Anti Flag
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Anti Flag

(USA)

(4 articles)

Anti Flag - “The People Or The Gun”

anti180Album
(Side One Dummy)
08/06/2009

Connu pour son éthique indérogeable, Anti Flag aura pourtant écorné son image auprès de son public le plus intégriste en rejoignant, en 2005, la major RCA pour la sortie de “For Blood And Empire”. Trois ans plus tard, “The Bright Lights Of America”, bien que toujours aussi engagé, enfonçait le clou Lire la suite…

Anti Flag - “The Bright Lights Of America”

The Bright Lights Of America[Album]
31/03/2008
(RCA/Sony BMG)

Après avoir quitté Fat Wreck Chords et rejoint le monde des majors en 2006 pour l’album “For Blood And Empire“, Anti Flag va encore attirer les foudres de la partie la plus intégriste de son public punk. Car non seulement “The Bright Lights Of America” ne marque pas un retour au monde de l’indépendant, mais souligne un réel effort dans la production et les arrangements, une volonté fervente de laisser libre cours à ses envies, d’expérimenter, de casser sa routine. Quitte à en déstabiliser encore quelques uns qui auront pourtant toujours de quoi se raccrocher au passé. D’une par ce discours engagé qui, en cette période pré électorale, ne pouvait espérer meilleur préparation de terrain pour écorcher une nouvelle fois le pouvoir politique américain, abordé ici d’un point de vue plus personnel que théorique. De deux, parce que ce nouvel opus est une nouvelle fois blindé de brûlots punk à l’énergie débordante

En effet, les adeptes du street punk en auront encore pour leur compte. Du coup, il faudra aller chercher la seule évolution notoire dans ce souci de l’orchestration et des arrangements, dont le producteur Tony Visconti (Bowie, Morrissey…) est en partie responsable. Avec lui, le groupe s’est attardé à enrichir chacun de ses morceaux d’instruments totalement absents auparavant, soulignant encore un peu plus de ce fait le moindre break (”The Modern Rome Burning”, “We Are The Lost”). Indirectement, “The Bright Lights Of America” revêt l’habit d’une production plus léchée qui réussit cependant le difficile pari de ne pas dénaturer un son forgé le temps de cinq albums, et dont on retrouve encore quelques connivences avec Against Me (”If You Wanna Steal”, “No Warning”) ou Rancid (”The Bright Lights Of America”, “Spit In The Face”)

Reste à savoir si ces ajouts de choeurs d’enfants sur “Good And Ready”, les cuivres de “Shadow Of The Dead”, les (rares) clins d’oeil émo (”Vices”), les ambiances côte Est (”Go West”) ou même country (sur le titre caché) siéront à ces punk rockeurs qui venaient chercher chez Anti Flag un échappatoire à la superficialité du rock, le représentant idéal de leur esprit vindicatif. Car, ça ne fait pas de doute, le combo de Pittsburgh rentre ici un peu plus dans le moule, montre un visage nettement moins fougueux, plus enclin encore à s’ouvrir à un plus large auditoire. Et même s’il est encore largement reconnaissable et qu’il ne démérite pas pour autant, on ne le plaindra pas d’avoir ainsi tendu le bâton pour se faire battre

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Anti Flag - “For Blood And Empire”

For Blood And Empire[Album]
21/03/2006
(RCA/Import)

Des groupes punk américains, Anti Flag est dans le peloton de tête des forts en gueule. C’est un peu la mission que cette formation s’est donnée en se lançant dans un genre aujourd’hui faussé par l’appât des médias, télé ou radio. Mais qui dit politique dit intégrité. Alors quand un acteur de cette trempe décide de quitter Fat Wreck Chords pour une major d’outre Atlantique, cela fait grand bruit et la minorité intégriste s’élève, voire tourne le dos à Anti Flag. Eux s’en foutent, assument leur décision et se lancent tête en avant dans un nouvel album qu’ils veulent proposer à un auditoire agrandi. On ne tentera pas de savoir si la diffusion accrue d’un message est alors la seule motivation. Arrêtons nous plutôt sur ce “For Blood And Empire”, avec sa pochette explicite une fois ôté le fourreau orné de son étoile blanche. Devant la Maison Blanche, survolée d’une poignée d’avions de chasse, s’étend un cimetière de guerre. De là, la cible prioritaire d’Anti Flag n’est plus très difficile à deviner, tout comme le fait que ces californiens n’allaient pas se mettre aux histoires adolescentes. Ils n’ont d’ailleurs pas opté non plus pour des moyens de production superflus devenus malheureusement la marque de fabrique de tout passage de l’indé aux majors. Non, ce “For Blood And Empire” n’est que la suite logique de “The Terror Flag”, avec toujours ce punk mélodique hargneux (”I’d Tell You”, “State Funeral”, “Depleted Uranium Is a War Crime”) aux dérives parfois fédératrices proches d’Against Me (”One Trillion Dollar”, “The WTO Kills Farmers”), ska punk façon Operation Ivy ou premier album des Suicide Machines (”The Press Corpse”, “War Sucks, Let’s Party”). Au milieu de cette vague de tubes flottent les “Emigre”, “Hymn For The Dead”, et “This Is The End For You My Friend”, trois titres plus mid tempos mais toutefois fort réussis, venant aérer cet album sans lui trop lui donner d’allure formatée. Anti Flag n’a donc pas relâché la pression d’un pouce et s’impose même facilement parmi les meilleurs combos punk toutes world companies réunies. Un élément qui laisse à penser qu’ils pourraient bien revenir à l’indé dans l’avenir. Quoi qu’il en soit, major ou non, la recette est la même et ne décevra pas les plus fidèles de ses fans.

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Anti Flag - “The Terror State”

The Terror State[Album]
20/10/2003
(Fat Wreck Chords/Tripsichord)

Alors que le punk est devenu durant ces dernières années un style musical que l’aspect commercial n’aura pas épargné, il est bon, encore de nos jours, de rendre hommage à des groupes comme Anti Flag qui n’ont pas oublié que le genre se devait avant tout d’être chargé politiquement. Loin des Lagwagon et No Use For A Name qui semblent uniquement prendre du plaisir à faire mouiller les strings tout neufs des groupies soi disant punk, Anti Flag rentre dans le lard des costards cravates qui jouent avec leur population comme on pourrait se taper une partie d’échec au coin de la cheminée

Sans pour autant foncer tête en avant sans réfléchir, le combo américain n’oublie pas de rendre les treize titres de cet album très accrocheurs, au point que chacun de leur message pourra aisément être repris en coeur, seuls dans notre chambre ou en concert. Comme pour souligner son engagement, le groupe a ici choisi Tom Morello (Rage Against The Machine et loin d’être le dernier à l’ouvrir…) pour tenir les manettes de ce “The Terror State” et faire de celui ci un des meilleurs albums du combo. Des morceaux tels que “Turncoat”, aux accents pop, “Post War Breakout” aux relents reggae punk, ou tout simplement des petits brûlots crêtus tels que “Power To The Peaceful” ou “You Can Kill The Protestor But You Can’t Kill The Protest” ne viendront certainement pas ternir mes dires

Marre des faux punks? Gavé des pâles copies surgissant quotidiennement? Jetez vous sur Anti Flag qui, comme Rancid et quelques autres, parvient encore à tenir le punk la tête hors de l’eau

Ecoutez un extrait sur le site Fat Wreck Chords

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