Calexico

Calexico

(USA)

(4 articles)

Calexico - “Selections From Road Atlas 1998-2011″

calexico180Album
(City Slang)
18/11/2011
Alternative country

Calexico aime enregistrer sa musique, faire des kilomètres, et multiplie parfois son plaisir quand il arrive à faire les deux en même temps. Ainsi, quelques privilégiés ont peut être déjà eu l’occasion de ravaler in extremis la bave qu’ils avaient aux lèvres en s’apercevant que le groupe proposait souvent sur ses concerts des disques uniquement disponibles hors commerces. Un ou plusieurs ont peut être ainsi eu la chance d’atterrir dans votre discothèque, certainement pas tous.

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Calexico offre un live intégral à télécharger

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On ne se fatigue pas d’écouter Calexico. Alors, dans une période creuse ou l’on aimerait voir débouler un nouvel album, le groupe met gratuitement à la disposition de ses fans un live intégral enregistré à Nuremberg en 2009.

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Calexico - “Carried To Dust”

Carried To Dust[Album]
08/09/2008
(Cooperative Music/City Slang/Pias)

On n’avait plus entendu Calexico aussi riche musicalement depuis “Feast Of Wire”, quatrième album sorti en 2003 qui allait laisser la place au plus épuré “Garden Ruin“, un disque ne laissant d’ailleurs plus que de vagues souvenirs aujourd’hui. “Carried To Dust”, cette fois composé à deux avant d’être soumis aux musiciens, revient donc remettre un peu d’en train et de lumière dans la discographie du groupe de l’Arizona qui convainc définitivement en plus de regonfler pour de bon un capital sympathie quelque peu émietté par sa précédente sortie. Calexico y retrouve ses richesses, ses cuivres et cordes notamment, ses élans cinématographiques aussi, et saisit l’occasion de raconter une nouvelle histoire: celle d’un écrivain qui achète une carte routière marquant en rouge un mystérieux itinéraire qu’il allait suivre, et qui l’emmènera de Valparaiso à la Nouvelle-Orléans en passant par Moscou

Pas étonnant donc que, en tant qu’invitation au voyage, chacun de ses disques emmène systématiquement avec lui quelques musiciens rapportés, valeur ajoutée qui ne se refuse pas quand elle est de cette qualité. Cette fois, ce sont entre autres Sam Beam de Iron & Wine (le doux “House Of Valparaiso” et ses cuivres lointains) et la chanteuse canadienne Pieta Brown (”Slowless”) qui se laissent embarquer et contribuent à deux des plus belles démonstrations mélodiques de cet album, tandis que Douglas McCombs de Tortoise vient fermer la marche sur “Contention City”, ovni de ce disque de par son orchestration et l’ambiance fantôme qu’il dégage. Mais, il serait trop injuste de minimiser ainsi la forme éclatante de Calexico, définitivement responsable de son meilleur opus à ce jour à en croire les nombreuses pépites qu’il contient: celles qui refont sonner les cuivres (l’ouverture enjouée “Victor Java’s Hands”, le cinématographique “El Gatillo” à la Sergio Leone), et donnent la part belle aux accents d’Amérique Centrale et du Sud (”Inspiracion”, avec Amparo Sanchez (Amparanoia) et Jairo Zavala, qui va même jusqu’à ne pas déplaire aux fans du Buena Vista Social Club), si proches de Tucson, berceau de Joey Burns et John Convertino, les deux têtes pensantes de Calexico

Mais plus que tout encore, c’est quand viennent le premier single “Two Silver Trees”, l’écorché “Man Made Lake”, et surtout les délicats “The News About William” et “Red Blooms” - deux des plus beaux titres de l’entière discographie du duo - qu’on prend conscience de son inspiration débordante. Plus que jamais, Calexico montre sa capacité à rebondir à chaque album, plaçant ce “Carried To Dust” sous le signe des collaborations de longue date et longtemps espérées, sans jamais y perdre une once de personnalité, cette force d’identification qui le caractérise. Après un bref passage quelque peu plombé (”Garden Ruin” s’en prenait notamment au régime de Bush fraîchement réélu), le duo a retrouvé toute cette splendeur et cette chaleur qui ne va jamais sans cette classe dont il est seul capable à ce point. Rock, jazz, folk, country et musique latine: on a retrouvé le vrai Calexico, et ce n’est pas la moindre des bonnes nouvelles..

Ecoutez un extrait ici.

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Calexico - “Garden Ruin”

Garden Ruin[Album]
03/04/2006
(City Slang/Naive)

Joey Burns et John Convertino, composant le noyau dur de Calexico, sont de ces artistes imprévisibles jouant régulièrement la carte du changement pour poser ensuite celle de la longévité.De ses quatre précédents albums, les “The Black Light” et “Hot Rail” ont certainement été les plus retentissants, transpirant cette ambiance “soleil de plomb” purement texane, encore plus lorsque les mariachis venaient alors prêter main-forte pour asseoir définitivement Calexico parmi les groupes à part. Déjà, “Feast Of Wire” en 2003 n’était pas parvenu à les égaler. N’en attendez donc pas plus de ce “Garden Ruin” qui laisse entrevoir, si ce n’est une nouvelle direction, un nouveau chapitre dans la discographie du duo

Ayant récemment collaborés, entre autres, avec Nancy Sinatra, Gotan Project ou Iron & Wine, Burns et Convertino semblent s’être laissés imprégner par ces expériences au point d’épurer considérablement leur musique. Sur ce “Garden Ruin”, les cuivres n’apparaissent quasiment plus, à l’exception de “Roka” (feat Amparo Sanchez, chanteuse de Amparanoia), au profit de la recette classique et simplifiée chant / guitare / batterie / choeurs mais aussi des textes plus engagés qu’auparavant et de leur interprétation. Du coup, la personnalité musicale de Calexico n’est conservée que dans le son et les mélodies, et ce nouvel album s’inscrirait presque dans la tendance folk actuelle, même si il lorgne régulièrement vers la pop et le rock (”All Systems Red”, “Letter To Bowie Knife”). D’abord décontenancé par une richesse musicale clairement moins importante, l’auditeur peinera pourtant à ne pas tomber dans la profonde intimité de ce “Garden Ruin” (”Yours And Mine”, “Smash”) dont quelques titres (”Lucky Dime”, Bisbee Blue”) valent un large détour

Calexico a donc choisi d’exploiter désormais des recoins de ses influences jusqu’à maintenant mises au second plan. De ce fait, “Garden Ruin”, même s’il s’inscrit parfaitement dans le décor que le groupe a planté tout au long de ces dernières années, sonne différemment de ses prédécesseurs, au risque de parfois flirter avec le banal. Ce nouvel album n’est donc clairement pas le plus marquant de sa discographie, mais s’avère être une pierre indispensable à l’édifice.

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