At The Drive In

At The Drive In

(USA/Texas)

Après avoir débuté dans le monde de l’indépendant, chez Fearless notamment, At The Drive In a rejoint le monde des majors pour un dernier album anthologique. Leur musique faite de complexité technique, de rage, d’émotion le tout accompagné par une véritable furie scènique les a élevés au rang de groupe incontournable de ce début de siècle.

(15 articles)

At The Drive In - “Relationship Of Command”

Relationship Of Command[Album]
01/01/2001
(Grand Royal/Virgin)

Ils sont beaux tous les novices du rock qui se permettent de qualifier At The Drive In comme LA révélation de la fin d’année 2000, le groupe qui va peut être faire revenir le rock sur le devant de la scène.

Il en aura fallu du temps pour que les directeurs artistiques ouvrent les yeux sur les prestations discographiques et scéniques de ce groupe texan… Car At The Drive In en est déjà à son quatrième album, a parcouru les Etats Unis et l’Europe bien plus souvent qu’Offspring ou n’importe quel groupe de cette trampe. Certes, ce “Relationship Of Command” est avec “Vaya” le meilleur album du groupe.

Rageur, dévastateur, sauvage, bon nombre d’adjectifs sont valables pour qualifier la musique d’At The Drive In. Les influences sont larges: Fugazi, Rage Against The Machine, Avail, MC5, Stooges sont les plus souvent citées. 12 titres tous aussi bon les uns que les autres, avec notamment une entrée en matière plus que décisive. Si vous parvenez à passer ce “Arcarsenal” sans encombre, dites-vous que vous êtes fait pour ATDI.

Le tout s’enchaîne efficacement et on tombe des nues à l’écoute de “One Armed Scissor”, de “Mannequin Republic” avec son intro métal, de “Rolodex Propaganda” sur lequel Iggy Pop vient pousser la chansonnette, de “Quarantined” avec sa ligne de chant infinie et jouissive, et enfin de “Cosmonaut” et sa rythmique qui vous donne envie de tout péter ou que vous soyez.

Il ne vous reste plus qu’à les apprécier sur scène, leur lieu de prédilection (même Fugazi peut prendre la leçon), pour comprendre ce qu’est le bon vieux rock n’ roll sauvage. Ce disque est tout simplement mortel et indispensable. En éspèrant vous avoir convaincu… -

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Interview : At The Drive In (04-2000)

Interview : At The Drive In (04-2000)

Je ne connaissais At The Drive In que de réputation scénique. Ces rumeurs m’ont mené jusqu’à leurs deux derniers albums et au Confort Moderne ce samedi 08 avril. J’ai alors compris. Ce quatuor américain si original musicalement m’avait contaminé et je n

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At The Drive In - “Vaya”

Vaya[Maxi]
01/01/2000
(Fearless/Import)

Je ne supporterais dorénavant plus qu’on dise d’At The Drive In qu’il est un groupe de plus. Le combo s’est forgé une véritable personnalité musicale, sait être original et captivant. Une rythmique qui bouge sans cesse, des guitares tantôt punk rock tantôt hardcore barré, une basse tournante, claquante ou groovante, un chant triste et émotionnel ou rageur, un son brut de brut: du déjà vu me disiez vous! Et bien écoutez ce Vaya et on en reparle.

La finesse de Fugazi mélangé à l’énergie de Refused. Je l’affirme haut et fort, At The Drive In est sans conteste un des meilleurs groupes que l’Amérique ait vu naître.

Ecoutez un extrait sur le site Fearless

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At The Drive In/Sunshine - “Split”

Split[Album]
01/01/2000
(Big Wheel Recreation/Import)

Les texans restent encrés sur la scène indépendante et continuent d’être productifs. Preuve en est avec ce split partagé avec les tchèques de Sunshine. Ne vous attendez pas à un At The Drive In comme on a l’habitude de l’entendre car l’ambiance générale de cette production est très sombre et le groupe phénomène du moment s’y colle à merveille.

Ce sont les européens qui ouvrent le bal avec trois compositions essentiellement rythmiques qui peuvent rappeler le mélange d’un Placebo avec un At The Drive In justement, mais sans guitare. Le chant est également peu présent. ATDI enchaîne avec un morceau dans leur lignée musicale puis un autre quasi dub électro pop. Le projet parallèle “Defacto” ne doit pas être bien loin… Un split un peu cher pour ce qu’il contient et qui ravira les plus durs adeptes des chevelus…

At The Drive In - “In/Casino/Out”

In/Casino/Out[Album]
01/01/1999
(Fearless/Import)

Une des plus belles surprises de ces derniers temps. Même si les influences telles que Fugazi, Avail ou Rage Against The Machine (pour le chant seulement en toutefois beaucoup plus hardcore) sont facilement décelables, At The Drive In est LA curiosité la plus innovante et intéressante qui arrive à point nommé au sein de cette “stagnation” hardcorienne

Réputé pour ses prestations scéniques en plus de ses compositions, ATDI est un groupe que l’on peut facilement qualifié d’incontournable. II est vrai qu’il est nécéssaire de se faire un certain temps à ce style mais une fois rentré dedans, vous en êtes dépendant à tout jamais. Rythmes décalés, chant déstabilisant, guitares incisives et volontairement crades, basse claquante et groove à la fois, une vraie bombe à retardement

Si la réticence vous domine aux premières notes de ce In/Casino/Out, persévérez et vous comprendrez que l’avenir nous réserve encore de bonnes choses. Courez l’acheter ou on vous y force

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At The Drive In/Burning Airlines - “Split”

Split[Maxi]
01/01/1999
(Thick/Import)

Split sorti en Ep picture, réunissant deux groupes de la crème actuelle US en matière d’émo. Des morceaux aux accents très rock: Buming Airlines débute dans une ambiance limite country penchant vers quelque chose de plus expérimental. Un morceau différent de ceux de l’album et qui correspondrait plus à une évolution volontaire du groupe. A suivre.

At The Drive In reste, lui, plus collé à son style avec une rythmique linéaire mais des guitares saccadées et déstabilisantes, un chant sortant toujours autant des tripes. Les morceaux ne sont donc pas renversants mais une telle réunion et un tel objet mérite que l’on s’y attarde… longuement.