(USA)
Album
(Motown)
18/05/2009
Prenez un Mc emblématique, au flow inimitable, au charisme unique. Ajoutez quelques producteurs en vogue et quelques valeurs sûres. Incorporez des featurings de premier choix et vous obtenez une galette bien consistante, qui plaira au plus grand nombre. La recette est simple et pourtant certaine de fonctionner: c’est celle employée pour le huitième album du mythique Busta Rhymes Lire la suite…
[Album]
12/06/2006
(Interscope/Universal)
Busta Rhymes est de ces Mcs faisant intégralement partie des fondations de la scène hip hop mainstream américaine. À tel point que beaucoup lui pardonnent un certain manque de constance apparu au fur et à mesure de ces albums et ce, souvent à cause d’intentions trop commerciales. En effet, demandez à un puriste du hip hop de citer son opus préféré de cet ancien Flipmode Squad agissant en solo depuis 1996, il y aura de forte chance qu’il s’agisse d’un des premiers. Pourtant, difficile de résister à l’envie de jeter une oreille sur un nouvel album de Busta Rhymes, sans réelle actualité depuis quatre ans, tant règne la certitude d’y trouver une poignée de très bons morceaux. Récemment signé sur Aftermath, label de Dr Dre, ce “Big Bang” au titre aussi prétentieux qu’intriguant n’échappe pas à la règle
Aucun doute, le Mc, désormais au poil ras, a encore une fois voulu taper très fort. D’abord en s’attachant les services de producteurs renommés (Dr Dre, JDilla, Timbaland, Scott Storch, Will.i.Am, Swizz Beatz), mais aussi en faisant appel à des featurings de poids (Missy Elliott, Raekwon, Stevie Wonder, Q Tip, Nas, Kelis, Rick James, Floetry, Latoya Jackson…), tous aussi bankables et synonymes de quelques centaines de milliers de disques vendus. Mais à l’image du premier single “Touch It” comprenant un sample de Daft Punk, “Big Bang” cible encore trop l’attention des médias pour devenir un éternel classique du genre. Et des titres comme “How We Do It Over Here”, “In The Ghetto”, “Get Down”, “I’ll Do It All”, ou “I Love My Bitch” confirment cette impression quand ils ne se révèlent pas sans intérêt. Reste qu’ils font partie de cette personnalité affirmée, celle d’un artiste capable de pondre des hits “dancefloor” comme de véritables petites perles. En cela, “You Can’t Hold The Torch”, “They’re Out To Get Me”, “Cocaina”, et “Get You Some” font forte impression, mais sûrement pas autant que les excellents “New York Shit”, “Goldmine”, “Don’t Get Carried Away” et même “Been Through The Storm” qui ne dénoteraient pas sur un best of de Busta
“Big Bang” propose donc plus ou moins ce à quoi on s’attendait. Pas de réelle surprise donc, puisqu’on a là quelques morceaux à vite oublier et d’autres à garder précieusement. Pourtant, Busta Rhymes, malgré des featurings trop nombreux ici, remontera assurément dans les estimes, chose facile me direz vous étant donné son précédent “It Ain’t Safe No More” dont peu de gens se rappellent encore aujourd’hui. Reste que ce nouvel album ne s’adresse pas forcément aux plus exigeants…
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01/01/1998
(Elektra/Wea)
Le rappeur apocalyptique au flow surhumain ne perd pas de temps pour nous envoyer des bombes en pleine tronche. En effet, depuis que Busta Rhymes tourne en solo et avec le Flipmode, “Extinction Level Event” est le quatrième album en trois ans. Son flow et ses versions sont à l’image de ses sorties déferlantes
On note à la production Notta, Jamal, Swizz Beats, Rashad Smith, le fameux DJ Scratch, Darell Delite Alamby, Kenny Flav, Busta Rhymes… ce qui rend une ambiance chaude, lourde et speed. On retrouve dans ce Lp l’esprit des trois précédents avec une détermination musicale plus marquée et plus aboutie
Les invités sont de taille: Flipmode, Janet Jackson, Ozzy Osboume pour un duo “hard-rap”, et Mystikal. Ce “Extinction Level Event” est un très bon album émanant d’un des meilleurs MC’s américains.
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01/01/1997
(Elektra/Wea)
Second album solo pour Mister Busta après l’explosif “The Coming”, et encore une fois une grosse pointure du rap US ne nous déçoit pas. Cette fois, l’album est moins énervé mais tout aussi efficace. Busta a d’ailleurs fait un effort tout particulier sur les paroles
Pour la production, il est épaulé par Dj Scratch et Rashad Smith. Après avoir aidé son cousin Rampage, à la tête de deux maisons de production, on se demande comment Busta Rhymes fait pour réussir à tout boucler sans bâcler le travail. Cet album contient de très très bons morceaux avec notamment le duo avec Erykah Badu sur “One”. Par contre, aucun membre de son ancien groupe “Leader of the New School” n’est présent sur l’album, preuve que leur rupture est complète. Bref, ce deuxième album reflète une ambiance plus calme mais tournera longtemps sur les platines.
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