Autoproduit

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(74 articles)

Somerset - “Démo”

Pas d'image disponible[Démo]
01/01/1997
(Autoproduit/Autoproduit)

Cette démo des parisiens est une tuerie! Jamais nous n’avions eu l’occasion d’écouter une démo de telle qualité. C’est chose faite! Somerset nous propose quatre titres dignes des américains, et c’est peu dire. Ces génies, dont l’un est l’ancien guitariste des No One Is Innocent époque Antipolitique, ont mis au monde des compositions dans la lignée de groupes tels que Jawbreaker, Samiam ou encore Jawbox. Bref, ca sonne parfois Dischord, parfois californien et le mélange des deux est détonnant. Les mélodies sont sans qualificatifs, et le chant très juste. Ces gaillards sont fin prêts pour l’album, ca ne fait aucun doute. Le fin du fin est le culot qu’ils ont eu à reprendre le titre “Think Again” de Minor Threat version pop ou viennent s’entremêler violon et guitares donnant au tout une perfection rare. Ce groupe a tout pour réussir, Bokson est vraiment sur le cul et vous en reparlera très bientôt.

Bushmen - “Quiet”

Quiet[Maxi]
01/01/1997
(Autoproduit/Autoproduit)

On parle beaucoup des Bushmen et quand on écoute, on sait pourquoi. Du punk mélodique type australien avec un son volontairement crado, une section guitare/basse très présente, des lignes de chant très intéressantes. Ce CD 4 titres nous rend on ne peut plus optimiste pour l’avenir du groupe.

Half Foot Outside - “Démo”

Démo[Album]
01/01/1997
(Autoproduit/Autoproduit)

Le hardcore mélodique made in Spain existe-t-il? A coup sûr, Half Foot Outside le prouve et de quelle manière! Un son certes moyen mais qui laisse entrevoir de réelles qualités. 5 titres variés et originaux aux lignes de chant très accrocheuses et aux mélodies intéressantes dans la lignée d’un Face To Face ou d’un Blink 182. Coup de coeur Bokson. A quand un rayon de soleil espagnol dans nos contrées?

Skunk - “Eh Beh, Ze Pasatzen Da”

Eh Beh, Ze Pasatzen Da[Album]
01/01/1997
(Autoproduit/Autoproduit)

Pas besoin de vous apprendre que Skunk est un groupe basque. Nous chroniquons ce premier album alors que leur deuxième s’apprête à sortir sur le désormais très connu Esan Ozenki, label du chanteur des Negu Gorriak. Comme ses grands frères, Skunk joue du ska, du reggae, voire même des morceaux plus pêchus, on peut le dire, à la Negu Gorriak. Une bonne quinzaine de titres, assez variés, mais on regrette un son parfois très moyen sur certains morceaux. On attend avec impatience leur prochaine production, mais en tous les cas, une chose est sûre, Skunk est et restera un groupe à voir en concert.

Aesop Rock - “Music For Earthworms”

Music For Earthworms[Album]
01/01/1997
(Autoproduit/Autoproduit)

Bien avant qu’Aesop Rock ne squatte au plus haut les charts du hip hop indépendant et l’estime de ses adeptes, il a donné naissance à quelques productions autoproduites qui l’ont mené jusqu’à son rang actuel. “Music For Earthworms” est une de celles là. Simple Cdr, cet opus nous éclaire un peu plus sur les origines artistiques de ce Mc hors du commun et nous fait comprendre tout l’intérêt que des labels comme Def Jux ou Mush lui ont porté ou lui portent aujourd’hui

“Abandon All Hope” ouvre cet album sur sa voix déjà nasillarde. Certes le beat et la qualité de la version n’ont plus grand chose à voir avec ses productions actuelles mais on ressent déjà cette volonté de se démarquer et cette vision d’un hip hop différent. Les ambiances sont sombres et déprimantes, limite glaciales. Le beat reste l’élément le plus important et le reste n’est que petit plus. Le manque de maturité logique se fait ressentir sur la version de “The Substance” tandis que le flow possède toujours autant d’intérêt, “Merit” marque un rejet quasi total des clichés du hip hop de l’époque (Aesop donne naissance ici à une version sans véritable repère rythmique et très épurée). C’est véritablement à l’écoute de “88.9 FM Nightrain” que l’on ressent l’évident talent du Mc qui ne demande qu’à s’exprimer. La version toujours minimaliste est d’une qualité indéniable tout comme le chant qui s’y colle merveilleusement. Plus tard, “Coward Of The Year” (feat Percee-P) est du même acabit et se voit même enrichi d’un refrain au chant féminin apportant un minimum vital d’humanité au sein de cet univers froid et mâle. Sur la fin, nous retiendrons “Plastic Soldiers” à la musicalité plus fournie que ses prédécesseurs ainsi que le sublime assaut final qu’est “Troubled Water”, annonciateur d’une suite qui ne pouvait décevoir

Une production qui bien que très difficile à obtenir, reste une étape sûrement indispensable à l’évolution artistique d’Aesop Rock. Alors qu’en cette année 1997, nous étions loin d’imaginer ce que le hip hop pouvait nous réserver comme surprise, l’homme chauffait déjà le mic avec un hip hop en marge sans réelle différence d’approche par rapport à ce qui peut nous faire vibrer aujourd’hui. Même si nous n’en doutions pas, ce “Music For Earthworms” ne fait que prouver que l’ami Aesop a pris l’anticonformisme hip hop à sa source..