Septembre dernier, nous rencontrions Bobono. Plutôt que de répondre aux mêmes sempiternelles questions, l’Anglais s’est prêté au jeu du blindtest avec un réel enthousiasme…
(Angleterre)
Septembre dernier, nous rencontrions Bobono. Plutôt que de répondre aux mêmes sempiternelles questions, l’Anglais s’est prêté au jeu du blindtest avec un réel enthousiasme…
[Album]
02/10/2006
(Ninja Tune/Pias)
Il y a trois ans, Simon Green aka Bonobo nous laissait sur un “Dial M For Monkey” en demie teinte, car trop identique à son premier album. On était donc en droit d’attendre un léger coup de vernis de la part de cet Anglais bien ancré dans la scène downtempo européenne. “Days To Come”, troisième album donc, arrive à point nommé pour répondre à nos questions, satisfaire nos attentes, alors qu’on désespérait de plus en plus de n’avoir plus aucun signe de vie de son géniteur
Comme d’habitude, la force de sa musique reste la possibilité de s’y plonger à n’importe quel moment. Et pour rendre ces moments encore plus agréables, notre homme semble nous avoir entendu, et apporte un élément supplémentaire non négligeable: le chant. Si ce n’est pas lui qui s’y colle, les prestations de Fink (au meilleur de sa forme sur “If You Stayed Over”) ou, à quatre reprises, de Bajka, résidente allemande déjà entendue sur des productions Compost ou Ubliquity, amènent avec elles des influences pop et soul s’intégrant parfaitement dans le contexte. La preuve avec le très bon “Walk In The Sky”, et les très différents “Between The Line”, aux couleurs de big band, “Nightlite”, plus mélancolique et laissant encore apparaître quelques accointances avec Cinematic Orchestra
Mais, musicalement aussi, Bonobo, en multi instrumentiste définitivement talentueux, mature et sur de lui, atteint un nouveau palier technique, et ne pose aucune note au hasard (”Ketto”). A tel point qu’il en fait peut-être là le bémol de ce nouvel opus. Très bien produit, et le chant en complément, “Days To Come” sonne du coup presque trop propre (”Days To Come”), cède le costume de l’album instrumental (le final “Recurring” semble d’ailleurs sortir du précédent album) pour celui d’une collection de titres accessibles pour un plus grand public
Les plus persévérants seront finalement récompensés, Simon Green parvenant à trouver le juste milieu lorsqu’on approche du terme de ce disque: “On Your Marks” rappelle le Dj Shadow des débuts, les rondeurs en plus, et “Transmission 94″ peut viser le trône de ce “Days To Come”, nouvel album ou profondeur, beauté et mélancolie sont encore une fois les maîtres mots. Le downtempo, dérivé de la musique électronique un brin essoufflé, ne reprendra pas forcément son souffle ici, mais peut se rassurer en plaçant encore beaucoup d’espoir dans Bonobo
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[Album]
04/10/2005
(Ninja Tune/Pias)
Après quelques albums qui l’ont hissé parmi les meilleurs producteurs downtempo du marché, Bonobo prend les reines de ce septième volume de la série de mixtape “Solid Steel” histoire de prouver à ceux qui en douteraient encore son agilité en tant que Dj, chose qu’il ne rechigne pas à faire à travers le monde et durant toute l’année. Evidemment, la couleur de ce disque s’apparente à ses travaux habituels et mêle les beats lourds et poussiéreux aux douces mélodies funkies, pour un résultat digne du bassiste confirmé qu’il est, et pour qui le rythme n’a plus de secret. Cet album bluffe ainsi l’auditeur par un mix techniquement de très haute qualité, mais aussi par une solide homogénéité sur son intégralité. Sans compter sur les quelques artistes qu’il nous permet de découvrir (puisque tel est le but d’une tel projet à la base) et qui viennent ponctuer les titres de Sieur Simon Green lui même (Diesler, Flevans, Paul Murphy, les Solid Steel Players dont l’identité ne sera pas révélé pour des raisons juridiques…). Au milieu de tout cela, se perdent quelques petits joyaux dont le rare “Hidden” par King Seven, le jazzy “Introduction” de Nat Adderly, l’inédit “Recurring” qui annonce un prochain album de Bonobo plutôt allèchant, ou l’auto bootleg/remix/mash up (comme vous voulez!) des titres “Change Down” et “The Sugar Rhyme”. Pour finir, ce sont Amon Tobin et Savath & Savalas qui ont la lourde et ingrate tâche de faire redescendre la pression alors qu’on aurait bien resigné pour une double dose. Sept volumes: trop peu mais bien assez pour crier bien haut que celui ci de Bonobo est sans conteste un des meilleurs..
Tracklisting1. Bonobo - Solid Steel Intro 2. Diesler - Sandcastles 3. Bonobo - Flutter 4. Karminsky Experience - Exploration 5. Bonobo - Pick Up 6. Flevans - Hey Mr Bundle 7. Black Grass - Score 8. Solid Steel Players - Les Fingres 9. Belgradeyard - Munchies’ (I-wolf ft DJ Collage remix) 10. Paul Murphy - Soul Call 11. King Seven - Hidden 12. Bonobo - Recurring 13. Bonobo - Change Down / The Sugar Rhyme 14. Jazz Juice - Marra Bossa 15. Nat Adderly - Introduction 16. Hugo Maldoro - I Know a Little Cuban 17. Trouble Man - Change is What we Need 18. Amon Tobin - Easy Muffin 19. Savath & Savalas - Paths in Soft Focus 20. Super Numeri - Otters Pond
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11/06/2003
(Ninja Tune/Pias)
Après un premier opus, “Animal Magic”, encensé par la presse, il ne restait plus à Simon Green que de garder la tête sur les épaules et s’atteler au difficile stade de la confirmation. “Dial M For Monkey” est donc très attendu par les médias ainsi que par tous les fans de downtempo, histoire de porter un jugement sur l’évolution de cet artiste désormais confirmé ou tout simplement pour nous redonner le sourire les matins de crachin breton..
L’album s’ouvre magnifiquement sur “Noctuary” qui reprend sans grands changements la recette de son premier essai discographique. Celle ci est simple: beat minimal mais efficace et sonorités douces imprégnées de mélancolie. Comme à son habitude, Bonobo varie les tempos et ensoleille ce début d’opus avec “Flutter” empruntant quelques notes de sitar. Si l’originalité n’est pas de mise jusque là, on remarquera un certain effort de composition surtout sur “D Song” et “Change Down” qui laissent entrevoir une certaine évolution tant au niveau des beats que des arrangements. Le reste n’est que montée en puissance, chaque morceau contenant son lot de groove et de beauté allant jusqu’à nous faire oublier l’entame de ce “Dial M For Monkey” pouvant être considérée comme un fond de premier fût. Ainsi, nous pourrons enfin nous laisser frissonner sur les superbes “Wayward Bob” rappelant Cinematic Orchestra, “Something For Windy” sous caféine, ou encore “Light Pattern”, mais surtout ce “Nothing Owed” aux notes de guitares touchantes et sensuelles
Du fait qu’il prenne un peu de temps pour définitivement conquérir, Bonobo semble accoucher de ce deuxième album dans la douleur. Les points forts de l’artiste sont évidemment et heureusement présents, mais la sortie, au même moment, de l’album de Hint fera sans nul doute un peu d’ombre à l’encensé Simon Green d’autant plus que son compatriote s’est montré beaucoup plus efficace dans son orchestration. Pas décevant pour autant, Bonobo semble juste un tantinet se répéter alors qu’on attendait plutôt une réelle évolution de sa part. Pour la prochaine fois sans aucun doute..
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30/01/2003
(Ninja Tune/Pias)
Bonobo, alias Simon Green, est sûrement un des artistes les plus talentueux de l’écurie Ninja Tune. Donnant naissance à un premier album, “Animal Magic”, entièrement produit par lui-même, il réussit le pari de proposer un opus que l’on se surprend à redécouvrir à chaque écoute, que l’on aime écouter en mode repeat poussant même le bouchon jusqu’à ce que notre morceau favori ne soit jamais le même
D’influence constamment hip hop-downtempo, Bonobo s’est ici appliqué à proposer des morceaux complets et digestes qui poussent l’auditeur dans un état de quiétude plus qu’agréable. Ainsi “Sleepy Sevens” peut s’avérer répétitif mais une écoute attentive vous en fera découvrir toutes les subtilités. Comment rester indifférent à ces douces mélodies s’élevant de chacune de ces pistes? “Dinosaurs” nous rappelle même l’approche musicale d’Amon Tobin. Son beat évolutif et de plus en plus présent appuie un sample de trompette lancinant jusqu’à ce qu’un break subtil vienne éveiller notre esprit paisible pour mieux repartir dans les profondeurs de l’imagination de Mr Green. “Terrapin” sera sans conteste l’apogée de notre plaisir avec son sample de sitar, sa ligne de basse discrète et envoûtante et toujours ce rythme posé idéal pour un dimanche matin ou le soleil a du mal à se faire une place. Les ambiances de velours de “The Plug” nous remémorent la jouissance que l’on a pu avoir à l’écoute de The Cinematic Orchestra par exemple, nous nous laisserons charmer par les samples de voix et de guitare acoustique de “Gipsy” avant que “Silver” ne vienne élever le tempo pour finir
Bonobo réussit donc à s’imposer comme il se doit et sera désormais considéré comme un des plus grands espoirs du chill out. Reposant et toujours intéressant, il ne reste plus qu’à attendre le prochain album qui sonnera comme un événement. Incontournable
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21/08/2002
(Tru Thoughts/La Baleine)
La qualité unanimement soulignée de son premier album “Animal Magic” ne pouvait donner qu’envie aux artistes de son genre de passer entre ses mains ou de transformer sa musique. C’est tout ce que propose ce “One Offs…” sur lequel on peut entendre des remixes effectués par Bonobo mais aussi le travail d’autres concepteurs s’étant attelés à changer le visage de ce divin créateur de downtempo relevé
C’est Pilote que Bonobo commence à remixer dés le début de cet opus. Un léger sifflement attire notre attention et nous informe que la machine est en marche. Pas de réelle surprise quant à la lignée musicale très proche de celle d’”Animal Magic” avec son beat posé et cette instrumentation de haute facture née d’efficaces loops de piano et de guitare acoustique. Vient ensuite le relookage de “Beachy Head” de Mechanical Me qui poursuit logiquement le morceau précédent tout en incluant des pistes de voix rappelant parfois Zero 7 comme pour déjà donner plus de consistance à cet album. C’est alors au tour de Bonobo de voir “Plug” retravaillé par Quantic pour un résultat plus hip hop instrumental, “Dinosaurs” par Jon Kennedy dans un registre quasi similaire mais assaisonné de quelques consonances orientales. Bonobo s’en donne à coeur joie en retravaillant “Four Ton Mantis” d’Amon Tobin dont il utilise les sons dans un univers sonore qui est le sien, puis “Tell Me How You Feel” de Jon Kennedy très agréable de par sa ligne de chant accrocheuse. Entre temps, Bonobo nous gratifie de quelques B sides telles que “Dismantling Frank” très acid jazz, “Sicilian” qui comme son titre l’indique tourne autour d’un sample de guitare méditerranéen fondu dans un beat hip hop bien marqué, “The Shark” plus rythmé mais tout aussi groove, “Magicman” emprunt au breakbeat tout comme le final “Scuba” qui restera sûrement un des grands moments de cet album
Les oreilles ayant particulièrement apprécié “Animal Magic” ne pourront résister à cet album dans une même veine musicale et qui vient parfaitement compléter son prédécesseur. Le style de Bonobo est on ne peut plus personnel et s’affiche ouvertement sur ses travaux comme sur ceux des autres. Reste plus maintenant qu’à attendre le prochain long format de cet artiste hors pair pour y évaluer une certaine évolution.
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