Brain Damage

Brain Damage

(France)

(8 articles)

High Tone & Brain Damage - “High Damage”

high180Album
(Jarring Effects)
26/03/2012
Dub

Le dub français n’en est pas à sa première rencontre. High Tone non plus d’ailleurs puisque les lyonnais en ont même fait une spécialité en ayant déjà croisé le fer par le passé avec Zenzile, Kaly Live Dub, Wang Lei ou Improvisators Dub pour un résultat toujours remarquable et remarqué. Il était donc logique que, à un moment donné, le combo s’allie le temps d’un disque à Brain Damage, autre acteur historique du genre. Ainsi, “High Damage” refait tourner les turbines à basses à plein régime, et perpétue dignement la tradition.

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Interview - Brain Damage, processus évolutif

Interview - Brain Damage, processus évolutif

En mars dernier, Brain Damage tapait une nouvelle fois un grand coup sur la scène dub française et poursuivait sa perpétuelle évolution avec un nouvel album intitulé “Burning Before Sunset”. Puisqu’on n’avait plus eu l’occasion de discuter avec eux depuis 2005, Martin nous offre une mise à jour aussi concise qu’intéressante en répondant brièvement aux quelques questions qui s’amassaient en nous ces dernières années.

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Brain Damage - “Burning Before Sunset”

brain180Album
(Jarring Effects)
15/03/2010
Dub métaphysique

Depuis plus de dix ans, chaque nouvel album de Brain Damage est synonyme de renaissance et de réincarnation pour son dub métaphysique en perpétuelle évolution.  Si les expériences musicales du passé maintiennent toujours leurs empreintes, elles semblent au fur et à mesure se combiner pour former un ensemble résolument différent. Le nouvel album, “Burning Before Sunset”, ne déroge pas à cette règle originelle.

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Brain Damage - “Short Cuts Live”

brain180Album
(Jarring Effects)
28/09/2009
Dub

De tous les groupes qui peuplent la scène dub française, le duo Brain Damage, ayant rejoint le crew Jarring Effects en 2006, est certainement l’un des plus prolifiques et novateurs, ayant su tirer profit de toutes les ressources du genre pour le pousser dans ses retranchements et faire éclore quelque chose de vraiment nouveau. «Spoken Dub Manifesto» reste à ce titre l’album le plus emblématique du talent et de la créativité de Martin Nathan et Raphaël Talis, qui réalisèrent avec cette galette un véritable coup de maîtres en mariant dub et spoken word grâce à la complicité de plusieurs chanteurs et écrivains impliqués dans le projet. Lire la suite…

Brain Damage - “Short Cuts”

Short Cuts[Album]
10/03/2008
(Jarring Effects/Discograph)

De toute cette nébuleuse qu’est devenue la scène electro dub française, Brain Damage s’en tire toujours plutôt bien en affublant désormais chacun de ses disques d’un concept fort. Surtout depuis une poignée d’années maintenant, et ce “Spoken Dub Manifesto” très réussi, regroupant quelques poètes sous l’étendard du dub. Fort de cette expérience plus ou moins renouvelée ici (les intervenants spoken word sont nombreux, qu’ils soient français, anglais, bosnien, catalan, arabe, allemand ou polonais), le groupe remet le couvert en adoptant l’approche de The Residents, et de leur “Commercial Album” qui, en 1980, s’était donné comme but d’enchaîner une quarantaine de titres ne dépassant pas la minute, simplement constitués d’un couplet et d’un refrain. Ainsi, “Short Cuts” dépose une sensation d’urgence et d’intensité qui rassurera certainement les adeptes des morceaux courts, chose assez rare dans un contexte dub, d’ordinaire voué au développement et à la lente progression des idées

Autre surprise pour le moins enthousiasmante, Brain Damage n’hésite plus à s’écarter de son style de prédilection, même si celui-ci reste tapi dans l’ombre de chacun de ces 24 titres. Illustration dés l’entame de ce disque et son introduction acoustique et popisante (”Parce Que J’en Ai Marre”), annonçant la couleur d’un contenu harmonieux. Suivent un trip hop habité (”Bok”), un post rock attirant (”The Palm Reader Is On Acid”), un downtempo hypnotique (”Mi Nismo Voda Broj1″), une minimale hantée (”Armer Kopf”), quelques uns des flagrants exemples venant ponctuer un registre qui revient aussi forcément vers l’electro dub originel du groupe (”Children Of Pallakad”, “Munduh”, “Sta?”, “Trupy”). Mais quel que soit le style adopté, Brain Damage souligne une constante apportant toute la cohérence et l’homogénéité de ce nouvel album: un travail de studio de titan, pas toujours audible mais bien présent (preuve de talent), et un goût prononcé pour la mélancolie, qui contribue à rendre venimeux chacun des morceaux

Du coup, à l’écoute de ce “Short Cuts”, les regrets se retrouvent presque aussi nombreux que les satisfactions qui en découlent. En effet, si on se serait passés de certains titres (”Stérile” ou “Tic Tac Tic”, l’immonde final “Le Jazz De Pépé”), on aurait aimé en revanche que d’autres puissent s’éterniser un peu (”Toxine”, “Plot/Propose”, ainsi que les jolis écarts du début), comme il est prévu qu’ils le soient sur scène. Ainsi, les regrets sont satisfactions, et vice versa. En gros, Brain Damage vient une nouvelle fois brillamment chambouler nos esprits quelque peu formatés, et prouve que l’electro dub ne s’est finalement pas encore totalement dévoilé. Cela, rien n’était moins sûr avant ce nouvel album, de ce fait vivement conseillé quels que soient vos à prioris

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Brain Damage - “Spoken Dub Manifesto”

Spoken Dub Manifesto[Album]
03/04/2006
(Jarring Effects/Pias)

La scène dub française se court après. Entendez par là que les jeunes recrues suivent le chemin tracé par les références françaises du genre qui, elles, recherchent, parfois en vain, une innovation constante. Brain Damage y officie depuis des lustres et surprend une nouvelle fois avec “Spoken Dub Manifesto”, un troisième album presque conceptuel puisque s’inscrivant dans la lignée “Dub Poetry”, genre que Prince Far I ou LKJ ont étendu dans les années 70. Car si le terme “Spoken Word”, poésie récitée et parlée, est souvent affilié à la scène hip hop, il s’adapte aussi parfaitement à l’univers musical du dub. Brain Damage en fait la parfaite démonstration en collaborant ici avec plus d’une dizaine de poètes, écrivains et vocalistes tous bien différents les uns des autres, et s’impliquant dans ce projet de manière toujours personnelle et variée

Parmi eux, Mark Stewart (un des principaux acteurs du rapprochement entre une certaine black music et le punk rock anglais des années 80, fondateur du Pop Group et collaborateur d’Adrian Sherwood), Subtitle (moitié de Labwaste, membre du Project Blowed), Dylan Bendall (guitariste de Lab°, membre de General Dub, et poète/vocaliste surprenant), Hakim Bey (controversé et provocateur, il est à l’origine d’une redéfinition de l’Islam hérétique et reste une des influences philosophiques et virtuelles du réseau internet), Black Sifichi (déjà entendu chez Brain Damage et Ez3kiel entre autres), Suzanne Thoma (compositrice, productrice et chanteuse au sein d’Octet), ou Ted Milton (chanteur de Blurt, groupe no wave/post punk légendaire). Mais la richesse et l’innovation de ce “Spoken Dub Manifesto” ne se résument pas uniquement à sa longue liste de vocalistes invités. Musicalement aussi, le groupe a fait appel à de multiples instrumentalistes qui ont permis au groupe de n’utiliser que des samples composés et interprétés. D’où, l’utilisation de percussions, vibraphone, flûtes orientales et expérimentations electro acoustiques par exemple qui ne viennent qu’amplifier l’impact musical de ce nouvel opus

Brain Damage semble avoir ouvert en grand les portes de son univers, se laissant la grande liberté de devenir un projet artistique avec un grand A avant de n’être qu’un simple duo musical. Du coup, l’originalité est plus que jamais de mise et ce “Spoken Dub Manifesto” bénéficie amplement de l’ouverture d’esprit de ses géniteurs. Du coup, Brain Damage passe du stade de l’éventuelle surprise, à celle de la surprise évidente. Un signe de maturité, incontestablement..

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Interview : Brain Damage (01-2005)

Interview : Brain Damage (01-2005)

Par sa délicatesse froide et mystérieuse, Brain Damage fait partie intégrante de la scène dub française. Entretien avec un duo prêt à en découdre…

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Brain Damage - “Ashes To Ashes / Dub To Dub”

Ashes To Ashes / Dub To Dub[Album]
18/10/2004
(Bangarang/Pias)

Il y a un bon moment maintenant que la scène dub digitale n’avait pas accouché d’un album véritablement capable de vous remuer de l’intérieur et de vous faire partir ailleurs. Et bien c’est fait, ce nouvel album de Brain Damage est assuré de vous envoyer directement quelque part entre le Psychotropique du Cheper et celui du Rastafari Borgne

Immergés au sein des réverbérations et de l’écho des basses balançant gentiment, l’évidence nonchalante du spoken word du toujours excellent Black Sifichi et la langueur ensoleillée des vocaux de Leroy Green enrichissent encore la spiritualité enivrante et la douceur chaleureuse se dégageant de ces dix morceaux faisant rimer dub avec ambiant

On a beau se dire que certains des morceaux se répètent deux fois quasiment à l’identique et que l’album est un peu court, on se laisse emporter et il faut se rendre à l’évidence: putain qu’est ce que c’est bon

Avec ce “Ashes to Ashes - Dub to Dub”, Brain Damage vient tout simplement de réaliser l’album dub de 2004, voire de 2005, tant leurs confrères travaillant à leur sortie de l’année prochaine (High Tone en tête) auront fort à faire pour surpasser ce rayon de soleil comme surgi du coeur de l’hiver.