Biffy Clyro
Biffy Clyro

Biffy Clyro

(Ecosse)

(10 articles)

Biffy Clyro - “Opposites”

biffy180Album
(Warner)
04/02/2013
Bifle

Les choses ont bien changé depuis les années 2000 quand, malgré le désintérêt grandissant des labels et une renommée qui peinait à définitivement décoller, Biffy Clyro refusait systématiquement de céder à la facilité. A deux doigts de jeter l’éponge pour ne pas avoir à perdre la face, le combo retournait finalement sa veste in extremis: comme par enchantement, et avec un peu plus d’eau dans sa bière, il s’est soudainement mis à aligner des tubes d’une grande efficacité qui l’ont rapidement fait quitter les salles confinées pour des stades remplis d’adolescents reprenant ses paroles en choeurs.

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Biffy Clyro - “Black Chandelier” (music video)

Biffy Clyro - “Stingin Belle” (music video)

On y était! Retour sur Rock en Seine 2011…

On y était! Retour sur Rock en Seine 2011…

Cela fait déjà neuf ans que Rock en Seine occupe sans partage le dernier week-end d’août, autant d’années que le parc de Saint-Cloud accueille l’un des derniers grands rendez-vous musicaux de l’été. Une nouveauté en cette nouvelle édition: une quatrième scène histoire d’offrir encore un peu plus d’ampleur au festival parisien. Retour donc sur ce cru 2011

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Biffy Clyro - “Revolutions Live At Wembley”

bif180Album/DVD
(14th Floor)
28/06/2011
Rock

L’Angleterre a ses petites success stories que les autres n’ont pas. A croire qu’il existe un fossé parfois plus important que la Manche entre nos amis Britanniques et nous Français. Nouvelle preuve avec Biffy Clyro qui, avec son dernier album “Only Revolutions“, a vu là bas sa destinée prendre une toute autre tournure que celle promise aux débuts du groupe, en 2002, quand “Blackened Sky” revendiquait influencé entre autres par… Fugazi

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Biffy Clyro - “Bubbles” (music video)

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Biffy Clyro - “Only Revolutions”

biffy180Album
(14th Floor)
09/11/2009
Nu rock

Il y a deux ans, Biffy Clyro mettait un terme à ses expérimentations qui prenaient peu à peu des allures forcées, comme s’il lui fallait obligatoirement ne pas ressembler à d’autres: un objectif qui, à quelques rares exceptions près, reste inatteignable. “Puzzle” revenait donc à un rock plus simple, axé principalement sur l’énergie et la mélodie. En 2009, le mot d’ordre semble être resté le même Lire la suite…

Biffy Clyro - “Puzzle”

Puzzle[Album]
04/06/2007
(14th Floor/Warner)

Les Ecossais de Biffy Clyro avaient comme un besoin de se reprendre. Après un premier album qui l’annonçait comme une révélation, le trio s’est vite emmêlé dans sa recherche de personnalité et d’originalité, à tel point qu’il était plutôt difficile d’avaler un de ses deux derniers albums en intégralité. Les trois avaient alors plusieurs choix: continuer dans cette voix au risque de voir fondre son public (inutile de rappeler que celui-ci évolue toujours beaucoup plus vite que les groupes eux-mêmes, d’où les soudains ralliements à de nouvelles chapelles), ou se redonner un coup de fouet, un second souffle, et opérer un sérieux tournant dans son histoire. C’est ce qu’a fait Biffy Clyro, en rejoignant une major d’abord, puis en laissant au placard tout le côté complexe de sa musique, un fait que les fans de la première heure n’hésiteront pas à lui balancer en pleine tronche

Peu importe, ce n’est pas eux qui payeront les pots cassés, les Ecossais avaient donc bien le droit de s’offrir un nouveau destin. Et s’il est tout à fait sincère, ce changement radical opté en faveur de la mélodie pop pourrait bien s’avérer ne pas être un trop mauvais calcul. Certes, Biffy Clyro est devenu plus formaté, mais agrandira ainsi son audience: un risque que beaucoup ont déjà pris, parfois à raison. Car les Ecossais ont beau cacher une certaine réalité avec une intro originale, comme héritée du hard rock symphonique, il suffit de s’enfoncer dans ce premier titre (”Living Is a Problem Because Everything Dies”) tentant de faire trait d’union avec le passé, pour se rendre compte à quel point ils ont simplifié leur répertoire. À quelques exceptions près n’ayant cependant pas eu d’équivalent autrefois (”Now I’m Everyone”, “9/15ths”), les morceaux sont désormais plus courts, plus lisses, plus directs, moins complexes (”Folding Stars”), rappellent parfois Foo Fighters (”As Dust Dances”, “Semi Mental”, “Get Fucked Stud”), encore plus fortement le côté édulcoré de Jimmy Eat World (”Saturday Superhouse”)

Mais si la déception de ce retour dans les rangs peut logiquement dominer, il faut accorder à Biffy Clyro une certaine aisance pour accoucher lui aussi de véritables tubes (”Who’s Got a Match”, “Love Has a Diameter”), trouver des mélodies efficaces (leur tournée avec Weezer y est peut-être pour quelque chose), et soulever chacun des titres au-dessus des concurrents grâce à un chant irréprochable. Finalement, pourquoi Biffy Clyro n’aurait-il pas changé puisqu’il est devenu une des fiertés de sa nouvelle famille

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Biffy Clyro - “Infinity Land”

Infinity Land[Album]
01/02/2005
(Beggar’s Banquet/Naive)

On se s’était plus penché sur les écossais de Biffy Clyro depuis leur premier album “Blackened Sky” qui nous avait laissé forte impression. Peut être parce que “The Vertigo Of Bliss”, leur second effort, marquait une prise de personnalité plus importante du groupe et que nous ne nous retrouvions plus vraiment dans sa musique. On retente donc le coup avec la sortie de ce “Infinity Land”. Et le moins que l’on puisse dire est que ces britanniques font leur forte tête

Car à aucun moment, le combo ne tombe ici dans la facilité, la redite ou le plagiat. Biffy Clyro peut se vanter de désormais proposer son rock personnel et varié, qui ne laisse pas indifférent qu’il plaise ou non. Et c’est bien là le problème. Cet opus déborde de bons plans mais il est très rare que ce soit le cas de bout en bout d’un seul et même morceau. Les barrières sont ici pulvérisées, le groupe joue ce dont il a envie et l’auditeur se doit de suivre. C’est pourquoi cet album indéniablement rock et sans concession se la joue disco et groovy sur l’ouverture “Glitter And Trauma”, pop acoustique sur “The Atrocity”, ou acapella sur “There’s No Such Man As Crasp”. Vous l’aurez compris, en se plongeant dans ce “Infinity Land”, il faudra se faire aux contrastes. Quelques titres comme “Strung To Your Ribcage”, “Got Wrong”, ou “Some Kind Of Wizard” parviendront pourtant à se révéler fédérateurs

N’allez cependant pas en conclure que cet opus manque d’intérêt. Car il souligne la démarche couillue des Biffy Clyro se refusant à la facilité, aux plans téléphonés et cédant plus volontiers aux exercices techniques, à la subtilité et à l’excentricité. Tant mieux pour eux après tout, s’ils se moquent de captiver l’auditeur sur l’intégralité de leur disque.

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