
En passant du format trio à celui de duo, les Anglais de Bromheads Jacket en ont profité pour diminuer leur nom de moitié et se rebaptiser Bromheads. Quatre titres et autant de vidéos sont déjà disponibles ci-dessous.
(UK)

En passant du format trio à celui de duo, les Anglais de Bromheads Jacket en ont profité pour diminuer leur nom de moitié et se rebaptiser Bromheads. Quatre titres et autant de vidéos sont déjà disponibles ci-dessous.
[Album]
22/09/2008
(Marquis Cha Cha/Import)
Sorti début 2007, “Dits From The Commuter Belt” ne pouvait pas mieux tomber pour Bromheads Jacket, bien calé entre les deux premiers disques des Arctic Monkeys qui focalisaient alors toute l’attention du monde musical. Venant de Sheffield lui aussi, la tâche devenait tout de suite plus simple pour le jeune trio, même si sa première déflagration rock n’roll, toute aussi rugueuse et arrogante, méritait bien tous les louanges glanés. Alors qu’on était prêt à parier notre montre sur le succès définitif de ces trois wankers anglo-saxon, on préfèrera finalement conserver nos bijoux quelques temps encore, leur avenir pouvant clairement se jouer ici. Non pas que “On The Brain” soit un réel camouflet, juste qu’il se place bien en deçà de son prédécesseur et de nos attentes. Exit la fougue adolescente, cette énergie débordante qui menait parfois jusqu’à quelques charmantes imperfections, tout comme le recours à un phrasé très narratif, typiquement anglais dans l’approche dont on retrouve seulement quelques bribes ici sur “Turn Me On”. En 2008, Bromheads Jacket préfère plutôt rentrer dans le rang, élargir à plusieurs reprises son instrumentation (les synthés sur “Speakerbox” et “Black Lions”), soigner les arrangements (les cordes du final “Yesterdays Antic”). Et bien qu’il tente parfois de remédier aux travers d’une maturité grandissante, qu’il conserve quelques similitudes avec son proche passé via quelques titres plus calmes (”Recover”, “Promises, Promises”), il montre de grosses difficultés à insuffler de nouveau la magie d’antan à son répertoire. Même si ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais en vain: “Clear To Some”, “You’ll Lose It”, et “Where”, s’ils restent parmi les temps fort de ce “On The Brain”, ne parviennent pas à égaler un premier album sensation. Si “Dits From The Commuter Belt” n’a en effet rien perdu de sa saveur aujourd’hui, son successeur a incontestablement collé au plat..
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[Album]
26/02/2007
(Marquis Cha Cha/Pias)
Tout le monde au bunker, l’Angleterre se réveille et quelques bombes rock pourraient bien nous tomber sur le coin de la gueule sans prévenir. Apparemment, de l’autre côté de la Manche, on en a bel et bien fini avec la pop qui a fait tout le patrimoine du pays, et ce revival rock que les têtes de liste du genre (Bloc Party notamment) commencent doucement à délaisser. Tout cela par la faute de jeunes pousses bien décidées à faire souffler un vent frais sur une scène qui avait tendance à s’empatter, y compris quand elle tentait de suivre le pas des Américains. Il y a un an, les Arctic Monkeys se lançaient dans la bataille avec un énorme succès à la clé, suivis en ce début d’année par les surprenants Klaxons et ces inconnus (chez nous) de Bromheads Jacket
Ceux-là, grâce à quelques Eps, ont bien vite mis dans leur poche un public Anglais, plutôt satisfait de voir les racines punks nationales remonter à la surface. Car dans l’esprit, c’est bien de cela dont il s’agit. Là ou les Arctic Monkeys étaient encore trop gentils et trop propres, Bromheads Jacket, dans le packaging de ce premier album comme dans sa production sans chichi et spontanée, se foutent bien d’arrondir les angles et balancent sans calculer une énergie post adolescente, impeccablement maîtrisée de surcroît. Disons le bien fort, avec des allures de disque autoproduit, “Dits From The Commuter Belt” est assurément, lui aussi, une des belles découvertes de cette année 2007
Pour preuve, la quantité de tubes qu’il renferme, bien protégée par une intro noisy laissant entrevoir qu’on ne va pas avoir affaire là à de la musique de salon. “What Ifs + Maybes”, “Wooley Bridge”, “One Nautical Mile”, “He Likes Them Airbrushed”, leurs rythmiques au taquet, leur basse qui déroule, et leurs guitares volontairement cradingues, rugueuses et brouillonnes desquelles s’échappent de temps à autres quelques riffs efficaces, s’écoutent plutôt dans un vieux bar enfumé où les fûts crachent leurs bières, que dans le salon de mémé qui tient à ses bibelots comme à la prunelle de ses yeux. Car Bromheads Jacket casse tout sur son passage, et n’accorde ici que deux véritables moments de répit avec deux ballades (”Poppy Bird” et le superbe “Rosey Lee”) permettant d’apprécier cet accent anglais à couper au couteau, élément rapprochant immanquablement le trio des Arctic Monkeys quand les similitudes ne sont pas également musicales (”Going Round To Have a Word” n’est-il pas leur “I Bet You Look Good On The Dancefloor” à eux?)
Mais les particularités de Bromheads Jacket ne s’arrêtent pas là. Si l’énergie sautillante et la fraicheur du groupe empêcheront quiconque de crier au plagiat, il enfonce le clou avec un chant posé à la manière d’un Mike Skinner (The Streets) avec qui il partage le goût des textes inspirés de la vie ouvrière anglaise. Ne passons pas par quatre chemins, “Dits From The Commuter Belt” n’est que trente minutes de bonheur purement rock n’roll. Les enfants de choeur d’Arctic Monkeys peuvent bien arriver avec leur deuxième album, la messe est déjà dite..
En écouteWhat Ifs+MaybesWoolley Bridge
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