Burning Heads

Burning Heads

(France/Orléans)

(14 articles)

Burning Heads - “Spread The Fire”

bur180Album
(Opposite)
11/2009
Punk rock

Cela fait maintenant trois ans qu’on n’avait plus entendu de nouveaux morceaux punk rock de la part des Burning Heads, plus occupés ces derniers temps par le deuxième volume de leur série dub-reggae-punk “Opposite”. Sans aucune surprise, “Spread The Fire” reprend le flambeau de “Bad Time For Human Kind” qui, en 2006, inaugurait la mise en service officielle de leur label et de leur désormais totale auto gestion.

Lire la suite…

Burning Heads, “Spread The Fire” en novembre

burning1

Les Burning Heads, ainés indétrônables de la scène punk mélodique française, reviennent en novembre avec “Spread The Fire”, un nouvel album à sortir sur leur label Opposite Rec. En avant goût, deux titres sont disponibles ci-dessous au téléchargement. Lire la suite…

Burning Heads - “Opposite 2″

Opposite 2[Album]
03/09/2007
(Opposite Rec/Pias)

En 2001, quand les Burning Heads ont annoncé la sortie imminente d’un album reggae, une partie de son large public, acquis tout au long de ses cinq albums punk/hardcore, est restée dubitative. On savait les Orléanais attirés par ce genre musical, eux qui ne s’étaient jamais privés de placer quelques interludes au sein de leurs tracklistings énervés, ou de citer les Clash ou les Ruts parmi leurs influences. Mais comment cela allait-il sonner de la part d’un groupe qui a toujours fait des émules grâce à une énergie revigorante et des mélodies affûtées

“Opposite” a donc fait tomber quelques mauvaises langues, amenant le public reggae à s’intéresser au punk, et réciproquement. Une belle affaire, même si ces deux styles musicaux ont toujours avancé en parallèle dans l’histoire. Les Burning Heads se sont donc montrés à la hauteur des attentes, et l’album tourna encore de longs mois après sa sortie. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, le groupe a monté son propre label, a pris son destin en main, avec toujours, en tête, l’envie de proposer une suite. Et si quelques-uns, nous les premiers, restent encore sur leur faim après un dernier album en demi-teinte, “Opposite 2″, enregistré chez eux en mars dernier, prouve que les Burning Heads sont loin d’avoir dit leur dernier mot, et d’avoir définitivement perdu leur inspiration

Ici, chacun des titres est une totale réussite, peut être parce que punk rock et reggae (dub compris comme sur les instrumentaux “Ternaire” et “Chinese Banjo”) sont plus ouvertement mélangés que sur le premier volet, à l’image, par exemple, du “Synaptic Warfare” d’ouverture alternant couplets à contre-temps et refrain rock accrocheur. Et à l’exception de “Evilution” et son pied de grosse caisse musclé, du très électrique “The Pressure”, et de l’hymne punk “Opposite” qui clôt le disque pied au plancher, c’est d’ailleurs la recette la plus récurrente sur ce nouvel album (”Boots On”, “Guitar”, “Comrad”), nous poussant ainsi à qualifier ces treize titres de punk-reggae plutôt que l’inverse

La différence est infime, on vous l’accorde, mais il ne fait aucun doute que le public punk aura besoin de moins de temps pour y rentrer que son homologue reggae. Reste que ce deuxième volet, à l’image des excellents “I Was Wrong” et “The Prisoner” (reprise de The Saints), de la science du bon riff et du break efficace démontrée ici, promet encore un bel avenir aux Burning Heads finalement habités d’une éternelle jeunesse, et se place sans trop de difficultés comme une des pierres angulaires de leur discographie. Indispensable donc..

En écouteSynaptic WarfareComrad

Achetez sur :

  • Achat sur Fnac
  • Achat sur Amazon

Burning Heads - “Bad Time For Human Kind”

Bad Time For Human Kind[Album]
13/03/2006
(Opposite/Codaex)

C’est en mars 2003 que le dernier album des Burning Heads, “Taranto”, sort sur Yelen, label de Sony voué à disparaître lors de la fusion avec BMG. Coup dur pour les orléanais désormais face à deux options: continuer de confier leurs disques à une structure aux objectifs commerciaux, ou monter leur propre label pour avoir une emprise totale sur leur activité. La réflexion ne fut pas longue et Opposite Records voit le jour, sort quelques temps après le (décevant) split avec les Unco avant de se consacrer à la sortie de “Bad Time For Human Kind”, dernier-né autoproduit de la désormais impressionnante discographie du combo

Quinze titres en un peu plus de trente cinq minutes, les Burning Heads ne se sont peut-être jamais révélés aussi expéditifs. Il faut dire que depuis quelques temps, les orléanais retournent progressivement à leurs premières influences, laissant peu à peu de côté un répertoire punk mélodique popisant au profit de quelques titres hérités du hardcore mélodique des années 80, Dag Nasty et consorts en tête (”Get That Gun Off My Chest”, …). “Bad Time For Human Kind” ne fait donc logiquement pas office de déviation. Têtes baissées, les Burning Heads foncent donc sans économiser leur énergie, sans épargner cordes et fûts, délivrent quelques textes vindicatifs (”Power Is The Poison”, “Going Nowhere”, “Spirit Of 68″) afin de réveiller une jeunesse qui s’endort. Car si les bonshommes n’ont pas oublié une chose, c’est que le punk se doit de réveiller les consciences plutôt que de se laisser ramollir par une conjoncture politique et médiatique manipulatrice (”Songs For The Majors”). Ainsi, même si on a connu le groupe beaucoup plus accrocheur et tubesque (à l’exception ici de “Who Wants To Join?” et de l’excellent “A Whole Life”), quelques titres comme “Show The Way (You Really Are)”, “Tomorrow The Strike”, “The Fuse”, ou le dubisant “Glass Ceiling” qui termine l’album, s’inscrivent parmi ce que les Burning Heads savent faire de mieux

“Bad Time For Human Kind”, agrémenté de vidéos et photos en bonus, n’est donc pas la déception attendue et pressentie par le split avec les Uncommonmenfrommars, mais n’est clairement pas non plus le meilleur album des orléanais, de plus en plus old school, comme opérant une (trop?) rapide marche arrière.Alors, quitte à lorgner vers le passé, on préfèrera sans problème se réécouter un “Super Modern World”, un “Be One With The Flames” ou un “Escape”. Quoi qu’il en soit, hormis une production un poil plus légère, rien ne vient remettre en cause la crédibilité du groupe et son retour à une totale indépendance, surtout pas le prix de l’album défiant toute concurrence..

En écouteAfter Me The StormGet That Gun Off My Chest

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon

Burning Heads / UMFM - “Incredible Rock Machine”

Incredible Rock Machine[Album]
20/10/2005
(Opposite/Codaex)

Burning Heads et Uncommonmenfrommars, deux groupes pour qui ces derniers mois ont été synonymes de changement, se retrouvent sur une même galette concrétisant une belle aventure commune. En effet, les seconds se sépareraient de leur label, tandis que les premiers, rassasiés des changements de maisons de disque et de leur parcours en semi-major chez Yelen (qui n’existe d’ailleurs plus), ont décidé de monter leur propre structure afin de sortir leurs disques sans avoir de compte à rendre à qui que ce soit… C’est donc sur Opposite Records que sort ce split proposant une reprise et quatre inédits par groupe, dont un chanté par l’autre. Tout un programme..

C’est le combo d’Orléans qui lance les hostilités dans une veine punk rock speedé, un brin old school, qui s’inscrit nettement dans la continuité de ses derniers opus. Pourtant, hors mis “Freedom Tower” plutôt réussi, des titres comme “STFU” ou plus nettement “Beware” sonnent comme du déjà entendu, pour ne pas dire du coupé/collé, et laisseraient même penser à un léger manque d’inspiration. Et ce n’est pas vraiment “Paranoia”, chanté par les Unco, ou leur reprise de Youth Brigade (”Did You Wanna Die”) qui viendront redorer leur prestation. Du coup, les Unco, nos Nofx nationaux, seraient presque les plus convaincants de l’histoire (”Everyone’s Against Me”, “Plastic Guns”) malgré un “Attitude Problem” en demi teinte, ainsi qu’un “X4″ chanté par les Burning Heads et une reprise de DI (”Johnny’s Got a Problem”), tous deux sans véritable intérêt. On se rabattra donc volontiers sur les bonus vidéo, toujours intéressants, notamment sur ce “documentaire” de 25 minutes retraçant la session studio

La dernière seconde de ce disque atteinte, on reste donc sur notre faim, déçu de la prestation de ces deux groupes nous ayant clairement habitué à mieux. Mais ce qui nous inquiète surtout, c’est la production, qui bien que satisfaisante, n’atteint pas le niveau des derniers albums (des Burning notamment). L’autoproduction, incombant des moyens plus modestes, peut certes être synonyme de crédibilité, bien que les orléanais n’en manquent pas, mais il serait vraiment dommage que cela se répercute sur la qualité de leurs disques. C’est un peu l’impression qui se dégage ici. Mais le nouvel album des Burning Heads étant actuellement en chantier, on attendra sa sortie, aussi attendue que les précédentes, pour définitivement savoir si le groupe a préféré l’indépendance au risque de se saborder et de redevenir plus confidentiel… En attendant, 60 dates communes sont prévues et, elles, ne décevront pas.

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon
Interview : Burning Heads (06-2004)

Interview : Burning Heads (06-2004)

BHASS, c’est la nouvelle aventure des Burning Heads avec Alif Sound System. La venue de la clique à Paris mi juin aura été l’occasion d’en savoir plus sur ce mariage que l’on aurait pu penser improbable…

Lire la suite...

Zoom : Burning Heads

Zoom : Burning Heads

Les photos de la soirée BHASS parisienne…

Lire la suite...

Burning Heads / Alif Sound System - “Never Trust a Punk”

Never Trust a Punk[Album]
05/04/2004
(Yelen/Sony)

Les Burning Heads ont toujours démontré leur ouverture d’esprit avant même d’avoir à la prouver. C’est pour cela qu’il n’est pas étonnant de les voir collaborer aujourd’hui avec un sound system jungle après avoir tenté une expérience reggae il y a quelques années maintenant. Sur “Never Trust a Punk”, qui sonne d’ailleurs comme une réponse indirecte au dernier opus des Wampas (pour le titre seulement…), ce sont deux écoles qui se rencontrent. Deux écoles représentant chacune un genre musical mais aussi peut être deux générations. Dans cette fusion musicale, les Burning Heads apportent la rage du rock, la maturité comme base solide alors qu’Alif Sound System contribue à l’arrache, à l’énergie post adolescente que transpire cet opus et apporte une indéniable spontanéité héritée de la rue et des free parties. Rappelant parfois un Asian Dub Foundation tendu ou plus régulièrement un Assassin des premières heures, Bhass ne gagne pas de ce fait outre mesure les galons de l’originalité. Bien que frais et varié, “Never Trust a Punk” donne malheureusement un profil franchouillard et alternatif à un disque sûrement plus convaincant lorsqu’il est interprété sur scène. Sans pourtant être décevant, les bonnes choses qu’il recèle sont parfois un peu ternies par quelques textes faciles et côtés un peu puériles que l’on n’attendait pas forcément dans un projet mené par les Burning. Certes, la fusion, exercice périlleux dont très peu sortent indemnes, s’avère quelque fois efficaces mais se veut le plus souvent passable. Des influences passées plus inaperçues auraient certainement plus jouées en la faveur du BHASS. En attendant, l’alchimie entre les deux formations sera incontestablement plus intéressante sur scène que dans nos platines. “Never Trust a Punk” est comme un bon coup d’essai qui mérite tout simplement de plus grandes ambitions et un travail un tantinet plus approfondi. A écouter

Ecoutez un extrait sur le site des Burning Heads

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon

Burning Heads - “Taranto”

Taranto[Album]
17/03/2003
(Yelen/Sony)

Nous n’allons pas faire sonner la Marseillaise aujourd’hui car ce n’est certainement pas ce qui tourne sur les platines des Burning Heads. Mais quand même, la sortie d’un nouvel album des orléanais reste toujours un événement qui secoue le petit monde du rock français comme Noir Désir, à chaque album, peut redorer l’image de la jeunesse politisée française auprès des lecteurs de Télérama! “Taranto” est ni plus ni moins le septième album d’un groupe qui avance tête baissée, imperméable aux modes et aux étiquettes, mais sensible au monde qui l’entoure. Pas besoin de campagne électorale pour que les Burning Heads l’ouvrent en grand, il leur suffit juste de sortir du studio, bandes sous le bras, pour laisser s’échapper ces caractéristiques coups de gueule qu’il est toujours bon d’entendre. Non, le punk rock français n’est pas mort; oui, la jeunesse française a encore beaucoup de choses à dire

Beaucoup pensaient que “Opposite”, leur précédent album reggae, marquerait un tournant critiquable de la carrière du groupe et que l’on n’entendrait plus jamais la furie enflammée d’un “Escape”. Que nenni! Il suffit juste d’écouter les dix sept brûlots punk rock de cet album pour en être convaincu et se demander si cette escapade en contre temps n’a pas plutôt servi au très bon résultat de ce nouvel opus. Car le quatuor n’y va pas de main morte. “An 01″ annonce fièrement la couleur avec sa rage difficilement contenue, “Globalize” viendra vous trancher le système auditif avec ses guitares incisives et son refrain entêtant (comme celui de “Happyness”), “Bush a Bush” vous mettra une bonne et méritée claque dans la gueule tandis qu’”Autopilot Off” restera dans les annales du punk français tout comme le renversant “Dedication”. Mais si les Burning peuvent s’avérer ici des plus colériques avec leurs tempos décoiffants (”The Club”, “Inner Conflict”), ils savent aussi, en groupe mature, jouer sur la diversité et les contrastes avec des compositions plus pop (”Neon Skies”, “Good Bye”), plus mid-tempos (”Sit & Watch”, le superbe “Push Me”, “She Said”) ou même tout simplement rock (”Freak And Stars”, “Pense Bête”). Toujours aussi généreux, le quatuor nous gratifie en plus de tout cela d’une reprise des Ruts (”Babylon’s Burning”) et de quatre vidéos pour les irréductibles comme nous qui n’en n’auraient pas eu assez

“Taranto” sonne comme une bonne bouffée d’air frais en ces temps d’instabilité malgré tout préoccupante. Il est toujours bon d’entendre des gens, et encore plus des artistes, s’élever en punk rock contre le désordre mondial. Les Burning Heads accouchent donc ici d’un album incontournable et continuent d’avancer, imperturbables tels des blindés humanitaires, sans tomber dans la tendance et tout en apportant un maximum de plaisir à leur auditoire. C’est à cela que l’on reconnaît un éternel monument musical

Ecoutez un extrait sur le site du groupe

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon