Beat Assailant

Beat Assailant

(USA / France)

(7 articles)

Beat Assailant - “Cash” (video live in Paris)

Beat Assailant - “Spy” (music video)

Lire la chronique de “Rhyme Space Continuum

Beat Assailant - “Rhyme Space Continuum”

beat180Album
(Discograph)
12/10/2009
Hip hop fourre-tout

Originaire d’Atlanta, Beat Assailant a choisi de s’installer en France, conquis par l’ambiance et la culture hexagonale. Sa rencontre avec le producteur Maxime Lebidois finira de le convaincre dans son choix, et aura comme aboutissement la sortie de deux opus: «The Hard Twelve» en 2005, et surtout «Imperial Pressure» en 2008, opus iconoclaste, varié, teinté d’électro, de funk et de jazz. Aujourd’hui rejoint par un nouveau producteur (Max Pinto qui forme avec Maxime  Lebidois le duo MM’S), l’attente est grande autour de ce troisième opus, annoncé encore plus ouvert que le précédent. Lire la suite…

Beat Assailant, troisième acte en octobre

beat

Le vent de l’hexagone semble faire pousser des ailes au Mc Américain exilé à Paris. En effet, après un “Imperial Pressure” sorti l’an passé, Beat Assailant remettra le couvert le 5 octobre prochain Lire la suite…

Interview : Beat Assailant (04-2008)

Interview : Beat Assailant (04-2008)

Après la révélation de son premier opus “Hard twelve” et une multitude de concerts pléthoriques vivement salués, rencontre avec Beat Assailant à l’occasion de la sortie de “Imperial Pressure”, un album généreux aux inspirations funk/jazz…

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Beat Assailant - “Imperial Pressure”

Imperial Pressure[Album]
11/02/2008
(Twin Fizz/Discograph)

Hard Twelve“, son premier album sorti il y a deux ans, donnait à Beat Assailant un statut de Mc trop sous-estimé aux Etats Unis pour espérer y faire une solide carrière, mais largement bienvenu en France alors que, à quelques exceptions près, on y cherchait désespérément quelque chose d’excitant. Certes, composée d’une dizaine de musiciens en studio comme sur scène, sans compter cette patte vocale rappelant parfois le grand Jay-Z, cette petite troupe franco-américaine n’avait rien, sur papier, pour vraiment révolutionner le genre. Pourtant, débarqué tel un ovni sur un territoire qui s’attendait à tout sauf à accueillir un artiste de cette trempe, Beat Assailant aura réussi à faire son trou, à faire parler de lui, à donner de multiples concerts, jusqu’à faire de son groupe une entité hip hop, elle aussi capable de tout, et donc attendue au tournant. Car, incontestablement, le principal était là, notamment cette osmose collective qui pouvait promettre la lune

“Imperial Pressure”, dont chaque titre a été enregistré en une seule prise, arrive donc pour sonner l’heure d’un premier bilan. Et il ne faudra pas des lustres pour se rendre compte que ces deux dernières années passées sur la route auront clairement donné le ton de ce nouvel opus, tout aussi généreux, mais beaucoup plus rock que le jazzy “Hard Twelve” ne pouvait l’être (”Better Than Us” invitant José de Stuck In The Sound, “Trust Pt1 & 2″, “Be Still”). Ça ne fait pas de doute, Beat Assailant semble bien décidé à faire bouger les foules (”Haterz”), en jouant une carte plus dynamique donc, mais également en sonnant plus commercial et grand public par le biais de quelques titres pop, seulement dans les refrains parfois (”Charlie White”), qui ne manqueront pas d’être salement visés par les puristes (”Crash The Party”). Cela, sans altérer sa personnalité pour autant, puisque quelques moments funk/jazz, aux rythmiques énergiques et envolées de cuivres (”Payback”, “4080 Pt2″), soul (”Didn’t Call”, “Jump Out Boyz”,”Play By The Rulez”), ou d’autres purement hip hop (”The Good News”, le très bon “BA’s Back”) viennent logiquement faire le trait d’union avec le passé

Pas de raison donc que le public conquis par “Hard Twelve” ne tourne les talons à l’écoute de ce “Imperial Pressure” plus déroutant que surprenant, et définitivement taillé pour la scène. Car la patte Beat Assailant est toujours aussi reconnaissable, bien que le groupe, peut être refroidi par les ventes décevantes de son premier opus, soit désormais fermement décidé à ne plus cacher ses velléités commerciales, quitte à se mettre à dos un public de puristes déjà tout chamboulé à la vue de tant de musiciens autour d’un Mc. Une prise de risque minimum quand on sait que tant de talent reste encore ignoré du plus grand nombre..

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Beat Assailant - “Hard Twelve”

Hard Twelve[Album]
24/10/2005
(Twin Fizz/Wagram)

Totalement inconnu dans nos contrées il y a encore quelques mois, il aura fallu un titre sur une compilation Nova pour faire de Beat Assailant une des révélations hip hop très attendue. Réputé depuis pour ses prestations scéniques, l’américain nous aura fait pas mal attendre avant que ce “Hard Twelve”, premier album, ne déboule dans les bacs pour défendre un rap live très riche venant combler un manque que The Roots et quelques autres tentent également de disséminer. Mais revenons d’abord sur le parcours du bonhomme..

Beat Assailant fait ses armes sur la scène underground américaine, se fait repérer lors de soirées open mic pour finir par enregistrer aux côtés de Sol Messiah de la Zulu Nation ou de Dangermouse. Mais ce n’est qu’à Paris, lorsqu’il rencontre Danny Wild (musicien ayant collaboré avec Jazzanova, Compost Records ou Warp), que l’aventure débute et que les deux compères se lancent dans la composition de ce “Hard Twelve” qui sera enregistré plus tard avec l’appui d’une dizaine de musiciens. La couleur de l’album devenait ainsi inévitable: une base hip hop classique, teintée de jazz et aux arrangements electro qui, sur scène, s’avère on ne peut plus convaincante. Ici, pas de platines ni de mini disc pour balancer la sauce, mais bien un véritable groupe (cuivres, choristes, claviers, rythmique) soutenant à chaque prestation l’efficacité verbale de Beat Assailant, parfois proche d’un certain Jay Z. Sur disque comme sur scène, le résultat est le même. Single incontournable ou la basse groove et les cuivres s’emballent, “Hard Twelve” ouvre le bal et condense en quelques minutes tout le talent du collectif. La touche multicolore de ce disque est ainsi donnée: nu soul (”Love’s Gone Wrong”), funk, jazz à la Cinematic Orchestra (”Chronic Break” feat Tash (Alkaholics), “The Secret Weapon”), electro put your hands up (”I Like Cash”, “Technology”) ou hip hop des écoles (”4 Prez!”, le massif “I Swear 2 U”, l’excellent “The Most Real”) forment une farandole dans laquelle on ne se fait pas prier pour y rentrer

Méconnu de tous, mais pas pour longtemps, Beat Assailant distille un hip hop riche et frais, destiné à tous grâce à son ouverture musicale, gros pavé dans la mare et véritable révélation pour ceux qui reprocheraient au hip hop de tourner en rond. “Hard Twelve”, c’est un peu comme ces pastilles anti-calcaire que la télévision nous conseille sans cesse de placer dans notre lave vaisselle. Mais là, no bluff, résultat garanti..

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