(13 articles)

Premier album de Great Dane chez Alpha Pup

greatdane

On ne sait pas grand-chose de cet artiste mystérieux qui débarque sans prévenir sur Alpha Pup avec un premier album couillu. Le petit nouveau fait ses armes avec un hip-hop ralenti, extrêmement pesant et sombre au point d’en devenir dérangeant, produit à l’ancienne ou à l’anglaise.

Lire la suite…

Young Montana? - “Limerence”

young180Album
(Alpha Pup)
03/05/2011
IDM hip hop

Le point d’interrogation qui colle à Young Montana? tient bien son rôle. Testez auprès de votre entourage, parlez du jeune anglais autour de vous, et voyez l’incrédulité de vos interlocuteurs… Mais faites-le vite car, jusqu’à présent inconnu au bataillon pour qui ne passe pas jours et nuits à creuser la bass music, ce Britannique d’à peine vingt ans va très vite passer au stade de l’exclamation.

Lire la suite…

Interview croisée - Take & Free The Robots, united states of beats

Interview croisée - Take & Free The Robots, united states of beats

Deux des plus excitants beatmakers de Los Angeles sont programmés à De Kreun (Courtrai, Belgique). Take et Free The Robots envoient du rêve américain de derrière leurs machines, à travers deux sets exemplaires. Derrière leur masque de génial producteur, deux mecs réceptifs qui n’ont rien à cacher.

Lire la suite...

Take - “Only Mountains: The Remixes”

take180Album
(Alpha Pup)
22/02/2011
IDM - hip hop - dubstep

Take a fêté dix ans de carrière musicale avec l’album “Only Mountain” sorti l’année dernière chez Alpha Pup, label référence en matière de bass music. Onze ans, ça se fête aussi. Pour cela, il invite ses potes à sa boum, avec l’idée de remixer les titres de ce somptueux disque louchant entre IDM, hip-hop, ambient et dubstep. Sans doute tous issus de la fourmilière de Los Angeles, dont les galeries convergent vers le Low End Theory, les seize invités déroulent un tapis sonore uniforme et revisitent Take avec respect, un artiste dont la délicatesse discographique apparente cache un beatmaker qui assure grave en live.

Lire la suite…

Take - “Only Mountain”

take1801Album
(Alpha Pup)
20/04/2010
Electro hip hop / IDM / dubstep

C’est certain, il n’y a pas que la tectonique des plaques qui affole en ce moment tous les sismographes de Los Angeles, aux sursauts de plus en plus rapprochés et répétés depuis que la bass music s’y est faite son nid. Flying Lotus, Nosaj Thing, Lorn, même The Glitch Mob, sont autant d’explications aux secousses constatées récemment en Californie, ressenties jusqu’en Europe ou au Japon. Un seul conseil: réviser vos fondations car le phénomène n’est pas prêt de s’éteindre

Lire la suite…

Free The Robots - “Ctrl Alt Delete”

free180Album
(Alpha Pup)
30/03/2010

L’artiste se tire une balle dans le pied. Tant que des humains sauront sortir du son comme ça de leur cerveau, on évitera de libérer les robots. Après deux ans de gestation à envoyer ses basses incisives dans la salle du Low End Theory, Free The Robots concrétise enfin sa signature chez Alpha Pup avec un premier album bien plus qu’encourageant. Décidément, il doit y avoir un nid à Los Angeles. Free The Robots rejoint en effet Flying Lotus ou Nosaj Thing dans le camp des mecs qui tailladent les neurones en fines lamelles par la force de leurs machines. Né en 2003, Free The Robots est d’abord un side-project sans prétention de Chris Alfaro, qui a rencontré son petit succès, et ceux qui n’ont pas suivi ont aujourd’hui l’occasion de comprendre cet engouement grâce à ces 13 titres.

Lire la suite…

Nosaj Thing - “Drift”

nosaj180Album
(Alpha Pup)
08/06/2009

Certains d’entre vous avaient peut-être déjà entendu parler de Jason Chung, aka Nosaj Thing, via quelques remixes (de Radiohead notamment ) ou vidéos courant sur le net, qui illustraient quelques-unes de ses prestations lors de battles hip hop. Tout cela commence pourtant à dater puisque le Californien fait partie de cette génération de producteurs nés avec un ordinateur dans les mains. Lire la suite…

edIT - “Certified Air Raid Material”

Certified Air Raid Material[Album]
18/09/2007
(Alpha Pup/Import)

Ils ne sont pas légions les disques qui réussissent l’exploit de rassembler aussi bien les mélomanes pantouflards que les clubbers invétérés, de séduire aussi bien les amateurs d’avant-garde que les néophytes en matière de hip hop et d’electro. Le Californien edIT vient toutefois d’en ajouter un nouveau sur la pile..

Les beats d’Edward Ma, auparavant connu sous le nom de The Con Artist, avaient déjà convaincu les meilleurs MC’s du nouveau continent (Sole, Busdriver, Aloe Blacc…) avant de rejoindre en 2004 le prestigieux catalogue de Planet Mu (µ-ziq, Luke Vibert, dDamage…) sous la forme d’un premier album sous le nom d’edIT

Ce second opus aurait encore pu sans problème figurer sur le roster du label anglais. Il y aurait peut-être même eu davantage sa place étant donné que la musique de l’Américain s’est sensiblement endurcie au cours de ces dernières années, finissant presque par sonner comme un Venetian Snares ou un Squarepusher qui se seraient mis au hip hop. “Certified Air Raid Material” sort néanmoins sur le label de son pote Daddy Kev, l’excellent –mais moins médiatisé- AlphaPup (Subtitle, Omid…). Il vous faudra donc peut-être un peu plus de persévérance pour dénicher ce disque dans les bacs, mais le jeu en vaut très honnêtement la chandelle..

Ce second effort annonce la couleur d’entrée avec une courte intro des plus explicites (”I Slay Crowds” = Je massacre les foules). Et effectivement les morceaux qui suivent ne laissent que peu d’espoir de s’en sortir vivant. “Battling Go-Go Yubari In Downtown L.A” et “Artsy Remix” (feat. un The Grouch en très grande forme) sont deux énormes bombes qui prennent les danseurs à contre-pied sans jamais pourtant leur laisser la possibilité de quitter la piste. Ou comment faire danser sans tomber dans la facilité d’un boom boom boom de base. edIT mélange en effet hip hop et IDM comme si tout le monde avait toujours fait ça (les amateurs d’étiquettes improbables seront ravis d’apprendre qu’on appelle ça du “glitch-hop” dans les milieux autorisés), triturant ses beats comme un damné, élaborant des rythmiques complexes mais abordables, ne perdant jamais le groove de vue. Un détail qui a son importance si vous voulez embarquer les gens dans des directions qu’ils n’auraient jamais prises de leur plein gré

Le titre éponyme calme un peu les esprits avant de repartir de plus belle avec un nouveau tube en puissance: “Night Shift” (feat. Abstract Rude au micro) vous fera remuer des hanches sur ce sample de trompette jazzy qui essaie de garder la tête hors de l’eau au milieu d’un déluge de beats saturés. “Straight Heat” vous entraînera ensuite dans un tourbillon de violons synthétiques et de basses sinusoïdales qui inquiéteraient sérieusement M. Richter et son échelle. On ne sait pas trop si le “The Sirens” qui suit renvoie à l’embuscade des créatures marines ou au signal d’alarme mais on peut parier sans crainte sur l’issue fatale de l’aventure

On retrouve à nouveau la Légende Vivante The Grouch au micro sur un “Back Up Off The Floor Part.2″ plus posé (et au vocodeur un peu énervant à la longue, avouons-le), rapidement occulté par l’excellent “Fire Riddim” totalement imprévisible et donc d’autant plus dangereux. Comme le laisse entendre son titre, “If You Crump Stand Up” risque de désarticuler votre corps d’une manière dont vous ne l’auriez jamais cru capable, par conséquent pas de panique! On termine sur le morceau qui avait le plus circulé avant la sortie de cet album. “Crunk De Gaulle” fait forcément sensation avec sa boucle de guitare sèche et son casting tape-à-l’oeil. Il serait entre parenthèses intéressant de savoir comment réagit un auditeur non-francophone aux couplets des TTC, car quiconque est en mesure de comprendre la platitude de leurs interventions est obligé de se demander comment le trio peut encore faire illusion, même sur la scène internationale. Heureusement, la verve de Busdriver et la dextérité de D-Styles aux platines remontent facilement le niveau de ce morceau, quand même sacrément bien gaulé, si on peut se permettre un mauvais jeu de mot

Avec un impressionnant sens du groove, edIT vient donc défier Daedelus ou Prefuse 73 directement sur leurs terres, avec en plus toutes les chances de sortir vainqueur de la confrontation. Assurément un autre prétendant au palmarès 2007

NB: Pour l’instant, l’album n’est dispo qu’en téléchargement légal. Une sortie physique est prévue en CD pour le 9 Octobre, et j’ai cru comprendre –sauf contre-ordre- que les amateurs de vinyls seraient récompensés de leur patience un peu plus tard dans le mois..

Ecoutez un extrait ici

Achetez sur :

  • Achat sur ITunes

Omid - “Afterwords 3″

Afterwords 3[Album]
28/08/2007
(Alpha Pup/Import)

Omid, ce nom ne vous dira sûrement rien, à moins que vous soyiez de ceux qui fouillent à n’en plus finir dans les moindres bacs de disques du hip hop underground. Ceux-là possèdent peut-être déjà dans leur discothèque une compilation intitulée “Beneath The Surface”, ressortie sur Celestial Recordings il y a quelques années, qui réunissait un large panel d’artistes californiens totalement inconnus à l’époque. Depuis, 2Mex, Awol One, Radioinactive ou Phoenix Orion ont fait du chemin, et portent certainement en eux une forte estime pour le chef d’orchestre du projet, un certain…Omid. C’est ce rassemblement marquant qui aura d’ailleurs lancé la carrière de ce producteur de Chicago, rapidement émigré à Los Angeles, amené, du fait de ses origines iraniennes, à être un des premiers à inclure la musique de ses terres dans le hip hop. Depuis, il est hébergé chez le très underground mais prestigieux label Mush, chez qui il a sorti deux albums solo, “Distant Drummer” et “Monolith”. Entre temps, et même jusqu’à ce “Afterwords3″, le californien aura également montré toute sa valeur aux côtés d’artistes aussi renommées que les Beastie Boys, Aceyalone, Buck 65, Pigeon John ou Slug

“Afterwords3″ est donc le nouveau volet de sa discographie, fait suite à deux premiers volumes discrètement sortis en 2000 (en cassette) et 2002 (sur CD-R) qui avaient pour but de compiler quelques versions inédites. Celui-là prend donc un caractère plus officiel, mais n’est pourtant disponible qu’en version digitale et vynil, et a été composé sans véritable but en tête. Il parcourt donc les deux dernières années de travail de son auteur, reprend notamment ce répertoire qu’il a proposé lors d’une tournée en Italie où il s’est fait épauler par une troupe de trente danseurs inspirés par son oeuvre. On y retrouve aussi quelques versions clé de sa carrière, notamment celle de “Minors Into Fire”, un titre encore indéboulonnable des set-lists de Busdriver et 2Mex. Plus généralement, “Afterwords3″ illustre un nouveau faciès d’Omid, plus rythmé (”The Lakes Of Turku”), plus changeant (”Chemical Wedding”), et plus coloré de fusion et de jazz (”Fresh Communication”)

Mais, le temps de 12 titres couvrant une quarantaine de minutes, Omid ne parvient pas vraiment à faire oublier la connotation “bonus” que ce disque porte en lui. Notamment en raison d’une homogénéité qui laisse à désirer. Ainsi, on reviendra plusieurs fois sur de très bons morceaux comme le très rock “Mutiny”, l’efficace “Beat From My Mouth”, l’ensorceleur et mélancolique “Del Cerro Park”, beaucoup moins sur d’autres qui laissent clairement indifférents (”Aquarium Song”, “Electric Children”). Mais Omid possède déjà sous le bras deux projets qui pourraient bien rattraper ce léger faux-pas: un nouvel album solo très influencé par les musiques persiennes et d’Europe Centrale, ainsi qu’une étroite collaboration avec un chanteur/compositeur dont il tait encore le nom. À suivre..

Ecoutez un extrait ici

Achetez sur :

  • Achat sur ITunes

Carlos Nino & Miguel Atwood Ferguson - “Fill The Heart Shaped Cup”

Fill The Heart Shaped Cup[Album]
14/02/2007
(Alpha Pup/Import)

On connaissait jusqu’à présent les travaux de Carlos Niño au sein de son duo Ammoncontact ou encore avec le chanteur de jazz Dwight Trible. Cet homme à tout faire (producteur, animateur radio, patron de label, programmateur de concerts…) s’associe aujourd’hui au jeune prodige multi-instrumentiste Miguel Atwood-Ferguson, qu’on avait déjà croisé sur le récent “With Voices” du duo, pour un court album instrumental (une grosse demi-heure pour dix titres) sur le label Alpha Pup

A en croire ce qu’on trouve sur la Toile, Miguel Atwood-Ferguson pourrait bien être la réponse californienne à notre omniprésent Vincent “Cello” Segal (Bumcello, -M-, etc.): talent précoce (il commence le violon à 4 ans), rapidement premier de la classe, touche-à-tout de génie (violon, violoncelle, claviers, etc.), du haut de ses 26 ans, l’homme a déjà joué avec Ray Charles, Stevie Wonder, Brad Mehldau, Roy Hargrove ou Outkast. On a vu pire comme CV..

Ce “Fill The Heart Shaped Cup” sort le jour de la Saint Valentin et ce n’est certainement pas un hasard. Les deux hommes produisent une sorte d’electronica béate et contemplative (imaginez un Daedelus après l’amour) qui vire doucement sur une soul digitale aux accents jazzy (cf. la harpe de Rebekah Raff sur “The Tides” ou “High Heavenly” façon Alice Coltrane ou The Cinematic Orchestra), idéale pour se réveiller en douceur(s) au creux de l’oreiller

Si les premiers morceaux (”Oasis”, “Extended Hands Of Giving”) sonnent un peu comme un Squarepusher minimaliste, confiant et rassuré, l’album s’imprègne peu à peu des langueurs du sentiment amoureux (l’onirique “All For Love”, le majestueux “Triumph”, le mélancolique “Into The Depths”…) pour terminer sur le sublime et candide “Through A Child’s Eyes”. La complicité et la complémentarité entre Carlos Niño et Miguel Atwood-Ferguson paraissent assez évidentes à l’écoute de ce disque intimiste et chaleureux. Les deux hommes ont écrit le trait d’union parfait qui fera découvrir la soul aux nerds de l’electronica et qui prouvera aux vieux briscards que les machines peuvent aussi avoir une âme..

Voilà en tout cas un album qui risque d’être interdit dans les pays à la politique de l’enfant unique…

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon