(14 articles)

Beastie Boys - “Hot Sauce Committee Part Two”

bb180Album
(Capitol)
02/05/2011
Good ol’times

Ces derniers mois, on n’aura cessé de flipper pour les Beastie Boys dont le sort ne tenait plus que jamais qu’à un fil, autrement dit à la santé d’un Adam Yauch faisant face au cancer, sans autre choix que de prendre le temps nécessaire pour remporter son difficile combat. Car il ne faut pas se leurrer: si l’issue de tout cela n’avait pas été si heureuse, nous n’aurions peut-être jamais revu l’inséparable crew, ni même entendu ce “Hot Sauce Committee Part 2″ pourtant terminé bien avant que le mauvais sort ne tombe sur le trio. On sait maintenant à quel point cela aurait été dommage.

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Ecoutez “Make Some Noise”, nouveau titre des Beastie Boys

bb

Dans un peu moins d’un mois maintenant, on pourra écouter “Hot Sauce Committee Part 2″, le nouvel album des Beastie Boys prévu pour le 3 mai chez Capitol, et dont on sait encore peu de choses d’un point de vue musical.

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Cypress Hill - “Light It Up” (music video)

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Cypress Hill - “Rise Up”

cypress180Album
(Capitol)
19/04/2010
Rap rock

On a beau ne plus attendre de surprises de la part de Cypress Hill, un nouvel album de ce super groupe californien passe rarement inaperçu. Six ans après “Till Death Do Us Apart”, alors qu’on espérait un regain de fraîcheur, la réalité est malheureusement bien différente.

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Massive Attack - “Heligoland”

mass180Album
(Capitol)
08/02/2010
Trip hop

1991: Massive Attack transforme en coup de maître son premier essai. “Blue Lines” et ses neuf titres intemporels signent l’avènement d’un genre nouveau, le Trip-Hop, croisement hybride et casse-gueule par excellence, responsable du meilleur comme du pire dans la décennie qui suivit.

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Snoop Dogg - “Malice n’Wonderland”

snoop180Album
(Capitol)
05/12/2009
Hip hop

Snoop Dogg nous avait  bluffé en 2008, lorsqu’avec «Ego Trippin», il nous avait rappelé quel artiste surprenant il était. Faisant preuve d’une ouverture et d’une audace que l’on n’attendait pas de sa part, il signait un de ses meilleurs albums depuis bien longtemps. Mais fera-t-il preuve encore une fois d’une telle créativité, à l’heure où débarque dans nos bacs «Malice N Wonderland»?

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Massive Attack - “Splitting The Atom”

massive180Ep digital
(Capitol)
05/10/2009
Electro trip hop

Il aura fallu l’annonce de quelques dates françaises cet automne pour que le nouvel album de Massive Attack, fort du retour de DaddyG aux côtés de 3D, se dessine doucement à l’horizon. C’est en effet en février 2010 que les fans du combo de Bristol, impatients depuis une première annonce en 2007, pourront se délecter de nouveaux titres, dont le Ep digital “Splitting The Atom” offre un bel avant-goût. Lire la suite…

Midnight Juggernauts - “Dystopia”

Dystopia[Album]
14/04/2008
(Capitol/Emi)

D’accord, si le renvoi aux années 80 est devenu ces derniers temps plus un automatisme qu’un réflexe, il va falloir arrêter de systématiquement rapprocher l’Australie de Midnight Oil et Kylie Minogue, ses deux icônes musicales historiques qui ne la servent pas toujours. Car depuis 2007, et depuis qu’une énorme brochette d’artistes s’applique à actualiser le mélange electro-rock, trois mecs de Melbourne luttent eux aussi pour troquer leur image de chasseurs de crocodiles contre celle beaucoup plus justifiée de nouveau phénomène d’une scène musicale qui n’a jamais aussi peu caché sa théorie du “rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme”. En effet, comme les Klaxons et Justice à qui ils doivent beaucoup – il se murmure que le buzz autour de Midnight Juggernauts aurait vraiment décollé quand le duo parisien les a cités dans une interview à la BBC – ces trois Australiens s’inscrivent sans gêne parmi les héritiers de Daft Punk, tout en s’illustrant de fort belle manière quand d’autres rivalisent de banalités

Voilà sûrement ce qui explique pourquoi “Dystopia”, sorti l’an passé sur le propre label du groupe, ne paraisse que maintenant en Europe, enfin convaincue d’un potentiel gravé dans la pierre suite à une tournée américaine sold out partagée avec Justice. Avouons que si un autre sort lui avait été réservé, on aurait pu décemment parler d’une réelle injustice à l’encontre des aficionados de pop aux synthés débordants. Car les réjouissances sont ici nombreuses, notamment quand on en arrive aux quelques tubes qui ponctuent ce tracklisting, interdisant l’impasse par la même occasion. Parmi eux, “Ending Of An Era” sonne comme un Blur passé à la moulinette Digitalism; le somptueux “Into The Galaxy”, emmené par un chant aussi accrocheur que rock n’roll, aurait pu être un des highlights du premier album des Klaxons; et les pépites club “Shadows”, “Tombstone”, et “Road To Recovery” surtout, ne laissent plus aucun doute sur l’affection du trio envers la french touch des nineties

Pour le reste, même si on a déjà largement dépassé le faible et habituel ratio singles/album appliqué ces dernières années, les quelques clins d’oeil soporifiques à Air (”Worlds Converged”, “Dystopia”, “Scorpius”, “Aurora”), comme quelques dernières louches dancefloor un poil téléphonées (”Twenty Thousand Leagues”, “Nine Lives”, “So Many Frequencies”), ne seront pas dénuées d’intérêt, amenant même au contraire un certain relief à un premier album qui aurait vite pu s’avérer indigeste. Ce qui sera peut être malheureusement le cas quoi qu’il arrive, la faute à un retard inexplicable du Vieux Continent sur le reste du monde, ayant laissé le temps à de nombreux groupes beaucoup moins intéressants de miner le terrain. Un conseil donc, faire abstraction de la médiocrité ambiante pour encore plus apprécier un “Dystopia” beaucoup plus méritant..

Ecoutez un extrait ici.

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Beastie Boys - “The Mix Up”

The Mix Up[Album]
25/06/2007
(Capitol/Emi)

Pour beaucoup, le meilleur des Beastie Boys est derrière, quand, à l’époque de “Check Your Head” ou “Ill Communication”, ils n’hésitaient pas à prendre les instruments pour relever leur hip hop et lui donner une énergie qui faisait clairement leur identité, leur force. Depuis, les trois new yorkais sont revenus à la formule la plus basique du hip hop, celle de “Hello Nasty” et “To The 5 Boroughs“, leurs deux derniers albums qui faisaient clamer haut et fort que le trio était définitivement sur la pente descendante Lire la suite…

Teki Latex - “Party De Plaisir”

Party De Plaisir[Album]
04/06/2007
(Capitol/Emi)

À en croire ce que nous assénaient ses controversés géniteurs, le dernier album en date de TTC était supposé faire péter la banque et les hit-parades. Finalement, “3615 TTC” n’aura eu qu’un écho très relatif chez les fans les plus jeunes du groupe, voire auprès des amateurs de “raparodie” façon Kamini ou Fatal Bazooka (sans en atteindre les ventes record, au grand dam de leur label, peut-on légitimement penser…). Autant dire que la sortie du premier album solo de Teki Latex, le “cerveau” de TTC, était attendue de pied ferme aussi bien par ses adorateurs que ses détracteurs. Le disque aura ainsi vu son parachutage dans les bacs maintes fois repoussé, jusqu’à laisser supposer que ce “Party De Plaisir” n’aura peut-être finalement pas bien porté son nom très longtemps..

Pour preuve, il aura certainement fallu beaucoup de travail pour que cet album n’ait d’équivalent aujourd’hui que le pire des années 80. Mais, on ne pourra encore pas enlever à Teki Latex un talent certain du marketing. Les leçons du semi-échec de “3615 TTC” ont en effet vite été tirées. Plutôt que de prendre un nouveau risque en s’autoproclamant roi de la pop ou de se cacher derrière une incompréhension de sa musique, il préfère cette fois devancer les critiques en assumant un opportunisme cynique et décomplexé, comme si la réussite ou non de son album lui importait finalement bien peu. Ce qui n’est pas idiot, d’un point de vue stratégique, il faut l’avouer: pourquoi dire du mal de “Party De Plaisir” quand nous étions prévenus de sa médiocrité

Parce qu’on ne peut pas ne pas s’arrêter sur la première “oeuvre” solo de celui qui se proclame icône de toute une génération, celle qui ne l’a pas toujours suivie d’ailleurs. Peu importe, cette fois Teki Latex prend le taureau par les cornes et à défaut de creuser son propre sillon préfère labourer celui des autres: Katerine se remet tout juste de son énorme succès que le MC rondouillard lui emboîte le pas en embauchant l’équipe qui a su toucher le jackpot (Renaud Letang et Gonzales à la production) et en profitant de ses connexions. Et pour mieux faire passer la pilule, on s’amuse donc à parler de pop, un terme cher au Parisien, et qui englobe un peu tout et n’importe quoi, à l’image de la quinzaine de titres de ce disque

Car “Party De Plaisir”, musicalement parfois très réussi (”Go Go Go”, “Invitation To Ooh Wee”), aurait pu être un bon album s’il n’avait pas été celui de Teki Latex. Piètre rappeur au sein de TTC ou ses contributions sont déjà parfois de trop alors qu’il y partage le temps de parole (sans revenir sur son sens ultra-aiguisé de la rime illustré ici sur “Polo” entre autres), il était donc prévisible qu’un album intégral se révèle totalement indigeste (”Les Jouets” y contribue). D’autant plus avec ce timbre de voix particulier qui aura eu au moins le mérite de lui offrir une certaine originalité. Du coup, elle passe lorsqu’elle est enfouie sous les effets (”Electronic” à l’ambiance héritée des cartoons japonais des 80’s), ou qu’elle s’efface quasiment devant une trop forte concurrence (le controversé “La Petite Fille Qui Ne Voulait Pas Grandir” en duo avec Katerine), mais beaucoup moins lorsque Teki Latex se lance plus franchement dans l’exercice de la chansonnette (”J’aime La Pop Music”, “Crois En Moi”), qu’elle soit disco (”Go Go Go”, bien parti jusqu’à ce que notre homme tente de rivaliser avec Début De Soirée) ou qu’elle ose même s’apparenter au Grand Serge (”Bonne Soirée”)

Au sein de tant de concessions faites en vue d’une reconnaissance tellement désirée, il ira même jusqu’à puiser dans le rock qu’il déteste sur “The Ish (feat Feist)”, et dans les influences Anticon (”Sac à Dos”) reniées il y a encore très peu de temps mais qui auront grandement contribué à la médiatisation des débuts de TTC. Teki Latex, flirtant désormais avec le gratin de la variété (la pathétique Lio sort de son placard, s’offre un revival inespéré sur “Les Matins De Paris” histoire de ne pas vieillir dans l’anonymat) , va enfin pouvoir toucher du doigt ce qu’il recherchait éperdument. Mais toucher seulement, car avec une telle “Party De Plaisir”, les dents aussi longues et le pantalon au bas des pattes, l’énergumène n’aura certainement pas d’autres alternatives que de trébucher et regarder filer ses modèles qu’il ne parvenait plus à cacher. Sans musique, en plus..

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