Blockhead
Blockhead

Blockhead

(USA/New York)

(8 articles)

Blockhead - “The Music Scene” (music video)

Lire la chronique de “The Music Scene

Blockhead - “The Music Scene”

block180Album
(Ninja Tune)
25/01/2010
Downtempo hip hop

Alors que les deux jouaient sévèrement des coudes pour s’emparer du trône de producteur hip hop/downtempo, il semble que l’abandon de RJD2, qu’il faut désormais aller chercher vers la pop, aura bien profité à Blockhead. La voie désormais libre, le new yorkais qui s’est longtemps fait la main au service des autres (Aesop Rock, Slug & Murs, Mike Ladd, Cage…) avant de se lancer en solo, peut maintenant avancer sereinement.

Lire la suite…

Blockhead - “Uncle Tony’s Coloring Book”

Uncle Tony's Coloring Book[Album]
14/08/2007
(Ninja Tune/Import)

Attendez un instant avant de libérer votre enthousiasme au sujet de ce nouvel album de Blockhead. Car il règne beaucoup d’incertitudes autour de ce “Uncle Tony’s Coloring Book” sur lequel aucun site officiel ne semble véritablement s’attarder. Alors nouvel album ou non? On pencherait plutôt pour la seconde option puisqu’aucun distributeur ni site marchand français ne l’a pour l’instant ajouté à son listing de nouveautés. Bref, cela n’enlève en rien l’intérêt et la qualité de cette nouvelle livraison du new yorkais, mais tout cela semble confirmer que ces treize nouveaux titres sont uniquement disponibles en import et ne constituent en rien ce nouvel album, officiel celui-là, que quelques rumeurs annoncent plutôt pour la fin de l’année

Il n’empêche que “Uncle Tony’s Coloring Book” amène avec lui quelques bonnes nouvelles, celle que Blockhead évolue encore et toujours, s’éloigne progressivement du hip hop et se détache plus radicalement cette fois de l’éternelle étiquette de producteur au service de Mcs (rappelez vous, si c’est encore nécessaire, ses somptueuses productions pour Aesop Rock notamment). Pour son propre compte en tous les cas, car, en parallèle, il reste bien fidèle à ses compères de longue date. Pour preuve, on le retrouvera encore très prochainement sur le nouvel album de ce dernier

Ce disque affiche donc un Blockhead presque revigoré, repoussant beaucoup plus loin qu’auparavant les frontières de son propre registre, au point de brouiller les cartes et nous mettre dans une situation inconfortable, nous chroniqueurs friands de comparaisons. Ici, electro, hip hop, trip hop, soul, funk, rock, et jazz se congratulent d’avoir trouvé ce producteur définitivement sous-estimé sur leur chemin respectif. Plus question donc de s’attendre là à une simple enfilade de beats auxquels Blockhead collait des ambiances particulières qui faisaient alors seulement sa personnalité musicale. Cette fois, sa musique est plus rythmée que jamais (”Cheer Up You’re Not Dead Yet”, “Put Down Your Dream Journal And Dance”), quelques voix sont magnifiquement samplées (”Do The Tron” ainsi que les deux morceaux précédemment cités), et les guitares n’hésitent plus à s’affirmer (”Get Your Regal On”, le funky “Not So Ok Corral”, “NYC Bounce”). Du coup, on a là un grand cru et certains titres s’avèrent exceptionnellement réussis. C’est le cas de “Squirmy Worm”, aux cuivres jazzys et aux samples orientaux, qui rappelle la grande époque de Dj Shadow; de l’efficace “Duke Of Hazzard” au beat hip hop délicieusement relevé par une guitare omniprésente qui n’hésite pas à partir en envolées de riffs et à donner par la même occasion une couleur live au morceau; du titre d’ouverture “Coloring Book” aux cordes dignes d’une bande originale de film, tout comme “Grape Nuts And Chalk Sauce” avec une flûte en lieu et place des violons

Avec autant de richesse et un tel déclic dont on ignore encore l’origine, Blockhead fait un pas de géant vers une reconnaissance personnelle qui saute désormais aux oreilles. “Uncle Tony’s Coloring Book” fuse de surprises à chacune de ses pages, montre un producteur appliqué et bourré de talent dont chacune de ses oeuvres sera désormais très attendue. Qu’il revête un caractère officiel ou non n’empêchera pas ce disque de figurer parmi les plus belles sorties de cette année. Même si on espère encore que Blockhead soit capable de se détrôner lui-même avant que 2007 ne s’achève..

Ecoutez un extrait ici

Blockhead - “Downtown Science”

Downtown Science[Album]
17/10/2005
(Ninja Tune/Pias)

Si Blockhead s’est d’abord fait connaître pour ses talents de producteur au service d’Aesop Rock, il a, depuis son premier album “Music By Cavelight”, passé ce simple stade pour s’imposer dans la famille restreinte des artistes de la trempe de Dj Shadow ou Rjd2. Moins fun que ce dernier et pas encore au rang de l’universel dj du collectif Quannum, l’américain revient avec un “Downtown Science” qui confirme néanmoins haut la main tout son bien pensé

Car Blockhead a définitivement sa patte artistique. Son hip hop est profond et sensible, chiadé au point d’être un tantinet moins accessible et accrocheur que son précédent opus et ses éternelles références. Pourtant, le titre d’ouverture, “Expiration Date” se rapproche dangereusement de Shadow, notamment grâce à son beat et son ambiance à la fois oppressante et mélancolique. On le préfèrera néanmoins dans un registre plus personnel, comme sur le trop court “Serenade”, ou cordes et claviers caressent l’auditeur dans le sens du poil et viennent même laisser échapper quelques accents soul, ou sur “Quiet Storm” relevé par un groove indéniable malgré une rythmique sans concession. Mais les deux trublions de l’electro hip hop ne sont, semble t-il, pas les seuls à avoir marqué Blockhead: “The First Snowfall”, excepté ses riffs électriques, lorgnerait plutôt vers la légèreté d’un Boards Of Canada. Pourtant, n’allez pas croire que Tony Simon de son vrai nom n’a pas fait l’effort de se renouveler. Si “Music By Cavelight”, doté de quelques titres forts, souffrait avec le recul d’un petit manque de relief et de diversité, “Downtown Science” en possède un peu plus, comme le prouvent “The Art Of Walking”, aux virgules de clarinette et aux relents disco surprenants auxquels Mr Scruff ne restera sûrement pas indifférent lorsqu’il y jettera une oreille, “Stop Motion Traffic” et “Good Block Bad Block” plus froids, plus épurés car plus imprégnés par le rock

Blockhead dévoile donc toute sa richesse en douze titres réfléchis et matures, marqués par un gros travail de sample, une ambiance généralement plus enjouée et digeste, et une plus grande régularité, même si on y trouve difficilement des titres à l’efficacité de “Carnivores Unite” ou “A Better Place”, points d’orgue de “Music By Cavelight”. “Downtown Science” tape donc fortement à la porte des modèles de son géniteur et ce, sans aucun complexe. Voilà un album qui s’extirpe, comme ceux de Shadow ou Rjd2, de la légère overdose provoquée par tous les modestes producteurs du genre croyant pouvoir dénicher une place au soleil. Sans compter sur le fait que la version CD s’accompagne d’un DVD proposant les travaux des trois gagnants du concours Ninja Tune dont le but était d’accompagner visuellement “Music By Cavelight” sous forme de promo pop traditionnelle ou de courts métrages. Quand on vous dit qu’il ne se fout pas de la gueule du monde…

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon
Interview : Blockhead (03-2004)

Interview : Blockhead (03-2004)

Connu pour ses productions pour Aesop Rock, Blockhead débarque sur Ninja Tune pour un premier album solo. Bokson braque les projecteurs…

Lire la suite...

Blockhead - “Music By Cavelight”

Music By Cavelight[Album]
23/03/2004
(Ninja Tune/Pias)

Si autrefois le hip hop instrumental était plutôt marginalisé et ciblait uniquement les puristes du genre, il est aujourd’hui bien plus prisé grâce à de nombreux artistes tels que Rjd2 ou Dj Shadow qui l’ont baigné dans un peu plus de musicalité. C’est dans cet état d’esprit que Blockhead débarque sur Ninja Tune avec un premier album solo sous le bras, après s’être fait la main en produisant pour Slug ou Aesop Rock entre autres

Ici pas de boucle répétitive mais bien une musique aux multiples influences, une bande son idéale pour un monde hésitant entre apocalypse et positivisme. Car Blockhead se démarque ainsi de ses confrères suscités. Un beat purement hip hop et un travail de sample incontestable contribuant à l’accroche et au relief de chacun des titres. Le new yorkais entre dans l’arène en fanfare (”Insomniac Olympics”) et accouche d’une prestation homogène par le biais de belles et régulières figures de style (”Carnivores Unite”, “Music By Cavelight”, et les superbes “Road Rage Breakdown” et “Triptych Part 3″) flirtant avec le hip hop pur et dur (”You’ve Got Maelstrom”) ou le downtempo gracieux (”Sunday Seance”)

On attendait énormément de ce premier album alors forcément on aurait toujours voulu mieux. Cependant, “Music By Cavelight”, en plus d’être convaincant, s’avère surtout être un premier album très prometteur. En attendant un prochain album sûrement plus abouti et personnel, ceux qui aimeraient entendre plus de hip hop chez Bonobo peuvent se ruer sur cet opus que l’on conseille vivement.

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon

Blockhead - “Insomniac Olympics”

Insomniac Olympics[Maxi]
08/12/2003
(Ninja Tune/Pias)

Blockhead est l’homme qui se cache régulièrement derrière Aesop Rock. Depuis l’avènement de concepteurs musicaux tels que Dj Shadow ou RJD2, Ninja Tune semble avoir mis la main sur un bon poulain qui devrait, en toute logique, séduire un même public. L’américain, auparavant sur Mush, fait donc son entrée dans l’écurie anglaise avec ce premier maxi “Insomniac Olympics”, dans une veine hip hop aux penchants downtempo

Dans la veine musicale de “Labor Days” (avant dernier album d’Aesop Rock) mais en plus recherché car uniquement musical, cet Ep s’ouvre sur un “Insomniac Olympics” pachydermique. Entendez par là des cuivres impériaux, une basse martelée et des samples de chant sonnant presque comme des solos de guitares électriques. Mais la suite est encore meilleure. “Carnivores Unite” pourrait être un simple et linéaire instrumental hip hop s’il n’y avait pas ces lignes de basse et de guitare purement efficaces, limite dub et incroyablement groovies. Tandis que “A New Day” fait un peu redescendre la pression dans un genre plus bristolien, “Triptych Part Three” (dans le genre de “Carnivores Unite”) s’avère être le deuxième tube de ce maxi, s’imposant à l’écoute progressivement incontournable

Si on pouvait penser que Ninja Tune exagérait un peu en comparant Blockhead aux seigneurs des machines, on en vient presque à se demander si “Music By Cavelight”, le prochain album du new yorkais prévu début 2004, ne sera pas la révélation de l’an prochain. En tous les cas, “Insomniac Olympics” tournera jusque là..

Ecoutez un extrait sur le site Ninja Tune

Voir le clip ici (Quicktime)

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon

Blockhead - “Broke Beats”

Broke Beats[Album]
01/01/2001
(Mush/Chronowax)

Blockhead n’est autre que le concepteur musical d’Aesop Rock, vous aurez donc compris qu’il nous était impossible de passer outre quand on connait l’efficacité des versions du dernier “Labor Days”. C’est pourtant dans une orientation musicale différente que Blockhead nous emmène, là ou le jazz et la soul pointent juste le bout du nez sur des beats aux tempos variés allant du classique à des rythmes plus old school. Malgré cette diversité, le style unique de Blockhead ne souffre d’aucune faute, d’aucun écart : quelles que soient les influences, l’homme se veut convaincant. Agrémenté de tracks pour Djs, les amoureux du vinyle ne sauront résister à ce bijou, très bon support pour les freestyles puisque les beats de cet album sont parfaits. Ceux qui auront l’envie de posséder cet album pour des versions proches de celles entendues au sein des albums d’Aesop Rock devront d’abord y jeter une oreille, le tout sonnant assez différemment même si la qualité est au rendez-vous. Les pressés s’y retrouveront quand même.