
Après une année 2010 bien chargée, Autechre va laisser passer un peu de temps avant d’entamer un nouvel album mais fera quand même parler de lui en 2011 avec la sortie d’une box set de cinq disques et 47 titres.
(Angleterre)

Après une année 2010 bien chargée, Autechre va laisser passer un peu de temps avant d’entamer un nouvel album mais fera quand même parler de lui en 2011 avec la sortie d’une box set de cinq disques et 47 titres.

Avec Autechre, c’est un peu tout ou rien. Alors que le duo est capable de nous faire attendre plusieurs années avant qu’on puisse écouter un nouvel album, il annonce déjà “Move Of Ten”
Album
(Warp)
22/03/2010
IDM
Année de festivités pour le label Warp à l’occasion de ses 20 ans, 2009 a également été une année de découvertes du côté du label anglais, centrée sur la nouvelle génération d’artistes de l’écurie de Sheffield, à l’instar de Tim Exile, Bibio ou encore Hudson Mohawke. Mais nous avions pressenti que 2010 serait marquée par le retour des pionniers du label sur la devant de la scène. Si nous attendons toujours un signe de vie de l’hypothétique nouvel album d’Aphex Twin, la sortie du dixième album d’Autechre va incontestablement nous aider à patienter encore.

Warp ne s’arrête plus. Juste avant la sortie du prochain Flying Lotus, le label Anglais travaillera le nouveau disque d’Autechre, intitulé “Oversteps”, prévu le 22 mars prochain.
[Album]
03/03/2008
(Warp/Discograph)
Tête chercheuse oeuvrant pour le compte de Warp depuis ses débuts, fer de lance de l’Intelligent Dance Music aux côtés d’Aphex Twin, adulé par les uns et décrié par les autres, le duo Autechre fascine et intrigue depuis sa création en 1991. Autant le dire tout de suite, la sortie de ce neuvième album n’est pas faite pour calmer les esprits. Et la rumeur qui fait de Sean Booth et Rob Brown les beta-testeurs de nouveaux logiciels (à charge pour eux de les soumettre à l’épreuve de leur musique) risque d’enfler à l’écoute de ces vingt titres, inhabituellement courts et disparates. Enregistré sur une période relativement brève après une absence prolongée des studios pour cause de tournée, “Quaristice” réuni certes tous les ingrédients d’une musique exigeante, complexe et torturée, mais de laquelle les deux britanniques parviennent toujours à faire surgir une mélancolie toute personnelle. Entre deux cliquetis et une avalanche de fragments digitaux
Plus mélodique que son prédécesseur “Untitled”, “Quaristice” mise également sur des sonorités synthétiques qui rendent l’écoute moins fastidieuse qu’à l’habitude. Pour autant, des nappes vaporeuses de “Altbizz” aux champs de bataille sonores “90101-51-1″ et “Fol3″, on retrouve partout la marque de fabrique des deux mancuniens, subtil mélange de minutie et de chaos, pour un résultat surprenant en forme de voyage en terre inconnue, hors du temps et des époques. Décidément inclassable, l’album étonne autant par sa cohérence que par la variété des univers abordés. Que ce soit en apesanteur sur “Notwo”, dans une veine plus minimale (”Simmm”) ou résolument électronica (”fwzE”), à chaque instant s’exprime le talent d’Autechre pour la dissection et le triturage de la matière sonore. Et si l’on frôle en permanence une abstraction que leurs détracteurs ne manqueront pas de relever, le résultat, à la hauteur, se révéle une formidable porte d’entrée dans l’univers du groupe qui parvient -au moins par endroit- à s’affranchir d’une réputation d’artiste cérébral et austère (notamment sur l’oriental “Theswere”)
Fruit d’un véritable travail d’orfèvre, “Quaristice” pousse un peu plus loin le penchant du groupe pour l’expérimentation sans toutefois trop s’éparpiller. Moins déroutant que leurs derniers disques, il navigue en tension perpétuelle entre des pistes effrénées et d’autres, presque suggérées, à même de convaincre les plus hermétiques au style Autechre (l’obsédant “Outh9X”). Mais à l’image de ses prédécesseurs, “Quaristice” dévoile ses charmes à qui prendra le temps de passer outre une première impression forcément réductrice. Car derrière son apparente complexité, ce neuvième album laisse place à un voyage presque apaisant pour une expérience ambitieuse, à la fois riche et novatrice
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[Album]
08/04/2003
(Warp/Pias)
Sean Booth et Rob Brown forment Autechre, un des duo electro les plus acclamés de par leur constante inventivité repoussant sans cesse les limites de la musique électronique vers un penchant très personnel une nouvelle fois illustré avec ce nouvel album. A l’opposé de ce que le genre peut proposer de plus commercial, les deux anglais ne sont ni plus ni moins les plus efficaces représentants de l’electro contemporaine à base d’improvisation, omniprésente et redoutable lors de leur live sets
Une nouvelle fois, avec ce “Draft 7.30″, les deux bidouilleurs accentuent leur perception artistique avec leur désormais typiques structures complexes et abstract tout en accouchant d’un résultat final qui s’avère un tantinet plus accessible que ses prédécesseurs (”6ie.cr”, “Surripere”). Les morceaux sont ici plus diversifiés, balançant entre rythmique compréhensible et expérimentation poussée, et permettent aux oreilles novices de parvenir sans trop de difficulté jusqu’à la dernière seconde de cet album néanmoins tordu. De cette évolution, en ressort une impression de perfectionnisme et de minutie donnant encore plus de crédibilité à un long format dont on ne pouvait douter du contraire. Les adeptes du groupe qui attendaient impatiemment le retour des mélodies chez Autechre seront une nouvelle fois déçus car le duo ne semble pas s’être donné cette priorité, les quelques accroches musicales étant très discrètes voir presque imperceptibles (”P:ntil”, “V-Proc”, “Reniform Puls”)
Bien qu’à leur huitième album, Sean Booth et Rob Brown parviennent tout de même à ne jamais tomber dans le déjà entendu et, par l’énorme travail perceptible sur cet album, creusent encore l’écart grâce à un talent définitivement sans fin.
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