Ark

Ark

(France)

(3 articles)

Playlist - Ark en 10 vidéos

Playlist - Ark en 10 vidéos

Au début des années 2000, la musique électronique française suscitait le plus grand enthousiasme. Derrière la locomotive French Touch, d’autres acteurs agitaient eux aussi les foules à grands coups de maxis toujours impatiemment attendus. Ark était de ceux là. 2010, alors que les gros moteurs flirtent avec la panne, celui de Guillaume Berroyer tourne encore. En dix vidéos, il se dévoile un peu plus. PLAY.

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Ark - “Arkpocalypse Now”

ark180Album
(Perlon)
28/04/2010
House foutraque

À l’heure ou la French Touch 2.0 s’estompe silencieusement, on en oublierait presque que la scène electro française n’a pas encore enterré tous les acteurs de la première génération, celle qui - bien emmenée par Daft Punk et une pluie de producteurs bien cachés derrière le duo - faisait bouger les agités du bocal au début des années 2000. Ark en était alors un incontournable, et s’illustrait à plusieurs reprises, que ce soit en solo (”Alleluyark” en 2003) ou lors de quelques collaborations réussies (Shalark avec Dj Shalom en 2001).

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Ark - “Alleluyark”

Alleluyark[Album]
06/05/2003
(Circus Company/Discograph)

Laissons de côté quelques temps l’univers aseptisé des clubs pour se plonger entièrement dans ce que l’aspect urbain de la musique électronique propose de mieux. Ark s’apprête à envahir les bacs avec un premier album solo faisant suite à de nombreux maxis et remixes, et pourrait bien ramener Daft Punk à un simple amuse gueule

L’album de Shalark (réunissant Ark et Shalum) ayant tourné sur nos platines durant des mois, nous étions sceptiques à la première écoute de ce “Alleluyark”. Moins funky et beaucoup plus froid, cet album illustre finalement à merveille le côté dérision et ludique de l’artiste dont la prise de tête semble être le dernier des soucis. Cet aspect de sa personnalité, comme de sa musique, se retrouve jusque dans les titres des morceaux qui, dans un premier temps, prêtent à sourire (”Satanark”, “Arkachon”, “Miss Tic”) mais collent finalement très bien au message artistique convaincant que Ark semble vouloir faire passer. Les prestations live de Guillaume Berroyer (ce nom ne vous rappelle rien ?) étant définitivement des plus respectées, cet opus ne viendra en rien ternir cette réputation qu’il entretient sans l’entretenir au sein du petit monde électronique. Sa musique si personnelle va jusqu’à ne porter aucune étiquette, si ce n’est celle de l’électro lorgnant parfois vers la house ou le clicks n’cuts, et possède cette insolence séduisante de vouloir repousser les limites du genre

“Alleluyark” n’est autre qu’un très bon album, un electro choc et une belle alternative aux lassantes compilations electro lounge, chères à l’intelligentsia parisienne, squattant les bacs avec insolence. Ark est comme un punk de l’électro qui, au lieu de mettre le doigt bien haut, le met là ou il faut en accouchant d’une musique têtue mais particulièrement accrocheuse, valant votre détour.