Because Music

Because Music

(France)

(54 articles)

Late Of The Pier - “Fantasy Black Channel”

Fantasy Black Channel[Album]
25/08/2008
(Because/Warner)

On vieillit mon pauvre Monsieur… Alors qu’on pouvait difficilement cacher cette risée moqueuse de jeunes branleurs quand les nostalgiques du rock 70’s y allaient systématiquement de leur rapprochements vieille école, voici que Late Of The Pier emboîte le pas en affichant l’héritage de sa génération, celui des Bloc Party, Franz Ferdinand, Scissor Sisters, et même Erol Alkan, qu’ils ont tous vu évoluer en live à force de squatter leur club de Nottingham. Lire la suite…

La Phaze - “Miracle”

Miracle[Album]
05/05/2008
(Because/Warner)

Dépositaire d’un son hybride depuis sa création en 1999, La Phaze navigue aux confins du rock, du punk et de l’électronique avec une énergie qui lui valut d’accompagner Manu Chao lors de sa tournée brésilienne. Depuis, lentement mais sûrement, le groupe angevin a troqué les sonorités jungle des premières productions au profit de guitares électriques qui fleurent bon l’esprit contestataire. Une évolution notable qui se ressent également dans les textes, d’abord toastés puis éructés. Si leur précédent disque, “Fin De Cycle” sorti en 2005, laissait déjà présager d’un changement de direction important, l’espoir de s’entendre à nouveau conter les aventures de “Jungleman” (qui “vit de lianes en lianes poursuivit par les caïmans”) était bien réel. Sauf que, loin de le ressuciter, “Miracle” fait la part belle aux aspirations militantes du groupe, se focalise sur les problèmes écolo-politico-sociaux actuels et enfonce quelques portes (parfois ouvertes) à grands coups d’hymnes à la révolte Lire la suite…

Syd Matters - “Ghost Days”

Ghost Days[Album]
14/01/2008
(Because/Warner)

Les Inrockuptibles auront eu du flair en octroyant le premier prix de leur CQFD à Syd Matters, vite traduit par un premier album sur lequel pas mal de ses nombreux lecteurs, entre autres, se seront rués. Dévoilant un réel talent de songwritter, première référence à vraiment décomplexer le folk français anglophone, “A Whisper And a Sigh”, hormis son tube “Black & White Eyes”, souffrira pourtant sur la longueur d’une trop grande complexité, de trop peu d’originalité et de personnalité. Et cela, malgré des mélodies accrocheuses nées des guitares et claviers, qui ne parviendront pas à sauver la cohérence de ce premier opus. Deux ans plus tard, le brumeux “Someday We Will Foresee Obstacles” reprenait les choses là ou elles avaient été laissées, tout en accueillant à bras ouverts une poignée de musiciens qui allaient logiquement enrichir les compositions et porter leur leader, plus expérimenté aussi, encore un peu plus haut Lire la suite…

Prince Fatty - “Survival Of The Fattest”

Survival Of The Fattest[Album]
10/09/2007
(Because/Wagram)

Quinze ans déjà que Mike Pelanconi offre ses services de producteur et d’ingé son à des artistes et labels venus de divers horizons, de la nouvelle star pop-electro Lily Allen (qui peut dire merci à Mike d’avoir produit son célèbre single “Smile”) au jeune franco-britannique Barth et à son univers déjanté mêlant reggae, pop et folk, en passant par les labels Acid Jazz Records et Delicious Vinyl. Il était donc temps que cet acharné des consoles de mix sorte définitivement de l’ombre avec un album solo bien mérité.. Lire la suite…

Manu Chao - “La Radiolina”

La Radiolina[Album]
03/09/2007
(Because/Wagram)

Manu Chao est de retour: une bonne nouvelle pour certains, un fait auquel beaucoup d’autres resteront totalement indifférents. Et pour cause, depuis les jeunes années de la Mano Negra, cet ancien pilier d’une scène alternative française tellement vivante qu’elle en était dérangeante a fait du chemin et a fini par se faire accepter des platines disques des ménagères de plus de cinquante ans. Car vivant, Manu Chao l’est toujours, dérangeant, beaucoup moins. Pourtant, on ne l’a jamais connu la langue dans sa poche. Mais, au fil des ans, il aura clairement appris à arrondir les angles, à faire passer son message en adoptant une forme grand public. À tel point que, pour tous ceux qui l’écoutent aujourd’hui comme ils écoutaient Philippe Lavil taper sur des bambous, il ne reste que ce chanteur sympathique et hispanique aux notes de guitares légères et dansantes, multi générationnelles, capables de ramener sous sa bannière un public dont la majorité ne se sera malheureusement jamais pris la peine de la lire Lire la suite…

Justice - “D.A.N.C.E. Remixes”

D.A.N.C.E. Remixes[Maxi]
23/07/2007
(Edbanger/Because/Discograph)

Justice déchaîne les foules, c’est ce que laisse penser le matraquage dont “D.A.N.C.E.”, le premier single issu de leur immanquable premier album ““, fait l’objet. Car quand le duo ne soulève pas lui-même les dancefloors, ce sont les multiples remixeurs, avides de s’occuper du cas de ce phénomène devenu international, qui s’en chargent. Pour preuve, chaque titre sortant du studio des Parisiens se voit immédiatement remixé et diffusé sur les milliers de blogs que la toile peut contenir. Du coup, une sélection s’imposait, et Edbanger en a trié quelques-uns, dont la qualité méritait amplement une sortie digitale dans un premier temps (le 16 juillet 2007), puis vynil dans un deuxième (le 23), comme pour ne promettre que du bon aux pistes de danse estivales. Pas de doute donc, ce “D.A.N.C.E. Remixes” vaut largement le détour. Ne serait-ce que pour le travail technique de Jackson (& His Computer Band) qui, en ouverture de ce disque et durant une douzaine de minutes, renverse le morceau à sa sauce et en fait un des remixes les plus réussis parmi la masse proposée. “D.A.N.C.E. ” fait alors l’objet d’une décortication en règle, passe à la moulinette de celui dont on aimerait entendre parler plus souvent, et se voit attribuer une ambiance beaucoup plus sombre que l’original. Bref, un vrai remix, riche et personnel, pas un pauvre bootleg comme il en pullule sur le net. La suite, légèrement moins intéressante, méritera pourtant clairement le détour. Une version live prend la relève, beaucoup moins lisse, plus agressive et plus orientée club que l’original, suivie d’une revisite de MSTRKRFT sympathique mais sans véritable intérêt puisque très proche du précédent, et d’une autre d’Alan Braxe et Fred Falke, plus posée, lorgnant vers une disco ramollie et bourrée de claviers qui aura le mérite, qu’on l’aime ou non, de sonner autrement. Un très bon bonus pour qui n’aurait pas eu assez de l’album…

Achetez sur :

  • Achat sur Fnac
  • Achat sur ITunes

Justice - “†”

†[Album]
11/06/2007
(EdBanger/Because/Wagram)

“Don’t believe the hype”, c’est parfois ce qu’on vous dit, tel un conseil pour ne pas tomber dans le piège de ces groupes bénéficiant d’un buzz hors norme. Le buzz, les deux Parisiens de Justice ont une large connaissance en la matière, savent l’utiliser à bon escient, puisque leur renommé ne cesse de faire tache d’huile depuis un certain “Never Be Alone”, tube interplanétaire sauvé d’une soirée raclette entre nos deux héros et Pedro Winter, boss d’EdBanger. Depuis, Justice est partout, contamine la majorité des clubs de la planète, remixe, et se paye quelques belles récompenses (voir ici). Sans forcément le vouloir, il ravive même cette french touch dont l’Hexagone musical n’a cessé d’être si fier, celle qui transpire par les pores de “Waters Of Nazareth”, un deuxième tube à la fois violent et frais, total contre-pied du premier

Forcément, de par son entourage et les sons qu’il adopte, Justice ne peut échapper au rapprochement avec ses parrains de Daft Punk. Si le sujet peut faire débat, on ne pourrait cependant pas les blâmer pour cela. D’ailleurs, dans bien d’autres genres, combien se sont offerts des testicules dorés en recyclant bêtement du Nirvana, du Pixies, ou du Rolling Stones? Justice ne s’en défend pas, d’ailleurs, comme des nombreuses influences jonchant “†”, son premier album qu’il aura longuement pensé pour ne pas trop vite tomber dans le prévisible. Comme s’ils partaient avec un boulet à la cheville qu’on aurait vite tendance à verrouiller, Gaspard Augé et Xavier De Rosnay ont voulu surprendre, y aller à rebrousse poil, et y sont même parvenus avec assez de finesse pour ne pas trop décontenancer les préjugés. Sceptiques? Penchez vous sur le mélancolique “Valentine”, comme hérité directement de Vladimir Cosma, ou l’electro funk “The Party” emmené par la belle et efficace Uffie, sûrement assez éloignés de ce à quoi vous vous attendiez

Mais “†” n’attendra pas plus longtemps que l’entame de “Genesis” pour annoncer la couleur: un début en fanfare annonçant l’assaut, et un beat ultra-efficace qui n’est pas sans rappeler “Thriller” du petit Michael. Celui là même qui, avec ses frangins, se rappelle à notre bon souvenir sur “D.A.N.C.E.”, ce nouveau tube house chanté, imparable, également inspiré du “Stand On The World” de Larry Levan, et qui a pris l’habitude de squatter les ondes radiophoniques comme les génériques télés. Une influence pour deux optiques bien distinctes qui permettent de discerner les deux traits de caractère de Justice. L’autre plus extrême comprise, cette face obscure du duo déjà perceptible sur “Waters Of Nazareth”, un deuxième maxi aux sonorités stridentes, aux basses qui vous boxent le thorax, le tout à un niveau de compression et de saturation rarement atteint. Dans un même registre, mais en plus mélodiques, “Let There Be Light” et “Phantom” ne sont pas mal non plus

Mais en trouvant le juste milieu, Justice rassure ceux qui auraient pensé un premier album imbuvable et vite barbant: ce qui aurait été le cas si tout s’était inscrit dans la lignée de “Stress”, au titre approprié, mais néanmoins unique et réussi. Car quand ils ne tapent pas dans un registre léger ou agressif, les deux Parisiens piochent un peu dans les deux, et ajoutent un groove imparable débouchant sur une disco futuriste, dangereusement addictive. Notre regard se tourne alors vers “New Jack”, sorte de clin d’oeil à la période dorée de l’electro française il y a dix ans de cela, les violons indélébiles de “Phantom pt II”, la véritable leçon d’electro rock que peut être “DVNO” (sans conteste un nouveau hit en puissance), ou le final “One Minute To Midnight” bouclant parfaitement la boucle

“†” est donc largement à la hauteur des attentes et fait partie de ces rares cas de buzz justifié, celui-ci étant déjà allé beaucoup trop loin pour n’être que poudre aux yeux. Il marque par sa spontanéité, ses références à peine dissimulées, comme si le duo s’était tout simplement laissé aller à ses envies, sans vraiment se préoccuper du qu’en dira t-on. Justice fait du Justice, découpe le bruit de manière accrocheuse, invite la pop sur le dancefloor. Et tout autre rapprochement hâtif, avec un certain “Discovery” notamment, ne ferait que finalement écorcher le formidable travail accompli, tout comme la puissance de sa musique. Pour preuve, cette marque de fabrique qui dépasse les frontières (y compris de l’electro puisqu’on en arriverait presque à parler de pop à quelques reprises), se reconnaît à la première boucle, qui n’a pas attendu un premier album pour faire des émules ou des clones, et qui a trouvé la clé du tombeau de cette french touch qu’on pensait définitivement aux oubliettes. “†” donne donc le départ d’un nouveau cycle longtemps espéré. Pour cela aussi, on en parlera longtemps..

Ecoutez un extrait ici

Achetez sur :

  • Achat sur Fnac
  • Achat sur ITunes

Various Artists - “BouchAZoreill’”

BouchAZoreill'[Album]
14/05/2007
(Because/Wagram)

Si le slam est sous les feux de la rampe aujourd’hui, il n’en n’est pas pour autant une création purement médiatique. Le mouvement a son histoire, largement écrite lors des soirées BouchAZoreill’ qui auront vu éclore les meilleurs spécialistes francophones

La discipline trouvant sa raison d’être sur une scène devant un public, le passage au disque est forcément une étape délicate. Le collectif l’a bien compris en faisant appel à divers metteurs en sons (Doctor L, Cyril Atef a.k.a Congopunq, Emilie Simon, Franco Mannara…) pour apporter une réelle dimension musicale à leurs textes. Si le résultat final est malgré tout assez inégal, on ne pourra lui enlever quelques très bons morceaux et surtout le mérite de montrer la scène slam dans toute sa diversité: absurde, cru, politique, drôle, ordurière ou simplement poétique

On y retrouve donc les noms qui ont fait les beaux soirs des BouchAZoreill’ (Grand Corps Malade, D’ (ex-Kabal), Souleymane Diamanka, John Banzaï, Spoke Orchestra, 129H, Le Robert et bien d’autres…) laissant aller leur verve sur des rythmes qui flirtent aussi bien avec le rock, le jazz, le rap, l’electro, le blues que la chanson..

S’il n’est pas non plus incontournable, ce disque atteint néanmoins un double objectif: il dépasse les clichés dont on nous abreuve dans les média généralistes et donne envie d’aller constater de visu ces combats de poètes

Ecoutez un extrait ici

Achetez sur :

  • Achat sur Fnac
  • Achat sur ITunes

EdBanger Rds - “EdRec vol2″

EdRec vol2[Album]
05/03/2007
(EdBanger / Because/Wagram)

Fort de son expérience en tant que manager de Daft Punk, Pedro Winter crée son label EdBanger en 2003 afin de faire éclore quelques talents encore inconnus, dont Mr Flash, alors première référence sortie avec son “Radar Rider”. Depuis, doucement mais sûrement, cette structure parisienne fait beaucoup parler, notamment par le biais de Justice (duo versaillais auteur des maxis “Waters Of Nazareth” et “Never Be Alone”, celui-ci internationalement connu dont le clip alla jusqu’à détrôner celui de Kanye West au MTV Awards de Copenhague) et de Dj Mehdi dont l’album “Lucky Boy” fut, en fin d’année dernière, la première référence EdBanger long format. Mais entre temps, les poulains du label ne se sont pas gênés pour faire constamment monter le buzz, qu’il s’agisse de Uffie, Krazy Baldhead, Sebastian, Vicarious Bliss ou de Feadz (autrefois grand espoir de BPitch Control)

Tous sont présents sur ce “EdRec Vol 2″, compilation catalogue du meilleur label de 2006 selon URB et XLR8R, première à sortir en format physique et ne proposant que des inédits à ce jour. N’allez donc pas chercher le volume 1 chez votre disquaire, quel qu’il soit, puisqu’il n’était disponible qu’au téléchargement sur diverses plateformes. Ici, Mr Oizo ouvre le bal avec une introduction presque passable. C’est donc le phénomène Uffie, une des seules à donner de la voix, qui lance véritablement les hostilités avec “Dismissed”, mélange de pop et de RnB aux breaks ravageurs, recette quasi commune à tous les artistes du label héritée des grands frères Daft Punk. La suite ne sera que pépites, ou presque. Justice (”Phantom”) nous offre un léger aperçu de son premier album à sortir en balançant de gros synthés efficaces et grossiers, pendant que d’autres confirment également, une nouvelle fois, tout le bien qu’on pouvait penser d’eux: Mr Flash avec “Disco Dynamite”, Krazy Baldhead avec un énorme “Strings Of Death”, Feadz et sa pop maltraitée sur “Edwrecker”, Busy P (Pedro Winter lui-même) sur “Rainbow Man”, Sebastian en bon terroriste des dancefloors sur “Greel”, ou So Me (directeur artistique du label, responsable de pas mal de ses pochettes) remixant le “Golden Skans” et le “Atlantis To Interzone” des Klaxons

EdBanger s’affiche donc en vraie famille artistique, joue d’homogénéité à tel point qu’il est parfois difficile de discerner un artiste particulier derrière un morceau. Sur tous, l’ombre de Daft Punk plane incontestablement, ce qui fatiguera sûrement beaucoup de fans assidus du duo, figure phare de la french touch des 90’s. Les autres, arrivés sur le tard et remontés comme des pendules, sauront offrir à cette clique tout l’accueil qu’elle mérite. Encore plus si celle-ci se décide enfin à enchaîner les albums..

En écouteEd Rec Megamix par FeadzTracklisting01. Mr Oizo “Intra”02. Uffie “Dismissed”03. Justice “Phantom”04. DJ Medhi “Stick It”05. Mr Flash “Disco Dynamite”06. Krazy Baldhead “Strings Of Death”07. Feadz “Edwrecker”08. Busy P “49ers”09. DJ Medhi “Lucky Girl”10. Busy P “Rainbow Man”11. Mr Flash “Eagle Eyez”12. Sebastien “Greel”13. Klaxons “Golden Skans To Interzone” So Me Remix14. Vicarious Bliss “Limousine”

Achetez sur :

  • Achat sur Fnac
  • Achat sur ITunes

The Incredible Bongo Band - “Bongo Rock”

Bongo Rock[Album]
19/02/2007
(Because/Wagram)

Nous sommes en 1972, le premier choc pétrolier ne va pas tarder à plonger le reste de la décennie (et les suivantes) dans une profonde désillusion économique et sociétale. Mais pour l’heure, la planète encore insouciante danse ici ou là sur les rythmes funky des JB’s, sur les grooves musclés de Fela Kuti, sur la salsa nuyoricaine de la Fania All Stars ou sur le sax chaloupé de Manu Dibango Lire la suite…