Channels

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(USA)

Inusable, Jay Robbins (frontman de Jawbox) lance Channels sur les cendres de Burning Airlines…

(5 articles)

Office Of Future Plans - “Office Of Future Plans”

office180Album
(Dischord)
21/11/2011
Indie post hardcore

Qui s’est quelques fois laissé bercer par Jawbox, Burning Airlines, voire Channels, connait déjà l’approche totalement singulière de Jay Robbins quand il s’agit de mettre sur pied un registre indie rock que personne d’autre ne pourra s’accaparer. Car le bonhomme a tellement de bouteille et déroulé tant de kilomètres d’accords et d’arpèges qu’il a, à l’instar de groupes comme Fugazi, atteint le cercle sous peuplé des compositeurs inimitables.

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Jay Robbins en live, en acoustique, et en intégralité…

jay

La semaine dernière, Jay Robbins se produisait en live et en acoustique, accompagné du violoncelliste Gordon Withers pour interpréter quelques titres issus des répertoires de Jawbox, Burning Airlines et son nouveau projet Office Of Future Plans. Quelques-uns des morceaux sont disponibles ci dessous au téléchargement.

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Channels - “Waiting For The Next End Of The World”

Waiting For The Next End Of The World[Album]
04/09/2006
(Dischord/Differ Ant)

Parler de petit génie au sujet de Jay Robbins n’est qu’un doux euphémisme. À l’instar de Ian McKaye, il est de ces mentors de la scène rock indépendante américaine ayant accompagné la jeunesse des années 90, et marqué d’une pierre blanche tout un genre musical. D’abord, au sein de Jawbox, puis de Burning Airlines, plus souvent maintenant dans le rôle de producteur pour bon nombre de groupes actuels. Tout ce que semble toucher le frontman de Channels se transforme irrémédiablement en gage de qualité. Alors quand il s’entoure de son épouse, Janet Morgan, et de Darren Zentek, autrefois derrière les fûts de Kerosene 454, tout semble réuni pour que le bonhomme puise dans le meilleur de son inspiration. Avec un chant très personnel et un jeu de guitare atypique, il fait office de fil rouge entre toutes ses expériences, passées ou présentes, forçant plus ou moins le reste du line up à s’y adapter, et forgeant finalement disque après disque un dérivé du rock dont il est le seul et unique représentant

Channels n’échappe évidemment pas à la règle. “Open”, leur premier maxi sorti l’an passé, soulignaient déjà de très fortes ressemblances avec Jawbox et surtout Burning Airlines (ici flagrantes sur “To The New Mandarins”), groupe qu’il formait alors avec le batteur de Government Issue. Parler d’évolution finirait donc par tourner en rond. Disons plutôt que Robbins affine son style et laisse sa grande maîtrise imprégner sa musique. “Waiting For The Next End Of The World” était en cela un testament très attendu. Les impatients que nous étions ne sont pas déçus. Le trio est égal à lui-même, confirme tous les excellents pressentiments de la sortie de “Open”, et sculpte un à un les douze titres d’un album une nouvelle fois indispensable. Si l’entame est sans réelle surprise, juste bluffante quand on se penche sérieusement sur l’approche de composition (”Unreal Estates”, “Mayday”, “$99.99″), la véritable personnalité de Channels se dévoile notamment grâce à plusieurs éléments: la précieuse collaboration de Janet Morgan au chant, loin de faire office de second couteau, complétant parfaitement celui de son compagnon (”The Licensee”, l’excellent “Hug The Floor”); l’apparition de morceaux plus posés sur lesquels la beauté des notes prend le pas sur l’énergie et la technique (”Helen Mirren”, “Little Empires”, le sublime “Mercury”); ou, au contraire, celle de titres plus directs et plus simples aux refrains légèrement plus conventionnels (”Chivaree”, “New Logo”)

Avec “Waiting For The Next End Of The World”, c’est un peu une pépite d’or du rock qu’on tient entre les mains, une oeuvre discrète, d’excellent goût, inspirée, pensée, accessible mais non duplicable, aux secrets de fabrication bien gardés par un certain Jay Robbins, qui laisse ici une nouvelle fois planer tout son talent d’auteur compositeur interprète. Que les éternels admirateurs se ruent sur ce nouvel album, que les autres en fassent autant, en profitent pour faire un long retour en arrière, et croquent un bout de ce patrimoine

En écoute$99.99 (cliquez sur la pochette)Chivaree

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Interview : Channels (10-2004)

Interview : Channels (10-2004)

Jay Robbins monte Channels sur les cendres de Burning Airlines. Rencontre à Chicago avant leur concert avec Pilot To Gunner…

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Channels - “Open”

Open[Maxi]
01/09/2004
(Desoto/Import)

En plus d’être devenu un gage certain de qualité au sein du petit milieu de producteurs indépendants américains, Jay Robbins est, depuis son aventure avec Jawbox, un véritable mythe du rock au même titre que Ian Mac Kaye. Tout comme Channels, Burning Airlines, son précédent groupe, était de ce fait devenu incontournable, marquant encore un peu plus la patte si personnelle de Sieur Robbins. Car Channels, ou il est accompagné de Darren Zentek (Kerosene 454, Oswego)à la batterie et de Janet Morgan (Shonben) à la basse, s’inscrit parfaitement dans la lignée, son jeu de guitare atypique, son sens de la composition alambiqué (”To Mt.Wilson From The Magpie Cage”), et son chant reconnaissable entre mille aidant. Comme beaucoup de groupes de New York et Washington D.C., Channels joue un rock original et surprenant tout en gardant un côté accessible grâce aux récurrents clins d’oeil pop (”Chivaree“, “Fear Is a Man Best Friend”). Peu de références viennent pointer le nez si ce n’est Jawbox (”Storytime”) et surtout Burning Airlines (”Disconnection Day”). Mais peut on vraiment aujourd’hui reprocher à un musicien hors norme de lui-même s’influencer? Seulement six titres, et quels titres!, pour un premier maxi chez Desoto qui devrait logiquement ouvrir la voie d’un des albums de l’année 2005. On squatte donc le site du label et on attend de vous annoncer la nouvelle…

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