
Toujours enclin à remercier ses fans pour leur fidélité, Slug et Ant (Atmosphere) offrent “Leak At Will”, un nouvel Ep de 7 titres au téléchargement gratuit. Lire la suite…
(USA)

Toujours enclin à remercier ses fans pour leur fidélité, Slug et Ant (Atmosphere) offrent “Leak At Will”, un nouvel Ep de 7 titres au téléchargement gratuit. Lire la suite…
[Album]
09/06/2008
(Rhymesayers/Pias)
Peu de temps après la sortie non officielle du bien nommé “Strictly Leakage”, le duo Atmosphere, composé du Mc Slug et du producteur Ant, revient avec un sixième album que les deux natifs de Minneapolis annoncent comme un tournant de leur carrière. S’il ne reprend pas l’expression à son compte, Slug, trente-cinq ans au compteur dont un tiers passé à sortir des disques, parle volontier de “When Life Gives You Lemons…” comme de “l’album-de-la-maturité”, davantage porté sur la résolution des conflits qui travaillent l’artiste que sur leur description, caractéristique des textes de l’un des piliers du courant Emo rap
Une volonté d’optimisme qui va de paire avec une simplification des textes, moins autobiographiques qu’à l’habitude, et des instrumentaux inégaux loin de mettre en avant la palette musicale dont dispose pourtant Ant. Construit d’une manière qui échappe d’ores et déjà au commun des mortels, l’album mélange les productions d’un minimalisme exemplaire (”Like The Rest Of Us” porté par quelques notes de piano, l’a cappella “Guarantees” et ses riffs de guitare…) à d’autres, moins dépouillées voire avant-gardistes dans la superposition des sons, à l’image du morceau “Can’t Break”, ou quand des nappes vrombissantes s’entrechoquent à la précision martiale d’un beat qu’on jurerait échappé du cerveau de El-P. Sans liant –ou presque- entre les deux, le grand écart proposé s’avère périlleux et risque de laisser sur sa faim l’auditeur qui perçoit pourtant le potentiel du duo. A défaut d’apprécier l’album sur sa durée, on se consolera en piochant çà et là les bonnes surprises d’un tracklist décousu. A ce titre, mention spéciale à la mélodie lancinante et indélébile de “Your Glasshouse” ainsi qu’à la prestation de Slug sur “The Waitress”, bel exercice de storytelling sur fond de flûte traversière
S’il parvient à respecter les critères qu’il s’était imposé en proposant un rap de qualité, moins sombre et plus facile d’accès que leurs précédents travaux, le duo semble avoir perdu de vue la notion de cohérence au moment d’établir l’assemblage final. Un album bancal qui ne laisse qu’entre apercevoir les capacités d’Atmosphere dans sa nouvelle direction artistique. Dommage
Ecoutez un extrait ici.
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[Album]
23/09/2003
(Epitaph/Pias)
Pour son quatrième album, le trio Atmosphere composé de Slug, Ant et Mr Dibbs a préféré opter pour la maison Epitaph (plus proche idéologiquement) alors que bon nombre de majors les courtisaient. S’ajoutant à la nouvelle branche hip hop du label en compagnie de Sage Francis, Atmosphere continue son bout de chemin et propose un “Seven’s Travels” intéressant, digne de la réputation existante et encore grandissante du groupe au sein de la scène hip hop indépendante
Si Slug semble s’être encore amélioré, il en est de même ici pour Ant qui voit ses productions prendre un penchant plus complexe, élargissant son panel de rythmique et jouant avec des ambiances plus funs pour un résultat général plus énergique que d’habitude. Ainsi, “History” lance les hostilités avec un beat très (trop?) en avant donnant une couleur bien spécifique à ce “Seven’s Travels” qui ne passe pas par quatre chemin pour mettre en lumière ses quelques atouts. Atmosphere fait preuve d’une musicalité appréciable sur des titres en effet très énergiques et plus matures tels que “Trying To Find A Balance”, “Bird Sings Why The Caged I Know”, “Lift Her Pull Her”, “Good Times” et “Always Coming Back Home To You”. On regrettera seulement ici quelques prestations en demi teinte (”Reflections”, “Gotta Lotta Walls”), un mix qui aurait pu être approfondi, et parfois un manque d’originalité rattrapé par une patate incontestable et quelques titres en marge dont le très surprenant “Cats Van Bag” fait indéniablement partie
Si “Seven’s Travels” n’est certainement pas l’album de cette fin d’année en matière de hip hop, sa fraîcheur, sa sincérité et son énergie ne font que le rendre agréable. Comme “God Loves Ugly”, ici le très bon côtoie le moyen. En bref, une progression certes mais incomplète qui saura certainement se concrétiser totalement à l’avenir..
Ecoutez un extrait sur le site Epitaph
[Album]
01/07/2002
(Rhymesayers/Import)
Atmosphere réunit le producteur Ant et le Mc Slug. Les présentations étant faites, vous pourrez avoir la chance d’apprécier ce “God Loves Ugly”. Hip hop classique certes, mais avec des versions à la production impeccable même si on peut regretter les rébarbatifs piano, violon, guitare
Slug se pose superbement sur ces instrumentaux de qualité et fait une nouvelle fois référence à cette fameuse relation avec Lucy que nous avions déjà pu découvrir sur les précédentes productions. Ce “God Loves Ugly” à l’allure de thérapie pour Slug démarre sur un “Onemosphere” au beat ultra efficace, “The Bass And The Movement” marque les qualités de Slug, “God Loves Ugly” et “Fuck You Lucy” se démarquent par un choix de sample judicieux même s’ils manquent d’originalité. Plus tard, “Flesh” fait figure de morceau old school, “Saves The Day” est dans les incontournables de cet opus de par son sample pianoté s’épanouissant dans la quiètude. “Vampires” s’inscrit dans la même catégorie, tout comme “A Girl Named Hope” avec sa voix samplée touchante et sa basse massive, ainsi que “Modern Man’s Hustle” au refrain empruntant à la soul ou des flows en coeur nous rappele un tantinet Jurassic 5. Pour finir, “Blamegame” vire au dub-hiphop pur et dur avec sa ligne de basse envoutante et ses contretemps guitaristiques
Bref, en faisant abstraction du thème récurrent concernant les lyrics de Slug, ce “God Loves Ugly” laissera des traces dans les mémoires grâce surtout, à une production impeccable et un mix parfait. Pour les classiques curieux…
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