi cinématographiques

Sept plages composent ce nouvel album aux ambiances reposantes et mélancoliques, sept plages dignes d’une véritable démonstration de maitrise technique d’une part et d’inspiration musicale d’autre part. On passe d’accents jazz à des touches soul ou cuivres et cordes s’unissent pour donner une profondeur sans précédent à ce “Everyday” qui pousse encore plus loin l’exploration sonore et provoque en nous un jaillissement de sensations fortes et frissonnantes. Beats posés voire jazzy, basses tendres et lancinantes, voix soul chaudes et touchantes. Nous retiendrons surtout ce “Burnout”, “Evolution”, “All Things To All Men” avec la participation de Roots Manuva même si le choix est difficile car cet album est des plus beaux, transpire une osmose de groupe définitivement acquise et apporte une touche de bonheur et d’optimiste dans ce monde ou la créativité semble faire cruellement défaut. The Cinematic Orchestra vous fera écouter la musique comme jamais vous ne l’avez écouté

L’écoute de ce “Everyday” est comme une télétransportation dans un monde ou vous seriez invulnérable, un monde sans souci ni crainte. Un monde ou on est bien et ou on ne demande qu’à rester. Si cet opus était la bande originale de l’au delà, sûr que j’y serai déjà

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