(11 articles)

Cypress Hill - “Rise Up”

cypress180Album
(Capitol)
19/04/2010
Rap rock

On a beau ne plus attendre de surprises de la part de Cypress Hill, un nouvel album de ce super groupe californien passe rarement inaperçu. Six ans après “Till Death Do Us Apart”, alors qu’on espérait un regain de fraîcheur, la réalité est malheureusement bien différente.

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Massive Attack - “Heligoland”

mass180Album
(Capitol)
08/02/2010
Trip hop

1991: Massive Attack transforme en coup de maître son premier essai. “Blue Lines” et ses neuf titres intemporels signent l’avènement d’un genre nouveau, le Trip-Hop, croisement hybride et casse-gueule par excellence, responsable du meilleur comme du pire dans la décennie qui suivit.

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Snoop Dogg - “Malice n’Wonderland”

snoop180Album
(Capitol)
05/12/2009
Hip hop

Snoop Dogg nous avait  bluffé en 2008, lorsqu’avec «Ego Trippin», il nous avait rappelé quel artiste surprenant il était. Faisant preuve d’une ouverture et d’une audace que l’on n’attendait pas de sa part, il signait un de ses meilleurs albums depuis bien longtemps. Mais fera-t-il preuve encore une fois d’une telle créativité, à l’heure où débarque dans nos bacs «Malice N Wonderland»?

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Massive Attack - “Splitting The Atom”

massive180Ep digital
(Capitol)
05/10/2009
Electro trip hop

Il aura fallu l’annonce de quelques dates françaises cet automne pour que le nouvel album de Massive Attack, fort du retour de DaddyG aux côtés de 3D, se dessine doucement à l’horizon. C’est en effet en février 2010 que les fans du combo de Bristol, impatients depuis une première annonce en 2007, pourront se délecter de nouveaux titres, dont le Ep digital “Splitting The Atom” offre un bel avant-goût. Lire la suite…

Midnight Juggernauts - “Dystopia”

Dystopia[Album]
14/04/2008
(Capitol/Emi)

D’accord, si le renvoi aux années 80 est devenu ces derniers temps plus un automatisme qu’un réflexe, il va falloir arrêter de systématiquement rapprocher l’Australie de Midnight Oil et Kylie Minogue, ses deux icônes musicales historiques qui ne la servent pas toujours. Car depuis 2007, et depuis qu’une énorme brochette d’artistes s’applique à actualiser le mélange electro-rock, trois mecs de Melbourne luttent eux aussi pour troquer leur image de chasseurs de crocodiles contre celle beaucoup plus justifiée de nouveau phénomène d’une scène musicale qui n’a jamais aussi peu caché sa théorie du “rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme”. En effet, comme les Klaxons et Justice à qui ils doivent beaucoup – il se murmure que le buzz autour de Midnight Juggernauts aurait vraiment décollé quand le duo parisien les a cités dans une interview à la BBC – ces trois Australiens s’inscrivent sans gêne parmi les héritiers de Daft Punk, tout en s’illustrant de fort belle manière quand d’autres rivalisent de banalités

Voilà sûrement ce qui explique pourquoi “Dystopia”, sorti l’an passé sur le propre label du groupe, ne paraisse que maintenant en Europe, enfin convaincue d’un potentiel gravé dans la pierre suite à une tournée américaine sold out partagée avec Justice. Avouons que si un autre sort lui avait été réservé, on aurait pu décemment parler d’une réelle injustice à l’encontre des aficionados de pop aux synthés débordants. Car les réjouissances sont ici nombreuses, notamment quand on en arrive aux quelques tubes qui ponctuent ce tracklisting, interdisant l’impasse par la même occasion. Parmi eux, “Ending Of An Era” sonne comme un Blur passé à la moulinette Digitalism; le somptueux “Into The Galaxy”, emmené par un chant aussi accrocheur que rock n’roll, aurait pu être un des highlights du premier album des Klaxons; et les pépites club “Shadows”, “Tombstone”, et “Road To Recovery” surtout, ne laissent plus aucun doute sur l’affection du trio envers la french touch des nineties

Pour le reste, même si on a déjà largement dépassé le faible et habituel ratio singles/album appliqué ces dernières années, les quelques clins d’oeil soporifiques à Air (”Worlds Converged”, “Dystopia”, “Scorpius”, “Aurora”), comme quelques dernières louches dancefloor un poil téléphonées (”Twenty Thousand Leagues”, “Nine Lives”, “So Many Frequencies”), ne seront pas dénuées d’intérêt, amenant même au contraire un certain relief à un premier album qui aurait vite pu s’avérer indigeste. Ce qui sera peut être malheureusement le cas quoi qu’il arrive, la faute à un retard inexplicable du Vieux Continent sur le reste du monde, ayant laissé le temps à de nombreux groupes beaucoup moins intéressants de miner le terrain. Un conseil donc, faire abstraction de la médiocrité ambiante pour encore plus apprécier un “Dystopia” beaucoup plus méritant..

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Beastie Boys - “The Mix Up”

The Mix Up[Album]
25/06/2007
(Capitol/Emi)

Pour beaucoup, le meilleur des Beastie Boys est derrière, quand, à l’époque de “Check Your Head” ou “Ill Communication”, ils n’hésitaient pas à prendre les instruments pour relever leur hip hop et lui donner une énergie qui faisait clairement leur identité, leur force. Depuis, les trois new yorkais sont revenus à la formule la plus basique du hip hop, celle de “Hello Nasty” et “To The 5 Boroughs“, leurs deux derniers albums qui faisaient clamer haut et fort que le trio était définitivement sur la pente descendante Lire la suite…

Teki Latex - “Party De Plaisir”

Party De Plaisir[Album]
04/06/2007
(Capitol/Emi)

À en croire ce que nous assénaient ses controversés géniteurs, le dernier album en date de TTC était supposé faire péter la banque et les hit-parades. Finalement, “3615 TTC” n’aura eu qu’un écho très relatif chez les fans les plus jeunes du groupe, voire auprès des amateurs de “raparodie” façon Kamini ou Fatal Bazooka (sans en atteindre les ventes record, au grand dam de leur label, peut-on légitimement penser…). Autant dire que la sortie du premier album solo de Teki Latex, le “cerveau” de TTC, était attendue de pied ferme aussi bien par ses adorateurs que ses détracteurs. Le disque aura ainsi vu son parachutage dans les bacs maintes fois repoussé, jusqu’à laisser supposer que ce “Party De Plaisir” n’aura peut-être finalement pas bien porté son nom très longtemps..

Pour preuve, il aura certainement fallu beaucoup de travail pour que cet album n’ait d’équivalent aujourd’hui que le pire des années 80. Mais, on ne pourra encore pas enlever à Teki Latex un talent certain du marketing. Les leçons du semi-échec de “3615 TTC” ont en effet vite été tirées. Plutôt que de prendre un nouveau risque en s’autoproclamant roi de la pop ou de se cacher derrière une incompréhension de sa musique, il préfère cette fois devancer les critiques en assumant un opportunisme cynique et décomplexé, comme si la réussite ou non de son album lui importait finalement bien peu. Ce qui n’est pas idiot, d’un point de vue stratégique, il faut l’avouer: pourquoi dire du mal de “Party De Plaisir” quand nous étions prévenus de sa médiocrité

Parce qu’on ne peut pas ne pas s’arrêter sur la première “oeuvre” solo de celui qui se proclame icône de toute une génération, celle qui ne l’a pas toujours suivie d’ailleurs. Peu importe, cette fois Teki Latex prend le taureau par les cornes et à défaut de creuser son propre sillon préfère labourer celui des autres: Katerine se remet tout juste de son énorme succès que le MC rondouillard lui emboîte le pas en embauchant l’équipe qui a su toucher le jackpot (Renaud Letang et Gonzales à la production) et en profitant de ses connexions. Et pour mieux faire passer la pilule, on s’amuse donc à parler de pop, un terme cher au Parisien, et qui englobe un peu tout et n’importe quoi, à l’image de la quinzaine de titres de ce disque

Car “Party De Plaisir”, musicalement parfois très réussi (”Go Go Go”, “Invitation To Ooh Wee”), aurait pu être un bon album s’il n’avait pas été celui de Teki Latex. Piètre rappeur au sein de TTC ou ses contributions sont déjà parfois de trop alors qu’il y partage le temps de parole (sans revenir sur son sens ultra-aiguisé de la rime illustré ici sur “Polo” entre autres), il était donc prévisible qu’un album intégral se révèle totalement indigeste (”Les Jouets” y contribue). D’autant plus avec ce timbre de voix particulier qui aura eu au moins le mérite de lui offrir une certaine originalité. Du coup, elle passe lorsqu’elle est enfouie sous les effets (”Electronic” à l’ambiance héritée des cartoons japonais des 80’s), ou qu’elle s’efface quasiment devant une trop forte concurrence (le controversé “La Petite Fille Qui Ne Voulait Pas Grandir” en duo avec Katerine), mais beaucoup moins lorsque Teki Latex se lance plus franchement dans l’exercice de la chansonnette (”J’aime La Pop Music”, “Crois En Moi”), qu’elle soit disco (”Go Go Go”, bien parti jusqu’à ce que notre homme tente de rivaliser avec Début De Soirée) ou qu’elle ose même s’apparenter au Grand Serge (”Bonne Soirée”)

Au sein de tant de concessions faites en vue d’une reconnaissance tellement désirée, il ira même jusqu’à puiser dans le rock qu’il déteste sur “The Ish (feat Feist)”, et dans les influences Anticon (”Sac à Dos”) reniées il y a encore très peu de temps mais qui auront grandement contribué à la médiatisation des débuts de TTC. Teki Latex, flirtant désormais avec le gratin de la variété (la pathétique Lio sort de son placard, s’offre un revival inespéré sur “Les Matins De Paris” histoire de ne pas vieillir dans l’anonymat) , va enfin pouvoir toucher du doigt ce qu’il recherchait éperdument. Mais toucher seulement, car avec une telle “Party De Plaisir”, les dents aussi longues et le pantalon au bas des pattes, l’énergumène n’aura certainement pas d’autres alternatives que de trébucher et regarder filer ses modèles qu’il ne parvenait plus à cacher. Sans musique, en plus..

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The Decemberists - “The Crane Wife”

The Crane Wife[Album]
29/01/2007
(Capitol/Emi)

Que, jusque-là, vous aimiez sans aucune mesure The Decemberists ou qu’ils vous aient toujours un peu déçu, il faudra revoir votre copie, quoi qu’il arrive. En effet, Colin Meloy et sa bande de Portland ne cherchaient pas forcément le changement à l’entame de ce troisième album, il est venu naturellement comme cela tombe parfois sur les épaules des musiciens aguerris et expérimentés

A la base, “The Crane Wife”, cependant toujours très mélodique et à l’écriture des plus fines, est un conte japonais traditionnel pour enfant qui donna envie au leader du groupe d’en écrire une chanson, pour finir par le décliner en plusieurs parties et devenir son thème principal. On flirte donc cette fois avec le concept, mais sans que celui ci ne fasse office d’un boulet privant ce disque de diversité, de légèreté et de fluidité. En effet, peu sont les albums de ce genre à s’écouter d’un trait, sans fatiguer, ni demander une attention croissante au fur et à mesure qu’on s’y enfonce. “The Crane Wife”, sans conteste le plus réussi du groupe à ce jour, jongle avec les contrastes, notamment celui d’être touchant en abordant des thèmes assez sombres, de s’afficher en oeuvre dramatique pour ne finalement être qu’une ode à la vie. Pour cela, le combo a mis les petits plats dans les grands, bénéficiant d’un enregistrement digne de ce nom, de l’intervention du producteur Chris Walla (Death Cab For Cutie), de plus de moyen et de temps (trois mois exactement) lui ayant permis de flirter ici avec la quasi-excellence

Et les mots sont pesés. Car ici les joyaux pop/folk sont légion, du “The Crane Wife 3″ d’ouverture au “Summersong” de fin d’album, en passant par “When The War Came” et “O Valencia!”, tous rappelant parfois l’approche d’I Am Kloot, la diversité musicale en plus. Car The Decemberists ne se sont pas privés d’enrichir leurs titres de sonorités d’accordéon ou de cordes bienvenues ne faisant qu’accroître la grande richesse de ce disque définitivement à part. Et comme pour enfoncer le clou, Colin Meloy et ses compères prennent à contre-pied les formats imposés par le monde des majors qu’ils viennent de rejoindre, en accouchant d’un sublimissime morceau de douze minutes. “The Island”, composé de trois parties bien distinctes mais essentielles, est du genre à mettre tout le monde d’accord et illustre à quel point The Decemberists maîtrisent leur sujet: paroles très sombres, et jongle d’une facilité insolente et déconcertante de multiples références qu’on aurait difficilement pensé aussi mariables. Je pense notamment à ce long passage “à l’écossaise” qu’il fallait oser intégrer et réussir à faire si bien sonner pour ne pas en faire un rapporté

C’est là tout le talent de ces Américains, dévoués à l’écriture et composant leur musique uniquement en ce sens tout en la faisant sonner d’une manière si naturelle qu’elle en devient époustouflante. Avec leur air d’Américains conservateurs des siècles passés, The Decemberists sont finalement au-dessus du lot et pensent bien plus loin que la majorité des groupes de sa génération. De l’art

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Beastie Boys - “To The 5 Boroughs”

To The 5 Boroughs[Album]
15/06/2004
(Capitol/Emi)

Six ans… Il aura fallu attendre tant d’années pour que “Hello Nasty” puisse enfin avoir un successeur. Il faut dire qu’on n’y croyait plus. Et la faillite de Grand Royal, le label des new yorkais, il y a deux ans ne nous a pas permis de retrouver l’optimisme. Mais les Beastie Boys sont des durs à cuire. Avec la quarantaine en ligne de mire, le trio revient plus médiatisé que jamais armé d’un “To The 5 Boroughs” en hommage à la Grosse Pomme, particulièrement remonté contre la politique américaine, et avec une couleur old school plutôt abandonné depuis “Check Your Head” Lire la suite…

El P - “Collecting The Kid”

Collecting The Kid[Album]
15/06/2004
(Capitol/Emi)

El P est aujourd’hui devenu incontournable dans le paysage hip hop. Ses performances de producteur sur le “Cold Vein” de Cannibal Ox, sur son album solo “Fantastic Damage” plutôt indispensable, ou plus récemment sur son remarqué album jazzy “High Water”, lui ont offert une large reconnaissance. “Collecting The Kid” continue en ce sens en proposant une compilation de morceaux nés de collaborations avec d’autres artistes de chez Definitive Jux. Ainsi, on retrouve à ses côtés Murs (”The Dance”) ou Mr Lif (”Post Mortem”) entre autres pour quelques morceaux d’anthologie ou, au contraire, on ne peut plus dispensable. Car ici, l’exercice est encore risqué mais moins réussi qu’à l’accoutumée. El P s’éloigne encore un peu plus du hip hop pour flirter avec des ambiances cinématographiques (”Death Of Buck 50″, “Love Theme” ou “The Dance”), expérimentant ainsi au point de sonner plus rock comme sur “Oxycotin”. De là, on retiendra des titres comme le “Post Mortem” de Mr Lif ou “Constellation Recall” alors que d’autres passeront vite aux oubliettes (”Jukie Skate Rock”). Bizarrement paru sur une major, “Collecting The Kid” n’est pas un mauvais disque mais nous pousse à quelques interrogations. Lassitude ou infime erreur de parcours? Espérons que le boss de Defintive Jux saura, à l’instar d’Anticon, s’effacer un tantinet pour revenir plus fort que jamais. Réponse au prochain épisode…

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